Le baptême du feu de MOPITT

Lancé en décembre 1999 à bord du satellite Terra dans le cadre du programme de Système d’observation de la Terre (EOS) de la NASA, l’instrument canadien MOPITT a fait ses preuves dans ce qui fut littéralement un baptême du feu. Au cours de l’année 2003, marquée par les immenses feux de forêt qui ont ravagé l’Ouest canadien, MOPITT a pu mesurer les quantités de monoxyde de carbone présentes dans l’atmosphère d’après l’ampleur des brasiers. Les cartes 3D produites par l’instrument ont également contribué à suivre autour du monde le déplacement de la pollution émanant des centres industriels de l’Amérique du Nord, de l’Europe et, de plus en plus, de la Chine.
En jumelant les données de MOPITT aux observations effectuées au sol et aux mesures prises au moyen de ballons-sondes et d’aéronefs, il est possible de repérer les régions où la pollution augmente et celles où elle diminue. L’instrument MOPITT aide aussi à mieux comprendre l’incidence des saisons et des conditions météorologiques sur les concentrations de monoxyde de carbone dans l’air.
Une innovation canadienne à la santé de fer
D’une durée utile prévue de cinq ans, la mission MOPITT a été prolongée en raison des excellents résultats obtenus et du bon état de fonctionnement de l’instrument. L’équipe scientifique internationale de cette mission est dirigée par le professeur James Drummond de l’Université de Toronto, et l’instrument a été fabriqué par COM DEV International de Cambridge, en Ontario.