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Compte rendu

L’exploration, 40 ans plus tard...

Je me rappelle très bien d'être assise dans une école, dans le gymnase de l'école à regarder la télévision et à voir les astronautes des missions Apollo marcher sur la Lune, conduire la Jeep lunaire et revenir dans leur capsule avec les trois parachutes qui s'ouvraient et puis aller les rechercher dans l'océan. J'étais fascinée par ce qu'ils faisaient, et je voulais, comme eux, devenir astronaute. Et c'est là où, très tôt, j'ai développé l'ambition, l'objectif, un jour, d'aller dans l'espace.

La Terre vue de l'espace

Lorsqu'on a le privilège de voyager dans l'espace, d'avoir la chance de contempler la Terre vue de haut, est exceptionnel. C'est notre planète. Elle est magnifique, vue de l'espace, avec ses perspectives. C'est une myriade de bleu, de blanc, d'eau, de nuages, de continents, de diverses couleurs. C'est une planète très dynamique et absolument fantastique! Ça, c'est un des plus grands privilèges que de pouvoir voir la Terre du haut de l'espace.

L'importance du travail d'équipe

Un des privilèges du travail d'astronaute, c'est de pouvoir se préparer au sol avec une équipe hors pair, de pouvoir avoir l'occasion de vraiment développer l'esprit de corps. La façon de travailler qui va faire qu'une fois rendu dans l'espace, lorsque tout est vraiment réglé à la minute et tout est vraiment très important, où on ne peut plus se permettre aucune erreur, de pouvoir effectuer ces tâches très facilement avec beaucoup d'harmonie, parce qu'on se comprend presque à demi-mot dans l'équipage où on sait vraiment comment communiquer puisqu'on l'a pratiqué pendant des mois.

La mission STS-127 vue par Julie Payette

La mission STS-127 est l'une des dernières grosses missions de construction de la Station spatiale internationale. Lors de la mission, nous allons effectuer cinq marches dans l'espace et opérer trois différents bras robotiques; le bras de la navette spatiale, le bras de la station spatiale, qui lui, reste en orbite en permanence, et un bras spécialisé construit par les Japonais. En fait, nous allons opérer des bras robotiques, des fois trois différents dans la même journée durant les quinze des seize jours que nous allons être dans l'espace. C'est une mission extrêmement complexe au niveau opérationnel-construction.

Au cœur de l'action

Sur la mission STS-127, je suis l'ingénieure de bord, et je suis l'un des opérateurs robotiques. Ce qui est très bien avec l'ingénieure de bord, c'est d'avoir un peu la meilleure vue du poste de pilotage possible. Je serai assise entre le commandant et le pilote, sur le pont principal de la navette spatiale. Je vois vraiment tous les afficheurs du poste de pilotage principal, et ma fonction est d'assister le commandant et le pilote dans les manœuvres. C'est un grand honneur, je trouve, d'être assise dans ce siège.

Opérer le Canadarm2

Je dirais qu'une des choses que j'ai vraiment très hâte de faire, c'est d'avoir l'opportunité d'opérer le grand bras canadien, Canadarm2. La manipulation d'un bras robotique, bien que ça se ressemble un et l'autre, est différente. Le bras de la station, à mon avis, est beaucoup plus difficile à opérer et à bien manœuvrer. L'opérateur doit être beaucoup plus vigilant. Ça va être un grand honneur d'avoir l'occasion, pendant cette mission, d'opérer les deux.

Station spatiale internationale

Lors de ma première mission, la mission STS-96, je faisais partie de la première équipe dont le commandant pilotait manuellement une navette pour s'amarrer manuellement à la Station spatiale internationale. C'était incroyable, et si gros! Aujourd'hui, la Station est très petite comparativement à ce qu'elle m'a semblé il y a dix ans. Elle occupe maintenant une superficie équivalant à deux terrains de football. Ce sera absolument extraordinaire de s'amarrer à nouveau à la Station spatiale internationale.