Le système de caméra laser (LCS) de Neptec est en fait un scanner laser grand angle, ultrarapide et à haute précision installé sur la nouvelle perche d'extension du Canadarm utilisée depuis la reprise des vols de la navette spatiale. Le scanner sert à inspecter les zones du ventre de la navette qui ne peuvent être observées visuellement depuis l'intérieur de l'orbiteur en raison de leur emplacement. Le scanner laser permet ainsi à la NASA de détecter les moindres fissures susceptibles d'entraîner la destruction de la navette au moment de sa rentrée dans l'atmosphère.
Le LCS fait appel à une technique de balayage synchronisé, brevetée par le Conseil national de recherches du Canada, qui permet de recueillir des données tridimensionnelles d'une grande précision. Jusqu'à une distance de 10 mètres de sa cible, le scanner est capable de créer, à quelques millimètres près, le modèle de n'importe quel objet. Il s'agit d'ailleurs de la première caméra 3D à balayage laser spatioqualifiée. Neptec a élaboré cet instrument à partir d'un scanner qui a été testé dans le cadre de la mission STS-105 en 2001.
Le LCS offre un immense avantage par rapport aux caméras vidéo traditionnelles. Non seulement permet-il de fournir des données 3D complètes sur la surface observée, mais il est également insensible aux changements de conditions d'éclairage, ce qui s'avère essentiel puisque la navette et ses occupants subissent 16 levers et couchers du Soleil par jour en orbite.
Le LCS peut également être utilisé pour suivre et déterminer la position et l'orientation d'objets dans l'espace. On peut donc se servir du scanner laser pour diriger des systèmes robotiques spatiaux, tels que le Canadarm et le Canadarm2, ou comme capteur pour guider des engins spatiaux dans leurs manœuvres d'amarrage dans l'espace.