1. Quelle importance la reprise des vols de la navette spatiale revêt-elle pour le Canada et ses partenaires?
En tant que partenaire de la Station spatiale internationale (ISS), le Canada s'est fermement engagé à contribuer à la réalisation de la station. À l'instar des autres partenaires, le Canada souhaite que se poursuive l'assemblage de ce laboratoire orbital unique en son genre.
La NASA a voulu se doter de capacités qui lui permettraient d'examiner la navette en orbite en vue d'y déceler tout signe de dommage. Par conséquent, de nouvelles normes de sécurité sont désormais en vigueur, et le Canada a contribué à la mise au point des outils et des techniques nécessaires au respect de ces normes. Les technologies que nous avons proposées sont très innovatrices et constituent pour nous de grandes réalisations.
La station spatiale est un lieu privilégié d'expérimentation et de recherche dont nous pouvons bénéficier dans notre vie de tous les jours. Nous nous sommes engagés à appuyer l'importante vocation qui a été donnée à l'ISS. L'industrie spatiale génère des retombées qui cadrent parfaitement avec nos besoins immédiats et nos priorités, ici sur Terre. Il suffit de penser à la recherche médicale, à la recherche sur les matériaux et aux télécommunications par satellite.
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2. De quelle façon le Canada contribue-t-il à la reprise des vols de la navette et plus précisément à la mission STS-114?
Nous avons joué un rôle de premier plan dans l'établissement des nouvelles normes de sécurité. L'industrie spatiale canadienne a fourni de nouveaux outils pour l'inspection orbitale de la navette spatiale. La société MDA de Brampton, en Ontario, a conçu un outil novateur, c'est-à-dire une perche d'inspection longue de 15 mètres qui se fixe à l'extrémité du Canadarm de la navette et qui agira un peu comme un énorme miroir de dentiste. Une fois la navette en orbite, le Canadarm saisira la perche d'inspection et la manipulera en vue de découvrir tout signe de dommage extérieur.
L'extrémité de la perche est munie de deux caméras numériques et de télémètres laser dont un a été mis au point par le développeur de technologies de vision spatiale NEPTEC, installé à Ottawa. Ce système permettra d'examiner toute la coque extérieure de la navette pour déceler des signes de dommages en orbite.
Nos astronautes contribuent également à la reprise des vols. L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Chris Hadfield occupe présentement le poste de chef de la robotique au Bureau des astronautes de la NASA au Johnson Space Center, à Houston, Texas. Il a joué un rôle prépondérant dans l'examen de ces nouvelles technologies robotiques canadiennes. De plus, l'astronaute en chef de l'ASC, Julie Payette, sera l'une des CAPCOM, soit agente de liaison vocale avec l'équipage de la mission STS-114.
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3. À quoi le Canada peut-il s'attendre? Quelles sont les prochaines missions?
Après ses deux vols de vérification, la navette sera en mesure de transporter des éléments de plus grande taille vers la Station spatiale internationale.
Selon le programme actuel, l'astronaute Steve MacLean de l'Agence spatiale canadienne doit s'envoler à destination de l'ISS dans le cadre de la mission STS-115. L'équipage d'Endeavour y livrera deux panneaux solaires. Cela marquera une étape cruciale pour le Canada, puisque Steve sera le premier Canadien à manœuvrer le Canadarm2.
En 2006 ou possiblement en 2007, l'astronaute canadien Dave Williams doit prendre part à la mission STS-118 vouée à la poursuite de l'assemblage de la station. Et, dans l'avenir, nous devrions voir un Canadien ou une Canadienne aller travailler sur la Station durant plusieurs mois.
Grâce à ces activités courantes et à ces contributions, nos réalisations dans l'espace continueront de susciter un sentiment de fierté parmi les Canadiens.
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