Agence spatiale canadienne
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Contenu de la page

Aperçu de la mission - CAPCOMS

Le rôle critique du CAPCOM

Même si la coordination des activités liées à la navette et à son équipage nécessite l’intervention de plusieurs centaines de personnes, n’importe qui ne peut pas parler aux astronautes en orbite. Cela entraînerait une confusion trop grande qui pourrait mener à des erreurs coûteuses, voire fatales. C’est le CAPCOM (abréviation de CAPsule COMmunicator, c’est-à-dire la personne qui, au cours des premières missions menées par la NASA dans l’espace, communiquait avec l’engin spatial qu’on désignait « capsule » à l’époque) qui constitue la voix des astronautes en orbite depuis le Centre de contrôle de mission.

Il y a, à l’heure actuelle, deux centres de contrôle de mission, l’un consacré au Programme de la navette et l’autre, au soutien des activités menées à bord de la Station spatiale internationale. Ensemble, ils assurent un lien de communication coordonné, cohérent et efficace. Dans le cas de la navette, il y a un CAPCOM qui est en fonction pour toute la durée d’une mission. Dans le cas de la Station spatiale, il y plusieurs CAPCOMS qui, en groupe, assurent un service sept jours sur sept, la Station étant maintenant habitée en permanence. De façon générale, le CAPCOM de la navette communique au cours de la mission avec les astronautes sur des questions qui concernent les activités se déroulant à bord de la navette, et le CAPCOM de la Station sur des questions qui concernent les activités de la Station spatiale.

Le lien de communication vocale entre le sol et l’espace étant une ressource précieuse et limitée, les CAPCOMS doivent, d’abord et avant tout, être d’excellents communicateurs. Les communications doivent non seulement être concises et claires, mais aussi fournir tous les renseignements nécessaires à l’équipage pour lui permettre d’exécuter correctement ses fonctions et d’avoir une vue d’ensemble de la situation. Les CAPCOMS ont une compréhension globale de tous les systèmes de la navette et de la Station, et cela leur permet de participer aux discussions qui se tiennent aux centres de contrôle de mission concernant la planification des dépannages. En règle générale, les CAPCOMS sont des astronautes qui sont allés dans l’espace et qui savent bien ce que vivent les équipages. Grâce à leur entraînement et à leur expérience, ils sont en mesure de donner aux astronautes en orbite des directives pratiques, qui tiennent compte des facteurs humains. On désigne aussi ce type d’expérience opérationnelle par « connaissance de la situation ». Au cours d’un vol, les CAPCOMS doivent faire preuve de discernement lorsqu’ils décident comment et quand communiquer les renseignements à l’équipage.

Dans le cadre de la mission STS-111, ce sont les astronautes de l’Agence spatiale canadienne Steve MacLean et Robert Thirsk qui assureront les deux liaisons vocales directes entre les Centres de contrôle de mission au Johnson Space Center, à Houston, et leurs collègues en orbite. Voyageurs de l’espace chevronnés et expérimentés, ils dispenseront des conseils judicieux et suivront les activités de mission dans des locaux distincts. M. MacLean sera en communication directe avec l’équipage de la navette Endeavour alors que M. Thirsk assurera un appui à l’équipage de la Station.

Les CAPCOMS rendent compte directement aux directeurs de vol (de la navette ou de la Station) qui sont responsables de toutes les opérations et prennent les décisions concernant la sécurité et la conduite générale du vol.