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Aperçu de la mission STS-104

Le Canadarm2 à l’oeuvre

Station spatiale internationale

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La mission STS-104 souligne l’achèvement de la deuxième phase de l’assemblage de la Station spatiale internationale (ISS) dans le cadre de la dixième visite de navette à l’ISS.

La première phase a été marquée par la participation d’astronautes américains qui avaient effectué un séjour de longue durée à bord de Mir, la station orbitale russe. L’installation d’un sas, qui permettra aux astronautes et aux cosmonautes d’effectuer des sorties dans l’espace à partir de la Station spatiale, donnera à l’ISS la possibilité de fonctionner de manière tout à fait autonome et de se diriger vers la phase finale du projet, soit l’achèvement de son assemblage actuellement prévu pour 2006.

La fin de la deuxième phase marque également l’exécution de la première tâche opérationnelle d’assemblage effectuée par le Canadarm2 qui consiste à installer le sas de sortie américain dont le poids est de 6,5 tonnes (6 064 kg).

Sas de sortie

Sas de sortie

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Le sas de sortie est un module pressurisé constitué de deux compartiments distincts. Une fois installé et activé, il deviendra le lieu de passage principal pour les sorties qui pourront être effectuées à partir de l’ISS, sans l’aide de la navette.

Les deux compartiments cylindriques sont séparés par une écoutille et sont désignés sas du matériel et sas de l’équipage. Le sas du matériel, qui est le plus grand des deux, sert de lieu de rangement des combinaisons où les astronautes pourront s’habiller, ranger tout l’équipement nécessaire et se préparer à sortir dans l’espace. Le sas de l’équipage est le portique par lequel les astronautes quitteront la Station. Il est équipé d’appareils d’éclairage, de mains courantes et de câbles ombilicaux internes qui assureront l’alimentation en énergie de même que les liens de communication avant que les astronautes qui sortiront dans l’espace n’activent le bloc batterie interne de leur combinaison.

Le sas est un élément essentiel dans la construction de la Station spatiale. Il a été conçu spécialement par Boeing pour loger les combinaisons américaines et russes Orlan. Cet ouvrage massif vise à empêcher les fuites d’air à l’ouverture de l’écoutille sur l’espace et à réguler la pression d’air avant l’entrée ou la sortie d’un astronaute.

Une fois le sas installé, les contrôleurs au sol et les stationautes le soumettront à une batterie de tests afin de vérifier que ses systèmes de régulation de l’ambiance, decommunication et de télémesure sont entièrement fonctionnels avant sa première utilisation. Après des essais concluants, on se servira du sas pour la première fois au cours du neuvième jour de la mission, alors que les astronautes effectueront une troisième sortie dans l'espace.

Réservoirs de gaz

Réservoirs de gaz

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En tout, quatre réservoirs de gaz sous pression seront livrés au cours de cette mission : deux d’oxygène et deux d’azote. Ils constitueront une source renouvelable de gaz devant servir à pressuriser et à dépressuriser le nouveau sas.

Les septième et neuvième jours de la mission, Susan Helms sera aux commandes du Canadarm2 qui saisira chacun des réservoirs se trouvant sur une palette dans la soute d’Atlantis et les amènera à proximité du sas. Le Canadarm2 transférera chacun des réservoirs aux astronautes à l'extérieur de la navette afin de les verrouiller en place et d'effectuer les raccordements des câbles et des tuyaux nécessaires. Cette manoeuvre se fera manuellement pour des raisons de sécurité.

Canadarm2

Le quatrième jour de la mission, le Canadarm2 sera manoeuvré par la stationaute Susan Helms à partir du poste de travail robotique installé dans le module Destiny. Susan Helms commandera le bras pour sortir délicatement le sas de la soute d’Atlantis et l’arrimer au module Unity de la Station.

Canadarm2

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Le Canadarm2 sera surtout commandé en mode manuel au cours des opérations de préhension et de dégagement de la soute, ce qui donnera à son opératrice une plus grande maîtrise sur les mouvements du bras, surtout à proximité de la soute d’Atlantis et du module Unity.

Après le désarrimage, le Canadarm2 effectuera des mouvements de grande amplitude. Il passera en mode d’articulation unique (entrée en jeu d’une seule articulation à la fois) et réalisera un mouvement de rotation de manière à s’éloigner des deux structures.

Canadarm2

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L’installation du sas de sortie représente une phase critique puisque le Canadarm2 sera mis à l’épreuve pour la première fois depuis son arrivée en orbite au cours de la mission STS-100.

Canadarm

Comme d’habitude, on fera beaucoup appel au bras de la navette au cours de cette mission. Pour la deuxième fois, les deux bras robotiques canadiens travailleront en tandem.

L’astronaute Kavandi sera chargée de piloter le Canadarm au cours des trois sorties. Un cale-pied sera installé sur le bras pour permettre à un des astronautes de s’y poser puis d’être déplacé dans la zone de travail. Le Canadarm sera commandé de l’intérieur de la navette Atlantis.