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Canadarm 2

Le laissez-passer du Canada pour la Station spatiale

Canadarm et Canadarm2

Image du Canadarm d'Endeavour 
(au premier plan) et du Canadarm2
(en arrière-plan).

En avril dernier, la navette spatiale Endeavour transportait à son bord le laissez-passer du Canada pour la Station spatiale internationale actuellement en construction à quelque 400 kilomètres au-dessus de la Terre.

Canadarm2

C’est à ce moment que le bras robotique de nouvelle génération - le Canadarm2, ou Télémanipulateur de la Station spatiale (SSRMS) - a été installé sur la Station par l’astronaute canadien Chris Hadfield.

Pour les Canadiens, il s’agissait d’un événement tout aussi important que le déploiement du premier Canadarm en 1981 au-dessus de la soute de la navette, avec la Terre comme toile de fond. À l’instar du Canadarm, le Canadarm2 est une contribution canadienne de marque qui servira d'outil indispensable au bon fonctionnement de la Station.

Sans le Canadarm2, nous ne pourrions tout simplement pas construire la Station spatiale. « On aura besoin de l’utiliser à chacune des missions », de dire Savinder Sachdev, directeur général des Systèmes spatiaux à l’Agence spatiale canadienne.

Étant donné le succès remporté au fil des ans par le Canadarm, il a semblé naturel que le Canada fournisse le bras robotique de la Station.

« La robotique est considérée comme une technologie stratégique pour le Canada. Le Canadarm2 est un ensemble autonome abordable pour le Canada. Et comme il s’agit d’un élément essentiel de l’infrastructure, le Canadarm2 procure au Canada un statut particulier dans l’assemblage de l’ISS », a ajouté M. Sachev.

Le Canadarm2 représente un autre avantage essentiel : il garantit aux chercheurs canadiens un accès aux laboratoires de la Station. Il donne également au Canada le droit d’y envoyer un astronaute tous les trois ans, pour un séjour allant de trois à quatre mois.

En fournissant le Canadarm2, le Canada s’est vu attribuer le droit d’utiliser 2,3 % des ressources de laboratoire dans les sections non russes de la Station, ainsi qu’une plate-forme externe pour l’exposition des expériences aux conditions qui règnent dans l’espace. Le Canada travaille actuellement de concert avec les chercheurs de toutes les régions du pays pour mettre au point diverses expériences devant être réalisées à bord de la Station.

Grâce à la technologie qu’il apporte au projet, le Canada assume sa part des frais associés à l’exploitation de la Station spatiale. De fait, l’ASC fournira un autre système de robotique, désigné Manipulateur agile spécialisé (SPDM), en guise d’acquittement anticipé des frais d’utilisation des installations spatiales. Le Canada prévoit en outre que des crédits lui seront accordés en échange des travaux de réparation et d'entretien qu’il effectuera sur le SSRMS.

Canadarm2

Il reste encore près de cinq ans de gros travaux d’assemblage, mais pour plusieurs chercheurs canadiens, c’est en avril, alors que le Canadarm2 effectuait ses grands débuts, qu'a commencé le compte à rebours vers de nouvelles expériences à bord du laboratoire orbital.