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Aperçu de la mission STS-100

Une poignée de main dans l'espace

Lorsque le bras de la navette spatiale canadien s’est déployé pour la première fois, les Canadiens étaient rivés à leur téléviseur à la vue du nom de leur pays s’étalant fièrement dans l’espace tandis que le bras se déplaçait exactement comme ses concepteurs l’avaient prévu. Depuis, le Canadarm est resté gravé dans l’esprit des Canadiens comme une preuve de notre savoir-faire et il est devenu un symbole de l’excellence de la technologie robotique canadienne reconnu dans le monde entier.

Navette Endeavour & Canadarm2

Le Canadarm2 et le Canadarm de la navette travaillent main dans la main pour transborder du matériel. (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Animation
Haute résolution – 21,1 Mo
(Windows Media Player)

 

Après l'arrimage de la navette à la Station spatiale internationale (ISS), le Canadarm sort le Canadarm2 de la soute et l'installe sur l'ISS. Le Canadarm2 est ensuite déployé et s'arrime à une borne électromécanique sur le module Destiny. Une fois fixé sur Destiny, le Canadarm2 transfère au Canadarm la palette de transbordement dans laquelle il a été transporté à bord de la navette, afin que le Canadarm la replace dans la soute de la navette.

En avril 2001, les Canadiens ont pu revivre cette expérience fascinante lorsque le Canadarm2, la deuxième génération du bras spatial canadien, a été déployé et installé sur la Station spatiale internationale. Mais le spectacle ne s’est pas arrêté là. Pour couronner le tout, ils ont aussi pu voir un de leurs concitoyens, l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne Chris Hadfield, écrire une page de l’histoire de notre pays en devenant le premier Canadien à « marcher » dans l’espace.

Chris Hadfield & Canadarm2

L'astronaute Chris Hadfield de l'ASC et le Canadarm2 à l'arrière-plan. (Cliquez sur l'image pour l'agrandir.)

Donc, même si Noël était derrière nous depuis quelques mois déjà, Chris Hadfield a eu un « énorme cadeau » à déballer lors de sa mission à bord de la navette spatiale : le Canadarm2. C’est à Chris Hadfield qu'est revenu l’honneur de le déployer dans l’espace, devenant ainsi le premier Canadien à effectuer une sortie dans l’espace. « Je vais sortir de la navette pour contribuer à l’assemblage de l’élément canadien principal de la station. C’est à moi que l’on a confié l’assemblage du bras et son installation sur la station », avait-il fièrement déclaré avant la mission.


La mission STS-100/6A, dont le lancement a eu lieu en avril 2001, avait pour principal objectif de livrer le Canadarm2, aussi connu sous le nom de télémanipulateur de la Station spatiale (SSRMS), à la station spatiale qui est actuellement assemblée pièce par pièce à environ 400 kilomètres au-dessus de la Terre. Elle s’inscrit dans un programme de quelque 50 missions d’assemblage. 



« Sans le Canadarm2, nous ne pourrions tout simplement pas construire la Station spatiale internationale. Nous aurons besoin de l’utiliser à chacune des missions », a expliqué Savi Sachdev, directeur général des systèmes spatiaux à l’Agence spatiale canadienne.

En réalité, le Canadarm2 était essentiel à la prochaine mission de la navette, la mission STS-104/7A qui a eu lieu en juillet 2001. « Cette mission ne peut avoir lieu tant que le Canadarm2 n'est pas installé et fonctionnel puisqu'on aura besoin de lui pour sortir la prochaine charge utile de la soute, c’est-à-dire le sas de la station », a mentionné l’astronaute Hadfield peu avant de prendre part à la mission STS-100.

Le sas de la station est le sas qu’emprunteront les astronautes pour sortir de la station lors des activités extravéhiculaires qu’il faudra nécessairement accomplir pour achever l’assemblage de la station. Ce travail colossal nécessitera pas moins de 160 sorties extravéhiculaires, dont la durée totalisera 960 heures (pendant lesquelles seront effectuées quelque 1920 heures-personnes de travail), soit plus du double du temps cumulé en sorties par les astronautes de la NASA antérieurement.

En plus d’installer le Canadarm2, Chris Hadfield et ses coéquipiers, dont quatre Américains, un Russe et un Italien, ont fixé une antenne sur la paroi extérieure de la station et transbordé du matériel scientifique provenant du module logistique polyvalent Raffaello (MPLM). Au nombre de trois, ces modules réutilisables de « déménagement » fournis par l’Agence spatiale italienne serviront au transport du matériel entre la Terre et la station. Raffaello est le deuxième module de ce type à venir s’amarrer à la station.