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Rapports quotidiens

JOUR 1
17 avril 1998

Message de Dave

L'ascension a été fantastique! La vue à partir du poste de pilotage était très impressionnante pendant que nous exécutions les manœuvres de roulis et que nous nous apprêtions à activer la séparation des propulseurs à poudre de la navette. Avant la séparation des propulseurs, il y avait de fortes vibrations, mais tout s'est calmé rapidement et nous avons atteint notre altitude orbitale finale en douceur. L'ouverture des hayons de chargement nous a permis d'admirer la plus belle vue panoramique que j'aie pu voir jusqu'à maintenant. Nos expériences nous tiennent très occupés et nous savourons chaque minute de ce vol.

Dave Williams
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
Spécialiste de misson n3 (MS3) pour la mission STS-90
Neurolab

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JOUR 2
18 avril 1998

Mise à jour scientifique

Le report du lancement a suscité des inquiétudes, mais heureusement nous en avons été avertis suffisamment tôt pour ne pas commencer les travaux de la journée. Le retard a toutefois des répercussions sur les expériences humaines étant donné qu'il est plus difficile de prolonger la mission pour avoir une journée supplémentaire. Tous les animaux à bord continuent de se nourrir en attendant, aussi la nourriture et l'eau constitueront-elles des éléments importants si la mission doit durer 17 jours. Autre source de préoccupation : la possibilité que la prochaine tentative de lancement ne se fasse pas avant le week-end prochain. Même si cette éventualité permet de nous ménager une période de repos, nous sommes tous les 150 en effervescence et prêts pour le départ.

L'équipage semblait prêt à se mettre au travail en entrant dans le Spacelab. L'expérience produite à l'aide de l'installation de coordination visuomotrice (VCF) étant prévue pour le premier jour, nous retenons notre souffle. La mise en route des expériences a été un peu lente. L'équipage avait pris quelque 40 minutes de retard lorsqu'il s'est attaqué à notre expérience, mais grâce à son excellent entraînement, l'expérience VCF s'est déroulée sans encombre et nous avons terminé la journée dans les temps prévus. Nous ne connaîtrons pas les résultats avant le retour des disques informatiques avec l'équipage, mais toute l'équipe était transportée de joie à l'idée d'avoir recueilli des données avec succès le premier jour. Comme il s'agit de la journée la plus importante pour l'expérience VCF, chacun dormira mieux ce soir. Le prochain événement captivant pour les scientifiques canadiens se produira lundi lorsque ce sera au tour de l'équipe des repères visuels de fêter.

Alan Mortimer
Scientifique responsable des programmes
Sciences de la vie
Agence spatiale canadienne

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JOUR 3
19 avril 1998

Message du CAPCOM

J'écris ces quelques lignes à 5 h dimanche matin et l'équipage en orbite devrait se réveiller dans deux heures et demie. Tout est tranquille. 

Ici, au contrôle de mission, nous formons le quart de planification, travaillant la nuit pour préparer le plan de jour de la mission. Pour demain, jour 3, nous avons ajouté quelques petites choses au programme : méthode d'entretien pour une pompe à air défectueuse de l'expérience japonaise (VFEU), intervention d'urgence sur une enceinte d'animaux (obturation d'un orifice d'échappement d'air), modification de l'attitude de l'orbiteur pour éviter que les micropropulseurs ne se refroidissent trop dans l'ombre, etc.

Columbia fonctionne très bien, ce qui nous rend la vie plus facile. Seuls problèmes : fuite d'un robinet dans le réseau d'azote du moteur de manœuvre orbitale, gel d'une chaudière à jets d'eau, défaillance d'un magnétoscope et problème de manomètre à l'une des roues avant. Pas mal pour le plus vieux vaisseau de la flotte!

Nous enverrons l'ensemble des consignes d'exécution d'aujourd'hui à l'imprimante se trouvant à bord de Columbia, juste après le réveil de l'équipage à 8 h 39 HNE. Nous avons onze messages à transmettre, totalisant une trentaine de pages. Après les avoir reçus, les membres de l'équipage les découperont et les colleront dans leurs listes de contrôle au moyen de papier collant. Nous avons passé la nuit à rédiger tous les messages, à vérifier qu'ils ne contiennent pas d'erreurs et à les rendre faciles à utiliser pour l'équipage. Idéalement, nous les ferons approuver et nous essaierons de les envoyer à temps, mais il se peut que nous devions attendre quelques minutes pour avoir une bonne liaison satellite.

Hier, j'ai réveillé l'équipage avec la chanson « Think » d'Aretha Franklin (puisqu'il s'agit de la mission Neurolab, j'ai retenu le thème du cerveau). Aujourd'hui, ils entendront « Take Me Out to the Ball Game », médiocrement chantée par Harry Carey, l'ancien grand annonceur des Cubs de Chicago. C'est à l'intention de Scott Altman, originaire de l'Illinois, qui participe à un événement d'affaires publiques avec la radio de Chicago aujourd'hui.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 4
20 avril 1998

Message de Dave

Après de nombreuses années consacrées à l'entraînement, me voilà rendu à Neurolab STS-90, ma première mission dans l'espace. J'attendais ce jour depuis fort longtemps et voilà qu'au cours des dernières semaines, les choses ont commencé à se bousculer. La mission STS-90 est une mission palpitante au cours de laquelle seront menés certains des meilleurs travaux canadiens en neurosciences, deux des 26 expériences prévues sont dirigées par des chercheurs canadiens. Pendant l'entraînement, l'installation de coordination visuomotrice (VCF), construite par Bristol Aerospace, a fonctionné à la perfection et je suis persuadé que nous obtiendrons des données d'une grande utilité. 

Je désire profiter de l'occasion pour remercier tous les employés de l'Agence spatiale canadienne. Chacun de vous a joué un rôle stratégique dans la préparation de cette mission. Sans vos efforts soutenus, votre motivation et votre recherche constante de l'excellence, la préparation en vue de cette mission aurait été bien plus difficile et je ne pense pas que les expériences canadiennes auraient eu d'aussi bonnes chances de réussite. Vous formez une formidable équipe et je suis fier d'avoir travaillé à vos côtés. C'est donc du fond du cœur que je vous remercie pour tout ce que vous avez accompli. J'ai bien hâte de vous communiquer les résultats de la mission et de vous parler des expériences que je suis en train de réaliser en orbite. 

Meilleurs vœux et salutations à tous!

Dave Williams
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
MS3 pour la mission STS-90
Neurolab

Message du CAPCOM

J'écris ces quelques mots à 7 h lundi matin et l'équipage en orbite devrait se réveiller dans 20 minutes. Tout est très tranquille. Hier, Dave et l'équipage sont entrés dans le vif des activités de la mission Neurolab, travaillant à toutes sortes d'expériences. Ils se sont surpassés, en réalisant jusqu'à 110 % de certains des travaux scientifiques.

Columbia fonctionne admirablement et nous utilisons un peu moins d'hydrogène et d'oxygène que prévu, ce qui augmente les chances que nous obtenions un 17e jour. La décision à cet égard sera prise autour du dixième jour de vol.

L'équipage a réparé la pompe à air des poissons-crapauds hier. L'expérience de la NASDA a donc repris sans perte de données scientifiques.

Outre toute une palette d'activités scientifiques, un événement d'affaires publiques avec CNN, auquel participera le fils de Jacques Cousteau, Jean-Michel, est organisé aujourd'hui. Nous prévoyons également évacuer les eaux usées, en faisant s'évaporer dans l'espace l'urine et les condensats recueillis. Il est prévu que le pilote et le commandant s'entraînent aux manœuvres d'entrée dans l'atmosphère et d'atterrissage sur un simulateur de vol embarqué.

La musique jouée au réveil sera « Doctor My Eyes » pour rester dans le ton du thème de Neurolab.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

Mise à jour scientifique

Lundi fut une journée très intéressante. C'était la première journée de collecte d'information pour Ian Howard et l'équipe des repères visuels. C'était aussi le premier jour d'expérimentation avec l'escalier d'Escher, une des activités favorites de l'équipe des opérations scientifiques. (Saviez-vous qu'Escher a passé les dernières années de sa vie au Canada et que l'illustration originale de son fameux escalier se trouve à la Galerie nationale?)

Un doute discret planait parmi l'équipe des repères visuels. Le générateur d'environnement virtuel utilisé pour réaliser l'expérience fait partie des nouveaux équipements et n'a été achevé par la NASA que très tard lors de la préparation de la mission. Même si le système a bien fonctionné durant l'entraînement final, l'équipe n'a pas eu le temps de bâtir une confiance absolue en cet équipement. Les membres canadiens de l'équipe peuvent toutefois se détendre un peu, car ils ont une copie de sécurité pour la plupart de leurs expériences sur un des ordinateurs portatifs disponibles à bord de la navette.

Nous avons reçu de bonnes informations de l'espace durant l'expérience et quelques images de l'équipage en train de faire l'expérience. L'ambiance était toutefois plutôt figée durant la réception. Ces moments sont toujours plutôt tendus, car nous sommes assis et nous écoutons attentivement, anticipant un message annonçant que quelque chose fonctionne moins bien que prévu dans le laboratoire spatial. À notre grand bonheur, le seul message annonçait que tout s'était très bien passé. Selon les résultats obtenus au centre de contrôle de mission, il semble que la perception soit bel et bien altérée dans l'espace. Les analyses qui commenceront demain nous fourniront plus de détails sur ces changements.

La première fois qu'on utilise un équipement électronique est toujours plus compliquée. Maintenant que c'est passé, l'équipe des repères visuels peut se détendre pour les deux prochaines journées. Mardi sera une journée plutôt facile, car l'équipage sera en congé pour l'après-midi et la plupart d'entre nous pourrons également nous reposer.

Alan Mortimer
Scientifique responsable des programmes
Sciences de la vie
Agence spatiale canadienne

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JOUR 5
21 avril 1998

Message du CAPCOM

Nous sommes mardi matin. Le réveil de l'équipage est avancé de 20 minutes chaque jour — il se produit donc plus tôt pendant mon quart. Je les ai réveillés avec « Bad to the Bone » (George Thorogood), mais certains avaient pris de l'avance et se préparaient déjà pour la journée. Hier soir, juste avant le coucher, un des systèmes de refroidissement de la navette a gelé. Ce système fonctionne par évaporation de l'eau excédentaire dans le vide de l'espace. Toutefois, lorsque la demande est trop forte, il peut y avoir surcharge et formation de glace interne. L'équipage a réussi à le réchauffer et à le purger. Dorénavant, nous tenterons d'éviter les attitudes de la navette qui maximisent le refroidissement, afin que cela ne se reproduise plus.

Nous avons eu des problèmes avec un onduleur du Spacelab hier. L'onduleur convertit en courant alternatif le courant continu fourni par la navette. Alors qu'il alimentait la boîte à gants, il s'est produit une légère surtension. Après avoir tout vérifié en détail ici, au sol, nous en avons conclu que cette surtension s'expliquait en raison de la charge électrique appliquée et de l'usure des onduleurs. Pour régler le problème, nous avons transmis à la navette de nouveaux seuils de déclenchement d'alerte, légèrement plus élevés, et fait part de notre décision à l'équipage.

Hier, j'ai fait passer une cassette vidéo mettant en scène les familles immédiates de l'équipage au Centre spatial Kennedy (KSC), juste avant et après le lancement. Notre liaison vidéoconférence est telle que je peux voir les astronautes pendant qu'ils regardent la cassette — à l'expression sur leur visage, j'ai pu voir qu'ils appréciaient beaucoup. Dave était tout sourire à la vue de Cathy en compagnie d'Evan et d'Olivia. Cela leur a donné un bon coup de pouce avant de se lancer dans une autre longue journée de travail en orbite.

Aujourd'hui, ils travailleront toute la matinée et seront en congé cet après-midi. Espérons que Dave prendra le temps d'écrire quelques mots!

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 6
22 avril 1998

Message du CAPCOM

La nuit était belle et tranquille dans l'espace, lorsque soudain la quiétude du matin fut interrompue par « Bad Case of Lovin' You » de Robert Palmer. Un réveil pour le moins vivifiant! Columbia se porte à merveille. Un seul problème : un petit bloc d'alimentation du laboratoire est légèrement hors spécification, mais demeure fonctionnel pour le reste du vol.

Ce matin lorsque l'équipage s'est levé, le laboratoire était plutôt froid : il faisait 18  oC. Nous leur avons demandé d'ajuster les circuits de refroidissement et les échangeurs de chaleur afin de hausser la température à un niveau plus confortable pour travailler. L'aquarium VFEU des poissons-crapauds va également se refroidir, c'est pourquoi nous l'ajustons afin d'activer les chauffe-eau.

Ici, au contrôle de mission, nous détenons le très voyant cerveau Nerf, de couleur orange, qui nous rappelle le thème de Neurolab. (On peut voir Nerf sur NASA TV.) Quiconque fait un bon coup durant son quart de travail profite du privilège inénarrable de conserver ce cerveau sur sa console.

Finalement, c'est avec le plus grand plaisir que j'ai rappelé à l'équipage que c'est aujourd'hui que commence la collecte de l'urine.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston Haut de page

JOUR 7
23 avril 1998

Message de Dave

Dave a participé à une bonne liaison avec PAO TV hier et il a également envoyé un petit mot s'adressant à tout le personnel de l'ASC : 
Nous voici au sixième jour de vol. Nous continuons à travailler fort et à nous amuser. Les expériences se déroulent très bien et nous espérons que tous les chercheurs reçoivent nos résultats en quantité. J'aimerais pouvoir vous écrire un peu plus, mais notre horaire nous tient très occupés!

Du poste de pilotage de la mission STS-90,
Dave Williams
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
MS3 pour la mission STS-90
Neurolab

Message du CAPCOM

L'équipage a eu droit à une nuit de repos bien mérité après une journée de sciences très chargée. L'équipage s'installe maintenant dans sa routine de travail et nous envoie des messages nous suggérant comment être plus efficaces. Nous tentons de répondre à leurs demandes en ne les chargeant pas de travail juste avant ou juste après le sommeil et en leur laissant le plus d'autonomie possible. 

Un autre des compresseurs de l'aquarium VFEU des poissons-crapauds fait des bruits étranges et semble subir le même problème que le premier. Nous avons réécrit la Procédure de maintenance en volet et l'avons envoyée avec les choses à faire de ce matin. Au fait, depuis les ajustements effectués hier sur les circuits de refroidissement, le Spacelab est maintenant à 26 oC. Les astronautes doivent aimer travailler en short puisque nous n'avons reçu aucune plainte de l'équipage... 

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

Mise à jour scientifique

Aujourd'hui, nous étudions le système vasculaire. Les travaux ont surtout occupé les membres de l'équipe de régulation. Ils étudient comment le système nerveux contrôle la pression sanguine. Sur Terre, lorsque nous sommes debout, notre corps empêche l'équivalent de deux seaux pleins de sang de retomber jusqu'à nos pieds. Le système nerveux s'adapte rapidement et maintient la circulation du sang jusqu'au cerveau. Durant un vol spatial, il n'y a plus de gravité et le corps n'a donc pas besoin d'équilibrer la circulation du sang de cette façon. Au retour, ces réflexes sont à nouveau nécessaires, mais beaucoup d'astronautes se sentent encore étourdis. Le problème des vols spatiaux réside dans le fait que si le système nerveux est effectivement modifié, les mesures mises en place seront très différentes que si le problème n'était dû qu'à un changement dans les fluides ou à une atrophie musculaire. L'expérience est réalisée à l'aide d'un sac en forme de baril, dans lequel on abaisse la pression afin d'envoyer le sang vers le plancher. Les réactions des nerfs sont mesurées afin de mieux comprendre les changements dans le contrôle des vaisseaux sanguins dans l'espace. Saviez-vous qu'au moins 500 000 personnes en Amérique du Nord souffrent d'étourdissements ou d'évanouissements à cause du genre de problème que nous étudions aujourd'hui? La moitié d'entre eux ont environ 30 ans et nos expériences aideront les médecins sur Terre à choisir un traitement approprié, ce qui pose actuellement un problème. J'aime cette expérience, car j'ai ainsi entamé une carrière de chercheur en transplantation cardiaque, mais aussi parce qu'il y a plein de tuyaux et de fils et que ça semble compliqué! À la fin de la journée, nous exécuterons la deuxième phase de l'expérience en coordination visuomotrice (VCF). Tout s'est tellement bien passé la première fois que l'équipe est plutôt détendue et optimiste et s'attend à ce que tout se passe comme prévu. Je vous en donne des nouvelles demain.

Alan Mortimer
Scientifique responsable des programmes
Sciences de la vie
Agence spatiale canadienne

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JOUR 8
24 avril 1998

Message de Dave

Nous voici rendus au jour 8 de la mission et nous avons beaucoup de plaisir. Les expériences nous tiennent très occupés et je suis heureux de vous apprendre que le VCF continue de fonctionner très bien. L'expérience d'aujourd'hui était plus intéressante que celle réalisée le premier jour de la mission : maintenant, nos membres ne semblent plus répondre avec autant de précision lorsque nous ne regardons pas ce qu'ils font.

J'ai su qu'on s'intéressait beaucoup à la mission au Canada. C'est une très bonne nouvelle! J'espère que les projets éducatifs de sensibilisation et le site Internet suscitent également de l'intérêt. 

Veuillez transmettre mes meilleurs voeux à tous à l'ASC en cette Journée des secrétaires. J'apprécie beaucoup le travail acharné et l'appui que j'obtiens de tout le monde. 

Dave Williams
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
MS3 pour la mission STS-90
Neurolab

Mise à jour scientifique

Des résultats inespérés!

Nous avons terminé le deuxième d'une série de trois exercices de coordination visuomotrice (VCF) en fin d'après-midi hier. Une fois de plus, tout a très bien fonctionné. Bristol Aerospace a fait du bon travail! L'équipage a pu réaliser l'expérience dans le temps accordé et, en plus, nous avions un participant supplémentaire. En effet, le commandant Rick Searfoss a trouvé du temps pour participer à cette expérience. Ceci donne au Dr Bock et au Dr Fowler davantage de résultats, qui augmenteront la précision de leur étude. Inutile de dire que tout le monde était ravi à la console. L'équipement de coordination visuomotrice perpétue la tradition d'une quinzaine d'années d'expérimentation en sciences de la vie : depuis les débuts, nous n'avons rencontré aucun problème important avec l'équipement de mission. 

L'équipe de la coordination visuomotrice prendra une pause aujourd'hui, car un nombre restreint de participants doit être à la console. Pendant ce temps, l'équipe des repères visuels travaillera à l'analyse des résultats provenant du premier exercice. Il y a beaucoup de données à analyser, mais selon les premières observations, nous nous attendons à des résultats très intéressants. 

Aujourd'hui sera une autre journée d'expérimentation pour l'équipe cardiovasculaire. L'expérience est très complexe et beaucoup de monde travaillera à sa réalisation. Dave participera à quelques études sur l'apprentissage chez les rats. On croit que l'absence d'orientation par la gravité changera la lecture que leur cerveau peut faire de l'environnement. Je suis vraiment fasciné par les études sur l'apprentissage. Regardez les bambins faire leurs premiers pas. Aucun ne semble apprendre de la même manière! Certains tombent face première, d'autres titubent sur les côtés et d'autres ont la démarche d'un robot. Or, une chose est sûre, ils finissent tous par marcher de la même manière : en mettant un pied devant l'autre. C'est donc ce processus d'apprentissage qui sera le sujet de ces expériences. Super! 

Alan Mortimer
Scientifique responsable des programmes
Sciences de la vie
Agence spatiale canadienne

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JOUR 10
26 avril 1998

Message du CAPCOM

Une importante panne est survenue à bord de Columbia et a menacé le déroulement de la mission. Il s'agit du système qui absorbe le dioxyde de carbone présent dans l'air et qui le rejette à l'extérieur, dans l'espace. Le système d'atterissage était brisé à deux endroits : le commandant a donc sorti sa boîte à outils et a réparé le système avec du ruban à conduit! Il n'y a donc plus d'obstacles au bon déroulement de la mission, dont l'atterrissage est prévu pour le 3 mai, vers 12 h.

Cet après-midi, l'équipage était en congé et les membres en ont profité pour communiquer avec leur famille, en privé. Ils ont travaillé très fort et très bien, souvent jusqu'aux petites heures du matin, afin de ramener de l'espace le plus de matériel scientifique possible. Tous les Canadiens peuvent être fiers de Dave.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 11
27 avril 1998

Message du CAPCOM

Alors que Columbia continue de très bien fonctionner en ce 10e jour de mission, Dave et l'équipage de Neurolab ont eu une excellente chance d'exécuter du travail scientifique.

Voici ce qu'ils ont fait :

VVIS (système de recherche vestibulaire et visuelle)
PFT (tests de fonctions pulmonaires)
DEX NEO (dextérité des nouveau-nés)
Régulation (expériences humaines utilisant l'unité de pression négative sur la partie inférieure du corps)
Entretien du RAHF (équipement de recherche sur l'élevage d'animaux rongeurs)
Études sur le sommeil en utilisant de la mélatonine

Journée bien remplie au laboratoire!

L'équipage complet a aussi donné une conférence de presse diffusée au Texas, en Floride, à Washington, D.C., en Pologne et aux émissions CBC Newsworld et Canada AM. Dave était la vedette dans la portion canadienne et s'en est très bien tiré.

L'équipe du poste de pilotage (commandant, pilote, 2e spécialiste de mission) a effectué un ajustement de l'orbite en effectuant une séquence d'allumage des propulseurs. Ceci a été fait dans le but de modifier très légèrement la course de Columbia autour de la Terre afin de s'assurer qu'elle soit exactement dans la bonne position lors de la désorbitation au jour de vol 16, 17 ou 18.

Mercredi prochain, l'équipe de gestion de la mission ici, à Houston, discutera d'une possibilité de prolongation de la mission jusqu'à un 17e jour. Les critères sont : expériences restant à faire, état de Columbia, réserves de ressources (oxygène, hydrogène, nitrogène, nourriture, etc.) et les prévisions météorologiques à l'atterrissage.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 12
28 avril 1998

Message du CAPCOM

Nous sommes au soir du 12e jour de vol. Columbia a fait le tour du monde environ 180 fois et elle continue de fournir à Neurolab une excellente plateforme d’études pour les sciences spatiales. Même si c’est le plus ancien et le plus gros engin de la flotte, Columbia a fait la démonstration aux équipes terrestres de la NASA qu’elle fonctionne encore très bien pour un véhicule âgé de 20 ans.

Dave et l’équipage ont mis les bouchées doubles au travail à cause d’un taux de mortalité plus élevé que prévu chez les jeunes rats. Ceci a exigé beaucoup de soins supplémentaires chez les rats survivants afin d’assurer leur bonne santé. Tout ce temps de travail non prévu a tenu l’équipage occupé durant les périodes de présommeil et de postsommeil. Nous avons réduit leur charge de travail pour aujourd’hui et prévu plus de temps pour l’élevage des animaux. Cela semble avoir porté fruit et, avec un peu de chance, l’équipage a eu plus de temps pour manger et faire de l’exercice!

Aujourd’hui, Rick Searfoss (le commandant) et Dave on fait une bonne conférence de presse en anglais et en français avec Réal D’Amour, Hana Gartner et le Discovery Channel. J’étais heureux d’entendre un Américain s’exprimer si bien en français; en effet, Rick a étudié un an dans une université de France. J’ai même pu déceler la différence entre les accents français et québécois de mes deux collègues.

Sur la chaîne NASA TV, vous pourrez constater que nous avons reçu des fleurs au contrôle de mission. C’est la tradition chez une famille de Pennsylvanie : à mi-chemin de chaque mission de la navette, elle nous envoit des fleurs et un message pour l’équipage. C’est un témoignage d’encouragement dont nous sommes tous reconnaissants.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 13
29 avril 1998

Message du CAPCOM

Le centre de contrôle de mission de Houston coordonne les vols spatiaux depuis le milieu des années 60. Nous avons commencé dans les anciens locaux, peints en vert pâle, d’où nous suivions les missions Gemini, Apollo, Skylab et les 75 premières missions. Maintenant, nous travaillons dans la nouvelle salle de contrôle peinte en bleu, opérationnelle depuis l’été 1995. Elle est beaucoup mieux équipée en puissances informatique et de communications. Lorsque je suis allé dans l’espace en novembre 1995, je communiquais avec Dave Wolf, qui était alors notre CAPCOM, assis à ma place actuelle. Quand il est revenu de Mir en janvier, c’était à mon tour d’avoir l’honneur d’être son CAPCOM. Le centre de contrôle de mission est un lieu historique où travaillent des gens dévoués, experts, compétents et confiants. La mission  STS-90 représente mon 16e vol en tant que CAPCOM et je continue d’apprendre et d’apprécier chaque expérience.

Aujourd’hui, j’ai eu un échange d’une heure avec le CAPCOM Bill McArthur afin que je puisse prendre le relais. Après, nous avons fait une conférence de presse avec le vice-premier ministre (l’honorable Herb Gray) et des centaines d’élèves, et nous avons communiqué avec Dave et le pilote. Les questions provenaient d’Ottawa et, par Internet, de partout au Canada incluant Rankin Inlet. Ces questions étaient relayées en passant par Houston, White Sands, le Nouveau-Mexique et un satellite géostationnaire, pour se rendre ensuite jusqu’au poste de pilotage de Columbia. Tout s’est fait harmonieusement comme si c’était simple comme bonjour.

Normalement, les communications sont relayées par deux satellites de la NASA, mais nous avons également des satellites et des stations terrestres de réserve. Actuellement, la navette survole les États-Unis et nous communiquons par l’entremise d’antennes situées à Dryden (Californie), Mila (Floride) et Wallops (Virginie). Parfois, nous utilisons aussi ces antennes pour communiquer avec Mir, afin de parler à Andy Thomas, ou pour fournir un relais au contrôle de mission russe nommé TSUP (prononcer « tsoup »).

Ce soir, alors que l’équipage s’apprêtait à entrer en phase de présommeil, nous avons effectué la vidange d’eau. Nous évacuons l’eau directement des réservoirs de Columbia jusque dans la chambre à vide, d’où elle s’évapore et se dissocie. Un problème est cependant apparu : il semble que l’ajutage du conduit d’évacuation soit partiellement obstrué. Nous avons laissé les éléments chauffer un peu plus longtemps pour faire évaporer l’eau, mais sans résultat. Nous prévoyons donc une procédure de maintenance pour purger l’eau du conduit, afin d’empêcher qu’elle n’atteigne le point d’ébullition si elle y reste coincée. Nous avons également une possibilité de rechange qui consiste à entreposer l’eau usée dans de grands sacs doublés.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 14
30 avril 1998

Message du CAPCOM

Nous avons été très occupés sur Terre aujourd’hui. L’équipe de gestion de la mission a décidé de mettre fin à la mission Neurolab, comme prévu, après 16 jours, afin de retirer un maximum de valeur scientifique des expériences avec les animaux. Nous nous sommes donc affairés aux tâches de fin de mission qui consistent à planifier la reconversion de la navette spatiale Columbia en avion.

Le plus important, c’est que la vidange d’eau qui a posé problème hier soir est devenue un véritable casse-tête. L’eau a probablement gelé et s’est accumulée à l’ajutage malgré les éléments de chauffage et nous ne pouvons pas risquer qu’un bloc de glace se forme et se détache pour aller percuter l’empennage durant l’entrée dans l’atmosphère. Comme nous ne pouvons vidanger cette eau, nous devons trouver une autre façon de nous en débarrasser. Une des solutions est d’entreposer l’eau dans de grands sacs blancs prévus pour ces éventualités. Nous n’avons toutefois que deux sacs et ceci représente beaucoup de travail supplémentaire pour l’équipage. Une autre solution consiste à faire circuler l’eau dans les évaporateurs du système de refroidissement, mais celui-ci n’a pas bien fonctionné au début de la mission et nous croyons qu’il pourrait geler à nouveau. La troisième solution consisterait à transporter les sacs jusque dans le Spacelab et de vidanger l’eau par le conduit à vide du labo; or, ceci représente encore plus de travail.

Nous avons donc demandé à l’équipage d’utiliser un conduit de dérivation pour tenter de dégager et d’éliminer le bouchon : pas de chance. Aujourd’hui, nous avons fait fonctionner plusieurs fois les éléments de l’ajutage, sans résultats, afin de savoir si de la glace ou une autre matière s’y serait accumulée. Demain, nous envisagerons la solution des évaporateurs, avec l’espoir qu’ils fonctionneront normalement. Nous ne comptons plus vidanger d’eau : nous l’entreposerons simplement dans le réservoir jusqu’à ce qu’il soit plein, puis nous utiliserons un sac.

Selon la tradition, le contrôleur de mission qui a tenu le rôle le plus sollicité durant le vol est choisi par le directeur de vol pour aller accrocher la plaque commémorative au mur du centre de contrôle de mission. Tout laisse croire que c’est le spécialiste de l’environnement (appelé EECOM) qui méritera ce privilège pour cette mission.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 15
1er mai 1998

Message du CAPCOM

La mission est presque terminée et aujourd’hui c’était la dernière journée complète d’expériences scientifiques. Demain matin est réservé pour terminer les expériences et ensuite ranger le labo pour de bon. Je viens d’avoir une dernière conversation avec l’équipage au sujet du programme de demain. On pouvait sentir dans la voix du commandant la détermination d’achever à temps les activités de chargement et de rangement.

Au fait, la plupart des gens trouvent que Mir semble désordonnée, mais après seulement deux semaines dans l’espace, Columbia est tout aussi ou sinon plus désordonnée que ce que j’ai vu sur Mir. Ce n’est pas une question d’organisation; c’est simplement que dans un environnement en impesanteur, on ne peut faire autrement. C’est inutile de ranger les choses sur des tablettes ou dans des récipients, puisqu’il n’y a pas de gravité et que de toute façon, la visite est plutôt rare... Ne vous fiez jamais aux belles maquettes ou aux simulations : les stations spatiales en microgravité auront toujours l’air d’un bric-à-brac.

Après avoir travaillé toute la journée pour solutionner le problème de l’eau usée, nous avons finalement décidé de ne pas essayer de la vidanger dans l’espace, mais plutôt de la faire entreposer par l’équipage dans les sacs prévus pour ces éventualités. Nous avons choisi d’être très prudents et c’est pourquoi nous avons sacrifié le temps et le confort de l’équipage (qui devra manipuler de l’urine concentrée emmagasinée depuis 2 semaines) pour éviter le risque de faire geler l’ajutage. Nous espérons que la révision postatterrissage des filtres et des réservoirs confirmera que nous avons choisi la bonne solution.

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour  la misson STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 16
2 mai 1998

Message du CAPCOM

Voici le dernier texte de ce journal de mission, puisque demain est le jour prévu de l’entrée dans l’atmosphère et de l’atterrissage de la mission STS-90. À partir de maintenant, une des équipes de CAPCOM est remplacée par l’équipe d’entrée. J’ai donc terminé mon travail. Nous avons des CAPCOM et des équipes spécialisés en ascension et entrée, c’est maintenant leur tour. Ce fut très agréable, mais 17 jours c’est suffisant. Je suis heureux que la navette ait une autonomie de nourriture, d’air et d’entreposage de déchets de seulement deux semaines et demie. La Station spatiale internationale sera le début d’un temps nouveau pour les contrôles de mission.

L’équipage de Columbia a passé la journée à ranger et à nettoyer. Il a fait des tests d’allumage pour chacun des propulseurs et a allumé les unités de puissance auxiliaire pour vérifier le système hydraulique et les contrôles de pilotage. Nous avons même manœuvré de façon à exposer le ventre de Columbia au soleil, afin de réchauffer les pneus.

Le seul problème significatif réside dans le refroidisseur d’une des unités de puissance auxiliaire. Normalement, le refroidisseur vaporise de l’eau pour refroidir les composants très chauds, mais ce vaporisateur n’a pas fonctionné au lancement. Nous croyions qu’il avait gelé, mais durant les tests effectués aujourd’hui, il était toujours défectueux. Nous devrons donc actionner les deux autres unités pour l’entrée et lorsque nous serons rendus en basse atmosphère, où l’air est épais et où les systèmes hydrauliques fonctionnent à plein régime, nous actionnerons la troisième unité, sans refroidisseur. Elle pourra fonctionner une dizaine de minutes sans surchauffer. Alors si vous écoutez NASA TV vous pourrez entendre le Contrôle de mission nous demander d’éteindre l’unité de puissance auxiliaire no 3 aussitôt après l’atterrissage.

L’équipage s’est creusé les méninges aujourd’hui pour réussir à tout ranger. Si vous avez déjà passé deux semaines sur un voilier, ou même dans un chalet, vous savez à quel point il est compliqué de tout ranger de façon permanente. Les membres de l'équipage ont fait du bon travail malgré tout et je leur ai souhaité une bonne nuit deux heures avant l’heure du coucher.

Juste avant que je quitte, nous avons discuté de la météo à l’atterrissage. Tout semble beau en Floride. Les vents de travers prévus atteignent presque la limite permise. En effet, puisque la navette est si grosse et lourde et possède des côtés plats, les vents de travers l’affecte beaucoup. Le commandant a remarqué que sa fenêtre avant présentait plus de résidus et de salissures que d'habitude; ceci nous aidera à décider si l’atterrissage fera face au sud et au Soleil ou fera face au nord, à l’abri du Soleil. L’astronaute en chef, Ken Cockrell, fera des vols d’essais demain à bord d’une navette d’entraînement et prendra une décision. Nous communiquerons ses commentaires à Rick Searfoss, afin qu’il sache exactement à quoi s’attendre. Quand vous pilotez un avion de quelque 113 000 kg (250 000 livres) qui a effectué une descente de 19 312 km (12 000 milles), vous n’avez qu’une seule chance de réussir.

Dieu vous garde Columbia. 

Chris Hadfield
Astronaute de l'Agence spatiale canadienne
CAPCOM pour la mission STS-90
Centre de contrôle
Houston

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JOUR 17
3 mai 1998

La navette spatiale Columbia s'est posée sans problème à 11 h 09 heure centrale (12 h 09 heure locale) sur la piste d'atterrissage du Centre spatial Kennedy au Cap Canaveral en Floride. L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne, Dave Williams, et l'équipage vont se soumettre à des examens médicaux complets et profiter d'un repos bien mérité. Après plus de deux semaines passées dans l'espace, le corps humain met au moins une journée pour s'ajuster de nouveau à la gravité.