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Chris Hadfield, Astronaute de l'ASC « CAPCOM »

Le 20 juillet 1969, le monde écoutait attentivement ce qui est devenu probablement la conversation spatiale la plus célèbre. La liaison se déroulait entre le Centre de contrôle de mission de la NASA, à Houston, et Neil Armstrong, commandant de l'alunisseur Apollo 11. Voici les premiers mots à avoir été transmis de la Lune jusqu'à la Terre :

Commandant Armstrong : « Houston, ici la Base de la Tranquillité. L'Aigle s'est posé.» Contrôle de mission : « Reçu, Tranquilité. Nous vous recevons au sol. Il y avait ici quelques personnes sur le point de devenir bleues. Nous respirons mieux maintenant. Merci beaucoup.»

Durant STS-90, Chris Hadfield, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne, était l'une des liaisons vocales directes entre le Centre de contrôle de mission du Johnson Space Center à Houston et ses collègues en orbite dans la navette spatiale.

À partir du moment où les fusées de propulsion géantes se sont allumées au décollage jusqu'à ce que les roues du train d'atterrissage se soient immobilisés sur la piste à la fin du vol, le Centre de contrôle de mission a été le moyen de communication et de soutien pour Columbia.

Le rôle essentiel que Chris Hadfield a joué durant la mission est appelé «CAPCOM», ou « Capsules Communicator », expression héritée du temps où les engins spatiaux étaient appelés capsules. Tous les CAPCOMs sont des vétérans des vols spatiaux, mettant ainsi leur expérience pratique indispensable au service de l'équipe du Centre de contrôle de mission.

Les CAPCOMs sont sous les ordres du Directeur de vol, qui est responsable de l'ensemble de la mission, des opérations relatives à la charge utile et de toutes les décisions concernant le déroulement et le succès de la mission en toute sécurité. Durant la mission, les CAPCOMs ont décidé au meilleur de leur jugement comment et quand l'information devait être communiquée à l'équipage de STS-90.

Chris Hadfield faisait partie d'une des cinq équipes du Centre de contrôle de mission durant STS-90. Quatre de ces équipes ont travaillé sur une base rotative de quarts de travail de neuf heures alors que la cinquième équipe a dirigé le décollage et l'atterrissage.

En plus de ses responsabilités en tant que CAPCOM, Chris Hadfield s'entraîne également en vue de l'installation du premier élément du Système d'entretien mobile, contribution canadienne à la Station spatiale internationale, durant la mission STS-100. Prévue pour l'été 2000, la mission STS-100 constituera un événement majeur dans l'histoire du Programme spatial canadien. L'astronaute Hadfield, le premier Canadien à être allé sur Mir en 1995 (STS-74), sera également le premier Canadien à s'aventurer à l'extérieur de l'orbiteur pour y effectuer trois sorties dans l'espace, dont une servira à installer le Télémanipulateur de la Station spatiale, bras canadien de deuxième génération télécommandé de 17 mètres de long. Une fois installé, ce bras servira à assembler et à entretenir la Station spatiale, qui couvrira une surface aussi grande qu'un terrain de football.