La science « faite au Canada » passe à la vitesse grand V

La Station spatiale internationale. (Source : NASA)

Alors que vous vous promenez, après le souper à la nuit tombante, vous apercevez un point brillant qui file dans le ciel étoilé. Il ne se déplace pas comme un avion, il est trop lent pour qu'il s'agisse d'une étoile filante et il est trop brillant pour que ce soit un satellite ordinaire.

Croyez-le ou non, il s'agit peut-être en fait d'un laboratoire scientifique orbital à bord duquel certains éléments de construction, certains membres du personnel et certaines expériences scientifiques sont canadiens.

La Station spatiale internationale (ISS), qui est aussi grande que cinq patinoires de la LNH et qui vous renvoie les rayons du Soleil réfléchis par un demi-million de kilos de panneaux solaires et de titane, est le fruit de plus de 12 ans de travaux de construction de haut vol réalisés à une altitude de 370 km.

Au cours des prochains mois et après, les expériences canadiennes contribueront à mieux faire connaître les dangers que présente l'exposition aux rayonnements ainsi que les effets de l'impesanteur pendant les missions de longue durée.

Qui plus est, bon nombre de ces expériences se dérouleront au cours du mandat du tout premier commandant canadien de la station, Chris Hadfield.

Aux commandes du plus grand vaisseau spatial de l'histoire

En mars 2013, Hadfield prendra en charge l'équipage de la station spatiale composé de six spécialistes scientifiques et ingénieurs. Outre superviser les opérations courantes de la station, il travaillera aussi sur plusieurs douzaines d'expériences, dont cinq de conception canadienne:

  • BCAT-C1, qui a pour objet de disperser des microparticules dans un liquide spécial, les empêchant de se déposer comme elles le feraient sur Terre, ainsi que de trouver de nouvelles perspectives sur une foule de processus, allant du polissage du silicium à la filtration des jus de fruits.

  • BP Reg, qui surveille la pression sanguine des astronautes pour prévoir les risques d'évanouissement (et de chute pouvant entraîner une infirmité) à leur retour sur Terre après un séjour de longue durée dans l'espace.

  • Microflow , version miniaturisée d'une nouvelle technologie susceptible de fournir une analyse rapide d'échantillons biologiques permettant de tester une multitude de pathologies, allant des infections aux marqueurs du cancer au cours de missions spatiales loin d'installations médicales ainsi qu'en régions éloignées sur Terre.

  • Radi-N2, qui permettra de mieux se renseigner sur le rayonnement neutronique potentiellement dangereux auquel sont exposés les astronautes.

  • Vascular, qui étudie l'incidence du vol spatial de longue durée sur nos vaisseaux sanguins et qui donne un aperçu de l'incidence des maladies cardiovasculaires sur les patients alités sur Terre.

Ces expériences, susceptibles d'améliorer la vie sur Terre, seront éprouvées au préalable à bord de la station spatiale où l'on peut assister à 16 levers et couchers de Soleil par jour pendant qu'elle fait le tour de notre planète à une vitesse de 28,000 km/h.

Alors, la prochaine fois que vous verrez une « étoile » brillante survoler votre ville, pensez à la science, à la technologie et aux gens du Canada à bord de ce laboratoire haute vitesse qui viendront vous côtoyer bientôt…

Vous pouvez trouver à l'avance quand l'ISS survolera votre ville en visitant cette page.