Les muscles
Les os
Le coeur
La tête
Sans exercice, les muscles s'atrophient parce qu'ils ne sont pas sollicités. Il en résulte une diminution de la force. Sans étirement, les muscles deviennent moins élastiques, et l'amplitude des mouvements articulaires est réduite, entraînant ainsi une perte de souplesse.
Nous savons très peu de choses sur les répercussions de la vie sédentaire sur les os.
Lorsque le système cardiovasculaire n'est pas stimulé par l'exercice, le muscle cardiaque (dont est formé le cœur) s'affaiblit, perd de l'élasticité et pompe le sang moins efficacement dans le reste du corps. L'inactivité engendre également l'accumulation de gras et de cholestérol dans l'organisme.
Il ressort de certaines études que le manque d'exercice aurait pour conséquence d'augmenter le risque de dépression et d'autres problèmes semblables.
L'exercice contribue à renforcer les muscles. Il maintient et augmente la masse musculaire. L'étirement des muscles accroît l'amplitude des mouvements et la souplesse.
Les exercices effectués à l'aide de poids renforcent les os tout en favorisant leur formation et régénération. Ils préviennent la perte de densité osseuse et de minéraux essentiels.
Effectué de façon régulière, l'exercice cardiovasculaire augmente la capacité cardiaque : on constate une meilleure distribution du sang dans tout le corps, une amélioration de la circulation sanguine et une diminution de la tension artérielle. Les vaisseaux sanguins demeurent élastiques, les muscles se renforcent et l'endurance générale s'en trouve améliorée. De plus, l'exercice réduit la masse adipeuse et fait baisser le taux de « mauvais cholestérol » (LDL), tout en élevant le taux de « bon cholestérol » (HDL).
En réponse à l'exercice, l'organisme sécrète des endorphines. Ces substances chimiques contribuent à réduire le stress et l'anxiété. S'adonner régulièrement à une activité physique améliore le sommeil et l'humeur, et permet d'envisager la vie avec plus d'optimisme.
Sans objet
Sans objet
En l'absence de pesanteur, les liquides organiques migrent du bas vers le haut du corps. Les mécanismes qui empêchent le sang de s'accumuler dans les jambes en raison de la gravité terrestre continuent de fonctionner dans l'espace. Par conséquent, une plus grande quantité de sang se déplace vers la partie supérieure du corps. Cela fait gonfler le torse et les épaules, et cause une congestion au niveau de la tête de même que l'amincissement des jambes.
Plus tard au cours de la mission, cette migration des fluides active les récepteurs de la pression artérielle, lesquels font alors diminuer le volume sanguin dans une proportion d'environ 11 % à 22 %.
Système neurovestibulaire
Le système neurovestibulaire est responsable du sens de l'équilibre et de l'orientation corporelle. Ce système se compose d'organes situés dans l'oreille interne et des sens de la vue et de la proprioception (perception de la position du corps dans l'espace). Ensemble, ils réagissent à divers stimuli externes. La force de gravité est l'un de ces stimuli. Dans l'espace, les organes qui « perçoivent » la position et les mouvements du corps sont affectés. Résultat : les astronautes peuvent être sujets au mal de l'espace. Le système neurovestibulaire se fie alors davantage aux sens de la vue et de la proprioception.
Goût
La congestion nasale ressentie par les astronautes, conjuguée à la migration des fluides corporels vers la tête, peut entraîner chez certains astronautes une diminution de la sensibilité gustative.
Dans l'espace, les astronautes n'ont plus à contrer les effets de la pesanteur. Puisqu'ils ne sont pas utilisés, les muscles s'atrophient et la force de contraction musculaire diminue. Le phénomène s'observe particulièrement au niveau des muscles porteurs, comme ceux des jambes et du bas du dos. Sur Terre, ces muscles soutiennent le corps malgré la pesanteur, tandis que dans l'espace, ils sont relâchés.
En faisant de l'exercice quotidiennement, les astronautes parviennent à atténuer certains des effets de la microgravité sur leurs muscles. Par exemple, lorsqu'ils utilisent l'exerciseur contre résistance perfectionné (aRED), les astronautes travaillent au maintien de la masse de leurs muscles squelettiques. Cependant, même un programme d'exercice régulier ne protège pas complètement les muscles des effets négatifs de la microgravité.
Les activités d'impact stimulent la formation des os. Or, un manque d'activité d'impact entraîne la déminéralisation des os (perte de calcium et d'autres minéraux). Par conséquent, les os se détériorent plus rapidement qu'ils ne se reconstituent.
Même en suivant un programme d'exercices rigoureux, les astronautes perdent généralement de 0,4 % à 1 % de leur densité osseuse par mois passé dans l'espace. Le phénomène se poursuit pendant plusieurs mois après leur retour sur Terre.
Sur Terre, le cœur est stimulé par la pression et le volume sanguin. Mais en conditions de microgravité, cette stimulation n'est pas suffisante. Le cœur s'atrophie, se rétrécit et s'affaiblit.
Grâce à des exercices cardiovasculaires réguliers, comme la course sur tapis roulant, les astronautes à bord de l'ISS peuvent garder leur cœur en santé malgré les effets de la microgravité.
À bord de l'ISS, les astronautes font face à diverses difficultés. Ils vivent à l'étroit dans des espaces restreints et ont une lourde charge de travail. Les niveaux de bruit sont élevés. Ils subissent une privation sensorielle générale et sont séparés de leur famille. Tous ces facteurs peuvent engendrer un stress psychologique.
Puisque l'exercice stimule la sécrétion d'endorphines, des substances chimiques naturelles qui procurent une sensation de bien-être, l'activité physique régulière réduit l'anxiété, la dépression et le stress. Elle a un effet relaxant.