Communiqué

Fin de la mission canadienne d'astronomie MOST

Le petit télescope spatial tire sa révérence après plus de dix ans de remarquables découvertes

Le 30 avril 2014 - Longueuil (Québec) - Agence spatiale canadienne

Après avoir étudié l'Univers pendant plus de dix ans et dépassé les objectifs qui avaient été fixés, la mission canadienne MOST (Microvariabilité et oscillations stellaires) prendra fin le 9 septembre 2014. Depuis son lancement en 2003, MOST a engendré plus d'une centaine de publications scientifiques et fourni aux astronomes des renseignements inédits sur le comportement des étoiles. Le projet MOST, qui devait à l'origine durer un an, a été prolongé d'année en année en raison de son succès continu. Le télescope de la taille d'une valise aura légué aux astronomes une multitude de données qu'ils pourront analyser.

À l'automne 2013, l'Agence spatiale canadienne (ASC) a réalisé une évaluation portant sur le prolongement de la mission, en collaboration avec des membres de la communauté des astronomes canadiens. Lors de cette évaluation, les coûts associés à l'exploitation continue de la mission ont été soupesés en regard de ses objectifs et de nouvelles solutions permettant d'obtenir des données similaires. L'évaluation a mené à la recommandation de mettre fin à la mission MOST, celle-ci ayant déjà surpassé ses objectifs.

MOST a contribué à faire progresser les recherches et les études d'une nouvelle génération d'astronomes et d'ingénieurs en techniques spatiales. L'équipe scientifique de MOST, dirigée par le chercheur principal de la mission, Jaymie Matthews, Ph. D., de l'Université de la Colombie-Britannique, compte notamment des membres issus de l'Université de la Colombie-Britannique, de l'Université de Toronto, de l'Université de Montréal, de l'Université Saint Mary's, de l'Université de Vienne, de l'Université Harvard et du Ames Research Center (ARC) de la National Aeronautics and Space Administration (NASA).

En bref

  • Le télescope spatial aura terminé toutes les observations prévues le 9 septembre 2014.
  • L'ASC travaille de pair avec l'Université de la Colombie-Britannique, le Conseil national de recherches du Canada et l'Université de Montréal pour archiver les données de MOST au Centre canadien de données astronomiques, afin que les astronomes du monde entier puissent utiliser les données de la mission dans le futur.
  • Un des plus importants exploits de MOST a été la découverte étonnante du fait que l'étoile Procyon, la huitième plus lumineuse du ciel nocturne, n'oscille pas et ne vibre pas (en termes d'astronomie, elle n'émet pas de pulsations). Cette découverte a remis en question ce que les chercheurs pensaient savoir sur le cycle de vie des étoiles.
  • En 2011, MOST a permis de confirmer la présence d'une exoplanète plutôt étrange autour de l'étoile 55 Cancri. Cette planète, baptisée 55 Cancri e, évolue très près de son étoile et ne met que 17 heures pour en faire le tour. Cette exoplanète est l'une des plus denses que l'on connaisse, environ huit fois plus que la Terre.
  • Dans le cadre du concours « Mon télescope spatial personnel » qui s'adressait au public, la mission MOST offrait aux astronomes amateurs l'occasion d'observer une cible de leur choix. Les observateurs d'étoiles canadiens ont choisi la supergéante rouge Betelgeuse, située dans la constellation d'Orion, et ont pu observer de la matière autour d'un quasar, soit un corps stellaire provenant de l'extérieur de notre galaxie et qui émet de grandes quantités d'énergie.
  • L'entrepreneur principal chargé de l'exploitation du satellite et des stations terrestres de MOST est la société Microsat Systems Canada Inc. (MSCI), de Mississauga.
  • Parmi les autres intervenants et partenaires clés qui ont participé à la mission, notons l'Université de la Colombie-Britannique (anglais seulement), le laboratoire de vol spatial de l'Institute for Aerospace Studies de l'Université de Toronto, le CRESTech (Centre for Research in Earth and Space Technology) de Toronto, les sections américaine et canadienne de la Radio Amateur Satellite Corporation (AMSAT) (anglais seulement), AeroAstro, Inc. (anglais seulement) d'Ashburn, en Virginie, Spectral Applied Research (anglais seulement), Routes AstroEngineering, la Société royale d'astronomie du Canada (SRAC) (anglais seulement), et Sumus Technologies.

Citations

« Grâce au télescope canadien Microvariabilité et oscillations stellaires, les astronomes canadiens ont réalisé dix années de découvertes extraordinaires et l'industrie spatiale du Canada a acquis une expertise cruciale. Alors que MOST se prépare à la retraite, je présente mes félicitations à la talentueuse équipe d'astronomes et d'ingénieurs qui a permis de faire de cette mission une grande réussite canadienne dans le domaine des sciences et des technologies. »

- Général (à la retraite) Walter Natynczyk, président de l'ASC

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