Le Laboratoire David-Florida (LDF) dispose de plusieurs outils de qualification structurale, allant d’excitateurs électrodynamiques jusqu’aux systèmes d'essais sous charge statique. Les excitateurs électrodynamiques génèrent respectivement une force nominale de 178 kN (40 k lbf), 105 kN (23,6 k lbf) et 27 kN (6 k lbf). Pour compléter et appuyer les essais aux vibrations classiques, le LDF peut également soumettre le matériel spatial complexe à des essais modaux. De plus, on peut procéder à des essais de charge d'épreuve sur l'installation de charge statique qui comprend un système de commande numérique Cyber Fatigue Master à 12 voies. De plus, le LDF dispose des installations spécialisées suivantes :


Nota : des paliers linéaires hydrauliques supplémentaires peuvent compléter la grande table vibrante sur l'excitateur UD 4000.
Le banc de simulation de choc pyrotechnique est utilisé pour la simulation de chocs pyrotechniques sur trois axes en champ lointain.
L’installation d’essais modaux, composée des excitateurs, du logiciel LMS Test.Lab et du système frontal LMS SCADAS III S offre une capacité d’acquisition de données en ligne pouvant aller jusqu’à 180 voies.
Une autre installation d’essais modaux, composée d’un poste de travail HP B2000, d’un système frontal HP 3565S et du logiciel LMS CADA-X, offre une capacité d’acquisition de données en ligne pouvant aller jusqu’à 104 voies.
L’installation d’essais modaux offre les caractéristiques suivantes :
Un système de commande numérique Cyber Fatigue Master 7000 à 12 voies avec progiciels de contrôle de fatigue et de charge statique assure la commande et la surveillance aux fins des essais.
L'installation de charge statique offre les caractéristiques suivantes :
Deux systèmes de commande LMS, comprenant le logiciel LMS Test.Lab et le matériel de mesure LMS SCADAS III. Les systèmes modulaires comprennent, au total, 180 accéléromètres dont 28 voies de jauges de contrainte.
De plus, trois systèmes de commande LMS / HP (postes de travail HP B2000, matériel de mesure HP 3565S et logiciel LMS) peuvent contrôler jusqu’à 64 voies. Note : Le système offre une capacité d'acquisition de données en temps réel allant jusqu'à 104 voies (150 voies en temps différé).
Les systèmes de commande des excitateurs offrent les capacités suivantes :
L'installation de photogrammétrie exploite le système de mesure par photogrammétrie V-STARS/S de la société Geodetic Services. Ce système permet de mesurer rapidement, avec une grande précision, de façon automatique et sans contact des coordonnées de cibles immobiles rétroréfléchissantes et d'effectuer des levés photogrammétriques. Ces levés comprennent des essais de distorsion thermique menés sur des articles tels que des réflecteurs d'antenne. Ces essais sont réalisés dans le caisson TV5 (7 m x 10 m), le plus grand caisson de vide thermique du LDF. Le système est exploité à distance et est installé dans un boîtier à l’épreuve du vide. Le système sert aux essais de répétabilité de déploiement et aux essais de distorsion thermique menés sur des surfaces ou des structures avec une précision de 10 ppm.
Le système de photogrammétrie à une seule caméra comprend les éléments suivants :
Le système de mesure et d'alignement par laser de poursuite permet la prise de mesures rapide, haute précision, plein champ et automatisée jusqu'à un maximum de 1 000 points par seconde, et une précision angulaire de ±10 ppm. Le système est utilisé pour les mesures statiques de même que pour les mesures dynamiques jusqu'à une vitesse maximale de 6 m/s (13 mi/h). Il sert également à établir et à vérifier les paramètres d'alignement du matériel d'essai critique. Pour les distances supérieures à 2 m (6 pi), le système peut faire appel à un indicateur de distance absolue qui permet de mesurer les distances absolues jusqu'à n'importe quel réflecteur prismatique fixe. Étant donné que cet indicateur ne fonctionne pas en mode dynamique, le système peut aussi réinitialiser l'interféromètre en cas de bris de faisceau ou utiliser le laser de poursuite comme instrument de mesure polaire à point unique.
Le système comprend les éléments suivants :
Le système d’alignement et de mesure à théodolites permet d’orienter l’autocollimation et de mesurer des coordonnées par triangulation dans le cadre des activités d’intégration et d’essai des systèmes d’engins spatiaux et des instruments scientifiques. Le système peut être exploité en mode théodolite simple, où l’on utilise qu’un seul théodolite monté sur une barre porte-outils verticale pour mettre à l’essai un élément installé sur une table de rotation de précision, ou en mode théodolites multiples autonomes. Le système peut prendre soit des mesures d’autocollimation à l’aide de réflecteurs cubiques ainsi que des mesures de coordonnées grâce à la triangulation à points de mesure multiples.
Le logiciel d’analyse spatiale et de mesure des coordonnées qui est utilisé pour analyser les données produites par les théodolites peut également traiter les mesures prises par le système de photogrammétrie et de poursuite au laser. En triangulant la position de cibles courantes, le système agit à titre de système d’alignement et de mesure de coordonnées entièrement intégré. Le logiciel permet aussi l’intégration directe de modèles CAO.
Le système de mesure et d’alignement par théodolites comprend les éléments suivants :
L'effet des vibrations induites acoustiquement dans les éléments de structure des engins spatiaux constitue un aspect déterminant de la phase des essais dynamiques de qualification de bon nombre de programmes spatiaux. Le LDF contribue à la réalisation de ces essais, en collaboration avec l'Institut de recherche aérospatiale du Conseil national de recherches du Canada, situé à Ottawa.
L’Institut de recherche aérospatiale dispose de nombreux équipements d’essais qui permettent de soumettre le matériel spatial à des bruits aéroacoustiques de forte intensité afin de répondre aux besoins de l’industrie et d’autres ministères en ce qui a trait à l’élaboration, à la qualification et à la réception de matériel. Il s’agit de la seule installation au pays où il est possible d’exposer les structures et le matériel aérospatial à des bruits acoustiques intenses simulant ceux des moteurs de fusées et des réacteurs ou des écoulements aérodynamiques à haute vitesse.
Une importante source d’air comprimé permet d’entraîner de très puissants générateurs de bruit commandés par ordinateur capables de simuler des champs sonores aéroacoustiques. Ces générateurs brevetés servent à mettre en forme et à simuler avec précision des bandes spectrales hautes fréquences comprises entre 1 000 Hz et 10 000 Hz. Les tuyères d’éjection des fusées, les soufflantes à grande vitesse, les hélices et les réacteurs sont des exemples types de sources de bruit aéroacoustique de haute intensité. Les travaux de recherche et les essais en aéroacoustique font appel à des disciplines complémentaires, notamment celles qui portent sur la dynamique des structures, les commandes adaptatives automatiques, l’analyse des spectres de bruit et le traitement des signaux numériques.
L'installation d'essais aéroacoustiques comprend deux salles réverbérantes et un tube à ondes progressives :
Dans la petite salle, qui mesure 4,6 m x 4,6 m x 3,1 m (15 pi x 15 pi x 10 pi), il est possible de créer des niveaux de pression acoustique atteignant 160 dB, la précision de la forme du spectre étant assurée dans la plage de fréquences comprises entre 30 Hz et 10 000 Hz. Cette salle a été utilisée pour la mise à l’essai du satellite canadien HERMES ainsi que pour certaines portions représentatives du fuselage d’aéronefs. C’est dans cette salle que se trouve le tube à ondes progressives.
Dans la grande salle, qui mesure 9,8 m x 6,9 m x 8 m (32 pi x 23 pi x 26 pi), il est possible de créer des niveaux de pression acoustique atteignant 157 dB, la précision de la forme du spectre étant assurée dans la plage de fréquences comprises entre 30 Hz et 10 000 Hz. Elle a été utilisée conjointement avec un hall de préparation aux propriétés de salle blanche de classe 100 000 mesurant 15,9 m x 13,2 m x 13,5 m (52 pi x 43 pi x 44 pi) pour la mise à l’essai de gros engins, comme les satellites canadiens MSAT, RADARSAT-1 et ANIK-E, de même que le satellite Olympus de l’Agence spatiale européenne. De nombreux autres éléments de charge utile, comme des antennes, y sont également testés.
Un système de commande automatique piloté par ordinateur permet de contrôler avec précision le spectre de bruit auquel la salle est exposée.