À la rescousse des satellites

L'astronaute John Grunsfeld se trouve à l'extrémité du Canadarm de la navette Atlantis pour réviser et mettre à niveau le télescope spatial Hubble. Le bras robotique canadien a joué un rôle déterminant dans les quatre missions de réparation du célèbre observatoire spatial. Cet entretien en orbite a permis à Hubble de continuer à faire des découvertes spectaculaires en astronomie. (Source : NASA)

Les satellites sont conçus pour résister à tout un éventail de conditions, de sorte que les circuits électroniques sensibles à leur bord puissent survivre aux effets du lancement et fonctionner pendant des années dans les conditions difficiles de l'espace. Un des principaux problèmes de conception que doivent relever les équipes d'ingénieurs est de déterminer la quantité de carburant qu'un satellite peut transporter pour fonctionner pendant toute sa vie utile. De nombreux satellites deviennent des débris après avoir épuisé leurs réserves de carburant. Et s'il était possible de les ravitailler?

La capacité de ravitailler les satellites dans l'espace pourrait permettre à leurs exploitants de réaliser de grandes économies en évitant d'avoir à en construire et à en lancer de nouveaux. Il y a plus de 1100 satellites actifs exploités (beaucoup d'entre eux valent plusieurs millions de dollars) et quelque 2500 satellites inactifs en orbite autour de notre planète actuellement. La possibilité de les entretenir et de les réparer plutôt que de les remplacer permettrait aux fournisseurs de satellites de faire des économies considérables.

En plus des éléments robotiques canadiens à bord de la Station spatiale internationale (ISS) et des projets comme la Mission de ravitaillement robotique (RRM), l'Agence spatiale canadienne (ASC) entend aussi faire progresser la robotique spatiale de pointe avec le projet de la nouvelle génération de Canadarm, une initiative de recherche et développement qui vise à mettre au point de nouvelles architectures, des composants, des outils et des techniques robotiques destinés aux missions futures d'entretien de satellites. Les travaux menés par l'ASC dans le domaine de l'entretien robotique en orbite non seulement positionnent le Canada en vue des missions d'exploration à venir, mais elles ouvriront la porte à des applications commerciales pilotées par l'industrie dans des secteurs comme les télécommunications et la défense.