Mathieu Caron
Contrôleur de vol
Compte rendu intégral de la vidéo
Tout au long du développement de Dextre, je donnais des conseils aux ingénieurs sur la manière dont on allait opérer Dextre puis, pour ce qui est de la mission même, nous étions responsables de développer les procédures opérationnelles, c'est à dire les procédures que les astronautes et les contrôleurs de mission au sol vont utiliser quand on va opérer Dextre.
Quand on parle d'opérations en orbite, c'est souvent... on fait face à l'imprévu et des problèmes qu'on essaie d'imaginer au préalable, mais on est souvent confronté à des situations qu'on n'avait pas anticipées au début. Donc, c'est de trouver des solutions à ces problèmes là, souvent dans des laps de temps très courts, et c'est un aspect qui est vraiment fascinant.
L'arrivée de Dextre, c'est le début d'une décennie de travail pour nous. Le système, ce qui lui donne sa grande flexibilité, c'est aussi sa complexité. Alors, on devait s'assurer que tout allait être prêt pour son arrivée. Mais même après le retour de la navette au sol, on va continuer à opérer Dextre, on va continuer à apprendre à l'opérer.
Au cours de la dernière mission, lorsqu'on a eu à faire face à un panneau solaire déchiré, on a eu à utiliser le Canadarm2 et la perche d'inspection d'une manière qu'on n'avait jamais imaginé qu'on ferait. Alors, ça nous pousse à croire que Dextre, on pense qu'on sait comment on va l'utiliser, mais au cours des années à venir, sûrement qu'il va survenir des situations où on va se dire : « Ah! Jamais je n'aurais cru qu'on se serait servi de Dextre de cette façon là ».
Leslie Sponder
Ingénieure d'exploitation et planificatrice de missions
Compte rendu intégral de la vidéo
J'ai joué différents rôles dans le développement de Dextre. L'un d'eux était d'aider à examiner toutes les procédures qui seront suivies par les astronautes lorsqu'ils arriveront à la station spatiale. Il faut examiner chacune d'elles à l'ASC, et j'étais parmi ceux qui ont examiné les premières ébauches de ces procédures. Nous disposons d'outils, ici à l'ASC, que la NASA ne possède pas encore. Ils travaillent présentement à les mettre au point. Nous bénéficions donc d'une capacité à réviser les procédures que la NASA ne possède pas.
Il s'agit d'une toute nouvelle technologie, ce qui est très intéressant car cela permet d'apprendre quelque chose de nouveau tous les jours, et j'en suis très fière. Puisque je dois lire énormément d'informations liées aux logiciels, j'apprends chaque jour beaucoup de choses sur différents aspects de cette technologie.
En somme, Dextre symbolise la capacité du Canada à produire des robots et à réaliser de la robotique spatiale, et cette mission représente en quelque sorte l'aboutissement de plusieurs années de travail acharné pour toute l'équipe et toutes les personnes concernées.
Une chose qui m'a particulièrement touchée, c'est que nous avons eu la chance de signer une couverture thermique qui sera utilisée sur Dextre. La couverture a été amenée à l'ASC et nous avons tous mis des gants blancs, pris un stylo et signé notre nom. Elle sera posée sur Dextre, juste sous le logo du Canada. Le tout ira dans l'espace, avec nos noms écrits sur Dextre.
Serge Gaudreau
Concepteur principal de systèmes didactiques
Compte rendu intégral de la vidéo
Mon rôle, c'était, en premier lieu, chef d'équipe du groupe de développement pour le programme de formation pour Dextre. Le défi majeur qu'on a eu au début, c'était en 97 98 lorsqu'on a commencé la formation de Canadarm2, parce qu'on n'avait pas toutes les données techniques. Il y avait beaucoup d'inconnu. Avec Dextre, au contraire, ce qui s'est produit, c'est qu'on avait beaucoup de matériel de base, de la documentation de base. On avait des modèles de Dextre. Le simulateur était déjà en très bon état pour Dextre. Alors avec l'équipe, puis en plus une équipe de trois concepteurs pédagogiques et de cinq instructeurs, le travail d'équipe est très important, puis on travaille beaucoup avec le simulateur.
Dextre, finalement, c'est un robot. Dextre, c'est l'agilité. Dextre va servir à manipuler les pièces d'équipement qui sont à changer sur la station spatiale, puis euh... demande beaucoup de dextérité. Dextre est sur le bras de la station spatiale, au bout du bras, puis il nous permet des manipulations très, très précises.
Laurie Metcalfe
Analyste, exploitation des missions MSS
Compte rendu intégral de la vidéo
J'ai joué plusieurs rôles au cours du développement de Dextre. Lorsque j'ai commencé, il y a presque huit ans, j'effectuais des essais sur le matériel. J'ai ensuite travaillé à l'assemblage et à l'intégration de l'équipement de soutien vol, et, depuis quelque temps, je m'occupe d'analyses liées aux opérations en orbite.
Ce qui caractérise Dextre, selon moi, c'est sa capacité à manipuler des objets délicats avec une grande précision, ce qu'aucun autre robot de la station spatiale ne peut faire. Grâce à sa motricité fine, il peut saisir une boîte et la mettre en place, ce que Canadarm2, beaucoup plus gros, ne peut réussir. Il possède donc une motricité fine difficile à égaler.
Il y a eu, au cours des années, beaucoup de moments difficiles, et plus particulièrement lorsque je travaillais aux essais du matériel. Un problème avec les freins est survenu dès le début, et à un certain moment j'ai douté que nous arriverions à le régler. Mais nous avons finalement identifié le problème et trouvé une solution. Alors, lorsque Dextre sera là-haut, nous effectuerons un test précis et les freins fonctionneront à merveille. Mais nous avons fait beaucoup de chemin pour en arriver là.
C'est très intéressant de travailler au programme spatial, car ses objectifs scientifiques sont nobles – des robots conçus à des fins scientifiques pacifiques qui contribuent à l'exploration de l'espace – et c'est ce qui alimente ma passion. De plus, je travaille avec un groupe de personnes tellement extraordinaires que c'est un plaisir d'aller au travail et de les voir tous les jours.
Michel Wander
Ingénieur des systèmes
Compte rendu intégral de la vidéo
Mon rôle principal à l'ASC, et depuis huit ans avec Dextre, porte sur l'intégration et les essais, principalement par le biais de l'examen de documents. Nous avons toutefois la chance de nous rendre de temps à autres aux installations d'essai, ainsi qu'au Kennedy Space Center, et de nous " amuser " avec le matériel. C'est génial!
Lors de son lancement en orbite, Dextre aura à subir des variations de température et de pression ainsi que des vibrations. Pour s'assurer que toutes ses composantes résisteront au lancement à bord de la navette spatiale, nous les exposons aux secousses et au vide, ainsi qu'à des chaleurs qui nous feraient littéralement rôtir. Autrement dit, tout ce que Dextre pourrait expérimenter lors du lancement, nous le simulons ici au sol.
Dextre est unique, car plutôt que de simplement déplacer des pièces, il peut les retirer et les remplacer. Le SSRMS, ou Canadarm2, est très puissant. Mais malgré sa puissance, il ne peut que déplacer les éléments d'un endroit à l'autre. Dextre peut déboulonner un ordinateur, une caméra ou un élément défectueux, et le remplacer. Je suis fier de travailler au projet Dextre, car j'ai l'occasion de travailler avec des ingénieurs des quatre coins du monde - des Russes, des Européens, des Américains et des Japonais – et à mon avis c'est exactement ce qui caractérise la station spatiale.
Nellie Lapointe
Conseillère en communications
Compte rendu intégral de la vidéo
Mon rôle dans la mission STS 123, c'était principalement la production et le développement des articles promotionnels, donc les affiches, épinglettes, écussons, les chandails d'équipage ou de porte parole, les cartes, les documents d'information qui sont envoyés aussi au grand public ou encore aux écoles.
Pour Dextre, contrairement justement à une mission d'astronautes, c'est qu'on n'avait pas l'aspect humain, on n'avait pas un visage derrière la mission. C'était vraiment un élément technique. C'était une pièce de robotique, donc très détaillée, et, pour ça, ça rendait vraiment le défi encore plus intéressant parce qu'il fallait vraiment se pencher sur c'est quoi, Dextre, et arriver à trouver une façon graphique de bien l'illustrer, puis de bien exprimer ce que c'était, la mission, et ce que Dextre allait faire. Donc, je dirais que ça, ça a été une des difficultés.
Quand on parle des communications, souvent on pense toujours qu'on est impliqué à la dernière minute ou au dernier instant parce que c'est là où l'événement se passe, c'est là où le lancement a lieu. Par contre, je peux dire que l'équipe chez nous travaille depuis longtemps sur cette mission, et on est impliqué. Des fois, c'est du travail un peu dans l'ombre, mais autant la rédaction de textes, les appels placés aux médias, le positionnement qu'on peut faire sur ce que c'est Dextre, le matériel qui est développé au niveau de la jeunesse, pour les enseignants, pour les élèves dans les classes à travers le Canada, toute la distribution aussi des produits à travers le Canada, qui est planifiée, ça fait que c'est tout ça qu'on pense d'avance, puis sur lequel on travaille depuis un bon nombre de mois et de temps.
Daniel Lefebvre
Ingénieur principal des systèmes
Compte rendu intégral de la vidéo
Mon rôle dans le développement de Dextre touche à l'intégration et aux essais de celui-ci. En d'autres mots, je fais ce qu'il faut au sol pour assurer que le robot spatial fonctionnera dans l'espace. C'est sa capacité à réaliser des opérations délicates qui rend Dextre si spécial. Il est muni de deux bras situés à son extrémité, et d'une main robotique très sensible fixée à chacun de ses bras. Il peut pratiquement sentir ce qu'il fait. Il est assez agile pour ramasser un outil, s'agripper à l'élément sur lequel il travaille, et à l'aide d'un outil - par exemple quelque chose qui ressemble à un tournevis – il peut retirer un boulon et ainsi de suite, en s'agrippant aux objets. De plus, il possède un connecteur ombilical pouvant assurant l'alimentation électrique et la transmission de données au dispositif sur lequel il travaille afin de le maintenir « en vie », de maintenir se température de fonctionnement dans l'espace. Il a également la capacité de pivoter sur lui-même. Il est muni de plusieurs caméras qui lui permettent de « voir » ce qu'il fait; certaines d'entre elles peuvent être pointées et positionnées. Chacune de ses deux mains est pourvue d'une caméra à son extrémité. Aussi, Dextre peut se déplacer tout autour de la station. On peut donc l'utiliser là où on en a besoin.
C'est notre travail à la fine pointe de la technologie, qui me rend aussi fière et passionnée en ce qui concerne Dextre. Il s'agit véritablement de la prochaine génération de robots. Cette réussite ouvre la voie à des opérations encore plus complexes. En ce moment, Dextre est conçu pour exécuter des travaux d'entretien et autres à la station spatiale. Cela prouve que nous pouvons le faire, que nous pouvons le faire à distance et que nous pouvons réussir dans le cadre de missions futures.
Ken Podwalski
Gestionnaire, exploitation des missions
Compte rendu intégral de la vidéo
À titre de gestionnaire des opérations, mon travail dans cette mission n'est pas encore réellement commencé. Il s'amorcera vraiment lors du lancement de Dextre. Nous sommes impatients de planifier ces opérations, de mettre le robot en service et de voir comment il fonctionne, d'être témoin de sa réussite, puis de planifier les opérations subséquentes qu'il effectuera au cours des missions suivantes.
Il est très excitant de travailler à la réalisation d'un projet de cette ampleur. Collaborer à la construction et à l'entretien d'un véhicule utilisé dans l'espace et travailler avec les astronautes est très intimidant, mais en même temps cela vous donne la chance d'accomplir un travail passionnant lié au lancement de navettes spatiales, de travailler avec des astronautes et de les former, de préparer des opérations robotiques et d'assembler des véhicules dans l'espace. Je crois que c'est de cela dont je suis le plus fier : la possibilité de réaliser toutes ces choses. C'est extraordinaire.
En ce qui concerne Dextre et l'entretien de la station spatiale, on ne peut jamais prévoir quel sera le prochain problème. Cela requiert un haut niveau de préparation, et je crois que c'est un grand défi pour tous ceux qui participent à ce programme. Tous les ingénieurs voudraient pouvoir prévoir les problèmes et s'y préparer, mais nous n'avons pas ce luxe.
J'espère que l'année qui vient se déroulera sans heurts pour Dextre. J'espère que nous aurons l'occasion de prouver ses capacités, tout comme nous l'avons fait avec Canadarm2. L'utilisation de Canadarm2 à bord de la station spatiale s'est révélée beaucoup plus importante que prévu grâce à sa grande utilité. Dextre possède des capacités supérieures, les possibilités sont donc encore plus grandes. Dextre deviendra peut-être l'outil principal de la station spatiale, et lors de défaillances ou de bris de matériel, il sera le préposé à l'entretien qui arpentera la station spatiale pour effectuer les réparations.
Stéphane Rondeau
Ingénieur de projets du secteur terrestre
Compte rendu intégral de la vidéo
Moi, j'étais surtout impliqué au niveau des simulateurs de vol, donc tout ce qui permet l'entraînement des astronautes au sol avant qu'ils aillent accomplir leur mission dans l'espace. Donc, à l'intérieur de notre simulateur, on doit reproduire le plus fidèlement possible Dextre de façon à ce que quand ils vont venir chez nous, ils vont retrouver ce qu'ils vont retrouver à bord de la navette éventuellement. Il y a eu des choses qu'on a dû développer qui n'étaient pas du tout un problème dans le cas du Canadarm. Le Canadarm, essentiellement, on déplace des gros modules qu'on prend dans la soute de la navette, puis on les déplace tranquillement dans un espace pas trop obstrué. Mais avec Dextre, c'est tout un autre niveau. Il faut que Dextre puisse aller dans des espaces où il y a beaucoup d'obstacles, qu'il puisse s'agripper à quelque chose et qu'il puisse aller chercher des boîtes qu'il doit changer dans des espaces clos, et dans un cas même, il doit ouvrir une porte, aller chercher le bidule et refermer la porte. Alors, c'est vraiment tout un autre niveau d'interaction avec la station.
Le lancement de Dextre, c'est le début de l'aventure. C'est là que ça commence à être intéressant parce que là, on a construit Dextre, on va l'amener dans l'espace, mais la vraie portion intéressante de ce qu'on va faire avec Dextre, c'est son opération dans l'espace. Ça va positionner le Canada de façon vraiment pertinente, vraiment efficace dans le domaine de la robotique spatiale. On s'est vraiment positionné de façon intéressante pour pouvoir participer à des missions futures autant sur la Lune que sur Mars.
Viqar Abbasi
Directeur technique des systèmes de formation
Compte rendu intégral de la vidéo
Mon rôle dans ce projet est celui de gestionnaire technique du groupe de l'entraînement. Nous enseignons aux astronautes à manœuvrer Dextre pour répondre aux besoins des clients; ils viennent donc à nos installations à Saint Hubert. Nous avons une équipe d'instructeurs et de concepteurs pédagogiques qui préparent et dispensent la formation aux astronautes.
La Station spatiale internationale est dotée d'une console semblable à celle-ci. Les astronautes viennent d'abord à l'ASC pour suivre un cours d'une durée de deux semaines portant sur Canadarm2, soit ce système ci. Plus tard, après avoir maîtrisé celui-ci, ils reviennent passer deux autres semaines pour recevoir une formation sur Dextre. Ils apprennent ainsi à opérer ces deux systèmes qui forment ensemble un imposant système robotique sur la station spatiale.
Je crois que la participation du Canada à ce projet est vraiment exceptionnelle. À en juger par les éloges que nous recevons de la part de nos partenaires internationaux sur la qualité de la formation et nos systèmes robotiques, je crois que nous faisons presque l'envie de tous les membres du programme spatial. Malgré un budget plutôt restreint comparativement à ceux des autres pays, nous réalisons des choses extraordinaires, et nos robots sont de toutes les missions. Je suis très fier du rôle que joue le Canada dans l'ensemble du programme; c'est vraiment incroyable. Je pense que tout le monde devrait être au courant de cela.
Mathieu Caron
Contrôleur de vol
Compte rendu intégral de la vidéo
J'ai toujours été fasciné par l'espace, l'exploration spatiale et l'étude des sciences. J'ai une formation, un baccalauréat et une maîtrise en génie mécanique et j'ai vu cette formation comme me permettant de participer à ces projets d'exploration spatiale. Alors, si on regarde mon emploi, je ne m'ennuie jamais. Chaque jour est différent, que ce soit lorsque je commande le déplacement de la base mobile et du système d'entretien mobile avec la Canadarm2 à partir du sol, ou que je prépare des procédures pour les astronautes qui vont avoir à déplacer des charges de la grosseur d'un autobus scolaire. Il ne faut pas oublier non plus l'importance des communications, apprendre à pouvoir échanger, que ce soit en parlant ou par écrit avec les autres partenaires internationaux, que ce soit des Japonais, des Russes, des membres de l'Agence spatiale européenne ou même les Américains. Alors, toute une formation poussée peut vraiment nous mener à ces projets fantastiques.
Mes enfants sont fascinés. Mon petit garçon, en première année, a décidé de faire un projet sur la navette spatiale et il était tout heureux d'apprendre que la navette pesait la même chose que 378 éléphants d'Afrique. Alors, il espère être astronaute un jour. Et quand il tente d'expliquer à ses camarades de classe quel est mon travail, il explique que papa aide les astronautes à bouger le bras robot, parce qu'ils ont de la difficulté.
Leslie Sponder
Ingénieure d'exploitation et planificatrice de missions
Compte rendu intégral de la vidéo
Mes parents ont été ma principale source de motivation pour étudier en sciences et technologie. Dès ma plus tendre enfance, ils m'ont encouragée à m'intéresser à tout ce qui m'entoure et à poser des questions. Je crois que c'est ce qui m'a poussée à m'intéresser au fonctionnement des choses, et le fonctionnement des choses constitue la nature même des sciences et de la technologie.
J'adore l'espace, j'adore sortir la nuit et regarder les étoiles, voir des étoiles filantes, des aurores boréales et tout ce qui se rapporte à l'espace.
Chaque mission se distingue des autres. Tout le monde doit relever des défis différents au cours d'une mission, et il est toujours impressionnant de voir comment ça se termine et tout ce qui a été accompli.
Serge Gaudreau
Concepteur principal de systèmes didactiques
Compte rendu intégral de la vidéo
Les aspects les plus valorisants, finalement, ce sont les rencontres avec les astronautes parce qu'ils mettent en pratique la formation qu'ils reçoivent chez nous. Puis avec Dextre, qui est la dernière composante du système d'entretien mobile de la station spatiale, c'est fort intéressant, puis on sait que c'est le dernier. Malheureusement, je n'ai pas vu un lancement sur place encore à Kennedy Space Center, mais c'est toujours captivant, puis on se demande toujours dans les premières huit minutes s'il n'y aura pas rien qui va arriver, parce que c'est vraiment la difficulté c'est au départ et on sait que depuis Columbia à l'arrivée aussi, des fois, il y a des doutes. Alors, ça nous captive.
Dès qu'il sera déployé, ça va être à espérer qu'ils vont commencer à l'utiliser. Déjà, on a vu qu'ils ont changé des batteries, puis ça devait être fait par un astronaute qui sortait tandis que ce genre de maintenance là va pouvoir se faire faire par Dextre; puis à ce moment là, ce qu'on souhaite, c'est qu'il soit vraiment utilisé parce qu'au niveau de la performance, on n'a pas de doute. Je veux dire Canadarm2 a déjà prouvé à quel point il est performant. Puis ce sont les mêmes personnes en gros qui ont produit Dextre, qui l'ont développé, qui l'ont construit. Il y a tellement de développement technologique qui se passe dans le domaine des logiciels, c'est incroyable ce qui se fait. Puis de voir que dans cet espace où il n'y a aucune gravité, que les astronautes peuvent performer comme ça, en utilisant le bras canadien, puis en utilisant Dextre qui s'en vient, c'est toujours très, très captivant.
Laurie Metcalfe
Analyste, exploitation des missions MSS
Compte rendu intégral de la vidéo
Je crois que ce qui m'a poussée à étudier en sciences et en ingénierie, et particulièrement dans le domaine spatial, remonte à l'un de mes plus vieux souvenirs d'enfance. Tous les dimanches matins, ma mère me frisait les cheveux pour aller à l'église. Elle était une grande admiratrice de Star Trek (La patrouille du Cosmos), et c'est ce qu'elle regardait à la télévision pendant qu'elle était assise à me friser les cheveux. J'ai donc grandi avec ce goût pour l'exploration spatiale, et comme j'avais toujours porté un grand intérêt à la physique, l'ingénierie m'a semblé la voie logique à suivre.
Je suis toujours la même petite fille fascinée par les astronautes et les fusées, et oui, je ressens beaucoup d'émotions chaque fois qu'une navette spatiale est lancée. Je sais que la prochaine navette qui décollera aura à son bord un outil sur lequel j'ai travaillé, et j'ai des frissons juste d'y penser.
Poursuivre vos études est la meilleure façon de réaliser vos rêves. En étudiant, vous êtes certains de ne pas vous tromper. Vous savez, plus vous vous instruirez, plus vous aurez de chances de réaliser vos rêves. Il y a plusieurs voies qui mènent à l'instruction, mais aller à l'école et poursuivre des études demeure la meilleure.
Michel Wander
Ingénieur des systèmes
Compte rendu intégral de la vidéo
J'ai eu la chance d'assister à deux lancements, c'est vraiment spectaculaire - non seulement pour ce que vous voyez, mais surtout pour ce que vous entendez et ressentez. La puissance d'un lancement est très impressionnante, car vous pouvez sentir la réverbération dans votre corps, et il est vraiment stupéfiant qu'un engin posé sur une rampe de lancement se retrouve quelques minutes plus tard en orbite autour de la Terre.
Je resterais à l'école simplement pour les opportunités que cela offre. Étudiez et ayez de bonnes notes. N'apprenez pas seulement à étudier, apprenez à apprendre.
Nellie Lapointe
Conseillère en communications
Compte rendu intégral de la vidéo
J'ai commencé, en fait, à étudier en droit, mais j'ai rapidement compris que ma place était plutôt en communication et à l'organisation d'événements, à la participation, justement, de ce qui se déroulait à l'extérieur presque dans le contexte du droit. Donc, j'ai vraiment décidé de poursuivre vers les communications, puis je suis arrivée dans ce milieu là, puis tout de suite j'ai été emballée, puis intéressée à ce que ça pouvait apporter. Étrangement, quand j'étais jeune, j'ai toujours aimé le domaine spatial. J'ai toujours rêvé de travailler dans ce milieu là. Les sciences, ce n'était pas nécessairement pour moi. J'aurais bien aimé être ingénieure en aérospatiale ou astrophysicienne. Donc là, je me retrouve dans un milieu qui est scientifique, mais par lequel je peux faire aussi des communications. Donc ça, pour moi, c'est vraiment intéressant, puis enrichissant.
Daniel Lefebvre
Ingénieur principal des systèmes
Compte rendu intégral de la vidéo
Ce que je souhaite pour Dextre c'est un déploiement réussi. Autrement dit, qu'il survive au lancement et que tout se déroule bien, que nous réussissions à le déployer comme il se doit. Enfin, que le monde entier soit témoin de ce que nous pouvons accomplir lorsqu'il sera temps d'entretenir la station spatiale. C'est à peu près cela. Il s'agit d'un grand défi. À ce moment-ci, cela ne représente que le début de la prochaine phase. Nous avons travaillé très fort, et je crois que ce sera un peu triste de le voir partir. Mais d'un autre côté, ce sera toute une aventure de le voir s'exécuter.
Ken Podwalski
Gestionnaire, exploitation des missions
Compte rendu intégral de la vidéo
Moi, je suis privilégié. Je me considère chanceux de pouvoir travailler dans un environnement et de faire un travail où il se passe toujours quelque chose d'intéressant, où il y a toujours des gens qui me demandent :
« Alors, est-ce que la navette a été lancée hier? » et de pouvoir leur répondre que oui. Mon monde gravite autour de véhicules lancés dans l'espace, de la station spatiale en orbite autour de la Terre et des astronautes avec qui je travaille. Je pense que tout cela mis ensemble forme un environnement très riche qui me motive constamment. Il y a beaucoup de travail à accomplir. C'est un travail souvent très stressant et qui comporte beaucoup de pression, mais en contrepartie, lorsque vous contemplez votre travail et que vous réalisez et à quel point il est important et gratifiant, vous ressentez de l'intérêt et de la motivation pour ce que vous faites.
Je crois que ce qui m'a poussé à étudier dans ce secteur et à me diriger vers les sciences et l'espace, c'est l'idée de travailler dans un domaine aussi « cool ». Selon moi, lorsqu'on pense à ce genre de travail, il apparaît évident que c'est un travail vraiment amusant, excitant et rempli de défis incroyables que des milliers de personnes veulent relever ensemble. Vous regardez cela et vous vous y lancez, car vous voulez faire partie de quelque chose de grandiose!
Stéphane Rondeau
Ingénieur de projets du secteur terrestre
Compte rendu intégral de la vidéo
Moi, j'ai la vocation. J'ai su très tôt que je voulais devenir ingénieur. Très, très tôt, je dirais même au secondaire. C'était sûr que j'allais dans quelque chose de technique. C'est vraiment avec le temps, je dirais à l'université, lors de mon bac, là j'ai vu qu'il y avait des orientations spatiales, etc. Ça fait que c'est là que j'ai vraiment pris un chemin plus vers l'espace, puis une fois que j'ai commencé à goûter à ça, je n'ai pas pu arrêter. Quelqu'un m'a dit quelque chose de très sage une fois. Il m'a dit : « Le coût de ne pas aller aux études est beaucoup plus grand que le coût d'y aller ». Alors, les conséquences de ne pas essayer d'y aller, les portes que ça ne peut pas ouvrir, etc., c'est beaucoup plus intéressant d'aller aux études, puis d'aller explorer toutes les possibilités.
L'espace, c'est la nouvelle frontière. J'imagine que pour les jeunes qui voyaient Christophe Colomb s'en aller avec son bateau vers le Nouveau Monde, ils étaient impressionnés par ça puis qu'est ce qu'il va y avoir de l'autre côté? Bien, l'espace, aujourd'hui, c'est la même chose.
Viqar Abbasi
Directeur technique des systèmes de formation
Compte rendu intégral de la vidéo
Moi, j'ai choisi d'étudier en sciences et en technologie dans le but spécifique de travailler au sein du programme spatial. J'ai assisté à une conférence lors du Congrès international d'astronautique qui a eu lieu à Montréal en 1991. J'ai alors réalisé que la science fiction que j'avais vue à la télévision était entrain de devenir réalité. Il y a des entreprises, il y a des agences qui accomplissent des choses extraordinaires dans l'espace, et je veux y participer.
Il y a eu des moments, au cours de ce programme, où j'aurais aimé être astronaute. Je me dis parfois que ce doit être extraordinaire d'être là-haut dans l'espace, mais aussi que ce doit être difficile d'être toujours parti à l'autre bout du monde pour s'entraîner en vue d'une mission aussi courte. Être astronaute a donc de bons et de mauvais côtés, mais ce qui est merveilleux, c'est qu'il existe des rôles et des responsabilités au sol qui permettent de participer au programme spatial, que l'on soit astronaute ou non.
Serge Gaudreau
Concepteur principal de systèmes didactiques
Compte rendu intégral de la vidéo
Dextre a quinze degrés de liberté. Chaque bras a sept degrés de liberté et la base, qui peut se tourner, a un autre degré de liberté. Donc, ça fait sept, plus sept, plus un. Ça fait quinze degrés de liberté. Quand on parle de degrés de liberté, on parle de la capacité de l'extrémité de faire des mouvements tels que rouler, tels que ce qu'on appelle en anglais pitch, monter et descendre, puis aussi d'aller à gauche ou à droite, ce qu'on appelle un yaw en anglais. Donc, on a cette capacité ici au bout, à l'extrémité de Dextre. Ensuite, le coude se plie, comme on peut plier notre coude. Ça fait un autre degré de liberté. Et à l'épaule, on a aussi trois degrés de liberté à l'épaule. Donc, on peut rouler, comme on roule; on peut tourner de gauche à droite et monter de haut en bas. Donc, ça fait sept degrés de liberté pour un bras, sept pour l'autre bras, puis la base tourne de sorte qu'on puisse déplacer les caméras pour pouvoir voir différents angles avec les caméras parce que les caméras sont placées sur la base de Dextre.