Depuis son lancement en 2001 à bord de la mission STS-100 de la navette spatiale Endeavour, le Canadarm2 a joué un rôle essentiel dans l'assemblage de la Station spatiale internationale. La capacité quasi illimitée du Canadarm2 pour ce qui est de la manutention des charges a été déterminante dans la mise en place de nombreux modules On pense notamment au sas Quest et à l'imposante poutrelle de la station, dont certains segments pèsent jusqu'à 14 tonnes.
Canadarm2 ne fait pas que soulever de grosses charges. Il sert également de plateforme de travail pour les astronautes en sortie extravéhiculaire. Ce bras de 17 mètres de long, doté de sept articulations, procure aux astronautes la souplesse voulue pour atteindre des endroits difficilement accessibles. En 2005, lors de la mission de « Retour en vol » de la navette, un astronaute, les pieds solidement attachés à l'extrémité du Canardarm2, a permis d'en démontrer l'utilité. Il a effectué d'importantes réparations sur le ventre de la navette de sorte qu'elle puisse revenir sur Terre en toute sécurité.

Au cours des dernières années, les ingénieurs et les scientifiques canadiens se sont employés à améliorer le Canadarm2 en lui faisant subir des mises à niveau régulières. Le Canadarm2 peut désormais être commandé depuis le sol, en vue de l'arrivée de Dextre, le dernier élément de la contribution canadienne à la station spatiale. Ce robot à deux bras effectuera les manipulations délicates qui exigent présentement des sorties dans les conditions difficiles de l'espace. De plus, le Canadarm2 est plus robuste que son prédécesseur, le Canadarm. Lorsque les futurs véhicules de logistique autonomes s'approcheront de la station, le Canadarm2 sera prêt à les saisir et à les mettre en place.
Qu'il soit utilisé pour assembler et entretenir la station spatiale, pour contribuer aux activités de réapprovisionnement ou pour travailler en tandem avec Dextre, le Canadarm2 demeurera un symbole de l'excellence canadienne en matière d'innovation et de génie.