Les bienfaits de la Station spatiale internationale pour l'humanité

Vous êtes asthmatique? Une nouvelle découverte venu tout droit de l'espace pourrait vous aider.

Kalle, un jeune garçon de 10 ans, est déjà très favorable à la technologie spatiale. À l'avenir, il pourrait bien maîtriser son asthme avec un petit appareil que les membres d'équipage utilisent à bord de la Station spatiale internationale. Grâce à cet appareil, l'oxyde nitrique – un gaz présent dans l'air que nous expirons – n'a plus de secrets pour Kalle.

L'oxyde nitrique, plus justement appelé monoxyde d'azote, est une molécule présente à peu près partout qui peut avoir un effet aussi bien positif que négatif. Le monoxyde d'azote est un polluant atmosphérique, émis par les véhicules à moteur et les procédés industriels qui brûlent du combustible. Il contribue à endommager la couche d'ozone et est facilement converti en acide nitrique – lequel peut tomber sous forme de pluies acides.

Étrangement, des quantités infimes de ce gaz sont libérées localement dans les tissus enflammés chez les humains et autres mammifères. En remontant à la source de ces émissions, on peut détecter la présence de différentes maladies. Chez les personnes asthmatiques, une plus grande quantité de monoxyde d'azote est présente dans l'air expiré en raison de l'inflammation des poumons. En mesurant la quantité de gaz expiré, on peut diagnostiquer la maladie ou prévenir les crises en ajustant la médication.

Le monoxyde d'azote est également une molécule d'intérêt à bord de la station spatiale. La poussière et les petites particules qui flottent librement en impesanteur peuvent être inhalées par les astronautes et, éventuellement, provoquer une inflammation des voies respiratoires. Ce gaz joue aussi un rôle dans le mal de décompression, qui peut être provoqué par les sorties dans l'espace.

L'Agence spatiale européenne (ESA) utilise un appareil léger, commode et précis pour mesurer le monoxyde d'azote dans l'air expiré. Cette mesure vise à détecter une éventuelle inflammation des voies respiratoires chez les astronautes et à intervenir avant qu'un problème de santé ne survienne.

Cet appareil, mis au point par la société suédoise Aerocrine AB et par l'ESA, s'est avéré utile aussi bien dans le cadre de l'exploration spatiale que pour un usage courant sur Terre. Le NIOX MINO® est maintenant utilisé par des patients comme Kalle dans les établissements de santé. L'appareil permet d'évaluer le degré de maîtrise de l'asthme et l'efficacité de la médication et, du même coup, d'accroître la précision de la posologie, de réduire les crises et d'améliorer la qualité de vie.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec :

Lars Karlsson et Lars Gustafsson
Karoliniska Institutet, Stockholm, Suède
Dept of Physiology and Pharmacology
Karolinska Institutet
Nanna Svartz väg 2
S-171 77 Stockholm, Suède
Tél. : +46 8 524 868 90
Courriel : Lars.Karlsson@ki.se

Par: l'Agence spatiale européenne