Histoires à succès

Selon les prévisions... ABB remporte un succès croissant et la science météorologique se fait plus précise

Le CrIS (Crosstrack Infrared Sounder) de la National Aeronautics and Space Administration (NASA) représente une percée importante en matière de sondeurs météo embarqués sur satellites – des instruments qui mesurent la température, la pression et l'humidité atmosphériques. Lorsque les photographies prises par imagerie satellite sont combinées aux données saisies par les sondeurs, les météorologues peuvent faire des prévisions plus précises.

ABB, une entreprise située à Québec, a largement contribué au succès du CrIS, car son secteur des mesures analytiques a développé le prototype d'un interféromètre plus efficace pour le spectromètre à transformée de Fourier, ou FTS. Les spectromètres comme le FTS décomposent la lumière selon différentes fréquences, tel un prisme qui décompose la lumière en différentes couleurs. Ces fréquences sont ensuite analysées afin d'identifier et quantifier les constituants dans l'atmosphère. L'interféromètre est un instrument qui utilise les patrons interférentiels pour mesurer précisément les longueurs d'ondes de la lumière.

Le Programme de développement des technologies spatiales (PDTS) ouvre des portes à ABB

L'interféromètre dynamiquement aligné d'ABB, qui a été mis au point grâce à un contrat de 150 000 $ conclu dans le cadre du Programme de développement des technologies spatiales (PDTS) de l'Agence spatiale canadienne (ASC), module la lumière infrarouge permettant de mesurer simultanément son intensité sur un millier de longueurs d'ondes, ce qui est l'une des principales caractéristiques de la technique FTS.

Le projet a pris fin au début du programme du CrIS, mais ce dispositif contribue encore au succès de toute la mission. Il a confirmé qu'il est non seulement pertinent, mais également très utile, d'avoir recours à la technologie FTS pour les applications sondant la météo spatiale.

Les réalisations d'ABB débouchent sur des ventes

Les contributions d'ABB au révolutionnaire CrIS ne sont pas passées inaperçues. En 15 ans, la conception, le développement, la construction et la démonstration de l'interféromètre d'ABB ont permis de conclure des contrats d'environ 50 millions de dollars en vertu du programme du CrIS – soit plus de 300 fois le montant initial investi par le PDTS. Grâce à ce programme, la technologie de l'interféromètre a maintenant une présence réelle et viable dans le cadre des missions d'observation météorologique à partir de l'espace.

Le CrIS est à la hauteur de toutes les attentes

Installé en 2011 à bord d'un satellite météorologique lancé lors d'une mission connue sous le nom de Suomi National-Polar Partnership, ou Suomi NPP, le CrIS promet également de fournir aux scientifiques de nouvelles données sur l'atmosphère de la terre. Sa phase d'essai s'étant terminé début 2012, le CrIS est maintenant pleinement opérationnel et les premiers rapports montrent qu'il répond à toutes les attentes.

La mission du Suomi NPP doit durer cinq ans, mais ABB se prépare déjà à fournir sa technologie typiquement canadienne à d'autres projets. Plus tard en 2012, la société prévoit livrer un deuxième modèle de vol de son interféromètre. Ce modèle fera partie du CrIS qui sera installé sur le système satellitaire polaire commun, ou JPSS-1. ABB espère également pouvoir participer à la mission du JPSS-2. Les deux satellites JPSS devraient être lancés en 2016 et en 2022 respectivement.

Au sommet de ses activités, le projet a employé 60 travailleurs

Les retombées du projet CrIS n'ont pas seulement pris la forme de profits pour ABB. Le projet s'est également traduit par des emplois – au sommet de ses activités, il a permis d'employer près de 60 travailleurs et techniciens chevronnés. La nécessité d'embaucher ces employés hautement qualifiés a fluctué tout au long du projet, mais a permis de créer des emplois à raison de 125 années-personnes.

Grâce aux grandes compétences acquises en matière d'ingénierie, la société ABB est également en train d'élargir son portefeuille de technologies dans d'autres domaines de l'instrumentation optique. Elle est parfaitement consciente que les gouvernements et d'autres organisations souhaitent vivement mesurer d'autres choses dans l'atmosphère, par exemple les polluants et les gaz à effet de serre. ABB a donc l'intention de se positionner pour répondre à ces différents besoins. Elle prévoit ainsi une croissance considérable de ses activités dans le domaine de l'instrumentation optique spatiale au cours des prochaines années.