Une des choses les plus précieuses qu’une personne possède, c’est son nom. Le nom c’est la combinaison d’un prénom et d’un nom de famille, par exemple Jean-François Tremblay ou Laurence Gagnon.
De quelle manière tes parents ont-ils choisi ton nom?
Peut-être as-tu été nommé d’après un grand-parent, un oncle ou une tante.
Peut-être que l’important pour tes parents était le caractère culturel, religieux ou ethnique qu’évoquait le nom qu’ils t’ont donné.
Peut-être que le nom qu’ils ont choisi était celui dont ils rêvaient depuis longtemps ou peut-être pensaient-ils que ce nom t’allait à merveille et qu’aucun autre ne serait aussi spécial.
Peu importe la raison du choix de ton nom, il t’appartiendra pour toujours. Écris un texte d’une page sur les origines de ton nom.
Les noms revêtent une grande importance pour plusieurs autres objets. À part les personnes, qu’est-ce qui peut porter un nom? Peux-tu dresser une liste d’objets pouvant porter un nom?
1.
2.
3.
4.
5.
Si tu regardes le ciel nocturne, tu y verras la Lune, les étoiles et peut-être même quelques planètes. Ce sont tous des corps célestes qui portent un nom. Ainsi, les planètes tirent surtout leurs noms de la mythologie romaine.
Dans la mythologie romaine, Vénus était la déesse de l’amour et de la beauté. La planète a été nommée Vénus parce qu’elle est la plus brillante de toutes les planètes.
Comme tu le sais peut-être, Jupiter est la plus grande et la plus massive des planètes du système solaire. Jupiter était le roi de tous les dieux. Il est donc approprié qu’une planète si imposante porte ce nom.
Finalement, la planète Pluton a été nommée d’après le dieu des enfers. C’est probablement parce qu’elle est si loin du Soleil et qu’elle est toujours dans l’obscurité qu’on l’a nommée ainsi.
Les objets naturels, comme les planètes, ne sont pas les seuls que l’on retrouve dans
l’espace. Depuis que l’Homme a réussi à placer des objets en orbite au cours des années
1950, il envoie des satellites, des fusées et des navettes spatiales dans l’espace. Le
premier objet de fabrication humaine à atteindre la haute atmosphère et à se placer en
orbite autour de la Terre était Spoutnik, un satellite russe dont le nom signifie
« voyageur ».

Le Canada a rapidement emboîté le pas à la Russie et aux États-Unis dans sa course à l’espace en devenant le troisième pays à développer et à construire son propre satellite scientifique. L’aventure Alouette a été particulièrement importante dans l’histoire spatiale canadienne. Lancé le 29 septembre 1962, le satellite scientifique Alouette-1 a propulsé le Canada dans l’ère spatiale.
L’alouette est un oiseau d’Amérique du Nord que l’on retrouve principalement sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. « Alouette » est également le titre d’une chanson folklorique canadienne française très populaire. C’est M. Hartley Zimmerman, président du Conseil de recherches pour la défense, qui a suggéré le nom « Alouette » pour le premier satellite canadien.
Après le lancement réussi d’Alouette-1, les Canadiens ont entrepris des projets encore plus ambitieux. Au début des années 1970, le développement de leur premier satellite de télécommunications était presque terminé. Il fallait trouver un nom à cette innovation qui rapprocherait les Canadiens et qui leur permettrait de communiquer entre eux, d’un océan à l’autre. Un concours national a été lancé dans le but de trouver un nom au nouveau satellite. Des milliers de propositions ont été envoyées dans le cadre de ce concours et, finalement, le nom retenu pour ce qui allait devenir une série de satellites de télécommunications a été Anik, qui signifie « frère » en langue inuite. Ce nom a été choisi parce qu’il symbolise l’engagement d’aider les Canadiens à mieux communiquer les uns avec les autres.
Trouver le nom parfait pour un enfant peut-être difficile et il en va de même pour les technologies spatiales. Voilà peut-être pourquoi certaines de ces technologies sont plutôt connues par leur acronyme. Un acronyme est l’abréviation d’un mot ou d’un groupe de mots. Par exemple, ISIS est un acronyme de International Satellites for Ionospheric Studies Program (Programme de satellites internationaux d’étude de l’ionosphère). La première lettre de chaque mot clé a été retenue et ces lettres ont ensuite été regroupées de manière à rendre possible leur expression en un seul mot, soit ISIS. L’utilisation d’un acronyme pour nommer un satellite ou un projet permet de conférer au terme une signification concrète sans avoir recours à une longue explication.
Essaie de trouver les acronymes de ces projets canadiens.
1. Optical Spectograph and Infra-Red Imaging System
(Système de spectrographie optique et d’imagerie dans l’infrarouge)
__________ OSIRIS
2. Measurements of Pollution in the Troposphere
(Mesure de la pollution dans la troposhère)
__________ MOPITT
3. Middle Atmosphere Nitrogen TRend Assessment
(Évaluation des tendances des mouvements de l’azote dans l’atmosphère moyen)
__________ MANTRA
4. Auroral Composition and Toroidal Ion Velocity Experiment
(Expérience sur la composition aurorale et la vitesse des ions en champ toroïdal)
__________ ACTIVE
5. Mobile Servicing System (Système d’entretien mobile)
__________ MSS
Le Canada participe à l’exploration spatiale depuis plus de trois décennies. Il y a vingt ans, le Canada laissait sa marque dans l’espace avec quelque chose de bien différent d’un satellite ou d’une expérience scientifique.
Le SRMS, acronyme de Shuttle Remote Manipulator System (télémanipulateur de la navette spatiale), est un bras robotique fabriqué au Canada qui s’installe dans la soute de la navette spatiale. Ce bras articulé et profilé sur lequel est tatoué le nom « Canada » est le symbole le plus reconnu du développement technologique canadien, et ce, depuis son tout premier vol spatial lors de la deuxième mission de la navette Columbia au mois de novembre 1981. Le SRMS a ensuite été rebaptisé « Canadarm » par le président du Conseil national de recherches du Canada au moment où il a été présenté à la NASA.

L’arrivée du nouveau millénaire coïncide avec l’arrivée d’un nouveau bras robotique canadien. Après plusieurs années de développement, ce bras robotique de nouvelle génération, le Télémanipulateur de la Station spatiale (SSRMS pour Space Station Remote Manipulator System), est finalement prêt à être lancé à destination de son nouveau domicile, la Station spatiale internationale.
Tout comme son prédécesseur, le Canadarm, ce nouveau membre de la famille de la robotique spatiale canadienne sera la fierté des Canadiens au fil des décennies. Tout comme toi qui portes peut-être le nom d’un de tes aïeuls, le SSRMS a été rebaptisé Canadarm-2 en l’honneur de son « ancêtre », le Canadarm.
Le Canadarm-2 sera un élément essentiel de la Station spatiale internationale. Sans lui, elle ne pourrait pas être assemblée. Le Canadarm, la réalisation technologique canadienne la plus réputée, et le Canadarm-2, le nouveau bras robotique canadien à la fine pointe de la technologie, travailleront de concert dans l’espace. Lorsque le monde verra le Canadarm-2 à l’oeuvre sur la Station spatiale, il comprendra pourquoi le Canada est le leader mondial en robotique spatiale.