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Mon corps dans l'espace – On sort

Fiche 1 pour l'éducateur – La girouette

Remarque

Cet exercice ne s'adresse qu'à des volontaires. Comme il peut provoquer des étourdissements et donner la nausée, l'éducateur ou l'adulte responsable doit assurer une supervision adéquate et se prémunir contre les complications éventuelles.

Information contextuelle à l'intention de l'éducateur :

Quelle que soit l'orientation du corps, le cerveau reçoit les informations de son environnement par les yeux, les muscles et les tendons ainsi que par un ensemble de capteurs sensibles au mouvement du liquide situé dans les canaux de l'oreille interne. Sur Terre, les muscles, même au repos, subissent les effets de la pesanteur. Toutefois, l'énergie requise pour effectuer des mouvements n'est pas toujours la même. Selon le principe d'Archimède, tout corps plongé dans un liquide subit une poussée verticale dirigée vers le haut et égale au poids du volume de liquide déplacé. C'est pourquoi, dans l'eau, l'énergie nécessaire pour déplacer les bras est moins grande qu'à l'air libre à cause de la résistance de l'eau. Bien sûr, l'air aussi entraîne une certaine résistance. Il suffit de penser à la force qui s'exerce sur notre bras lorsque nous le laissons sorti par la fenêtre de la voiture alors que nous roulons.

Qu'en est-il lorsque le corps est en état d'apesanteur?

Lorsqu'un astronaute quitte la Terre pour aller dans l'espace, son cerveau continue d'interpréter le milieu environnant avec les repères visuels terrestres. Aussi, recevant des informations discordantes, l'astronaute a du mal à s'adapter à ce nouveau milieu d'apesanteur. Il est désorienté car les capteurs de son oreille interne et de ses muscles ne sont pas capables de s'orienter en apesanteur. Son cerveau ne peut donc compter que sur des informations visuelles.

Quels sont les capteurs de l'oreille interne et où sont-ils situés? Les capteurs reçoivent l'information selon la position des otolithes qui se déplacent à l'intérieur des canaux. Jetons un coup d'œil à la configuration de l'oreille interne qui renferme l'organe de l'équilibre.

Capteurs de l'oreille interne

Le complexe de l'oreille interne est composé de trois canaux semi-circulaires perpendiculaires entre eux. Ces canaux sont remplis d'otolithes, des cristaux de carbonate de sodium, qui se déplacent sous l'effet de la force de gravitation le long des parois des cellules sensorielles. De ce fait, nous sommes en mesure de percevoir les déplacements dans les trois dimensions. L'inclinaison du corps fait bouger les cristaux et stimule les cellules sensorielles. Celles-ci envoient un message nerveux au cerveau qui détermine l'inclinaison. Lorsqu'on tourne la tête, les otolithes se déplacent sous l'action de leur propre poids et génèrent un message nerveux.

Dans des conditions d'apesanteur, comme à bord de la Station spatiale internationale, les signaux nerveux sont totalement différents. En effet, les otolithes ne stimulent plus les cellules des canaux semi-circulaires comme ils le font sur Terre. Cela perturbe l'équilibre de l'astronaute et se traduit par une sensation de chute ou l'impression d'avoir la tête en bas. Cela peut déboucher à court terme sur un trouble appelé mal de l'espace, qui se manifeste sous forme de vertiges et de vomissements au cours des premiers jours d'exposition à des conditions d'apesanteur.

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