Similitudes entre la plongée sous-marine et la marche dans l'espace
Les astronautes affirment que la plongée sous-marine est ce qui se rapproche le plus de la sortie dans l'espace. Dans les deux cas, celui ou celle qui pratique l'activité doit porter un équipement nécessaire à sa survie dans un milieu naturellement hostile à l'homme. L'activité est d'une durée prédéterminée et limitée aux réserves d'oxygène disponibles dans les bonbonnes.
La maladie des caissons est aussi commune à la plongée et à la sortie dans l'espace. Toutefois, pour le plongeur, elle risque de se manifester à la fin de l'activité plutôt qu'au début, comme c'est le cas pour l'astronaute. En effet, c'est au cours de sa remontée à la surface de l'eau que le plongeur risque de souffrir des effets de la décompression de l'azote présent dans ses tissus et ses fluides corporels. Pour prévenir ce phénomène, la remontée doit s'effectuer graduellement.
En plongée, les mouvements sont gênés par l'eau qui oppose à notre corps une résistance supérieure à celle de l'air. Toutefois, c'est cette résistance qui fait en sorte qu'il est possible de se déplacer avec une relative aisance sous l'eau. Un mouvement des bras vers l'arrière permet de nous propulser vers l'avant. Dans l'espace cependant, l'absence totale d'atmosphère fait en sorte que les mouvements visant à faire se déplacer l'astronaute sont vains (dans le meilleur des cas, ce dernier fera des pirouettes sur lui-même). Il est donc nécessaire d'avoir prise sur un objet pour se tirer d'un point à l'autre. Une autre solution consiste à employer un dispositif de manoeuvres qui permet à l'astronaute de se déplacer à l'aide de jets d'azote. Ce dernier, monté par-dessus le PLSS, comporte un certain nombre de tuyaux desquels le gaz sous pression est expulsé et qui permet à l'astronaute d'évoluer à sa guise.
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