Les astronomes et leurs outils - Astronomes canadiens

  1. Jaymie Matthews – astronome professionnel
  2. Paul Hickson – astronome professionnel
  3. Jayanne English – astronome professionnel
  4. Sun Kwok – astronome professionnel
  5. David Levy – astronome amateur
  6. Terence Dickinson – astronome amateur
  7. Tyler Foster – étudiant en astronomie

1. Jaymie Matthews – astronome professionnel

Jaymie Matthews a obtenu son baccalauréat en sciences de l'Université de Toronto et son doctorat de l'Université Western Ontario en 1987. Il est actuellement professeur titulaire à l'Université de la Colombie-Britannique, et ses travaux de recherche portent essentiellement sur la séismologie stellaire, c'est-à-dire l'étude du coeur des étoiles. Le professeur Matthews participe également au projet de microsatellite MOST (Microvariabilité et oscillations stellaires) à titre de scientifique de mission. Le microsatellite est en fait un petit télescope optique qui permet de mesurer les oscillations des étoiles par rapport à leur position dans l'espace, phénomène qui confirme la présence de planètes en orbite autour d'elles. En collaboration avec d'autres astronomes canadiens et plusieurs diplômés de l'Université de la Colombie-Britannique, le professeur Matthews a contribué à la construction de ce petit satellite. Une fois en orbite (son lancement a eu lieu le 30 juin 2003 en Russie), ce microsatellite est devenu l'instrument optique le plus sensible de sa génération.

2. Paul Hickson - astronome professionnel

Paul Hickson

Paul Hickson a obtenu son baccalauréat en physique de l'Université de l'Alberta en 1971 et son doctorat en astrophysique du California Institute of Technology en 1976. Il s'est ensuite joint au Département de géophysique et d'astronomie (Disponible en anglais seulement) de l'Université de la Colombie-Britannique en 1978 où il est maintenant professeur titulaire au Département de physique et d'astronomie. Ses travaux de recherche portent sur la cosmologie, l'astronomie extragalactique, l'étude des galaxies et les techniques utilisées en astronomie. De plus, il a contribué à la mise au point du télescope Gemini et du télescope spatial de prochaine génération (NGST), rabaptisé télescope spatial James Webb. Il participe activement à l'élaboration et à la mise en application de télescopes à miroir liquide.

Les travaux de recherche de M. Hickson portent à la fois sur les galaxies éloignées et voisines de la nôtre et sur la formation et l'évolution de ces systèmes gravitationnellement liés. Paul Hickson a joué un rôle prépondérant dans la construction des plus imposants télescopes terrestres à miroir de mercure liquide. Ce type de télescope comprend un miroir primaire constitué d'une couche de mercure liquide auquel on induit un mouvement de rotation, ce qui permet d'obtenir une surface parfaitement parabolique. Le professeur Hickson dirige une équipe internationale de scientifiques provenant de l'Université de la Colombie-Britannique, de l'Université Laval et de l'Institut d'astrophysique de Paris dans le cadre de la construction d'un télescope de six mètres de diamètre qui sera installé à 70 kilomètres à l'est de Vancouver. Ce télescope figurera au palmarès des plus imposants télescopes de la planète, son coût n'étant qu'une fraction de celui des télescopes de sa catégorie. Étant donné que les télescopes à mercure liquide ne permettent d'observer qu'une bande de ciel directement au zénith, ils ne remplaceront jamais les télescopes conventionnels. Cependant, en raison de leur faible coût, ils sont d'une grande utilité pour la recherche astronomique.

3. Jayanne English – astronome professionnelle

Jayanne English

À l'instar de nombreuses familles de Toronto, Mme Jayanne English et ses proches se rendaient chaque fin de semaine dans un lieu de villégiature où le ciel étoilé en met plein la vue. Peut-être est-ce pourquoi Mme Jayanne n'a pas souvenir d'une époque où elle n'était pas fascinée par l'astronomie. Avant d'obtenir son diplôme de l'Ontario College of Art, elle avait déjà entrepris un baccalauréat en astronomie à l'Université de Toronto, où, comme tout artiste qui se respecte, on se souvient d'elle comme d'une personne haute en couleurs. Elle a obtenu son doctorat en observant les étoiles aux observatoires du mont Stromlo et de Siding Spring, en Australie, sous la supervision du professeur Ken Freeman. Après l'obtention de son doctorat de l'Australian National University en 1994, elle est revenue profiter des hivers canadiens et de deux bourses de recherche post-doctorales avec Judith Irwin de l'Université Queen's. Elle a ensuite fait la promotion de l'Étude canadienne du plan galactique (ÉCPG) (Disponible en anglais seulement) auprès de ses collègues astronomes de Baltimore, travaillant à l'Institut scientifique du télescope spatial, endroit où elle a reçu une bourse de recherche post-doctorale inusitée faisant d'elle la coordonnatrice du projet Hubble Heritage et la créatrice du site internet Hubble Heritage (Disponible en anglais seulement). Dans le cadre du projet Hubble Heritage, Jayanne English a également contribué à la création d'images couleurs d'objets célestes, coiffant parfois le chapeau d'imagiste en chef. Depuis 2002, elle occupe le poste de professeure adjointe au Département de physique et d'astronomie de l'Université du Manitoba (Disponible en anglais seulement).

Les travaux de recherche de Jayanne portent sur le comportement des gaz dans les galaxies en interaction et sur les échanges de masse et d'énergie entre le disque et le halo galactiques. Ces temps-ci, elle étudie en profondeur les données de l'Observatoire fédéral de radioastronomie relatives à l'ÉCPG qui démontrent l'existence d'une protubérance gazeuse de plus de 1 000 années-lumière, ayant la forme d'un champignon, saillant du plan de la Voie lactée. En plus de diriger une équipe de spécialistes chargés d'étudier ce phénomène, elle a photographié la protubérance ainsi que d'autres nuages de gaz présents dans le disque galactique de la Voie lactée.

La recherche astronomique au Canada, qui est principalement axée sur le travail d'équipe, plaît particulièrement à Mme English. Plutôt que de travailler seule sur un projet, elle préfère collaborer avec d'autres astronomes et étudier la matière que l'on retrouve entre les étoiles qui forment la Voie lactée. Par exemple, l'équipe qui a découvert le nuage gazeux de la Voie lactée en forme de champignon était formée de six astronomes répartis entre les villes de Calgary et de Québec. L'ÉCPG a connu un tel succès que le projet a pris de l'ampleur et est devenu l'Étude internationale du plan galactique. À titre de participante à cette nouvelle étude, Jayanne et son collègue de l'Université du Manitoba, M. Samar Safi-Harb, tentent de déterminer si des étoiles mourantes peuvent produire ces nuages gazeux en forme de champignon. Chaque année, Mme English et M. Safi-Harb se réunissent avec 30 de leurs collègues collaborant à l'étude du plan galactique pour partager leurs découvertes et leurs plans. Ces rencontres prennent plus ou moins la forme d'exposés. Les astronomes profitent de ces rencontres pour contribuer aux projets de chacun, organiser leurs travaux et planifier ensemble les projets à venir. Non seulement Mme English trouve-t-elle la collaboration avec ses collègues enrichissante, mais elle en retire un plaisir fou.

La production d'images astronomiques à partir des jeux de données du télescope Hubble et de l'ÉCPG au cours des dernières années a empêché Jayanne d'organiser des expositions d'art et d'exposer ses propres oeuvres. On pourrait aussi la qualifier d'artiste-chef puisque sa cuisine est artistique et audacieuse. Elle s'adonne également à la bicyclette, question de minimiser les effets des plats qu'elle cuisine!

4. Sun Kwok – astronome professionnel

Sun Kwok

Sun Kwok Professeur d'astronomie, Université de Calgary (Disponible en anglais seulement). Détenteur de la bourse Killam, Conseil des Arts du Canada

Chercheur principal (astronomie canadienne) - projet du satellite Odin. Président du Groupe de travail de l'Union astronomique internationale sur les nébuleuses planétaires (1994-2001).

Auteur de deux ouvrages (« The Origin and Evolution of Planetary Nebulae », Cambridge University Press 2000, et « Cosmic Butterflies », Cambridge University Press 2001) et de plus de 200 articles publiés dans des revues scientifiques.

Le professeur Kwok a fait des observations astronomiques poussées au moyen de nombreux télescopes spatiaux, notamment le télescope spatial Hubble, l'Observatoire spatial infrarouge, le Spectroscope opérant dans l'ultraviolet lointainet le télescope à rayons X Chandra.

M. Kwok est un expert dans l'étude des étapes finales du cycle de vie des étoiles et est mieux connu pour sa théorie sur la formation des nébuleuses planétaires. Ses travaux de recherche actuels portent sur l'étude spectroscopique dans l'infrarouge des composés organiques qui se trouvent dans le milieu interstellaire.

Site Web du Laboratoire d'astronomie spatiale (Disponible en anglais seulement)

5. David Levy – astronome amateur

David Levy

David Levy a découvert 21 comètes, dont huit à partir de son observatoire installé dans sa cour arrière, et 13 autres dont il partage la découverte avec Gene et Carolyn Shoemaker. L'une de ces comètes, Shoemaker-Levy 9, a percuté Jupiter au courant de l'été 1994, ce qui a donné lieu à la plus gigantesque explosion à survenir sur une autre planète du système solaire.

M. Levy est rédacteur scientifique pour le compte de la revue « Parade » et signe la chronique « Science on Parade ». Il a récemment obtenu un Emmy pour son documentaire télévisé intitulé « Three Minutes to Impact ».

Depuis 1988, David Levy rédige la chronique « Star Trails » publiée dans la revue « Sky & Telescope  » (Disponible en anglais seulement).

David a fait de nombreuses apparitions télé dans le cadre d'émissions telles que « Today », « Good Morning America » et « World News Tonight » où Gene Shoemaker, Carolyn Shoemaker et lui ont été nommés « Personnalités de la semaine » durant la semaine du 22 juillet 1994.

David Levy a reçu deux doctorats honorifiques, l'un de l'Université Queen's (1994) et l'autre de l'Université Acadia (1995).

Il a été récemment accepté à l'Université hébraïque de Jérusalem où il rédige un mémoire de doctorat pour le Département d'anglais sur le roi Lear, l'explosion d'une étoile et la confrontation entre l'astrologie et l'astronomie.

David Levy a obtenu son baccalauréat (études anglaises) de l'Université Acadia en 1972 et sa maîtrise (études anglaises) de l'Université Queen's en 1979.

Il est scientifique adjoint et membre du Comité consultatif supérieur du Flandrau Science Center à Tucson, sur le campus de l'University of Arizona, près du Lunar & Planetary Laboratory.

David est le président d'honneur des centres kingstoniens et montréalais de la Société royale d'astronomie du Canada (Disponible en anglais seulement).

David n'a jamais suivi de cours formels en astronomie.

* Biographie tirée du site Web de David H. Levy (Disponible en anglais seulement)

6. Terence Dickinson – astronome amateur

Terence Dickinson

Terence Dickinson est l'éditeur de la revue « SkyNews » depuis la première publication de ce magazine en 1995. Il travaille à plein temps dans le domaine de l'astronomie depuis 1967, que ce soit à titre de rédacteur, d'éditeur, d'enseignant ou de communicateur.

Il est l'auteur canadien ayant écrit le plus grand nombre de livres d'astronomie s'adressant tant aux jeunes qu'aux adultes. Parmi les 14 livres qu'il a rédigés, mentionnons « NightWatch », l'un des livres d'astronomie les plus vendus au monde. Ses articles très prisés ont été publiés dans des douzaines de revues, allant du « Reader's Digest » à « Popular Mechanics ».

Il est chroniqueur hebdomadaire au « Toronto Star » et un commentateur régulier pour le compte du canal canadien Discovery et de la SRC. L'astéroïde 5272 Dickinson porte même son nom.

En 1995, il a été nommé membre de l'Ordre du Canada par le gouverneur du Canada.

* Biographie tirée du site Web de SkyNews (Disponible en anglais seulement)

7. Tyler Foster – étudiant en astronomie

Après avoir reçu le livre de Terence Dickinson « Nightwatch » en cadeau de Noël, en 1983, Tyler Foster commence à songer à poursuivre des études et à faire carrière en astronomie. Par la suite, il construit de ses propres mains un télescope réfracteur bringuebalant et devient membre de la section d'Edmonton de la Société royale d'astronomie du Canada. Pendant son baccalauréat en littérature anglaise (obtenu en 1992), Tyler reçoit l'appui d'astronomes professionnels locaux et participe aux premiers pas de la recherche astronomique mettant à profit des petits télescopes équipés d'une caméra CCD. Il occupe également plusieurs postes dans le cadre desquels il est appelé à enseigner l'astronomie.

En travaillant d'arrache-pied, il parvient à effacer les échecs du secondaire en mathématiques et en physique et obtient son baccalauréat avec distinction en physique théorique de l'Université de l'Alberta en 1998. Dès lors, il avait déjà publié des articles de recherche dans le domaine de la photométrie CCD et des étoiles variables. Non seulement donnait-il des cours aux enfants et aux adultes sur les phénomènes scientifiques observables dans le ciel étoilé, mais c'est lui qui a créé les logiciels et a mis en oeuvre le matériel CCD qui a été installé sur le télescope de 0,5 mètre de l'Observatoire astronomique Devon, de l'Université de l'Alberta.

Pour connaître le succès, un astronome moderne doit posséder une solide expérience en observation astronomique dans de multiples longueurs d'onde. Ainsi, dans le cadre de sa maîtrise, Tyler Foster s'est joint à l'équipe d'Étude canadienne du plan galactique (ÉCPG) et a entrepris de façon concrète l'observation astronomique dans des longueurs d'onde multiples. Encadré par les plus grands astronomes du Canada participant au projet ÉCPG, il est devenu un radioastronome accompli. Il poursuit maintenant un doctorat dans le cadre duquel il tente de combiner des techniques du domaine de l'optique et des ondes radio pour créer de nouvelles approches misant sur de multiples longueurs d'onde et qui permettraient de répondre à de nombreuses questions portant sur la structure de la Voie lactée. En ce moment, il étudie avec passion les poussières contenues dans notre galaxie puisqu'il croit que ces dernières pourraient permettre de mesurer la distance qui sépare les objets célestes se trouvant dans la Voie lactée.

Quand il n'observe pas le ciel étoilé, Tyler aime bien se remémorer les concepts de masse et de pesanteur en pratiquant l'haltérophilie.