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Les ingénieurs

Les ingénieurs et les techniciens

Si ce sont les engins spatiaux qui te passionnent et te font rêver, tu as l'embarras du choix quant à une carrière qui te permettra de travailler dans l'industrie spatiale et peut-être de créer de nouvelles composantes qui, un jour, aideront les astronautes à accomplir leur mission.

La robotique

Ingénieur de la production automatisée, ingénieur en robotique, technicien en robotique

Fabrication de mécanismes automatisés capables de remplacer l'être humain pour certaines tâches.

Les matériaux

Ingénieur en matériaux et en métallurgie

Conception de nouveaux alliages et de matériaux synthétiques capables de résister aux conditions extrêmes de l'espace.

L'électronique et l'électricité

Ingénieur électricien, technicien en génie électrique, ingénieur électronicien, technicien en génie électronique

Électricité : production et distribution de l'électricité.

Électronique : circuits électroniques et systèmes électriques.

L'informatique

Ingénieur et technicien en informatique

Développement de systèmes, de programmes et de composantes informatiques qui assureront le bon fonctionnement des engins spatiaux.

L'aérospatiale

Ingénieur en aérospatiale, en avionique et en instrumentation, ingénieur en conception d'aéronefs, technicien en avionique et en génie aérospatial

Conception d'aéronefs pouvant évoluer tant dans l'atmosphère terrestre que dans l'espace.

La mécanique

Ingénieur en mécanique, technicien en génie mécanique, dessinateur en conception assistée par ordinateur

Fabrication, entretien, installation et réparation de machines et d'instruments.

Les télécommunications

Ingénieur de transmission de données, d'entretien, de transmissions par antenne, technicien-radariste, technicien de satellites

Tout ce qui a trait à la communication sans fil.

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La robotique

L'ingénieur en robotique peut, selon sa spécialisation, travailler sur deux facettes de la conception d'un robot : la mécanique ou l'automatisation.

Comme il est dangereux pour les astronautes d'effectuer des sorties dans l'espace, on essaie de plus en plus de développer des robots qui pourront faire le travail à leur place afin de limiter sorties. Le Canadarm a été conçu à cette fin et les experts cherchent même à l'améliorer afin qu'il effectue encore plus de tâches (voir l'encadré).

Il est également possible qu'un ingénieur se penche sur la modification de robots existants en vue d'en améliorer leurs performances.

Le Manipulateur agile spécialisé (SPDM, pour Special Purpose Dexterous Manipulator). Ce dernier, qu'on aperçoit ici, consiste en une main robotisée à deux doigts. (Photo : Agence spatiale canadienne)

Le manipulateur agile spécialisé Dextre consiste en une « main robotisée à deux doigts ».
(Photo : Agence spatiale canadienne)

 

Fiche informative
Lindsay Evans

Nom : Lindsay Evans

Formation : Baccalauréat en génie mécanique

Métier : Instructrice en robotique

Lieu de travail : Agence spatiale canadienne, Longueuil (Québec)

Lindsay est à l'emploi de l'Agence spatiale canadienne depuis plus de cinq ans. Elle y a d'abord travaillé comme sous-traitant de la firme MD Robotics (Brampton, Ontario), qui développait alors le manipulateur agile spécialisé, une main robotisée à deux doigts. Mais Lyndsay n'aimait pas rester devant son ordinateur huit heures par jour et rêvait d'entraîner des astronautes. Elle a alors commencé à aider les entraîneurs pendant ses temps libres.  Lorsqu'un poste s'est libéré dans ce secteur, on le lui a offert puisque sa passion pour ce travail était si évidente. Aujourd'hui Lyndsay enseigne à tous les astronautes, qu'ils soient canadiens, américains ou russes, comment manier le télémanipulateur (Canadarm2) dans l'espace. Ce métier lui permet de conjuguer ses deux passions : l'ingénierie et l'enseignement.

Pourquoi l'ingénierie? J'aimais les sciences, mais j'ai trouvé en génie mécanique l'aspect pratique qui manquait aux sciences.

Le conseil de Lindsay : Il faut toujours se rappeler qu'il y a plus qu'une voie qui ouvre la porte à ses rêves.

 

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Les matériaux

Ingénieur des matériaux, ingénieur métallurgiste, ingénieur en métallurgie physique, ingénieur céramiste, ingénieur en minéralurgie; le génie des matériaux regroupe autant de titres qu'il y a de spécialisation. Retenons deux choses : les métallurgistes qui travaillent avec les métaux et les ingénieurs en matériaux qui travaillent avec tous les autres matériaux autres que le métal (plastique, céramique, etc.).

Ingénieur des matériaux

L'ingénieur des matériaux travaille à la production, à la transformation, à la mise au point, à la conception et à l'utilisation de différents matériaux modernes.

Par exemple, la navette spatiale est revêtue de tuiles faites de céramique thermorésistante, c'est-à-dire qui résiste à la chaleur et qui la protège pendant sa rentrée dans l'atmosphère terrestre.

La céramique n'est qu'un exemple des nombreux progrès réalisés dans la mise au point de nouveaux matériaux pour protéger les engins spatiaux contre le froid, la chaleur et les rayonnements intenses qui sévissent dans l'espace.

Métallurgiste

Le métallurgiste est spécialisé dans les métaux et c'est lui qui suggère le meilleur métal à utiliser dans un cas donné. Il peut conduire des recherches pour trouver des combinaisons de métaux qui seront plus résistantes. Il faut se rappeler que les métaux qui composent les fusées ou les satellites peuvent être soumis à des écarts de température extrêmes ou même entrer en collision avec des météorites!

Le métallurgiste, en collaboration avec les scientifiques, peut également étudier comment réagissent les combinaisons de métaux en état d'apesanteur afin que tous les matériaux utilisés à bord des engins spatiaux soient sûrs et sans danger.

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L'informatique

L'ingénieur en informatique est celui qui travaille à la conception et à l'exploitation d'équipements et de langages informatiques et de logiciels spécialisés en vue de leur utilisation dans les satellites en orbite autour de la Terre ou dans les sondes spatiales pendant leur mission. Il peut développer des systèmes matériels et logiciels servant à recevoir l'information et il supervise la fabrication de ces systèmes. Ce sera à lui d'analyser les besoins en informatique en vue des projets spatiaux, il recommandera les logiciels et les appareils nécessaires ou il les concevra s'il n'en existe pas déjà qui puissent répondre au besoin du projet en question.

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L'électrique et l'électronique

Ingénieur électronicien

L'ingénieur électronicien oeuvrant dans l'industrie spatiale travaille à la conception du matériel de commande électronique utilisé dans plusieurs secteurs tels que la communication, l'informatique et la télécommunication. Par exemple, il peut concevoir des appareils destinés à communiquer avec les astronautes lors de leur séjour dans l'espace. Il peut aussi être amené à faire l'essai d'antenne de satellite pour s'assurer qu'elle fonctionne à la perfection avant son utilisation. L'ingénieur doit aussi estimer les coûts de fabrication de ses prototypes puisqu'il y a toujours un budget à respecter dans un projet.

Ingénieur électricien

L'ingénieur électricien a les mêmes responsabilités que l'ingénieur électronicien en terme de respect de budget, mais plutôt que de s'attaquer aux composantes électroniques, il est appelé à concevoir des plans d'installations électriques destinées aux engins spatiaux. À cette fin, il peut mettre au point des logiciels spécifiques d'exploitation et d'application et superviser la fabrication, l'installation, l'entretien et la réparation des installations électriques. C'est également lui qui doit veiller à la sécurité des plans d'installations électriques, on ne voudrait pas avoir à maîtriser un incendie lors d'un séjour dans la navette!

Ingénieur en avionique et instrumentation

L'ingénieur portant ce titre se spécialise dans la conception, l'élaboration, la fabrication, l'essai et l'installation de matériel électronique d'aviation, d'instruments, de capteurs et de systèmes informatiques de commande de vol pour engins spatiaux.

Le Falcon-20 est un avion commercial auquel ont été apportées certaines modifications qui permettent de simuler de courtes périodes d'apesanteur.

Le Falcon-20 est un avion commercial auquel
ont été apportées certaines modifications qui
permettent de simuler de
courtes périodes d'apesanteur.
Photo : ESA ENVISAT est un satellite d'observation de la Terre très perfectionné comportant une combinaison unique de capteurs qui améliorent grandement la portée et la précision des mesures scientifiques de l'atmosphère, des océans, de la surface des terres et des glaces.

ENVISAT est un satellite d'observation
de la Terre très perfectionné comportant une
combinaison unique de capteurs qui améliore
grandement la portée et la précision des
mesures scientifiques de l'atmosphère, des océans, de la surface des terres et des glaces. Photo : ESA.

 

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L'aérospatiale

Ingénieur en aérospatiale

L'ingénieur en aérospatiale est celui qui conçoit des véhicules aérospatiaux tels que des aéronefs, des fusées, des satellites et des engins spatiaux. Il supervise la fabrication, l'assemblage, les essais, les modifications, l'entretien et la réparation de ceux-ci. L'ingénieur en aérospatiale travaille également à la conception des structures, des moteurs et des systèmes de propulsion. Il doit mettre en application les principes de la mécanique (lois du mouvement et de l'équilibre), le principe de l'aérodynamisme (ex. : étude du mouvement de l'air sur un aéronef) et étudier la résistance des matériaux.

Ingénieur d'engins spatiaux

L'ingénieur d'engins spatiaux conçoit, définit et fabrique tous les systèmes destinés aux engins spatiaux comprenant les satellites, les fusées et les véhicules réutilisables mis en orbite comme la navette spatiale. Ils sont également chargés des essais d'aptitude au vol de ces systèmes. Son travail porte sur la conception de base des structures d'engin, la télémesure et les communications, l'instrumentation, les capteurs, les paramètres orbitaux, les systèmes d'altitude et de contrôle, la sélection des matériaux de même que les systèmes d'alimentation et de protection de la vie.

La Station spatiale internationale (ISS, pour International Space Station), qui représente le plus gros projet de collaboration technique et scientifique jamais entrepris, sera le fruit d'efforts concertés entre le Canada, les États-Unis, la Russie, onze pays européens et le Japon

La Station spatiale internationale (ISS), qui représente le
plus gros projet de collaboration technique et
scientifique jamais entrepris, sera le fruit d'efforts
concertés entre le Canada, les États-Unis,
la Russie, onze pays européens et le Japon.

 

Aéronautique? Aérospatial? Spatial?

Quel casse-tête !
Lorsqu'on parle d'aéronautique, on parle d'engin capable d'évoluer dans les airs, mais dans les limites de l'atmosphère, comme un avion ou un hélicoptère. Lorsqu'on parle d'aérospatial, on parle d'engin capable d'évoluer autant à l'intérieur de l'atmosphère terrestre que dans l'espace, comme la navette spatiale. Et, tu l'auras deviné, l'engin spatial est celui qui n'évolue que dans l'espace comme la Station spatiale internationale.

Des ingénieurs en aérospatiale à l'Agence spatiale canadienne

Fiche informative
Isabelle Tremblay

Nom : Isabelle Tremblay

Formation : maîtrise en génie aérospatial

Métier : ingénieure des systèmes

Lieu de travail : Agence spatiale canadienne, Saint-Hubert (Québec)

Isabelle affirme que son éducation est certainement pour quelque chose dans son choix de carrière. Elle est issue d'un milieu où il n'y avait aucun stéréotype, où on ne faisait aucune différence entre les garçons et les filles, elle n'a donc jamais été découragée d'entreprendre des études dans un métier jugé non traditionnel pour les femmes. Son père est ingénieur et c'est lui qui l'a éveillée aux sciences. Très jeune, elle avait accès à des jeux de construction et des magazines scientifiques pour enfants. Son intérêt pour les sciences s'est poursuivi au secondaire et elle a participé deux fois à l'expo-sciences de sa région.

Après avoir terminé un baccalauréat en génie mécanique, elle est allée travailler en génie-conseil, mais elle s'est vite rendu compte qu'elle ne réalisait pas son rêve. La meilleure façon de le réaliser selon elle était de faire une maîtrise en génie aérospatial. C'est donc ce qu'elle a fait et c'est grâce à un stage à l'Agence spatiale canadienne qu'elle a pu joindre l'équipe. Aujourd'hui, en tant qu'ingénieure des systèmes, Isabelle coordonne des projets d'exploration planétaire, comme la mission Phoenix, elle est aussi responsable du laboratoire de robotique et elle effectue de la recherche-développement dans ce domaine.

Elle a également suivi les traces de sa mère enseignante puisqu'elle même enseigne l'électronique à l'École Polytechnique de Montréal au Québec.

Formations particulières :

  • Elle a fait un échange scolaire à Boston pour apprendre l'anglais.
  • Elle a été à l'Université internationale de l'espace à Strasbourg (France). Tu trouveras plus d'information à propos de cette université à la section « Formation ».

Le conseil d'Isabelle : Il faut foncer et ne pas être gênéde cogner aux portes pour demander des renseignements. Plus on s'informe, plus on devient sûr de ce qu'on aime et de ce qu'on veut faire comme carrière. Il y a tellement de façons de s'informer sur les possibilités qui s'offrent à nous : visiter des entreprises, téléphoner, faire des recherches sur Internet, lire. Il ne faut pas se limiter.

 

Mission Phoenix

Cette mission est destinée à se poser sur Mars en 2008. L'équipe d'Isabelle fournira les systèmes nécessaires à la station météorologique qui étudiera la haute atmosphère de la planète.

Illustration : NASA

Illustration : NASA.

Ingénieurs en planification de mission
Agence spatiale canadienne, Saint-Hubert (Québec)

Lorsqu'une mission nécessitant l'utilisation du bras spatial canadien est en cours dans l'espace, Rod et Alexandre la suivent en direct sur un écran géant de la salle de contrôle de Saint-Hubert. Ils sont en ligne directe avec Houston (centre de contrôle de la NASA) pour prêter main-forte si les astronautes ont besoin d'un appui pour l'utilisation du bras spatial.

Rod McGregor, Diplôme en génie aérospatial Alexandre Grégoire-Rousseau, Maîtrise génie aérospatial

Rod McGregor et Alexandre Grégoire-Rousseau,
titulaires de maîtrise en aérospatiale. 

Une équipe en contact direct avec l'espace

Rod reconnaît qu'il n'a pas été facile d'obtenir de bonnes notes à l'école, mais il avait un rêve : devenir astronaute! Il a tout simplement travaillé plus fort que ceux ayant de la facilité à l'école pour atteindre son but.

Tout ce qu'il savait à l'époque c'était qu'il fallait avoir étudié en génie pour aspirer à devenir astronaute. Il a donc fait un baccalauréat en génie mécanique à l'Université Ryerson de Toronto. Pour se rapprocher de son rêve, il a travaillé à des projets spatiaux à l'université, entre autres le développement d'un astronef expérimental. Ce n'était pas très payant comme travail, mais il savait que cette expérience allait lui être utile pour faire sa place dans l'industrie spatiale. Tout en travaillant, il a également décroché une maîtrise en aérospatiale.

Aujourd'hui Rod n'est pas astronaute, mais il considère que son rêve s'est accompli d'une façon différente, mais tout aussi intéressante!

Comment en est-il arrivé là? Tout simplement en mettant mon CV sur Internet à www.spacejobs.com. Ça marche!

Le conseil de Rod : La persévérance, bien sûr! Développer son réseau de contact aussi et apprendre à se vendre soi-même.

À l'époque où Alexandre devait choisir quelles études entreprendre, il ne savait pas du tout vers quoi se diriger. Mais il avait un atout en poche, celui d'avoir pris des cours de sciences, ce qui lui gardait toutes les portes ouvertes. Il s'est questionné sur ses aptitudes et sur ce qu'il aimait et après avoir éliminé plusieurs options, il a choisi l'ingénierie. Et, puisqu'il a toujours été passionné par l'espace, il s'est inscrit à un baccalauréat en génie mécanique avec une option en aérospatiale.

Lorsqu'il a terminé son baccalauréat, Alexandre avait le goût d'en apprendre plus sur l'aérospatiale, il s'est donc inscrit à la maîtrise. C'est lors d'un stage dans le cadre de sa maîtrise qu'il est entré à l'Agence spatiale canadienne.

Afin de bien accomplir son travail d'appui aux missions du bras spatial canadien, il doit planifier quels sont les logiciels qui seront les plus utiles pour la mission, les préparer et s'assurer que la NASA les possède pour que les astronautes puissent s'entraîner.

Alexandre trouve que son travail est très gratifiant parce qu'il sait que si la mission se déroule bien, il y a joué un rôle.

Le conseil d'Alexandre : Si tu as commencé des études et que tu te rends compte que ce n'est pas ta voie, je crois qu'il n'est jamais trop tard pour se réorienter. C'est important de faire ce qu'on aime

La mécanique

Ingénieur mécanicien

Le travail de l'ingénieur mécanicien consiste à concevoir, à construire et à mettre à l'essai des engins spatiaux et à veiller à l'entretien et à l'essai de satellites, de matériel spatial ainsi que d'équipements et de systèmes connexes. Principalement, l'ingénieur mécanicien travaille sur la transformation de l'énergie, par exemple l'utilisation de la lumière du Soleil pour faire fonctionner un système électrique. Il travaille aussi sur les systèmes mécaniques du matériel spatial et des engins.

Fiche informative
Emilie Sabrie

Nom : Émilie Sabrié

Formation : étudiante à la maîtrise à l'Université Laval (Québec)

Projet : développer un simulateur de vol

Émilie a obtenu un baccalauréat en génie mécanique en France avec un an d'étude au Québec. Puisqu'elle a aimé son séjour, elle a décidé de faire son stage de recherche, nécessaire à l'obtention de son baccalauréat, au Québec et elle n'est jamais repartie! Une fois son diplôme en poche, elle a décidé de poursuivre ses études avec une maîtrise en génie aérospatial et d'aider au développement d'un prototype de simulation de vol.

En plus d'apprendre de façon pratique tous les principes reliés à l'aérospatiale, développer ce simulateur lui permet de mettre en application les connaissances acquises au baccalauréat, ne serait-ce qu'en terme de principe mécanique et de dessin par ordinateur. D'ailleurs, le dessin ci-dessous est sa création!

Pourquoi l'ingénierie? J'aimais les sciences, mais je ne voulais pas passer ma vie dans les livres. Je voulais le côté pratique, manuel et concret des sciences, c'est pourquoi j'ai choisi le génie mécanique. Après, j'ai décidé de poursuivre à la maîtrise parce que je crois que ça me donnera la possibilité d'avoir plus de choix et de responsabilités dans mon travail.

Dessin : Université Laval - Qc

Dessin : Université Laval, Québec.

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Les télécommunications

L'ingénieur oeuvrant dans le domaine des télécommunications a étudié en génie électrique ou informatique. À partir des cours choisis lors de ses études, il peut accomplir différentes tâches dans le domaine des télécommunications.

Informatique

Spécialiste en télécommunications
Personne qui élabore, met en oeuvre, évalue et maintient les réseaux de télécommunications, y compris les logiciels et le matériel s'y rapportant, en vue de répondre aux besoins de l'utilisateur. Elle doit écrire des textes d'information concernant les logiciels, analyser les problèmes du réseau, proposer des solutions, donner des renseignements au personnel travaillant dans le réseau et évaluer le temps, le matériel et les ressources nécessaires à la réalisation de certains changements ou à la mise en place de projets.

L'ingénieur en télécommunications ayant une formation de base en informatique peut avoir les spécialisations suivantes :

Ingénieur en développement technologique
Il évalue et choisit les nouvelles technologies qui peuvent contribuer au développement de nouveaux services.

Programmeur scientifique en télécommunications
Il conçoit, élabore et met en oeuvre des logiciels pour maintenir un satellite dans la position désirée afin que son orientation soit toujours la bonne.

Ingénieur en transmission de données
Il donne des avis techniques et il prépare les spécifications pour la conception de réseaux. Ces ingénieurs ont des connaissances approfondies en informatique et sur les dispositifs de transmission de la voix et de vidéo par satellite.

Antenne de contrôle RADARSAT-1 située au Centre spatial John H. Chapman, Saint-Hubert (Québec).

Antenne de contrôle de  RADARSAT-1 située au Centre spatial John H. Chapman, à Saint-Hubert (Québec).
Des techniciens Georges Voulelikas (EMS) et James Crean (Hugues) travaillent sur une antenne de communication  du satellite MSAT M1au Laboratoire David Florida.

Les techniciens Georges Voulelikas (EMS) et James Crean (Hugues) travaillent sur une antenne de communication du satellite MSAT M1 au Laboratoire David Florida.

Électrique

Ingénieur en télécommunications
L'ingénieur en télécommunications est celui qui effectue et dirige des recherches pour évaluer les systèmes électroniques de communication utilisés pour transmettre des sons, des images et des données numériques par des câbles de cuivre, des fibres optiques ou des satellites. Pour faire ces recherches, l'ingénieur peut élaborer des logiciels spécifiques d'exploitation et d'application, il fait l'estimation des coûts, il prépare les devis de conception, il établit des normes d'entretien et d'exploitation et il détermine, à l'aide de recherches, les causes de défaillance du matériel électronique.

L'ingénieur en télécommunications ayant une formation en électronique peut avoir les spécialisations suivantes :

Ingénieur de mise en oeuvre de système de transmission de données
Il établit de nouveaux systèmes de transmission pour les satellites, il achète le matériel et les logiciels nécessaires à la réalisation de projets, il revoit les détails de conception et il teste le matériel. 

Ingénieur de la maintenance des télécommunications
Il coordonne le trafic des communications dans l'espace et le dirige entre les satellites, les stations terriennes et les réseaux au sol.

Ingénieur des antennes
Il veille au bon fonctionnement en orbite des antennes spécialisées qui équipent certains satellites. Il doit s'assurer que les faisceaux sont orientés de manière à fournir des images adéquates de la Terre et de bonnes communications partout sur la planète.

Fiche informative
Claude Chevalier

Nom : Claude Chevalier

Formation : maîtrise en génie électronique

Métier : ingénieur électronicien

Lieu de travail : Institut national d'optique, Sainte-Foy (Québec)

Claude travaille à l'Institut national d'optique, un centre de recherche québécois. Il développe des circuits électroniques destinés à des satellites et qui doivent résister aux radiations et aux écarts de température dans l'espace ainsi qu'aux vibrations ressenties lors des lancements. Il faut que les circuits soient fiables parce qu'une fois dans l'espace, il est très difficile de les réparer!

L'étincelle qui l'a éveillé aux sciences? Quand j'étais jeune, je jouais avec des jeux de construction électronique qui me permettaient de construire, par exemple, une radio. Je crois que ma passion vient de là!

Le conseil de Claude : C'est difficile de savoir à 17 ans ce qu'on veut faire dans la vie, mais il y a des choses qu'on sait sur nous-mêmes qui peuvent nous aider à choisir. Par exemple, si tu n'aimes pas apprendre les choses par coeur, ne va pas en droit, si tu n'aimes pas l'abstrait, la psychologie ce n'est pas pour toi. Tu aimes la logique, alors peut-être que le génie c'est ta branche!