Historique des vols du Canadarm
Au total, cinq Canadarm ont été construits et livrés à la NASA. Les livraisons ont eu lieu en avril 1981, en janvier 1983, en décembre 1983, en mars 1985 et en août 1993. L'un des télémanipulateurs robotiques a été perdu lors de l'explosion de la navette Challenger, en 1986.
1981 à 1990
Novembre 1981 (STS-2)

À environ 9 h (HNE), le 13 novembre 1981, le pilote Richard Truly procède au premier déploiement du Canadarm hors de la soute de la navette Columbia. Truly met à l'épreuve le bras télémanipulateur canadien en testant tous ses modes de fonctionnement. « Le bras est sorti de la navette et fonctionne merveilleusement », déclare Truly au Centre de contrôle de mission. « Ses déplacements sont beaucoup plus souples qu'ils paraissaient lors des séances de simulation. »

Mars 1982 (STS-3)
Le Canadarm est utilisé pour déployer et manœuvrer le dispositif de diagnostic du plasma lors de la première mission opérationnelle du télémanipulateur de la navette.

Juin 1982 (STS-4)
Le Canadarm est utilisé pour déployer et manœuvrer l'appareil de surveillance de conditions induites.

Juin 1983 (STS-7)
Manœuvré par Sally Ride, la première femme américaine à aller dans l'espace, le Canadarm est utilisé pour déployer puis récupérer l'avant-poste spatial SPAS-01.

Août 1983 (STS-8)
Le Canadarm est utilisé pour déployer et manœuvrer le dispositif de tests en vol des charges utiles.

Février 1984 (STS-41B)
Le Canadarm est utilisé comme plate-forme de travail pour la sortie dans l'espace des astronautes Bruce McCetless et Robert Stewart. Au cours de deux sorties dans l'espace, les deux astronautes procèdent aux premiers tests dans l'espace du fauteuil spatial, une sorte de scooter spatial volant librement.

Avril 1984 (STS-41C)
Le Canadarm est utilisé pour déployer la batterie d'exposition prolongée de 10,5 tonnes ainsi que pour la récupération, la réparation et le redéploiement du satellite Solar Maximum. Cette première réparation d'un satellite en orbite est accomplie par les astronautes James Van Hoften et George Nelson.

Août 1984 (STS-41D)
Le Canadarm est utilisé pour déboucher des drains de vidange d'eaux usées sur la navette.

Octobre 1984 (STS-41G)
Premier vol d'un astronaute canadien avec Marc Garneau à bord à titre de responsable de l'expérience CANEX-1. Le Canadarm est utilisé pour déployer et activer le satellite du bilan radiatif de la Terre ainsi que pour appuyer Kathryn Sullivan et David Leestma lors de leur sortie extravéhiculaire.

Novembre 1984 (STS-51A)
Le Canadarm est utilisé pour le sauvetage des satellites Westar VI et Palapa B-2 ainsi que pour appuyer les activités extravéhiculaires des astronautes Joseph Allen et Dale Gardner.

Janvier 1985 (STS-51C)
Le Canadarm est utilisé pour appuyer la première mission du Département de la défense, une mission secrète d'une durée de trois jours.

Avril 1985 (STS-51D)
Le Canadarm est utilisé pour réparer le satellite de télécommunications Syncom au cours d'une sortie extravéhiculaire de 3 heures et 10 minutes réalisée par Jeffrey Hoffman et David Griggs. Un satellite de télécommunications Anik est également déployé durant cette mission.

Juin 1985 (STS-51G)
Le Canadarm est utilisé pour déployer, activer et récupérer la charge utile Spartan-1. Pour son premier vol, Spartan (pour Navette Pointed Autonomous Research Tool for Astronomy) fonctionne de façon autonome aux environs de la navette.

Juillet 1985 (STS-51F)
Le Canadarm est utilisé pour déployer, activer et récupérer le dispositif de diagnostic du plasma.

Août 1985 (STS-51I)
Le Canadarm est utilisé comme plate-forme de travail pour la réparation du satellite Syncom/Leasat-3 par les astronautes James Van Hoften et William Fisher.

Octobre 1985 (STS-61A)
Le Canadarm est utilisé pour surveiller les décharges d'eaux usées de la navette.

Novembre 1985 (STS-61B)
Le Canadarm est utilisé pour une démonstration de construction en treillis par les astronautes Jerry Ross et Sherwood Spring. Au cours de deux sorties extravéhiculaires d'une durée totale de 12 heures et 20 minutes, ils réalisent l'expérience EASE/ACCESS (Assembly Concept for Construction of Erectable Space Structures).

Janvier 1986 (STS-51L)
L'équipage, incluant la première enseignante dans l'espace Christa McAuliffe, et le Canadarm disparaissent dans l'explosion de Challenger, 73 secondes après le lancement.

Décembre 1988 (STS-27)
Première mission du Canadarm à bord de la navette spatiale Atlantis. Le Canadarm est utilisé pour appuyer cette mission secrète du Département de la défense d'une durée de quatre jours.
Janvier 1990 (STS-32)

La spécialiste de mission Bonnie Dunbar utilise le Canadarm pour récupérer la batterie d'exposition prolongée de 10,5 tonnes orbitant silencieusement depuis 1984. Dunbar saisit le satellite de la dimension d'un autobus durant le quatrième jour de la mission, le 12 janvier.

Avril 1990 (STS-31R)
Le Canadarm, manœuvré par le spécialiste de mission Steven Hawley, est utilisé pour déployer et activer le télescope spatial Hubble.

Octobre 1990 (STS-41)
Le Canadarm est utilisé pour évaluer les effets de l'oxygène atomique sur divers matériaux de la charge utile Intelsat Solar Array Coupon.
1991 à 2000

Avril 1991 (STS-37)
Le Canadarm est utilisé pour le déploiement de l'observatoire de rayons Gamma. Le télémanipulateur de la navette est également utilisé pour appuyer les deux sorties extravéhiculaires des astronautes Jerry Ross et Jerome Apt totalisant 10 heures et 49 minutes.
Avril 1991 (STS-39)

Le Canadarm est utilisé pour déployer et récupérer la plate-forme SPAS (Shuttle Pallet Satellite) lors de sa première mission non secrète commanditée par le Département de la défense. La plate-frome SPAS transporte l'expérience IBSS (Infrared Background Signature Survey).

Septembre 1991 (STS-48)
Le Canadarm est utilisé pour déployer le satellite de recherche sur la haute astmosphère, avec onze charges utiles scientifiques incluant l'instrument canadien WINDII.
Mai 1992 (STS-49)

Le Canadarm est utilisé pour récupérer le satellite Intelsat-VI et pour appuyer les quatre sorties extravéhiculaires nécessaires à la réparation du satellite de télécommunications. La troisième sortie spatiale, effectuée par les astronautes Pierre Thuot, Richard Hieb et Thomas Akers, constitue la première sortie spatiale impliquant trois personnes et la plus longue activité extravéhiculaire américaine avec une durée de 8 heures et 29 minutes.
Juillet 1992 (STS-46)

Le Canadarm, manœuvré par le premier spécialiste de mission non américain, l'astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA) Claude Nicollier, est utilisé pour déployer la plate-forme EURECA. Transportant du matériel divers ainsi que des expériences en sciences de la vie et en radiobiologie, EURECA (European Retrievable Carrier) demeurera près de 11 mois en orbite autour de la Terre avant d'être récupéré lors de la mission STS-57 en juin 1993.

Septembre 1992 (STS-47)
Aucune charge utile pour le Canadarm lors de cette mission en sciences de la vie. Le Canadarm est utilisé seulement pour des manœuvres expérimentales.
Octobre 1992 (STS-52)

Le troisième astronaute de l'Agence spatiale canadienne à aller dans l'espace Steve MacLean) participe à cette mission. Le Canadarm est utilisé pour appuyer l'expérience CANEX-2 incluant les premiers essais sur le Système canadien de vision spatiale (SCVS). Les caméras dans la soute de la navette sont pointées sur un ensemble de cibles disposées sur la surface du Module cible canadien (MCC), un satellite passif fixé à l'extrémité du Canadarm pour les besoins de l'expérience CANEX.

Avril 1993 (STS-56)
Le Canadarm est utilisé pour déployer, activer et récupérer la plate-forme Spartan-201 lors de cette mission de physique solaire.

Juin 1993 (STS-57)
Le Canadarm est utilisé pour récupérer la plate-forme EURECA. Le Canadarm appuie également la sortie extravéhiculaire de G. David Low et Jeff Wisoff dont la durée est de 5 heures et 50 minutes.

Septembre 1993 (STS-51)
Le Canadarm est utilisé pour déployer, activer puis récupérer la plate-forme ORFEUS-SPAS qui transporte, en plus de sa charge utile astronomique, une caméra IMAX de fabrication canadienne.
Décembre 1993 (STS-61)

Manœuvré par le spécialiste de mission de l'ESA Claude Nicollier, le Canadarm est utilisé pour récupérer puis redéployer le télescope spatial Hubble lors de cette indispensable première mission de réparation. Le Canadarm appuie également un nombre record de cinq activités extravéhiculaires (EVA) totalisant 35 heures et 28 minutes. Ces sorties extravéhiculaires sont réalisées par les astronautes F. Story Musgrave et Jeffrey Hoffman (EVA 1, EVA 3 et EVA 5), ainsi que Thomas Akers et Katherine Thornton (EVA 2 et EVA 4).
Février 1994 (STS-60)

Pour la première fois, un cosmonaute russe, Sergei Krikalev, vole à bord d'une navette spatiale américaine. Le troisième jour de la mission, le spécialiste de mission Jan Davis saisit le dispositif de protection contre les turbulences (WSF-1 pour Wake Shield Facility) avec le Canadarm et soulève le disque de 3,7 mètres de largeur (utilisé pour écarter les molécules d'oxygène atomique errantes afin de créer un vide ultrapure derrière le satellite) au-dessus de la soute de la navette Discovery.

Mars 1994 (STS-62)
Le Canadarm est utilisé conjointement avec un effecteur magnétique pour faire la démonstration de tâches exigeant une grande dextérité.

Avril 1994 (STS-59)
Pas de charge utile pour le Canadarm. Le télémanipulateur est utilisé seulement pour appuyer les activités extravéhiculaires en cas d'urgence.
Septembre 1994 (STS-64)

Le Canadarm est utilisé pour installer la grue expérimentale SPIFEX (Shuttle Plume Impingement Flight Experiment), pour déployer puis récupérer Spartan 201-II et pour appuyer les activités extravéhiculaires d'une durée totale de 6 heures et 51 minutes réalisées par les astronautes Mark Lee et Carl Meade. Les deux astronautes écrivent une page d'histoire lorsqu'ils testent le SAFER (Simplified Aid for EVA Rescue), un petit équipement de survie propulsif autonome qui permet de se déplacer librement en cas d'urgence pendant une activité extravéhiculaire.

Septembre-octobre 1994 (STS-68)
Pas de charge utile pour le Canadarm. Le télémanipulateur est utilisé seulement pour appuyer les activités extravéhiculaires en cas d'urgence.
Novembre 1994 (STS-66)

Manœuvré par le spécialiste de mission de l'ESA Jean-François Clervoy, le Canadarm est utilisé pour déployer et récupérer la plate-forme CRISTA-SPAS. L'objectif de la mission CRISTA-SPAS est d'étudier la composition chimique de l'atmosphère moyenne de la Terre.
Février 1995 (STS-63)

Durant cette historique mission de rendez-vous avec la station spatiale Mir, le Canadarm déploie et récupère la plate-forme Spartan 204 puis appuie une activité extravéhiculaire d'une durée de 5 heures et 39 minutes réalisées par les astronautes Bernard Harris et C. Michael Foale. L'équipage de la station Mir comprend la première femme pilote, Eileen Marie Collins.

Mars 1995 (STS-67)
Pas de charge utile pour le Canadarm lors de ce vol. Le télémanipulateur est utilisé seulement comme plate-forme pour des expériences sur l'exposition des matériaux.

Septembre 1995 (STS-69)
Le Canadarm est utilisé pour déployer et récupérer l'expérience en ultra-vide du dispositif de protection contre les turbulences et la plate-forme Spartan 201.
Novembre 1995 (STS-74)

Au cours de cette deuxième mission d'amarrage à la station Mir, Chris A. Hadfield devient le premier astronaute de l'Agence spatiale canadienne à manœuvrer le Canadarm lorsqu'il utilise le télémanipulateur pour attacher l'énorme module russe d'amarrage de 5 tonnes au système d'amarrage de la navette Atlantis.
Janvier 1996 (STS-72)

L'astronaute de la NASDA Koichi Wakata manœuvre le Canadarm pour récupérer le Space Flyer japonais. Le Canadarm est également utilisé pour déployer et récupérer le OAST Flyer installé sur Spartan.
Mai 1996 (STS-77)

Marc Garneau entreprend son deuxième vol dans l'espace et devient le deuxième astronaute de l'Agence spatiale canadienne à manœuvrer le Canadarm lorsqu'il l'utilise pour récupérer Spartan 207 qui transporte l'expérience sur l'antenne gonflable qui a été déployée auparavant par le spécialiste de mission Mario Runco.
Novembre 1996 (STS-80)

Le Canadarm est utilisé pour déployer le dispositif de protection contre les turbulences et la plate-forme ORFEUS-SPAS II. En raison de problèmes pour ouvrir l'écoutille du sas de la navette Columbia, l'activité extravéhiculaire prévue n'a pas lieu.
Février 1997 (STS-82)

Manœuvré par le spécialiste de mission Steven Hawley, le Canadarm est utilisé pour les activités de récupération et de redéploiement lors de la deuxième mission de réparation du télescope spatial Hubble. Le Canadarm appuie également cinq sorties extravéhiculaires (EVA) réalisées par les astronautes Mark Lee et Steven Smith (EVA 1, EVA 3 et EVA 5) ainsi que les astronautes Gregory Harbaugh et Joseph Tanner (EVA 2 et EVA 4).
Août 1997 (STS-85)

Le Canadarm est utilisé pour déployer et récupérer la plate-forme CRISTA/SPAS II qui transporte une charge utile permettant d'étudier la composition chimique de l'atmosphère moyenne de la Terre. Au cours de cette mission, Bjarni Tryggvason) devient le sixième astronaute de l'Agence spatiale canadienne à aller dans l'espace. Tryggvason teste en orbite la deuxième génération du Support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM), dont il est le coconcepteur.
Novembre 1997 (STS-87)

Le Canadarm retire la plate-forme Spartan 201-04, mais en raison d'une mauvaise manœuvre de l'opérateur du bras Kalpana Chawla, la plate-forme de culbutage doit être saisie manuellement par les astronautes Winston Scott et Takaoi Doi, représentant l'agence spatiale japonaise NASDA. Le Canadarm est ensuite utilisé pour appuyer l'activité extravéhiculaire EDFT-05, une expérience de manipulation des unités remplaçables sur orbite.
Juin 1998 (STS-91)

Durant ce dernier vol du programme d'amarrage de la navette et de Mir, toutes les fonctions du Canadarm subissent des tests complets afin d'effectuer les mises à niveau requises par le nouveau système électronique de contrôle relié à chacune des six articulations.
Octobre 1998 (STS-95)

Durant cette mission marquant le retour de John H. Glenn dans l'espace, le Canadarm, manœuvré par le spécialiste de mission Scott Parazynski, est utilisé pour déployer la plate-forme Spartan 201-5. Deux jours plus tard, le spécialiste de mission Steve Robinson manœuvre le télémanipulateur pour saisir le satellite scientifique et le placer dans la soute de la navette Discovery.
Décembre 1998 (STS-88)

Manœuvré par la spécialiste de mission Nancy Currie, le Canadarm, aidé pour la première fois par le Système canadien de vision spatiale (SCVS), est utilisé pour amarrer le nœud de jonction Unity au premier élément de la Station spatiale internationale, soit le module russe Zarya. Le télémanipulateur appuie ensuite trois activités extravéhiculaires totalisant 21 heures et 22 minutes réalisées par les astronautes Jerry Ross et Jim Newman.
Mai 1999(STS-96)

Durant ce vol logistique vers l'embryon de la Station spatiale internationale, le Canadarm est utilisé pour appuyer une activité extravéhiculaire d'une durée de 7 heures et 55 minutes. Pendant que la spécialiste de mission Ellen Ochoa manœuvre le télémanipulateur pour déplacer l'astronaute Tammy Jernigan autour de la soute de la navette Discovery, Julie Payette),huitième astronaute de l'Agence spatiale canadienne en orbite et première à poser le pied à bord de la Station spatiale internationale, agit à titre de « chorégraphe » de la sortie extravéhiculaire depuis le poste de pilotage de Discovery. Plus tard, au cours de la mission, Payette manœuvre le Canadarm afin d'inspecter les cibles du Système canadien de vision spatiale.
Décembre 1999(STS-103)

Le Canadarm est utilisé pour récupérer puis redéployer le télescope spatial Hubble durant la troisième mission de réparation du premier grand observatoire de la NASA. Toujours manœuvré par le spécialiste de mission de l'ESA Jean-François Clervoy, le Canadarm appuie également trois sorties extravéhiculaires réalisées par les astronautes Steve Smith et John Grunsfeld et totalisant 24 heures et 33 minutes.
Mai 2000 (STS-101)

Le Canadarm est utilisé pour appuyer une activité extravéhiculaire de 6 heures et 30 minutes réalisée par les astronautes James S. Voss et Jeffrey N. Williams. Cette sortie spatiale a pour objectif de faire les derniers changements d'équipement avant l'arrivée du troisième élément de la Station spatiale internationale, le module de service russe Zvezda.
Septembre 2000 (STS-106)

Le Canadarm est utilisé pour appuyer une sortie extravéhiculaire de 6 heures et 14 minutes réalisée par l'astronaute américain Edward Lu et le cosmonaute russe Yuri Malenchenko, qui ont la difficile tâche de monter des câbles et d'installer le mât pour le dispositif de navigation à l'extérieur de la Station spatiale internationale.
Octobre 2000 (STS-92)

Manœuvré par l'astronaute japonais Koichi Wakata, le Canadarm est utilisé pour installer la charpente Z1 (Zenith 1) et le port d'attache PMA-3 sur la Station. Manœuvré ensuite par Wakata, le Canadarm est également utilisé pour appuyer quatre sorties extravéhiculaires (EVA) réalisées par Leroy Chiao et William McArthur (EVA 1 et EVA 3), ainsi que Jeff Wisoff et Michael Lopez-Alegria (EVA 2 et EVA 4).
Novembre 2000 (STS-97)

Lors de sa troisième et dernière mission dans l'espace, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Marc Garneau) manœuvre le Canadarm pour placer la poutre P6 comprenant les panneaux solaires à la suite de la poutre Zenith Z1. Plus tard, le pilote Michael J. Bloomfield utilise le Canadarm pour appuyer les astronautes Joe Tanner et Carlos Noriega durant trois sorties extravéhiculaires totalisant 19 heures et 20 minutes, tandis que Garneau agit à titre de responsable d'activité intravéhiculaire, une sorte de chorégraphe des sorties spatiales.
2001 à 2010
Février 2001 (STS-98)

Manœuvré par Marsha Ivins, le Canadarm est utilisé pour enlever le port d'attache PMA 2 afin de permettre l'installation du module laboratoire Destiny, le cœur de la Station spatiale internationale. Ivins utilise ensuite le Canadarm pour déplacer le port d'attache PMA 2, qui avait temporairement été placé sur le côté de la poutre externe de la Station, jusqu'à l'extrémité du module Destiny nouvellement installé. Le Canadarm appuie également les astronautes Bob Curbeam et Tom Jones durant trois activités extravéhiculaires totalisant 19 heures et 49 minutes. Curbeam et Jones amarrent Destiny au nœud de jonction Unity, aident à fixer le port d'attache PMA 2 à l'avant du module Destiny, installent une antenne de communication à l'extérieur de la Station puis inspectent les panneaux solaires.
Mars 2001 (STS-102)

Lors du tout premier changement d'équipage de la Station spatiale effectué en orbite (Discovery emmène les membres de l'équipage Expedition Two Yuri Ussachev, Susan Helms et Jim Voss, qui viennent à la Station pour remplacer les membres de l'équipage Expedition One Bill Shepherd, Yuri Gidzenko et Sergei Krikalev), le spécialiste de mission Ety Thomas utilise d'abord le Canadarm pour appuyer une activité extravéhiculaire de 8 heures et 56 minutes réalisée par Susan Helms et Jim Voss. Un jour plus tard, Thomas utilise le Canadarm pour sortir le module logistique Leonardo) (fournit par l'agence spatiale italienne) de la soute de la navette et le fixer au module Unity de la Station. Le pilote James Kelly manœuvre ensuite le Canadarm pour qu'il se déplace autour de Ety Thomas durant une seconde sortie extravéhiculaire d'une durée de 6 heures et 30 minutes à laquelle participe le spécialiste de mission Paul Richards.
Avril 2001 (STS-100)

Le dimanche 22 avril 2001 est un jour historique pour le Canada. À 7 h 45 (HAE), lors du quatrième jour de la mission, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Chris Hadfield) devient le premier astronaute canadien à réaliser une sortie spatiale lorsqu'il sort du sas de la navette Endeavour pour entreprendre, avec son coéquipier Scott Parazynski, la première des deux sorties extravéhiculaires (EVA) prévues.
Pendant que les deux astronautes enfilent leur combinaison spatiale, le pilote Jeff Ashby met en marche le Canadarm et l'utilise pour saisir la palette Spacelab dans lequel a été placé le Canadarm2, un bras robotique de 17 mètres de long nécessaire à l'assemblage et à l'entretien de la Station spatiale internationale, et le fixer temporairement au module Destiny.
La première sortie spatiale, d'une durée de 7 heures et 10 minutes, débute par l'installation d'une antenne UHF et de câbles d'alimentation. Les deux astronautes enlèvent ensuite les huit superboulons d'un mètre de long qui tenaient le bras de la Station en place durant le lancement, puis Hadfield et Parazynski se tiennent au bout du bras de la navette manœuvré par Ashby pour faciliter le déploiement du Canadarm2.
Au cours du cinquième jour de la mission, Parazynski utilise le Canadarm de la navette pour fixer le module logistique Raffaello à un port du module Unity de la Station. Puis, durant la sixième journée, le bras robotique de la navette Endeavour, encore manœuvré par Ashby, est utilisé pour appuyer la deuxième sortie spatiale réalisée par Hadfield et Parazynski. Durant cette EVA d'une durée de 7 heures et 40 minutes, les deux astronautes complètent les branchements d'alimentation et de données sur le Canadarm2 et débranchent les câbles sur la palette du Spacelab. Au neuvième jour de mission, Parazynski utilise le bras de la navette pour replacer le module Raffaello pesant 6 668 kilogrammes dans la soute.
Le samedi 28 avril 2001 (dixième jour de la mission) marque une grande étape de l'histoire du Canada dans l'espace. À 16 h 44, Chris Hadfield, à bord d'Endeavour, commande le télémanipulateur de la navette pour qu'il saisisse la palette Spacelab tenue par le Canadarm2, qui est lui-même manœuvré depuis l'intérieur du module Destiny par Susan Helms, membre de l'équipage d'Expedition Two. Dix-huit minutes plus tard, la palette, qui a été utilisée comme berceau de lancement pour le Canadarm2, change de mains pendant cette poignée de main historique entre deux générations de bras robotiques canadiens. L'événement se déroule au dessus de la Colombie-Britannique.
Juillet 2001 (STS-104)

Le Canadarm, manœuvré par la spécialiste de mission Janet Kaveti, est utilisé pour appuyer deux des trois sorties extravéhiculaires (EVA) réalisées par les astronautes Michael Gernhardt et James Reilly. Le dimanche 15 juillet, durant la première EVA d'une durée de 5 heures et 59 minutes, Gernhardt et Reilly aident l'opératrice du Canadarm2 Susan Helms à installer le sas Quest) sur le nœud de jonction Unity. Il s'agit de la première mission opérationnelle du Télémanipulateur de la Station spatiale. Lors de la deuxième EVA, d'une durée de 6 heures et 29 minutes, Gernhardt et Reilly installent trois réservoirs de gaz à haute pression sur le sas Quest.
Août 2001 (STS-105)

Durant ce second changement d'équipage de la Station spatiale internationale (Discovery emmène à la Station les membres de l'équipage Expedition Three Frank Culbertson, Vladimir Dezhurov et Mikhail Turin pour remplacer les membres d'Expedition Two Yuri Ussachev, Susan Helms et Jim Voss), le Canadarm, d'abord manœuvré par le spécialiste de mission Pat Forrester, est utilisé pour soulever le module logistique Leonardo et le fixer au nœud de jonction Unity.
Le commandant de Discovery Scott Horowitz utilise ensuite le Canadarm pour appuyer deux sortie extravéhiculaires (EVA) réalisées par les astronautes Dan Barry et Pat Forrester. La première EVA, une excursion d'une durée de 6 heures et 16 minutes, implique l'installation du réservoir d'ammoniac d'appoint et de la première expérience à l'extérieur – une expérience d'exposition de matériaux appelée MISSE – sur la coque de la Station. Durant la deuxième EVA, d'une durée de 5 heures et 29 minutes, Barry et Forrester tendent avec succès deux câbles chauffant de 14 mètres et installent une rampe des deux côtés du module Destiny. Deux jours après la deuxième sortie spatiale, Forrester utilise le Canadarm pour déplacer le module logistique Leonardo de la Station et le replace dans la soute de la navette Discovery.
Décembre 2001 (STS-108)

Le Canadarm sera utilisé pour appuyer ce vol logistique qui constituera également la troisième mission d'échange de l'équipage de la Station spatiale internationale (les membres d'Expedition Four Yuri Onufrienko, Daniel Bursch et Carl Waltz remplaceront les membres d'Expedition Three Frank Culbertson, Vladimir Dezhurov et Mikhail Turin). Endeavour apportera le Module logistique polyvalent Raffaello à la Station. Le matériel de l'expérience EVARM (Extra-Vehicular Activity Radiation Monitor) de l'Agence spatiale canadienne fera également partie du vol STS-108.
Mars 2002 (STS-109)

Pendant cette mission d'une durée de 11 jours, le Canadarm est utilisé par les astronautes dans le cadre de cinq sorties extravéhiculaires (EVA) visant à remettre en état le télescope spatial Hubble. Après avoir saisi le télescope pour le ramener dans la soute de la navette, les astronautes en EVA, aidés de la spécialiste de mission Nancy Jane Currie aux commandes du Canadarm, ont procédé à l'installation de nouvelles pièces, soit un module de distribution d'énergie et une caméra capable de couvrir une zone deux fois plus grande qu'auparavant. Cette caméra est aussi plus rapide et possède une plus grande clarté que l'ancienne caméra. Les astronautes ont également procédé à l'installation d'un système de refroidissement expérimental dans l'espoir de restaurer deux autres instruments installés sur Hubble, une caméra dans le proche infrarouge et un spectromètre multi objets.
Avril 2002 (STS-110)

Le Canadarm est utilisé en appui à une sortie dans l'espace d'une durée de six heures et demie des astronautes américains Steven Smith et Rex Walheim. Lors de cette sortie spatiale, les astronautes libèrent un dispositif de retenue qui maintenait une poutrelle en place sur le module laboratoire. Ils reconfigurent aussi le circuit électrique du Canadarm2 pour que ce dernier puisse être alimenté par la poutrelle de la Station spatiale internationale plutôt que par le laboratoire Destiny. Steven Smith effectue ses tâches perché à l'extrémité du Canadarm, tandis que Rex Walheim flotte librement dans l'espace, rattaché par un câble à la station spatiale. Les astronautes retirent également les verrous maintenant le transporteur mobile sur la poutrelle.
Juin 2002 (STS-111)

Au quatrième jour de cette mission, le commandant Cockrell, aux commandes du Canadarm, retire le module logistique polyvalent (MPLM) Leonardo de la soute de la navette Endeavour et le fixe au port d'amarrage du nœud Unity. Ce module contient du matériel et des approvisionnements qui sont transférés du pont intermédiaire de la navette à la station orbitale.
La première sortie extravéhiculaire de cette mission porte sur l'installation préalable de la Base mobile (MBS), la deuxième contribution du Canada à la Station spatiale internationale (ISS). Les astronautes Philippe Perrin et Franklin Chang-Diaz revêtent leur combinaison spatiale et quittent la Station par le sas de l'ISS. L'astronaute Carl Walz et le cosmonaute Valeri Korzoun commandent le Canadarm2 qui est utilisé pour déplacer les astronautes à l'extérieur du complexe orbital, tandis que le commandant Cockrell manœuvre le Canadarm afin de documenter les activités spatiales à l'aide des caméras fixées sur le télémanipulateur de la navette.
Au terme de la mission, le Canadarm est utilisé pour ranger dans le MPLM les déchets de la station et tout le matériel non nécessaire en vue de leur retour sur Terre.

Octobre 2002 (STS-112)
Le télémanipulateur de la navette n'est utilisé qu'en appui à une éventuelle sortie extravéhiculaire d'urgence.
Novembre / Décembre 2002 (STS-113)

L'astronaute américain Jim Wetherbee utilise le Canadarm pour extraire de la soute de la navette Endeavour le segment P1 de la poutrelle et le remettre au Canadarm2, le bras robotique de la station spatiale. Les astronautes Whitson et Bowersox manœuvrent ensuite le segment P1 jusqu'à son emplacement prévu.
Juillet / août 2005 (STS-114)

La mission STS-114 constitue la première mission de retour en vol des navettes spatiales depuis la perte tragique de Columbia, le 1er février 2003. Plus de deux années ont été consacrées à la recherche et à la mise en œuvre de solutions pour améliorer la sécurité de l'orbiteur et du réservoir externe. L'une des exigences était de se doter de capacités d'inspection du ventre de la navette avant la rentrée dans l'atmosphère. Pour y parvenir, la société MDA, de Brampton, en Ontario, a développé une perche d'extension se fixant au Canadarm et permettant d'inspecter le système de protection thermique de la navette spatiale.
Pendant la mission STS-114, le Canadarm et sa perche d'extesnsion sont utilisés pour examiner la coque extérieure de la navette spatiale Discovery après son lancement et avant son atterrissage. Au moyen du Canadarm, les membres d'équipage saisissent la perche de 15 mètres de longueur qui, à l'instar d'un miroir de dentiste, permet de procéder à l'inspection des zones difficiles d'accès sur la navette. Le Système de caméra laser, l'un des deux systèmes d'imagerie 3D au laser installés à l'extrémité de la perche, sert à l'examen du nez et des bords d'attaque des ailes de Discovery, soit les deux endroits qui subissent les plus fortes températures pendant la rentrée et qui sont les plus exposés aux dommages.
Juillet 2006 (STS-121)

La mission STS-121, la deuxième mission de retour en vol de la navette spatiale, vise à faire la démonstration des techniques d'inspection et de protection du système de protection thermique de la navette et à remplacer certains des éléments essentiels à la poursuite des opérations d'assemblage de la station spatiale.
Le lendemain du lancement, tandis que la navette est en route pour rejoindre la station spatiale, le Canadarm et sa perche OBSS (pour Orbiter Boom Sensor System) de 15 mètres de long dotée de deux systèmes au laser et d'une caméra télévisuelle à haute résolution sont utilisés pour inspecter les zones clé des ailes et déceler tout dommage pouvant avoir été causé pendant le lancement. D'autres inspections sont effectuées à l'aide de cet équipement le jour précédent l'amarrage avec la station spatiale et le jour suivant le désamarrage de la navette spatiale.
Lors de la première sortie extravéhiculaire, le Canadarm et sa perche OBSS sont mis à l'essai afin de déterminer si les astronautes peuvent les utiliser comme plateformes spatiales pour réparer les dommages causés à la navette dans des endroits difficiles d'accès.
Septembre 2006 (STS-115)

La mission STS-115 marque la reprise des activités d'assemblage de la Station spatiale internationale (ISS). Au cours de cette mission, le Canadarm et sa perche d'extension sont utilisés au jour deux de la mission pour inspecter minutieusement la coque extérieure de la navette et déceler les moindres signes de dommages pouvant avoir été causés au lancement.
Le Canadarm est également mis à profit au troisième jour de la mission pour saisir les segments P3/P4 de la poutrelle et les remettre au Canadarm2 de l'ISS.
Après le désamarrage de la navette, l'astronaute canadien Steve MacLean), aux commandes du Canadarm, saisit la perche d'inspection installée dans la soute de la navette Atlantis. Les membres d'équipage effectuent ainsi une dernière vérification visuelle du bouclier thermique de l'orbiteur pour tenter de déceler tout dommage qui aurait pu être causé aux tuiles thermoprotectrices de la navette et ils transmettent les images recueillies au centre de contrôle, à des fins d'analyse.
Décembre 2006 (STS-116)

Au cours des 13 jours qu'a duré la mission STS-116, le 20e vol de la navette à destination de la station spatiale, l'équipage recâble le système d'alimentation électrique du complexe orbital et continue la construction de la station en installant le segment P5 de la poutrelle intégrée. Durant les opérations, le Canadarm retire la poutrelle P5 de la soute de la navette Discovery et la remet au bras robotique de la station.
Juin 2007 (STS-117)

La mission STS-117 de la navette a pour but de continuer les travaux d'assemblage de la station spatiale et plus particulièrement de poursuivre l'installation des panneaux solaires. L'équipage pose également un nouveau segment de poutrelle. Le Canadarm est utilisé pour fournir des images d'une zone spécifique d'une couverture isolante. Par la suite, on fixe la perche d'inspection au Canadarm pour évaluer l'état du bouclier thermique au niveau des ailes et du nez d'Atlantis.
Août 2007 (STS-118)

La mission STS-118 de la navette spatiale Endeavour constitue le 22e vol de la navette vers la Station spatiale internationale. Pour le Canada, il s'agit d'une mission exceptionnelle puisque l'astronaute canadien Dave Williams exécute trois marches dans l'espace et établit un record canadien en passant plus de 19 heures à l'extérieur de la station orbitale. Fait à noter, la perche d'inspection est installée sur le Canadarm pour inspecter l'extérieur de la navette. Au troisième jour du vol, le Canadarm transfère le segment de poutrelle S5 au Canadarm2. Un autre transfert est réalisé au septième jour de la mission alors que le Canadarm remet la plateforme de rangement extérieure 3 au Canadarm2. Finalement, le Canadarm inspecte de nouveau l'extérieur de la navette avec la perche d'inspection avant l'atterrissage.
Octobre 2007 ( STS-120 )

Pendant la mission STS-120, la navette spatiale Discovery livre le module américain de confection italienne Harmony à la Station spatiale internationale. Le Canadarm est utilisé pour retirer Harmony de la soute de la navette Discovery et le positionner à côté du module Unity. Le Canadarm examine l'extérieur de la navette au moyen de la perche d'inspection.
Février 2008 (STS-122)

La mission STS-122 de la navette est vouée à la livraison et à l'installation du laboratoire Columbus de l'Agence spatiale européenne. Le Canadarm soulève le laboratoire de la soute de la navette et le positionne du côté tribord de la station. Au cours de la mission, Columbus est mis en service et équipé de sa plateforme porte-instruments. La perche d'inspection est utilisée de nouveau pour passer à la loupe l'extérieur de la navette.
Mars 2008 (STS-123)

La robotique canadienne franchit un nouveau cap alors que la navette Endeavour livre Dextre, le robot bricoleur canadien de l'espace, à la station spatiale.
La première composante du module Kibo arrive également à la station.
La perche d'inspection est fixée au Canadarm pour un examen des ailes et du nez de la navette qui durera cinq heures.
Mai 2008 (STS-124)

La navette spatiale Discovery livre le module pressurisé Kibo, une composante si imposante que la perche d'inspection a dû être laissée sur la station spatiale pour faire de la place dans la soute. Deux caméras sont installées au bout du Canadarm pour réaliser l'inspection de la navette avant l'amarrage avec la station orbitale. Plus tard après l'amarrage, la navette est soumise à un examen rigoureux conduit avec le Canadarm et la perche d'inspection.
Novembre 2008 (STS-126)

La navette spatiale Endeavour s'envole à destination de la Station spatiale internationale avec le module Leonardo à son bord. Le Canadarm, doublé de la perche d'inspection, procède à l'évaluation d'usage des ailes et du nez de la navette.
Mars 2009 (STS-119)

Cette mission fournit à la station spatiale le dernier ensemble de panneaux solaires. Le Canadarm, équipé de la perche d'inspection, réalise l'inspection de la navette spatiale sans anicroche. De plus, le Canadarm2 retire le segment de la poutrelle S6 de la soute de la navette pour le tendre au Canadarm. Par la suite, le bras robotique de la station récupère le segment de la poutrelle S6 de la main du Canadarm pour l'installer sur la station spatiale. Cette opération constitue un double transfert!
Mai 2009 (STS-125)

L'équipage de la mission STS-125 répare et met à niveau le télescope spatial Hubble en installant une caméra à grand champ (pouvant « apercevoir » certains des premiers systèmes d'étoiles). Cette opération prolonge l'espérance de vie de Hubble au moins jusqu'à 2014. Cette mission revêt un caractère unique puisqu'elle comporte un niveau de risque élevé dû à l'orbite de Hubble qui contient considérablement plus de débris que celui de la station spatiale. Les inspections régulières de la navette effectuées par le Canadarm sont d'autant plus importantes. À l'aide de la perche d'inspection rattachée au bras robotique, les astronautes examinent avec soin l'extérieur de la navette spatiale Atlantis, avant et après l'entretien du télescope Hubble.
La tâche principale du Canadarm consiste à capturer le télescope spatial et à le placer sur une plateforme de travail pivotante se trouvant dans la soute de la navette. Une fois les objectifs principaux de la mission accomplis, le Canadarm remet Hubble en orbite.
Juillet 2009 (STS-127)

L'astronaute de l'ASC Julie Payette fait partie de l'équipage multinational qui complète l'assemblage du laboratoire japonais Kibo. Cinq marches dans l'espace sont au nombre des opérations de la mission et les éléments de robotique canadienne restent très sollicités.
Au quatrième jour de la mission, Julie Payette, aux commandes du Canadarm2, réalise une manœuvre complexe en cueillant la plateforme japonaise de la soute de la navette Endeavour et en la remettant au Canadarm. Ensuite, Julie Payette déplace le Canadarm2 sur la station spatiale afin de le positionner pour recevoir la plateforme tenue par le Canadarm. La plateforme est installée sur le module Kibo. Au septième jour de la mission, l'astronaute de l'ASC reprend les commandes du Canadarm pour soulever de la soute le plateau porteur contenant deux nouvelles expériences japonaises et le passer au Canadarm2 pour qu'il en fasse l'installation sur la plateforme japonaise récemment livrée à la station.
Le Canadarm conduit également son examen de l'extérieur de la navette à l'aide de la perche d'inspection.
Août 2009 (STS-128)

Le module de transport de cargo Leonardo est la charge utile principale de la navette spatiale Discovery. Ce dernier est rempli d'équipements et de fournitures pour la Station spatiale internationale. Au nombre des items apportés à la station, on retrouve le tapis roulant COLBERT, le bâti de recherche en science des matériaux (Material Science Research Rack) et du matériel pour l'aire de repos de l'astronaute canadien Robert Thirsk.
Équipé de la perche d'inspection, le Canadarm vérifie le bouclier thermique de la navette spatiale.
Novembre 2009 (STS-129)

La mission STS-129 de la navette met en scène une charge utile de plus de 13 500 kilogrammes de pièces de rechange rangées dans les deux palettes logistiques Express (ELC) que contient la soute de la navette spatiale Atlantis.
Le Canadarm est utilisé pour saisir l'ELC-1 de la soute d'Atlantis. Il remet la palette au Canadarm2 qui l'installe sur la station. Plus tard durant la mission, le bras robotique de la navette exécute les mêmes opérations avec l'ELC-2.
Le Canadarm, équipé de la perche d'inspection, examine le bord des ailes et le nez de la navette.
Février 2008 (STS-130)

La navette spatiale Endeavour offre une nouvelle vue sur l'espace à la station spatiale grâce à la coupole qu'elle transporte. Le module d'observation et le troisième nœud Tranquility sont saisis par le Canadarm2 et fixés sur la station.
Le Canadarm se livre à sa tâche habituelle : à l'aide de la perche d'inspection, il examine le bouclier thermique de la navette après le décollage et avant l'atterrissage.
Avril 2010 (STS-131)

La mission STS-131 de la navette comprend trois sorties dans l'espace et la livraison de fournitures et d'équipements à la station spatiale. Dextre, le robot bricoleur de la Station spatiale internationale, est l'un des bénéficiaires de ce matériel.
Le Canadarm exécute son inspection de routine de la navette spatiale en utilisant la perche d'inspection pour examiner le bouclier thermique de Discovery.
Mai 2010 (STS-132)

La navette spatiale Atlantis apporte la palette cargo intégrée et le mini module de recherche russe MRM-1 à la station spatiale.
Le Canadarm et le Canadarm2 travaillent de concert pour installer le MRM-1.
Le Canadarm examine la navette avec la perche d'inspection pour garantir la sécurité de l'équipage lors de son retour sur Terre.
2011 à Aujourd'hui
February 2011 (STS-133)

La mission STS-133 marque le dernier vol de la navette spatiale Discovery. Le module polyvalent permanent et la palette logistique Express 4 (ELC-4) sont tous deux acheminés à la station spatiale.
Le Canadarm remet l'ELC-4 au Canadarm2. Il inspecte également la navette à l'aide de la perche d'inspection après le décollage et avant l'atterrissage.
Mai 2011 (STS-134)

La mission STS-134, qui s'est déroulée sur 16 jours, a marqué l'ultime vol historique de la navette Endeavour. Cet orbiteur a réalisé 25 vols pendant sa durée de vie utile.
Au cours de cette mission, le Canadarm et le Canadarm2 ont réussi à décharger de la navette la palette logistique-3 et le spectromètre magnétique Alpha-2 et à les installer sur la station.
Juillet 2011 (STS-135)

La mission STS-135 a marqué un point tournant dans l'histoire de la conquête spatiale alors que la navette Atlantis s'est envolée pour le tout dernier vol du programme de la navette spatiale.
La mission de 13 jours à destination de la Station spatiale internationale avait comme objectif de livrer le module logistique polyvalent Raffaello contenant des fournitures, du matériel ainsi que des pièces de rechange.
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