Utilisations du bras robotique

Dans l'espace

Le bras robotique de la navette spatiale a accompli de nombreuses tâches au cours des années. On l'a utilisé pour mettre des satellites sur orbite et pour en récupérer d'autres à des fins de réparation. En outre, il a été mis à profit pour une première fois dans l'assemblage de la Station spatiale internationale lors de la mission STS-88, en décembre 1998.

Le Canadarm de la navette spatiale Discovery avec la Terre en toile de fond.

Le Canadarm de la navette spatiale Discovery avec la Terre en toile de fond.
Photo : NASA

Jusqu'à maintenant, le Canadarm a fonctionné à la perfection. Il appuie les astronautes lors de leurs sorties extravéhiculaires. Il est doté de caméras au poignet et au coude qui fournissent des images utilisées pour inspecter la navette spatiale et son contenu. Il a servi au déglaçage des orifices de vidange des eaux usées de la navette et il a débloqué un panneau solaire qui était coincé.

De plus, on a procédé à l'installation de deux caméras IMAX sur son avant-bras, de façon à faire vivre aux cinéphiles l'expérience spatiale.

Sur Terre

La technologie robotique du Canadarm est mise à profit sur Terre dans divers environnements nécessitant une dextérité semblable à celle de l'homme. On se sert de cette technologie pour l'entretien des centrales nucléaires, les activités de soudage ou de réparation des pipelines qui parcourent le fond marin, l'entretien à distance des lignes de transport d'électricité ou la récupération de déchets radioactifs ou dangereux.

Par exemple, MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA), l'entreprise qui a développé le Canadarm, a aussi élaboré un bras utilitaire léger utilisé pour inspecter et analyser les déchets radioactifs entreposés dans des réservoirs souterrains. Ce système possède sept articulations fixées à un mât vertical télescopique et peut être déployé à l'intérieur d'un réservoir.

Les systèmes de télérobotique sont grandement utilisés dans d'autres secteurs d'activités comme en médecine. Le Canada est d'ailleurs un chef de file en ce qui concerne le développement de techniques de chirurgie robotique réalisée à distance.

Un avantage sur le plan médical

Le Seaman Magnetic Resonance Centre, à Calgary, a collaboré avec la division Space Missions de MDA pour adapter les systèmes de robotique spatiale et s'en servir en chirurgie. Ce projet contribue à améliorer la précision des interventions ainsi que l'efficacité et la qualité des soins fournis aux patients. Le « Neuroarm », qui utilise des outils miniaturisés, dont des scalpels laser ultraprécis, peut effectuer des interventions sur les tissus mous, insérer des aiguilles, faire des sutures et des cautérisations.

Le Centre for Minimal Access Surgery du St. Joseph's Hospital de l'Université McMaster est un pionnier dans le domaine de la téléchirurgie. Dans le cadre d'un projet pilote couronné de succès, un chirurgien a dirigé à distance une équipe médicale depuis un pupitre de commande de haute technologie. De son emplacement, il a mené les interventions chirurgicales sur un patient se trouvant à des centaines de kilomètres de lui, dans un hôpital de North Bay, en Ontario.

L'Agence spatiale canadienne (ASC) a fait la promotion de cette application technologique dans le cadre de missions réalisées sur Terre et auxquelles ont participé les astronautes canadiens Robert Thirsk (Neemo 7) et Dave Williams (Neemo 9).