L'EXPRESS sur l'observation de la Terre

EO Express

SMAPVEX 2012: information sur l'humidité du sol au Manitoba dérivée à partir des données PALS

10 octobre 2012 – no 55

1. Améliorer la production agricole, les prévisions des inondations et des conditions météorologiques : expérience de validation du satellite d'analyse active/passive de l'humidité (SMAPVEX)

Des estimations exactes et obtenues en temps opportun de l'humidité des sols permettent d'améliorer la production agricole et les prévisions des inondations et des conditions météorologiques. Des conditions extrêmes d'humidité des sols entraînent une baisse de la productivité agricole en raison des sécheresses ou d'un nombre réduit d'acres de terres ensemencées. Le satellite d'observation de la Terre (OT) SMAP (Soil Moisture Active Passive) de la NASA, dont le lancement est prévu pour 2014, sera une importante source de données sur l'humidité des sols pour le Canada. En plus de faire des mesures à hyperfréquences passives et actives, le satellite SMAP permettra de mesurer l'humidité des sols avec des résolutions spatiales faible (40 km), haute (3 km) et intermédiaire (10 km). Pendant la phase précédant le lancement du satellite SMAP, on établit des campagnes sur le terrain pour élaborer et évaluer des algorithmes de mesure de l'humidité des sols et appuyer les projets d'applications qui adoptent de façon précoce les applications SMAP. L'expérience de validation du satellite SMAP 2012 (SMAPVEX12) a été conçue de façon à répondre aux exigences des algorithmes et des produits de mesure de l'humidité des sols; surtout de longues séries de mesures chronologiques faites sous diverses conditions de végétation, y compris des mesures acquises au sol et des mesures actives et passives faites à l'aide d'aéronefs et de satellites. C'est dans un site du Manitoba que des scientifiques canadiens et américains ont mené, du 7 juin au 18 juillet 2012, l'expérience SMAPVEX à laquelle participaient Agriculture et Agroalimentaire Canada, Environnement Canada, trois universités canadiennes (de Guelph, de Sherbrooke et du Manitoba), le Department of Agriculture des É.-U., la NASA, le JPL et 10 universités américaines. La NASA a utilisé ses capteurs PALS (actifs en passifs en bande L) et UAVSAR (actifs en bande L) un total de 16 fois pendant l'expérience SMAPVEX, complémentant ainsi les acquisitions faites à l'aide de RADARSAT-2 et de TerraSAR-X. Les 75 participants ont recueilli 45 000 mesures de l'humidité des sols à plus de 700 endroits, ainsi que des données biophysiques sur les végétaux à 300 endroits dans le site SMAPVEX du Manitoba. Les activités d'AAC liées à l'expérience SMAPVEX ont été appuyées par le Programme d'initiatives gouvernementales en observation de la Terre (IGOT) de l'Agence spatiale canadienne. Pour obtenir plus d'informations sur l'expérience SMAPVEX, veuillez visiter le site Web à l'adresse : http://pages.usherbrooke.ca/smapvex12/sat_rsat2.php, ou communiquer avec heather.mcnairn@AGR.GC.CA, stephane.belair@ec.gc.ca ou guy.aube@asc-csa.gc.ca.

2. Avis d'offre de participation : Recherche sur les applications scientifiques et opérationnelles – Communauté universitaire internationale (SOAR-EI)

L'Agence spatiale canadienne (ASC), en partenariat avec MacDonald Dettwiler and Associates Ltd. - MDA Geospatial Services Inc, met en place l'initiative SOAR-EI. Cette initiative s'adresse aux chercheurs du milieu de l'enseignement à l'international. Dans sa proposition, le chercheur principal doit démontrer son intérêt et ses compétences en ce qui a trait à la transformation des images RADARSAT-2 en produits d'information utiles à valeur ajoutée. IMPORTANT: l'avis d'offre de participation, prévu pour l'automne 2012, sera valide pour une période limitée de deux mois. Pour en savoir plus sur l'initiative SOAR-EI, veuillez consulter régulièrement les Avis en cours du Programme SOAR : http://www.asc-csa.gc.ca/eng/programs/soar/default.asp ou communiquez avec nous par courriel SOAR-EI@asc-csa.gc.ca.

3. Sécurité alimentaire: de meilleures pratiques agricoles pour assurer un approvisionnement alimentaire durable grâce à l'observation de la Terre

Au Canada, le secteur agricole est proactif dans la gestion des risques. Dans le contexte de la sécurité alimentaire, la suffisance et la durabilité de la production alimentaire au Canada sont étroitement liées au climat, à l'eau et aux conditions des sols dans les systèmes de production agricoles, ainsi qu'aux pratiques de gestion associées à ces systèmes. Les résultats des études scientifiques et des investissements de développement réalisés dans le cadre du IGOT de l'ASC ont été essentiels pour permettre à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et au secteur agricole canadien de faire progresser les façons de surveiller les sécheresses, la santé des récoltes, l'humidité et l'utilisation des sols, etc. Le projet IGOT intitulé « Intégration de données de télédétection dans des modèles sélectionnés afin d'améliorer l'aide aux décisions opérationnelles touchant les cultures, la sécheresse et la gestion de l'eau agricole », qui s'est terminé récemment, n'en est qu'un exemple. On utilise les résultats de ce projet dans plusieurs sous systèmes au Canada, y compris des solutions de pointe pour le traitement des données de coordonnées rectangulaires sur le climat, la surveillance en temps quasi réel de la verdure des récoltes, ainsi que l'intégration et la modélisation des données géospatiales. De plus, sa production de données à l'échelle nationale et ses applications sont des contributions importantes à la recherche, au développement et à la prise de décisions liés à la sécurité alimentaire à l'échelle mondiale. Des travaux de développement futurs sur la prévision du rendement des récoltes, l'évaluation de nouveaux systèmes de cultures et l'analyse fondée sur des scénarios continueront à profiter des résultats de ce partenariat entre l'ASC/IGOT et AAC. Informations : xiaoyuan.geng@agr.gc.ca or guy.aube@asc-csa.gc.ca.

4. Faire progresser la relation et la coopération entre le Canada et les É.-U.: la Commission mixte internationale et les applications en observation de la Terre

Au printemps 2011, des inondations dévastatrices ont causé de graves dommages matériels et ont eu des répercussions environnementales et agricoles des deux côtés de la frontière canado-américaine. Au printemps 2012, le gouvernement du Canada (GC) et les États-Unis (É.-U.), au nom de la province de Québec et de l'État du Vermont, ont écrit à la Commission mixte internationale (CMI) au sujet des inondations du lac Champlain, de ses tributaires et de la rivière Richelieu. Les gouvernements du Canada et des É.-U. ont examiné un renvoi à la CMI visant à étudier les inondations dans ce secteur et ils ont demandé à la CMI d'élaborer d'abord un plan d'étude. Étant donné que les données d'OT peuvent jouer un rôle de soutien, voire critique, dans la préparation, l'intervention et l'atténuation des effets d'une inondation, on a invité la Division des applications et utilisations en observation de la Terre (AUOT) de l'ASC à participer et à contribuer à un atelier technique les 10 et 11 septembre à Burlington (Vermont) intitulé « Groupe de travail international du lac Champlain et de la rivière Richelieu ». Cette rencontre devait servir à élaborer le plan d'étude qui sera ensuite présenté au public et soumis à l'approbation de la CMI. Informations: paul.briand@asc-csa.gc.ca.

5. Contribution de RADARSAT-2 à la gestion de l'inondation de la rivière Richelieu : partenariat entre l'Agence spatiale canadienne et Sécurité publique Canada

Dans le cadre de sa participation au Comité sur les satellites d'observation de la Terre (CEOS), l'ASC collabore étroitement avec la NASA dans différents projets de prévention et de gestion des catastrophes naturelles et d'intervention connexe. En mai 2011, pendant l'inondation printanière le long de la rivière Richelieu au Québec, l'ASC a demandé à des collègues de la NASA d'acquérir des images satellites à l'aide du capteur EO-1/ALI (Earth Observation-1/Advanced Land Imager) pour mesurer l'étendue de l'inondation. Les images ALI complémentent une série chronologique entière d'images saisies au-dessus de la zone touchée par le gouvernement canadien grâce à RADARSAT-2, ce qui a permis d'obtenir des détails additionnels grâce aux capacités d'imagerie multispectrale et panchromatique du capteur ALI. La gestion des situations d'urgence est aussi une des principales responsabilités de tous les organismes du gouvernement fédéral. C'est pourquoi Sécurité publique Canada (SP) prend des mesures afin de promouvoir une approche coordonnée et une structure plus uniforme dans la gestion des situations d'urgence en fournissant des directives aux institutions fédérales sur la façon d'élaborer un plan de gestion des situations d'urgence. Grâce à la nouvelle initiative PSIR (prestation de produits et services d'information rapides), la AUOT de l'ASC, en coopération étroite avec SP et Effigis, a élaboré des cartes d'inondation et des produits d'information géographique dérivés de données saisies par RADARSAT-2 et le capteur EO-1/ALI. L'équipe du projet a également créé une animation constituée de 16 images SAR de RADARSAT-2 qui montre les zones de la rivière Richelieu qui ont été les plus touchées par cette inondation. L'information tirée des images satellites a répondu aux besoins et aux exigences en matière d'information géospatiale des organismes fédéraux et provinciaux intéressés, notamment SP, la Sécurité Civile du Québec et les municipalités du Québec. Pour voir l'animation produite à partir de données RADARSAT-2 montrant l'étendue maximale et minimale de l'inondation, visitez la page suivante http://www.asc-csa.gc.ca/fra/satellites/radarsat2/image_vedette-richelieu.asp ou communiquez avec guy.aube@asc-csa.gc.ca et claude.auger@ps-sp.gc.ca. Pour plus d'information, visitez : http://effigis.com/wp-content/uploads/CRSS2012-RichelieuFlood.pdf.

6. Réduire les pertes en vies humaines et en biens matériels provoquées par des catastrophes naturelles : appui au projet Caribbean Satellite Disaster Pilot pendant la saison des ouragans 2012 à l'aide de RADARSAT-2

L'Agence spatiale canadienne, en collaboration étroite avec le CEOS, continue à faire d'importantes contributions au projet CSDP (Caribbean Satellite Disaster Pilot) dans le cadre de la tâche GEO DI-01-C5_1. Au cours de la saison des ouragans dans l'Atlantique de 2012, RADARSAT-2 a saisi jusqu'ici quelque 70 images RADARSAT-2 à haute résolution afin de permettre une évaluation sommaire des dommages causés dans les zones touchées par les ouragans et les fortes tempêtes tropicales. Depuis trois ans, RADARSAT-2 s'est révélé une source unique et précieuse d'information à délais critiques sans nuages pour les partenaires du projet CSDP dans les Caraïbes qui participent directement à la gestion des urgences, ainsi qu'à la recherche et à l'éducation dans ce domaine. La Caribbean Disaster and Emergency Management Agency (CDEMA) et la NASA jouent un rôle de coordination pour veiller à ce que la collecte et la diffusion des données soient dirigées vers les zones et les organisations qui ont besoin d'obtenir rapidement des informations géospatiales. Les ensembles de données canadiens obtenus avec RADARSAT-2 pour le projet CSDP ont été recueillis durant le passage des ouragans Ernesto et Isaac dans l'est des Caraïbes sur les Îles Vierges britanniques, Antigua-et-Barbuda, la Guadeloupe, la Dominique, la Martinique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent et Trinité-et-Tobago; des ensembles de données SAR détaillées de zones de l'ouest des Caraïbes ont été recueillis au-dessus des Îles Caïmans, de Cancún, d'Haïti, de la République dominicaine et de la Jamaïque. L'ASC et l'industrie canadienne de l'OT ont généré des cartes d'intervention rapide d'inondations locales et régionales à Haïti pour démontrer l'utilité du système RADARSAT dans des délais très courts. Pour obtenir plus d'information, veuillez communiquer avec guy.aube@asc-csa.gc.ca (chef de la préparation et des interventions du projet CSDP à l'ASC), stuart.w.frye@nasa.gov (chef du projet CSDP) et guy.seguin@asc-csa.gc.ca (CEOS, coordonnateur du SBA sur les catastrophes).

7. Applications d'observation des glaces arctiques : appuyer la Stratégie pour le Nord et la souveraineté avec RADARSAT-2

La vision du Canada pour l'Arctique est celle d'une région stable et fondée sur des règles, qui est délimitée par des frontières bien définies et qui se caractérise par une croissance économique et un secteur commercial dynamiques, des collectivités énergiques et des écosystèmes sains et productifs. La glace sous toutes ses formes (glace de mer, glace de lac, glace de rivière et icebergs) couvre les eaux arctiques du Canada. Par conséquent, elles ont une incidence directe sur bien des aspects de la vie des Canadiennes et des Canadiens. Elles touchent : le transport maritime, la pêche commerciale, l'exploitation des richesses naturelles en mer, les habitudes de chasse et de pêche des peuples autochtones, le tourisme et les loisirs, et la situation météorologique des régions et le climat à long terme. Après de multiples projets d'OT appuyés par la AUOT de l'Agence spatiale canadienne, le Service canadien des glaces (SCG) fournit maintenant des renseignements exacts sur la glace qui couvre les eaux et les terres du Canada, y compris les régions arctiques. RADARSAT-2 contribue à la sécurité des Canadiens, à leur prospérité et à la santé de leur environnement en fournissant de l'information et des applications sur les conditions de glaces dangereuses dans les eaux territoriales canadiennes. Pour les plus récentes nouvelles sur l'île de glace Petermann et voir les produits d'imagerie des glaces de l'Arctique de RADARSAT-2, veuillez visiter la page Web suivante : http://www.ec.gc.ca/glaces-ice/default.asp?lang=Fr&n=0417829C-1&wsdoc=1B226706-42BF-4B94-A481-E9524C81C436.

8. ParkSPACE : intégrité écologique des parcs nationaux de l'Arctique

ParkSPACE est un projet de quatre ans développé par Parc Canada (PC) et Ressources Naturelles Canada. Supporté par le IGOT de l'ASC, PC a élaboré un système satellitaire opérationnel. Les principaux objectifs du projet étaient : (1) le développement et l'évaluation de produits satellites pour surveiller les changements environnementaux dans les parcs nationaux nordiques; (2) développer les capacités opérationnelles de PCA à utiliser les technologies satellitaires pour remplir leur mandat de surveillance et de reporting en ce qui à trait au respect de l'intégrité écologique des parcs. La surveillance par satellite des parcs nationaux nous donne une occasion unique de gérer de vastes territoires (les parcs nationaux du Nord couvrent une superficie de 238 800 km², ce qui représente 85 % de la superficie totale de l'ensemble des parcs nationaux du Canada). En outre, les satellites permettent au Canada d'exploiter de manière durable ses ressources et d'exercer sa souveraineté dans l'Arctique. Informations: jean.poitevin@pc.gc.ca et paul.briand@asc-csa.gc.ca.

9. Fournir des images RADARSAT-2 pour appuyer la Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité (GMES)

L'information environnementale est d'importance capitale. Elle nous aide à comprendre les changements que subissent notre planète et son climat, le rôle que joue l'activité humaine dans ces changements et l'incidence de ces derniers sur notre quotidien. Le programme européen GMES vise à établir une capacité européenne d'observation de la Terre. La société MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. a annoncé qu'elle a signé une modification de contrat d'une valeur de 11,9 millions de dollars CAN pour accroître la provision d'images satellites de RADARSAT-2 au GMES. Les images additionnelles saisies à l'aide de RADARSAT-2 comblent les lacunes dans la disponibilité des données découlant de la perte récente du satellite ENVISAT de l'Agence spatiale européenne (ESA) et elles répondront aux besoins de l'ESA en matière de surveillance maritime d'ici à ce que la capacité opérationnelle totale du satellite Sentinel-1A soit disponible, ce qui est prévu pour la mi-2014. Les images de RADARSAT-2 seront utilisées pour fournir des informations essentielles à la mission pour la surveillance des glaces dans la mer Baltique, l'océan Arctique et l'océan Antarctique pendant toute la durée des saisons des glaces, ce qui permettra d'améliorer la sécurité maritime et d'appuyer la surveillance environnementale. Pour lire le communiqué de presse à ce sujet, visitez la page Web à l'adresse : http://www.mdacorporation.com/corporate/news/pr/pr2012072001.cfm.

10. Réduire la déforestation et la dégradation des forêts à l'aide d'applications en observation de la Terre

L'initiative sur la déforestation nette nulle du Fonds mondial pour la nature cherche à unir des efforts internationaux actuels, comme les Objectifs de développement du Millénaire, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Convention des Nations Unies sur la biodiversité pour les zones protégées et le programme ONU-REDD (Programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement) en établissant des points de référence uniformes et en s'efforçant d'atteindre un seul but commun – la déforestation nette nulle d'ici 2020. Grâce à leur point de vue unique depuis l'espace, les satellites d'OT permettent de mettre en évidence la vulnérabilité des forêts tropicales en documentant l'étendue de la déforestation, tout particulièrement dans les zones éloignées. Cette animation réalisée à partir d'images d'OT montre la déforestation de la forêt tropicale amazonienne, État de Rondônia (ouest du Brésil), de 1986 à 2010 : http://www.esa.int/esaEO/SEM403QXV4H_index_0.html.