De retour au Canada depuis le 19 Février 2010, l'astronaute canadien Robert Thirsk était de passage à l’Agence spatiale canadienne lors d'un événement organisé au siège social de l'Agence spatiale à Longueuil (Québec). Robert Thirsk revenait au terme d'une mission de six mois couronnée de succès à bord de la Station spatiale internationale. Steve MacLean, le président de l'ASC, de concert avec les collègues de Robert Thirsk et les étudiants d'une école secondaire de Beaconsfield ont acueilli chaleureusement l'astronaute Robert Thirsk qui a réalisé de nombreuses « premières » au cours de cette mission.
Le Dr Thirsk est le premier Canadien à s’être envolé à bord d'une capsule Soyouz russe, lancée le 27 mai et revenue sur Terre le 1er décembre 2009 dans les steppes du Kazakhstan. Il est également le premier Canadien à être demeuré aussi longtemps dans l'espace et il détient toujours le record canadien du plus long vol spatial : il a parcouru plus de 125 millions de kilomètres pendant les six mois qu'il a passés dans l'espace (188 jours). Il a fait le tour de la Terre plus de 2 900 fois, passé plus de 230 heures à faire de l'exercice et consacré environ 236 heures à des expériences scientifiques.
Le 27 mai 2009, l’astronaute canadien Robert (Bob) Thirsk s’envolait à bord d’un véhicule russe Soyouz de Baïkonour, au Kazakhstan, pour entreprendre un séjour sans précédent de six mois à bord de la Station spatiale internationale. Travaillant de concert avec la NASA (É. U.), l’Agence spatiale Roscosmos (Russie), l’ESA (Europe) et l’Agence spatiale JAXA (Japon), le Dr Bob Thirsk et l’Agence spatiale canadienne ont eu l’occasion de mettre en évidence les percées de la technologie canadienne et d’effectuer de précieuses recherches expérimentales pour le compte de scientifiques canadiens et internationaux.
Sur la scène mondiale, cette mission représentait un accomplissement important sur le plan de la collaboration scientifique à bord de l’ISS. Conçue à l’origine pour accueillir six astronautes, l’ISS a servi, jusqu’à maintenant, de résidence permanente à un équipage de trois personnes au plus. Avec la mission Expedition 20/21, l’ISS réalisait pour la première fois son plein potentiel : six astronautes ont vécu et collaboré dans ce qui est le plus grand laboratoire scientifique en microgravité jamais construit.
Robert (Bob) Thirsk : astronaute, scientifique et pionnier
Au cours de la mission Expedition 20/21, le Dr Robert (Bob) Thirsk a exercé de nombreuses responsabilités. En plus d’être médecin de bord, le Dr Thirsk a agi à titre de spécialiste de mission affecté au module d’expérimentation japonais Kibo. Il était également spécialiste en robotique et a manœuvré le Canadarm2, la contribution canadienne à la Station spatiale internationale.
Des expériences scientifiques inédites
La mission Expedition 20/21 différait notamment de toutes les autres missions de longue durée par l’ampleur et la portée des expériences qui ont eu lieu à bord de l’ISS. Le Dr Thirsk a effectué au moins sept expériences canadiennes, dont l’une appuyait un projet de recherche étudiant. Les résultats de chacune de ces expériences auront d’importantes incidences sur les vols spatiaux et la vie des Canadiens, ici sur Terre.
En résumé, le Dr Thirsk a mené à bien les expériences suivantes :
Le projet CCISS ou Contrôle cardiovasculaire et cérébrovasculaire au retour de l’ISS (CCISS) : le CCISS est une étude qui examine les effets de l’impesanteur sur le corps humain. Les résultats pourraient être appliqués aux personnes âgées qui ont des étourdissements et s’évanouissent ou qui sont atteintes d’une maladie du cœur attribuable à un mode de vie sédentaire.
L’ étude BISE (Corps dans l’espace) portait sur les indices visuels et corporels qui aident les astronautes à percevoir le haut et le bas dans un environnement de quasi-impesanteur. Les résultats seront comparés aux données recueillies sur la Terre, et ils pourront être utiles dans le traitement des troubles d’équilibre et de contrôle des mouvements.
Le projet APEX–Cambium (Expérience avancée sur les plantes en orbite) examine les effets de la gravité sur le type de bois produit par des arbres en croissance, ce qui peut avoir des incidences importantes pour les processus de fabrication utilisés par l’industrie des produits du bois.
Le Test de croissance d'alliages binaires à partir de particules colloïdales en suspension (BCAT-5). L’expérience BCAT-5 a été consacrée à l’étude des propriétés physiques de mélanges colloïdaux raffinés en l’absence de la gravité terrestre. Les résultats pourraient mener à l’amélioration de procédés de fabrication et à la création de nouveaux matériaux.
Le projet SODI (Instrument de diagnostic optique réglable) – IVIDIL : Le projet SODI – IVIDIL examinait divers types de diffusion dans un environnement de quasi-impesanteur, une étude qui pourrait avoir diverses applications concernant la récupération du pétrole, le traitement des matériaux, le transport biologique et les courants océaniques, qui sont tous régis par le processus de diffusion.
L’expérience sur la convection de Marangoni dans l’espace (MEIS-2) faisait appel à la quasi-impesanteur de la Station spatiale internationale pour appliquer aux ponts liquides la convection de tension superficielle, sans l’influence des effets perturbateurs des phénomènes produits par la gravité dans la création des cristaux. Puisque les ponts liquides contribuent à la fabrication des cristaux semi-conducteurs, les résultats de cette expérience pourraient avoir des conséquences importantes sur la conception et la fabrication de microprocesseurs.
IRIS (Inversion d’images dans l’espace) : IRIS est un projet éducatif conçu par des étudiants de l’Université internationale de l’espace, qui visait à étudier les effets de la microgravité sur la perception humaine des objets en 2D et 3D. Le projet et le logiciel connexe ont été conçus par un groupe multidisciplinaire d’étudiants qui ont pu ainsi acquérir une expérience précieuse pendant qu’ils se préparent à une carrière dans le domaine spatial.
À l’avant-garde de la technologie canadienne
Au cours de la mission, le Dr Thirsk a manœuvré le Canadarm2, le bras robotique canadien de l’ISS d’une longueur de 17mètres disposant de sept degrés de liberté. L’utilisation du Canadarm2 et de sa base mobile a été indispensable dans chacune des missions d’assemblage et d’entretien de l’ISS depuis l’installation du bras canadien sur la station. Durant cette mission Expedition, le Dr Thirsk et ses coéquipiers ont effectué l’une des tâches les plus difficiles qui soient. Le Canadarm2 a permis de saisir en vol pour la première fois un véhicule autonome en orbite, le véhicule de transfert autonome H-II du Japon, transportant des fournitures et des provisions pour l’équipage.
Maintenant de retour, le Dr Thirsk poursuit une tournée nationale au Canada afin de faire connaître les résultats de sa mission spatiale. Pour de plus amples renseignements, explorez les pages Web consacrées à la mission Expedition 20/21 dans le site Web de l’Agence spatiale canadienne.
Le document video ci-contre résume les principaux moments de cette première mission spatiale canadienne de longue durée. Cette mission marque le début de l'âge d'or de la Station spatiale internationale, désormais établie comme un laboratoire spatial pouvant accueillir six personnes. Les Canadiens peuvent s'enorgueillir des contributions de leur pays.