Rétrospective 2015 – 8 événements marquants pour la science, l'espace et l'ASC

Rétrospective 2015

Sources : NASA/JPL, University of Arizona.

Avec l'année 2015 qui tire à sa fin, il est venu le temps de réaliser à quel point cette année a été formidable pour l'espace, la science et l'Agence spatiale canadienne (ASC). Dans cette rétrospective, nous soulignons quelques réalisations dont l'Agence spatiale canadienne est très fière ainsi que des moments, découvertes et événements marquants pour l'espace et la science à travers le monde.

Voici huit événements marquants de l'année 2015.

Le télescope spatial James Webb - Illustration

2015-03-25 - Jusqu'où depuis le Big Bang le télescope spatial James Webb explorera-t-il? (Source : Agence spatiale canadienne)

1. Le 26 mars 2015 – Le télescope spatial James Webb : La contribution du Canada au télescope le plus complexe et le plus puissant jamais construit

Au mois de mars, l'ASC a annoncé sa collaboration avec la NASA et l'Agence spatiale européenne (ESA) dans la construction du télescope spatial James Webb, le télescope le plus complexe et le plus puissant jamais construit.

Successeur désigné du télescope spatial Hubble, le télescope spatial James Webb deviendra le plus important observatoire spatial de la prochaine décennie, qui sera utilisé par des milliers d'astronomes à travers le monde. Le télescope James Webb étudiera chacune des phases de l'histoire cosmique, dont les premières lueurs qui ont suivi le Big Bang, la formation de systèmes solaires capables d'accueillir des formes de vie sur des planètes comme la Terre et l'évolution de notre propre système solaire.

L'ASC fournit le détecteur de guidage de précision et un des quatre instruments scientifiques du télescope James Webb : l'imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente (NIRISS).

Le télescope sera lancé de la Guinée française à bord d'une fusée Ariane 5 en octobre 2018.

Année dans l'espace

2015-03-27 - L'astronaute de la NASA Scott Kelly et le cosmonaute russe Mikhail Kornienko passeront un an dans l'espace. (Sources : NASA, )

2. Le 27 mars 2015 – Un an dans l'espace pour un astronaute et un cosmonaute

Le 27 mars 2015, l'astronaute de la NASA Scott Kelly et le cosmonaute russe Mikhail Kornienko se sont envolés vers la Station spatiale internationale, où ils travailleront pour une année complète, jusqu'en mars 2016.

La plupart des missions dans l'espace durent entre quatre et six mois. En doublant la durée de cette mission, les chercheurs espèrent pouvoir mieux comprendre la façon dont le corps humain réagit et s'adapte aux vols spatiaux de longue durée. Cette information est cruciale pour une éventuelle mission sur Mars, par exemple, qui pourrait durer 500 jours ou plus.

Course vers l'espace

2015-06-04 - Les astronautes de l'ASC Jeremy Hansen (gauche) et David Saint-Jacques. (Sources : CTV Canada AM, Agence spatiale canadienne.)

3. Le 2 juin 2015 – Le Canada enverra deux astronautes dans l'espace d'ici la prochaine décennie

Cette année, le gouvernement du Canada a annoncé la prolongation de la participation du Canada à la Station spatiale internationale (ISS) jusqu'en 2024 garantissant l'avenir du Canada en matière d'exploration spatiale.

Cet engagement assurera à chacun des astronautes canadiens Jeremy Hansen et David Saint-Jacques un voyage dans l'espace. Il indique aussi que le Canada participera à de futures missions vers la Lune, Mars et plus loin encore.

Pluton en couleur

2015-09-15 - Photo de Pluton prise par la sonde spatiale New Horizons de la NASA. (Sources : NASA, JHUAPL, SwRI.)

4. Le 14 juillet 2015 – Survol de Pluton

Le 14 juillet, la sonde spatiale New Horizons de la NASA a effectué le premier survol de tous les temps de la planète naine Pluton. Lancé depuis la Terre en janvier 2006, New Horizons a parcouru 7,5 milliards de kilomètres pour cet événement historique. Son approche la plus proche, à 12 500 kilomètres de la surface de Pluton, nous a permis de voir pour la première fois des images détaillées de la planète naine et de ses satellites. Des données se dirigent encore vers nous de l'extrémité du système solaire grâce à la sonde New Horizons.

New Horizons se dirige maintenant vers la ceinture de Kuiper pour un rendez-vous avec un autre petit monde nommé 2014 MU69 en janvier 2019.

Éclipse lunaire totale de la super Lune de sang

2015-09-27 - Photo de l'éclipse lunaire totale de la super Lune de sang. (Sources : NASA, Marshall.)

5. Le 27 septembre 2015 – Éclipse lunaire totale de la super Lune de sang

Pour les gens de moins de trente ans, cette année marquait leur première occasion de voir une rare éclipse lunaire totale de la super Lune de sang, la dernière ayant eu lieu en 1982.

Pour que cette rare éclipse se produise, trois événements lunaires doivent coïncider : une éclipse lunaire totale, qui se produit quand la Terre se situe entre le Soleil et la Lune; la première pleine Lune après l'équinoxe d'automne (aussi appelée Lune de sang); et que la Lune soit à son périgée, le point le plus près de la Terre (356 877 km), ce qui la fait paraître environ 14 % plus grosse (super Lune).

La prochaine fois qu'un tel événement se produira sera en… 2033!

Découverte d'eau sur Mars

2015-09-28 - Ces sombres traînées étroites de 100 mètres de long sur la surface de Mars auraient été formées par l'écoulement récent d'eau. (Sources : NASA, JPL, Université d'Arizona.)

6. Le 28 septembre 2015 – Découverte d'eau sur Mars : La NASA confirme la présence d'eau sur Mars

De nouvelles découvertes de la NASA fournissent la preuve la plus solide à ce jour que de l'eau liquide coule par intermittence sur Mars. Des chercheurs utilisant le Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) ont détecté la signature de minéraux hydratés sur les pentes de la planète rouge où l'on voit des stries sombres et mystérieuses. Cela pourrait signifier que de l'eau salée, un potentiel pour la vie, se trouve sur la surface de Mars pendant les mois plus chauds de l'année.

Les chefs de délégation à la COP21

2015-11-30 - Les chefs de délégation à la COP21. (Source : Presidencia de la República Mexicana)

7. Le 12 décembre 2015 – COP21 : Accord global historique pour réduire les changements climatiques

Des satellites canadiens comme SCISAT-1 nous fournissent des données et des analyses sur notre planète qui nous aident à mieux comprendre l'impact du changement climatique et à protéger nos ressources naturelles.

Le 12 décembre 2015, les 195 pays participant à la Conférence de Paris de 2015 sur le climat se sont entendus sur l'Accord de Paris, un pacte mondial visant à réduire l'émission de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique. Cet accord est une étape positive vers une planète plus propre pour les générations futures.

OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx

2015-11-16 - L'OLA subit une dernière inspection visuelle avant d'être scellé dans un caisson d'essai sous vide thermique en vue d'un essai visant à déterminer si l'instrument est en mesure de résister à l'environnement inhospitalier de l'espace. (Sources : Debora McCallum, Goddard Space Flight Center, NASA.)

8. Le 17 décembre 2015 – L'altimètre laser canadien OLA : L'ASC livre sa contribution à la première mission américaine visant à rapporter un échantillon d'astéroïde sur Terre

L'Agence spatiale canadienne (ASC) collabore avec la NASA dans le cadre de la mission OSIRIS-REx, la première mission américaine qui vise à étudier un astéroïde et à en rapporter un échantillon sur Terre. La mission OSIRIS-REx (Origins-Spectral Interpretation-Resource Identification-Security-Regolith Explorer) de la NASA étudiera Bennu, un astéroïde susceptible d'entrer en collision avec la Terre vers la fin du 22e siècle. Le vaisseau OSIRIS-REx de la NASA sera lancé dans l'espace en septembre 2016 pour un périple de deux ans vers l'astéroïde.

La contribution du Canada est un instrument laser appelé OLA (sigle anglais de l'altimètre laser d'OSIRIS-REx). Construit pour l'ASC par la société MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. et son partenaire Optech, OLA permettra la création de cartes tridimensionnelles inédites de Bennu afin d'aider l'équipe chargée de la mission à sélectionner un site pour le prélèvement d'un échantillon. L'ASC recevra une portion de l'échantillon rapporté, qui pourra alors être étudié par des scientifiques canadiens.