18 janvier 2010
À compter du 18 janvier, l'orbiteur Mars Odyssey de la NASA sera à l'affût d'éventuelles mais improbables transmissions radioélectriques provenant de l'atterrisseur martien Phoenix, qui a étudié un site de la région arctique de Mars pendant une période de cinq mois avant de cesser ses activités en novembre 2008.
L'atterrisseur, alimenté par énergie solaire, a fonctionné deux mois de plus que les trois mois prévus pour sa mission qui s'est déroulée pendant l'été dans le nord martien jusqu'à ce que la diminution saisonnière des rayons solaires vienne mettre un terme à ses opérations. Depuis, le site d'atterrissage de Phoenix a vu passer l'automne, l'hiver et une partie du printemps. L'atterrisseur n'était pas conçu pour résister au poids de la glace et aux températures extrêmes de l'hiver arctique de Mars.
Dans le cas peu probable où Phoenix aurait survécu à l'hiver, il est prévu que l'atterrisseur suive les instructions programmées dans son ordinateur. Si ses systèmes sont toujours en état de fonctionner, l'atterrisseur tentera à intervalles réguliers de reprendre contact avec la Terre aussitôt que ses panneaux solaires pourront générer suffisamment d'électricité pour établir un bilan énergétique positif.
« Nous ne nous attendons pas à ce que Phoenix ait survécu, et par conséquent nous entretenons peu d'espoir quant à d'éventuelles transmissions. Cependant, si Phoenix transmet, Odyssey le percevra », a indiqué Chad Edwards, ingénieur en chef des télécommunications du programme d'exploration de Mars de la NASA au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie.
17 octobre 2008

Cette série d'images montre le capteur de vent de Phoenix oscillant sous l'effet du vent martien. Les données sur les mouvements du capteur aident les scientifiques et ingénieurs de la mission à déterminer le comportement du vent sur Mars.
Sur l'une des images, toutes prises le même jour, on voit que le capteur s'agite brusquement, ce qui pourrait laisser croire au passage d'un tourbillon de poussière. Les images captées immédiatement avant et après le passage de ce qui pourrait être un tourbillon de poussière indiquent des vents soufflant de l'ouest à 25 km/h. Celle prise au passage du tourbillon indique des vents de 40 km/h soufflant du sud.
Ces images ont été prises au cours du 136e jour martien, ou sol, de la mission (12 octobre 2008) par l'Imageur stéréoscopique de surface qui équipe l'atterrisseur Phoenix. Le capteur de vent installé sur le mât de la station météorologique de l'Agence spatiale canadienne a été fourni par l'Université d'Aarhus, appuyée par l'Université de l'Alberta.
L'Université York* dirige l'équipe scientifique canadienne avec la participation de l'Université de l'Alberta*, de l'Université Dalhousie*, d'Optech* et de Ressources naturelles Canada (Commission géologique du Canada), de l'Agence spatiale canadienne et la collaboration internationale de l'Institut météorologique de la Finlande*. MDA Missions spatiales* est l'entrepreneur principal chargé de la station météorologique en partenariat avec Optech. La manche à vent sur le mât de la station météorologique constitue la contribution de l'Université d'Aarhus en collaboration avec l'Université de l'Alberta.
La mission Phoenix* est dirigée par le chercheur principal Peter H. Smith* de l'Université de l'Arizona et son équipe de scientifiques en partenariat avec le Laboratoire de recherche sur la propulsion* de la NASA* pour la gestion de projet et de Lockheed Martin Space Systems* pour le développement des systèmes. Les contributions internationales à la mission sont fournies par l'Agence spatiale canadienne, l'Université de Neuchâtel* (Suisse), l'Université de Copenhague* et l'Université d'Aarhus (Danemark), l'Institut Max Planck* (Allemagne) et l'Institut météorologique de la Finlande.
* Site Web disponible en anglais seulement
14 octobre 2008
L'atterrisseur Phoenix a survécu à une tempête de poussière régionale qui avait temporairement affaibli son alimentation en énergie solaire, et l'équipe a maintenant pu reprendre son étude des plaines nordiques de la planète rouge.
La tempête a rendu l'atmosphère de plus en plus opaque, ce qui a réduit la quantité d'énergie atteignant les panneaux solaires de Phoenix. C'est pourquoi, les jours martiens (ou sols) 135 et 136 de la mission (11 et 12 octobre), les scientifiques et les ingénieurs de l'équipe Phoenix ont restreint bon nombre des activités scientifiques de l'atterrisseur, notamment la collecte de certaines données par les laboratoires embarqués.
La tempête, qui couvrait 37 000 kilomètres carrés, se déplaçait d'ouest en est et s'était déjà considérablement affaiblie lorsqu'elle a atteint l'atterrisseur le samedi 11 octobre. L'engin se retrouvait donc dans une situation meilleure que prévue, selon Ray Arvidson de l'Université de Washington à St. Louis, le scientifique en chef responsable du bras robotique de Phoenix.
Phoenix a maintenant repris activement l'analyse d'échantillons de sol et la collecte de données atmosphériques ainsi que d'autres travaux avant que les conditions de l'automne et de l'hiver martiens ne l'empêchent de continuer à fonctionner.
« Le problème de l'énergie est préoccupant, il faut donc que nous organisions soigneusement nos activités », a déclaré M. Arvidson.
L'équipe Phoenix a repéré la tempête de poussière la semaine dernière grâce à des images obtenues par l'imageur couleur de l'orbiteur Mars Reconnaissance. L'équipe responsable de l'imageur a estimé qu'après le passage de la tempête de poussière sur le site d'atterrissage de Phoenix samedi, la poussière finirait par disparaître graduellement cette semaine.
Cette tempête constitue un signe avant-coureur d'autres conditions météorologiques hivernales et changeantes. Alors que la fin de l'été martien se transforme en automne, l'équipe de Phoenix prévoit de nouvelles tempêtes de poussière, de la gelée dans les tranchées ainsi que des nuages de glace et d'eau. Elle espère recueillir des données qui lui permettront de documenter cette « saison des plus intéressantes » d'après M. Arvidson.

Cette image captée par l'orbiteur Mars Reconnaissance de la NASA montre une tempête de
poussière couvrant 37 000 kilomètres carrés et se déplaçant dans le sens inverse des aiguilles
d'une montre sur le site d'atterrissage de Phoenix, le 11 octobre 2008.
Image : NASA/JPL-Caltech/Malin Space Science Systems
La mission Phoenix* est dirigée par le chercheur principal Peter H. Smith* de l'Université de l'Arizona et son équipe de scientifiques en partenariat avec le Laboratoire de recherche sur la propulsion* de la NASA* pour la gestion de projet et de Lockheed Martin Space Systems* pour le développement des systèmes. Les contributions internationales à la mission sont fournies par l'Agence spatiale canadienne, l'Université de Neuchâtel* (Suisse), l'Université de Copenhague* et l'Université d'Aarhus (Danemark), l'Institut Max Planck* (Allemagne) et l'Institut météorologique de la Finlande.
L'Université York* dirige l'équipe scientifique canadienne avec la participation de l'Université de l'Alberta*, de l'Université Dalhousie*, d'Optech* et de Ressources naturelles Canada (Commission géologique du Canada), de l'Agence spatiale canadienne et la collaboration internationale de l'Institut météorologique de la Finlande*. MDA Missions spatiales* est l'entrepreneur principal chargé de la station météorologique en partenariat avec Optech. La manche à vent sur le mât de la station météorologique constitue la contribution de l'Université d'Aarhus en collaboration avec l'Université de l'Alberta.
* Site Web disponible en anglais seulement
29 septembre 2008
Phoenix, le module d'atterrissage de la NASA, a détecté de la neige tombant des nuages au-dessus de la planète Mars.
Conçu par l'Agence spatiale canadienne, le lidar (instrument laser destiné à recueillir des renseignements sur les interactions entre l'atmosphère et la surface de Mars) a décelé la présence de neige provenant de nuages à quatre kilomètres au-dessus du site d'atterrissage de l'engin spatial. Les données indiquent que la neige s'est vaporisée avant de toucher le sol.
« Nous n'avons jamais rien vu de tel sur Mars », a déclaré Jim Whiteway de l'Université York à Toronto et chercheur principal de la Station météorologique canadienne à bord de Phoenix. « Nous allons chercher des indices révélant que la neige pourrait même atteindre le sol. »
L'Université York* dirige l'équipe scientifique canadienne avec la participation de l'Université de l'Alberta*, de l'Université Dalhousie*, d'Optech* et de Ressources naturelles Canada (Commission géologique du Canada), de l'Agence spatiale canadienne et la collaboration internationale de l'Institut météorologique de la Finlande*. MDA Missions spatiales* est l'entrepreneur principal chargé de la station météorologique en partenariat avec Optech. La manche à vent sur le mât de la station météorologique constitue la contribution de l'Université d'Aarhus en collaboration avec l'Université de l'Alberta.
La mission Phoenix* est dirigée par le chercheur principal Peter H. Smith* de l'Université de l'Arizona et son équipe de scientifiques en partenariat avec le Laboratoire de recherche sur la propulsion* de la NASA* pour la gestion de projet et de Lockheed Martin Space Systems* pour le développement des systèmes. Les contributions internationales à la mission sont fournies par l'Agence spatiale canadienne, l'Université de Neuchâtel* (Suisse), l'Université de Copenhague* et l'Université d'Aarhus (Danemark), l'Institut Max Planck* (Allemagne) et l'Institut météorologique de la Finlande.
* Site Web disponible en anglais seulement
29 septembre 2008
La mission martienne Phoenix de la NASA a atterri à 68,2 degrés de latitude nord et à 234,2 degrés de longitude est. Une flèche indique sur le globe la partie la plus septentrionale du site d'atterrissage. L'image a été captée par la caméra MOC (Mars Orbiter Camera) de la sonde Mars Global Surveyor de la NASA.
Image : gracieuseté NASA/JPL-Caltech/Université de l'Arizona/MSSS
29 septembre 2008
L'imageur stéréoscopique de surface embarqué à bord du module Phoenix de la NASA a capté une série d'images montrant le laser de la sonde dans le ciel nocturne de Mars. Les points brillants que l'on aperçoit à l'intérieur du faisceau sont des cristaux de glace. Ces derniers, qui se trouvent dans le brouillard de givre, réfléchissent la lumière du laser. La zone la plus brillante, au sommet du faisceau, est le résultat de la diffusion accrue du laser dans un nuage. Le lidar canadien émet des pulsations laser et enregistre la rétrodiffusion.
29 septembre 2008
Ce panorama comprend plus de 500 images captées depuis l'atterrissage du module martien Phoenix de la NASA dans la plaine arctique, à 68,22 degrés de latitude nord et 234,25 degrés de longitude est.
L'animation présente lentement les principaux points d'intérêt observables, dont le paysage martien et la plateforme scientifique du module Phoenix.
On peut voir sur l'image panoramique à 360° en couleurs quasi réelles des motifs polygonaux dans le sol, tout autour de la zone d'atterrissage. Ces motifs s'apparentent à ceux que l'on peut observer dans le pergélisol sur Terre. Le centre de l'image se trouve dans la partie Ouest de la scène. On peut voir dans la partie droite de l'image les tranchées que le bras robotique de Phoenix a creusées afin d'exposer les matériaux de subsurface du sous-sol martien. Le mât de la station météorologique de l'Agence spatiale canadienne, au sommet duquel est installé le capteur de vent danois, s'élève dans la partie supérieure de l'image panoramique. On peut également apercevoir le boîtier du lidar canadien au tout début de l'animation (il s'agit du boîtier blanc rectangulaire en avant plan).
Pour produire cette image, l'imageur stéréoscopique de surface a dû faire plus de 100 visées différentes. Pour chacune des visées, des images ont été captées sous trois différents filtres. Toutes les images ont été assemblées en une projection cylindrique.
25 septembre 2008
L'imageur stéréoscopique de surface installé à bord du module martien Phoenix de la NASA a observé ces nuages se déplaçant au-dessus de l'horizon dans la matinée du 119e sol (ou jour martien) depuis l'atterrissage (le 25 septembre 2008). Des nuages ont été présents chaque nuit après le 80e sol (15 août 2008) en raison de la diminution de la température atmosphérique.
Image : gracieuseté NASA/JPL-Caltech/Université de
l'Arizona/Université A&E du Texas
11 septembre 2008
Le module d'atterrissage de la mission martienne Phoenix, de la NASA, a photographié plusieurs tourbillons de poussière dans la plaine arctique cette semaine, et il a même enregistré une chute de pression atmosphérique lorsqu'un de ces tourbillons est passé à proximité de lui.
On s'attendait à la présence de tourbillons de poussière dans cette région, mais aucun n'avait été détecté dans les images produites par Phoenix jusqu'à maintenant.
L'imageur stéréoscopique de surface embarqué à bord de Phoenix a capté 29 images des horizons ouest et sud-ouest, le 8 septembre 2008, dans l'après-midi de la 104e journée de la mission martienne. Le lendemain, après que les images aient été transmises à la Terre, l'équipe scientifique de la mission Phoenix a immédiatement remarqué la présence d'un tourbillon de poussière.
« Nous avons été surpris de voir un tourbillon de poussière ressortir avec autant de clarté après seulement un traitement normal d'image », de dire Mark Lemmon de l'Université A&M du Texas, à College Station, et scientifique principal responsable de l'imageur stéréoscopique. « Après en avoir observé quelques-uns de cette manière, nous avons soumis les images à un traitement additionnel et nous avons remarqué que des tourbillons de vent étaient présents dans 12 des images que nous avions sous la main ».
Au moins six tourbillons différents apparaissent dans les images, certains même dans plus d'une image à la fois. Leur diamètre varie de 2 à 5 mètres, environ.
Phoenix surveille quotidiennement la pression de l'air au moyen de la station météorologique de l'Agence spatiale canadienne. Le même jour où l'imageur a observé les tourbillons de poussière, le capteur de pression atmosphérique a enregistré la plus forte diminution de pression jusqu'à maintenant. Le changement de pression était quand même moins important que celui que l'on observe entre le jour et la nuit, mais il s'est produit sur une période beaucoup plus courte.
« Tout au long de la mission, nous avons détecté des tourbillons capables de faire chuter la pression pendant 20 à 30 secondes, vers le milieu de la journée », de dire Peter Taylor de l'Université York de Toronto, au Canada, et membre de l'équipe scientifique responsable de la mission Phoenix. « Au cours des dernières semaines, nous avons remarqué un accroissement de leur intensité et ces tourbillons semblent maintenant suffisamment puissants pour soulever de la poussière ».
L'augmentation en puissance des tourbillons de poussière s'explique notamment par l'écart de plus en plus grand entre la température de nuit et celle de jour. La température maximale de jour au site où se trouve Phoenix est encore d'environ moins 30 degrés Celsius, mais la température de nuit a commencé à diminuer de quelques degrés pour atteindre près de moins 90 degrés Celsius.
Le même jour où l'on a observé les tourbillons de poussière, l'anémomètre de Phoenix indiquait des vents soufflant à plus de 18 kilomètres à l'heure.
Des images captées à partir de satellites en orbite autour de Mars ont déjà montré l'existence de tourbillons de poussière dans la région où a atterri le module Phoenix.
« Nous nous attendions à voir des tourbillons de poussière, mais nous ne savions pas à quelle fréquence », de mentionner Leslie Tamppari, scientifique du projet Phoenix travaillant au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie. « Peut-être s'agit-il d'un phénomène rare et que Phoenix a tout simplement été chanceux d'en observer. Nous allons donc poursuivre nos observations afin de déterminer s'il s'agit d'un phénomène courant ou non au site d'atterrissage ».
Des tourbillons de poussière dans la plaine arctique près du site
d'atterrissage de Phoenix. (Crédit : NASA/JPL-Caltech/Université de
l'Arizona/Texas A&M Université).
5 septembre 2008
Cette séquence de neuf images captées par l'imageur stéréoscopique de surface du module Phoenix de la NASA montre le lever du Soleil à la 101e journée martienne après l'atterrissage de la sonde.
Les neuf images ont été captées le 5 septembre 2008, entre 1 h 23 et 1 h 41, heure solaire locale, au site d'atterrissage.
Le site d'atterrissage du module Phoenix se trouve dans l'Extrême-Nord martien. La mission a débuté vers la fin du printemps dans cette région. Au cours de la majeure partie des 90 premiers jours de la mission, le Soleil n'est pas descendu sous l'horizon. Par la suite, les jours ont commencé à raccourcir progressivement, réduisant du coup la quantité d'énergie disponible pour l'engin spatial alimenté à l'énergie solaire.
20 août 2008
Dans cette série d'images prises au site d'atterrissage, on peut observer l'accumulation de grains de givre sur le miroir du capteur de vent de Phoenix, l'atterrisseur martien de la NASA. Les images ont été prises entre 00:54 et 2:34 du matin au 80e jour martien, ou sol, de la mission, jour qui correspond au 15 août 2008.
Lors de la matinée au courant de laquelle ces images ont été prises, la manche de vent indiquait que le vent soufflait régulièrement du nord-est à environ cinq mètres par seconde.
La manche de vent mesure dix centimètres et couronne le mât de la station météorologique canadienne. Cet instrument a été conçu et développé par l'université danoise d'Aarhus avec le support de l'Université d'Alberta.
La mission Phoenix est dirigée par le chercheur principal Peter H. Smith de l'Université de l'Arizona et son équipe de scientifiques en partenariat avec le Laboratoire de recherche sur la propulsion de la NASA pour la gestion de projet et de Lockheed Martin Space Systems pour le développement des systèmes. Les contributions internationales à la mission sont fournies par l'Agence spatiale canadienne, l'Université de Neuchâtel (Suisse), l'Université de Copenhague et l'Université d'Aarhus (Danemark) (disponible en anglais seulement), l'Institut Max Planck (Allemagne) et l'Institut météorologique de la Finlande.
Visionnez le document vidéo (Crédit : NASA/JPL-Caltech/Université de l'Arizona/Texas A&M Université/Université d'Aarhus/Université de Copenhagen)
27 mai 2008
Le lundi 26 mai 2008, l’imageur stéréoscopique de surface de l’atterrisseur de la mission Phoenix a pris cette photo du lidar, une composante de la station météorologique canadienne destinée à étudier les conditions météorologiques et climatiques sur Mars. La couverture thermique de l’instrument arbore fièrement le mot-symbole Canada, qui orne également le bras robotique Canadarm de la navette de même que le Canadarm2, la base mobile et Dextre qui forment le système d’entretien mobile de la Station spatiale internationale.
25 mai 2008
