L'équipe scientifique canadienne

La mission Phoenix* était dirigée par le chercheur principal Peter H. Smith* de l'Université de l'Arizona* et son équipe de cochercheurs scientifiques, en partenariat avec le Laboratoire de recherche sur la propulsion* de la NASA* pour la gestion de projet et de Lockheed Martin Space Systems* pour le développement des systèmes. Les contributions internationales à la mission étaient fournies par l'Agence spatiale canadienne, l'Université de Neuchâtel* (Suisse), l'Université de Copenhague* et l'Université d'Aarhus* (Danemark), l'Institut Max Planck* (Allemagne) et l'Institut météorologique de la Finlande*.

* Anglais seulement

Des scientifiques des milieux universitaire et industriel de tout le Canada ont travaillé pendant plus de quatre ans avec l'Agence spatiale canadienne pour construire une station météorologique (MET) sophistiquée capable de supporter le climat martien. La mission Phoenix constituait l'occasion d'envoyer pour la première fois un instrument scientifique canadien sur une autre planète.

Les Canadiens membres de l'équipe de la station météorologique Phoenix étaient :

Chercheur principal, professeur agrégé en ingénierie spatiale et détenteur de la chaire de recherche canadienne en génie spatial et en sciences de l'atmosphère à l'Université York. M. Whiteway devait veiller à l'atteinte des objectifs scientifiques généraux et dirigeait l'équipe scientifique canadienne en ce qui concerne la conception, les essais et la mise en œuvre du système lidar de la station météorologique. Expert de la physique de l'atmosphère martienne et de l'utilisation de la technologie lidar, il s'est servi des impulsions laser du lidar pour analyser la composition chimique des nuages et des poussières atmosphériques au-dessus du site d'atterrissage.

Professeur en sciences de l'atmosphère et en mathématiques appliquées à la Faculté des sciences et du génie de l'Université York, M. Taylor a étudié les vents et la poudrerie dans l'Arctique canadien, ce qui faisait de lui un candidat idéal pour la recherche sur le climat subpolaire de Mars. Il a collaboré aux essais en soufflerie des capteurs de température et de pression installés sur le module d'atterrissage de la mission Phoenix sur Mars et a également étudié les questions liées aux échantillons de glace de subsurface et aux concentrations de poussière dans la basse atmosphère martienne. M. Taylor a aussi cherché à observer les fugaces tourbillons de poussière martiens, comme ceux observés par les rovers Spirit et Opportunity à proximité de la région équatoriale.

Professeur émérite en poste au Département de physique et d'astronomie de la Faculté des sciences et du génie de l'Université York, Alan Carswell est un des chercheurs canadiens les plus reconnus dans le domaine spatial. Expert de réputation internationale en technologie lidar, il a fondé en 1974 l'entreprise Optech qui a collaboré avec le groupe Missions spatiales de MDA pour la construction du lidar de Phoenix. C'est M. Carswell qui a rendu possible la participation de l'équipe canadienne à cette mission passionnante de la NASA. La technologie lidar dont il fut le pionnier permet aujourd'hui d'effectuer des mesures sur la poussière, les nuages et le brouillard dans l'atmosphère martienne. Son expertise en matière de mesures lidars s'est avérée cruciale pour la réussite du projet.

À la tête d'une équipe d'étudiants diplômés de l'Université Dalhousie, Tom Duck travaille à la conception et à la construction de systèmes lidars destinés à l'étude des nuages glacés dans l'Extrême-Arctique canadien. À titre de cochercheur membre de l'équipe scientifique canadienne, il a mis son expertise à la disposition de l'équipe scientifique canadienne pour aider à régler le lidar à bord de Phoenix. Tom Duck est également responsable de la préparation des procédures et des guides scientifiques utilisés pour l'exploitation de la station météorologique sur Mars et la transmission des données vers la Terre.

M. Lange, de l'Université de l'Alberta, est cofondateur du nouvel Institute for Space Science, Exploration and Technology de l'Université de l'Alberta. En collaboration avec l'Université Aarhus du Danemark, Carlos Lange a participé à la conception et à l'essai du capteur de mesure du vent installé sur le mât de la station météorologique. Avec ses étudiants, il a montré que ce capteur pouvait indiquer la vitesse et la direction du vent lorsqu'il était couplé à la caméra installée à bord de l'atterrisseur. Pendant que Phoenix était en service, Carlos Lange s'est concentré sur le rôle que joue le vent dans les mécanismes qui font passer l'eau de l'état de glace à la surface à l'état de vapeur dans l'atmosphère.

Au sein de Ressources naturelles Canada, David Fisher applique son expertise en matière de glaciation et de techniques d'empreinte chimique pour établir l'histoire de l'eau sur Mars. Fort de ses nombreuses années d'expérience dans l'Arctique canadien, M. Fisher compare les résultats qu'il a obtenus sur le terrain aux modèles de l'histoire climatique de Mars qui ont été développés à partir des données recueillies lors de la mission Phoenix.

Mme Hipkin a assumé le rôle de responsable scientifique pour la station météorologique au sein de l'Agence spatiale canadienne et devait, à ce titre, appuyer le chercheur principal de la station MET. Mme Hipkin est une physicienne spécialiste de l'atmosphère fascinée par les environnements extrêmes. Elle a étudié la couche limite de surface au-dessus des plateformes de glace de l'Antarctique et elle s'intéresse aux gaz atmosphériques qui pourraient constituer des preuves d'une activité souterraine sur Mars. Elle a travaillé avec les scientifiques de l'Université York en vue d'utiliser les données recueillies par la station météorologique pour améliorer les modèles atmosphériques des cycles hydrologiques sur Mars.

Diane Michelangeli était planétologue à l'Université York et chercheure principale pour la mission Phoenix. En tant que spécialiste des mesures microscopiques sur les nuages et les particules qui les composent, elle a mis au point quelques uns des modèles numériques les plus avancés pour la simulation des nuages et des poussières sur Mars. Ses travaux - cruciaux pour l'étude des phénomènes atmosphériques qui surviennent près du site d'atterrissage - avaient fait d'elle la candidate naturelle pour diriger l'équipe scientifique canadienne affectée à la mission Phoenix. Elle est décédée des suites d'un cancer le 30 août 2007.

Équipe de Phoenix

Les membres de l'équipe canadienne affectée à la mission Phoenix.