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Astonautes

Missions spatiales antérieures

Le premier Canadien à être allé dans l'espace est Marc Garneau. Il a mené une série d'expériences (CANEX-1) pour le compte de chercheurs canadiens en sciences et en technologies spatiales ainsi qu'en sciences de la vie au cours de la mission 41-G, du 5 au 13 octobre 1984, à bord de la navette spatiale Challenger. L'astronaute de l'ASC Robert Thirsk assurait la relève pour cette mission.

En janvier 1990, la docteure Roberta Bondar était retenue comme spécialiste de charge utile pour la première mission du Laboratoire international de microgravité (IML-1 pour International Microgravity Laboratory) à bord de la navette Discovery. Au cours de ce vol, désigné mission STS-42, qui s'est déroulé du 22 au 30 janvier 1992, elle devait mener 43 expériences pour le compte de 13 pays. C'est Ken Money qui était l'astronaute de relève pour cette mission.

En 1985, Steve MacLean était désigné comme spécialiste de charge utile pour participer à une mission spatiale au cours de laquelle il devait mener une série d'expériences (CANEX-2) en sciences et en technologies spatiales de même qu'en sciences de la vie. L'expérience principale était consistait en l'évaluation du Sytème de vision spatiale expérimental du Conseil national de recherche du Canada. L'astronaute de relève pour cette mission était Bjarni Tryggvason. La mission CANEX-2 devait avoir lieu en 1987, mais elle a dû être reportée en raison de la tragédie du Challenger. C'est finalement au cours de la mission STS-52, qui s'est déroulée du 22 octobre au 1er novembre 1992 à bord de la navette spatiale Columbia, que M. MacLean a procédé aux expériences CANEX-2.

Premier Canadien à participer à une mission de la navette à titre de spécialiste de mission, le colonel Chris Hadfield a aussi été le premier et le seul Canadien à monter à bord de Mir, la station orbitale russe, dans le cadre de la mission STS-74 de la navette Atlantis, qui s'est déroulée du 12 au 20 novembre 1995. Le colonel Hadfield est également devenu le premier Canadien à manoeuvrer le CANADARM lorsqu'il a installé avec succès les modules qui ont permis à la navette de s'amarrer à Mir.

Du 19 au 29 mai 1996, Marc Garneau a réalisé son deuxième vol spatial, cette fois à titre de spécialiste de mission à bord de la navette Endeavour, mission STS-77. La navette emportait également à son bord le module commercial SPACEHAB ainsi que deux expériences canadiennes, l'une en traitement des matériaux et l'autre en biologie. Ces deux expériences faisaient appel à du matériel de construction canadienne : le Four commercial à zone flottante (CFZF pour Commercial Float Zone Facility), l'Installation aquatique de recherche (ARF pour Aquatic Research Facility), les contenants Get Away Special pour l'expérience sur les nano-cristaux (NANO-GAS) et l'expérience sur les semi-conducteurs organiques minces du Canada Atlantique (ACTORS pour Atlantic Canada Thin Organic Semiconductors).

Robert Thirsk a participé, à titre de spécialiste de charge utile, à la mission STS-78, également connue sous le nom de mission Spacelab sur la vie et la microgravité (LMS pour Life and Microgravity Spacelab), lancée le 20 juin 1996. Au cours de cette mission de 17 jours à bord de la navette Columbia, le Dr Thirsk a participé à une série de 41 expériences sur la vie et la microgravité dans le Spacelab - un laboratoire spatial international entièrement équipé, installé dans la soute de la navette.

Le 4 novembre 1996, Bjarni Tryggvason a été retenu comme spécialiste de charge utile pour la mission STS-85, lancée le 7 août 1997. Au cours de cette mission, il avait pour rôle essentiel de pousser les essais du support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM pour Microgravity Vibration Isolation Mount) et de réaliser des expériences en sciences des matériaux et en physique des fluides destinées à étudier la sensibilité aux vibrations induites par l'engin spatial. Ces travaux visaient à mieux cerner les besoins pour des systèmes tels que le MIM à bord de la Station spatiale internationale et à étudier les effets des vibrations sur les nombreuses expériences qui seront menées à bord de celle-ci.

L'astronaute Dave Williams a entamé le 17 avril 1998, après un délai de 24 heures, une importante mission spatiale de 17 jours axée sur la recherche médicale, à la suite du lancement réussi de la navette spatiale Columbia. Le docteur Williams, un spécialiste en médecine d'urgence, était le septième astronaute canadien à s'envoler dans l'espace à bord de la navette. Il était aussi le premier Canadien à servir comme médecin de bord, et le premier astronaute canadien formé pour effectuer une «marche extravéhiculaire», en cas de besoin. Pendant la mission spatiale mission STS-90 Neurolab, le docteur Williams et ses compagnons d'équipage réaliseront un total de 26 expériences complexes en sciences de la vie, visant à étudier l'incidence de la microgravité sur le cerveau et d'autres parties du système nerveux central. Les chercheurs croient que les expériences spatiales pourraient un jour mener à la découverte de nouveaux traitements pour les problèmes neurologiques tels que les troubles de sommeil, le mal des transports, la régulation de la pression artérielle et les troubles graves de l'oreille interne. Dans le cadre de cette mission, deux des expériences Neurolab choisies par la NASA comptent des co-chercheurs canadiens.

La navette Discovery, avec à son bord l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne
Julie Payette, a décollé le 27 mai 1999 pour une mission de dix jours. Au cours du troisième jour, l'équipage de la mission STS-96 a effectué un « rendez-vous » et s'est amarré à la Station spatiale internationale pour une mission de logistique et de réapprovisionnement afin de l'équiper pour ses futurs occupants. À titre de spécialiste de mission, Julie Payette s'est vue confier plusieurs responsabilités, notamment l'opération du bras canadien de la navette, la coordination des marches dans l'espace des astronautes, le déploiement du satellite éducatif STARSHINE et le changement des 18 unités d'intégration de courant qui font partie du système de batteries solaires du module russe Zarya.

La mission STS-97 a été lancée le 30 novembre 2000 à partir du centre spatial Kennedy avec à son bord l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Marc Garneau. Cette mission, la troisième de l'astronaute Garneau, était consacrée à l'installation des panneaux solaires de la Station. La navette Endeavour transportait dans sa soute les énormes panneaux solaires ainsi que les accumulateurs destinés à la Station. Éventuellement, l'ISS sera équipée de quatre ensembles de panneaux qui auront une superficie totale d'une acre. L'équipage d'Endeavour a réalisé trois sorties spatiales afin de procéder au raccordement des panneaux solaires. L'énergie que fourni ce premier ensemble de panneaux préparera la voie à d'importants travaux d'expansion, c'est-à-dire à l'installation du premier laboratoire de la Station spatiale.

En avril 2001, Chris Hadfield, qui prenait place à bord de la navette spatiale Endeavour, est passé à l’histoire en devenant le premier astronaute canadien à sortir dans l’espace, au cours de la mission STS-100 réalisée dans le cadre du vol 6A voué à l’assemblage de l’ISS. Ce vol avait pour principal objectif la livraison, l’installation et le déploiement du bras télémanipulateur Canadarm2 ainsi que l’installation sur l’ISS du module logistique polyvalent Raffaello de fabrication italienne et sa récupération en fin de mission. Pour l’installation du Canadarm2, qui a nécessité 14 heures et 50 minutes, l’astronaute Hadfield est sorti deux fois dans l’espace à 400 kilomètres au-dessus de la Terre. Le nouveau bras de 17 mètres de long est l’élément principal des contributions canadiennes à l’ISS.

Lancée le 9 septembre 2006, la navette Atlantis comptait à son bord l'astronaute vétéran Steve MacLean. Le but de la mission était de poursuivre la construction de la Station spatiale internationale (ISS). La mission STS-115, la troisième après les deux missions de démonstration du retour en vol de la navette de la NASA, avait pour objectif la livraison de nouvelles sections de poutrelle et de panneaux solaires à la station. Lors de cette mission, Steve MacLean est devenu le premier Canadien à manoeuvrer le Canadarm2 dans l'espace et le second Canadien à effectuer une sortie extravéhiculaire. Cette mission de 12 jours constituait le 19e vol de la navette à destination du laboratoire orbital et le 27e vol d'Atlantis.

Presque un an après la mission STS-115, c'est l'astronaute Dave Williams qui s'envolait pour l'espace le 8 août 2007 à bord de la navette spatiale Endeavour. La mission STS-118 a duré 14 jours. Il s'agissait du 22e voyage de la navette à destination de l'ISS et du 20e vol d'Endeavour. L'astronaute Williams a participé à trois sorties dans l'espace, établissant ainsi un record canadien de 19 h à l'extérieur de la station spatiale. Le transport et l'assemblage de matériel indispensable pour l'ISS constituaient le volet essentiel de la mission STS-118. Une fois de plus, des éléments robotiques et des capteurs de fabrication canadienne ont contribué au succès de la mission ainsi qu'à la sécurité de la navette et de son équipage.

Le 15 juillet 2009, l'astronaute canadienne Julie Payette s'est envolée à bord de la navette Endeavour pour une mission de 16 jours. Assortie de nombreux travaux d'assemblage, la mission STS-127 a été l'une des plus complexes de l'histoire. Lors des cinq sorties extravéhiculaires (EVA) effectuées par ses collègues, Julie Payette a été appelée à commander les trois systèmes de robotique spatiale, soit le Canadarm, le Canardarm2 et le télémanipulateur du module japonais Kibo. Une première pour le Canada. C'était également la première fois que deux astronautes canadiens se rencontraient dans l'espace. Robert Thirsk était déjà à bord de l'ISS pour un séjour de six mois lors de l'arrivée de Julie Payette. Un nombre record de 13 astronautes représentant tous les partenaires de l'SS (7 Américains, 2 Russes, 2 Canadiens, 1 Européen et 1 Japonais) se sont trouvés en même temps dans l'espace, équipages de la navette et de l'ISS confondus. Lors de cette mission, les astronautes ont pu terminer l'assemblage du module d'expérimentation japonais Kibo et livrer des expériences à bord de l'ISS, dont certaines canadiennes.

En 2008, l'astronaute Robert Thirsk était désigné membre d'équipage de la mission Expedition 20/21. Le 27 mai 2009, il s'envolait de Baïkonour à bord d'un véhicule russe Soyouz pour un séjour de six mois à bord la Station spatiale (ISS). Il s'agissait d'une première mission de longue durée pour un astronaute canadien. Avant la mission du Dr Bob Thirsk, les astronautes canadiens ont participé à des expéditions qui se limitaient à deux semaines. Pour la première fois, l'ISS réalisait son plein potentiel en accueillant six astronautes. Ce gigantesque laboratoire scientifique a été construit afin d'y accueillir six astronautes permanents, mais n'en avait reçu, jusque là, que trois à la fois. Lors de cette expédition, le Dr Robert Thirsk était le médecin de bord et spécialiste de mission responsable du module japonais d'expérimentation Kibo. Il était également spécialiste en robotique et, à ce titre, il devait actionner le Canadarm2. Durant son séjour à bord de l'ISS, Robert Thirsk a effectué plusieurs expériences pour le compte de scientifiques canadiens et internationaux. Le Dr Thirsk a réalisé au moins sept expériences canadiennes, dont l'une appuyait un projet de recherche étudiant. Les résultats de chacune de ces expériences auront d'importantes incidences sur les vols spatiaux et la vie des Canadiens, ici sur Terre.