Jalons
Les dates suivantes soulignent divers faits marquants de l'aventure spatiale canadienne ainsi que les principaux événements et actualités qui se rapportent aux activités du Canada dans l'espace.
1830 - 1900
1839
Sir Edward Sabine installe le premier observatoire magnétique à l'Université de Toronto dans le but d'étudier la proposition qu'Edmund Halley avait formulée en 1716 et qui voulait que les aurores boréales soient causées par le champ magnétique de la Terre. Sabine fut le premier à affirmer que des perturbations magnétiques se manifestaient partout sur la planète et qu'il y avait un lien entre et le nombre et la puissance des taches solaires et ces perturbations.
Le Service météorologique du Canada est également créé la même année à l'Université de Toronto.
1882-1883
Première Année polaire internationale incluant des activités telles que l'étude de phénomènes météorologiques, magnétiques et auroraux dans le Nord du Canada.
1900 - 1930
1916
6 juin
Durant la Première Guerre mondiale, le gouvernement du Canada décide de coordonner les activités nationales de recherche scientifique en créant le Conseil consultatif honoraire de recherches scientifiques et industrielles, ancêtre du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), nommé ainsi depuis le 19 juin 1925.
1921
28 août
Naissance de John Herbert Chapman à London, en Ontario. Cet homme qu'on considère comme le père du Programme spatial canadien jouera un rôle essentiel dans la création et la direction du très fructueux programme de satellites Alouette/ISIS d'étude scientifique de la Terre.
1930 - 1950
1932-1933
Deuxième Année polaire internationale (API) à laquelle le Canada participe en installant, au-delà du cercle polaire, des stations de surveillance au sol de phénomènes météorologiques, magnétiques et auroraux. Cette nouvelle technologie encore inconnue 50 ans plus tôt, lors de la première API, met à profit des ballons et des cerfs-volants équipés de systèmes radio pour permettre de capter des données bien au-dessus de la surface de la Terre.
Durant cette deuxième API, les techniques radio sont utilisées pour la première fois au Canada dans le but d'établir une corrélation entre les rayonnements solaires et l'ionosphère.
1950 - 1960
1952
Le Conseil de recherches pour la défense nationale (CRD), fondé cinq ans plus tôt, fusionne deux laboratoires du Conseil national de recherches du Canada (le laboratoire de propagation radio et le laboratoire d'électronique) pour créer le Centre de recherches sur les télécommunications de la défense (CRTD) à Shirley's Bay, à l'ouest d'Ottawa. Le CRTD est l'ancêtre de l'actuel Centre de recherches sur les communications (CRC).
1954
Le Conseil de recherches pour la défense nationale construit le Laboratoire médical pour la recherche en défense à Downsview, en Ontario. Ce dernier fusionnera en 1971 avec l'Institut de médecine aéronautique de l'Aviation royale du Canada pour former l'Institut militaire et civil de médecine environnementale (IMCME).
1957-1958
Année géophysique internationale (AGI). De juillet 1957 à décembre 1958, période où l'activité solaire est à son maximum, la communauté scientifique mondiale effectue des recherches pour mieux comprendre la physique terrestre et les multiples interactions entre le Soleil et notre planète.
Au cours de l'AGI, le Canada et les États-Unis construisent le polygone de tir de Churchill, dans le nord du Manitoba, en vue du lancement de fusées-sondes sous-orbitales vouées à l'exploration de la haute atmosphère. À sa fermeture, en 1989, ce polygone de tir cumule plus de 3 500 lancements.
1957
4 octobre
Début de l'ère spatiale avec le lancement réussi du satellite soviétique Spoutnik 1, le premier objet fabriqué par l'homme à orbiter autour de la Terre. La petite sphère d'aluminium de 58 centimètres de diamètre lancée de Baïkonour, au Kazakhstan, à bord d'une fusée R-7/Semiorka tourne autour du globe durant exactement trois mois avant de se consumer à sa rentrée dans l'atmosphère.
John Chapman et ses collègues scientifiques au CRTD sont les premiers à capter les signaux de Spoutnik 1 seulement quelques heures après le lancement.
1958
Octobre
1er octobre
La National Aeronautics and Space Administration (NASA) débute officiellement ses activités. Deux mois auparavant, le 29 juillet, le président américain Dwight Eisenhower approuvait un projet de loi voté par le Congrès américain prévoyant la création de la toute première agence spatiale civile.
4 octobre
Durant sa réunion annuelle à Washington, le Conseil international des unions scientifiques décide de créer le Comité pour la recherche spatiale (COSPAR) afin d'élargir le champ des recherches effectuées sous l'égide des différents programmes de l'Année géophysique internationale. La charte du COSPAR est adoptée à Amsterdam le 13 novembre 1959. Le Canada est l'un des membres fondateurs du COSPAR.
Novembre
8 novembre
Une fusée-sonde Nike-Cajun est lancée du polygone de tir de Churchill, emportant la première charge utile scientifique canadienne.
1959
Mars
11 mars
La NASA approuve la construction du satellite Alouette 1 pour la recherche sur l'ionosphère. Il s'agit d'un projet canadien soumis par le Centre de recherches pour la défense nationale. La NASA accepte de lancer ce premier satellite canadien.
Juin
6 juin
Le laboratoire radar de Prince Albert est inauguré en Saskatchewan. Ce jour-là, le premier ministre John Diefenbaker et le président Dwight Eisenhower ont une conversation par télécommunication au moyen d'un signal radar transitant par la Lune.
Septembre
5 septembre
Lancement de la fusée Black Brant 1 construite par Bristol Aerospace de Winnipeg, au Manitoba, au polygone de tir de Churchill. Il s'agit de la première fusée-sonde entièrement canadienne. Jusqu'en 1989, plus de 3 500 fusées-sondes sous-orbitales seront lancées de ces installations pour étudier la haute atmosphère.
1960 - 1965
1960
Juin
22 juin
Lancement de Transit 2-A, un satellite de navigation américain équipé d'un récepteur de bruit cosmique, la première pièce d'équipement canadienne dans l'espace.
Août
12 août
Déploiement dans l'espace de Echo 1, un ballon-satellite américain servant de satellite de télécommunication passif. Il est le premier à permettre une conversation téléphonique bidirectionnelle. Echo 1, une structure gonflable d'un diamètre de 30 mètres, est en orbite autour de la Terre à une altitude de 1 600 kilomètres et l'une de ses stations de réception est située à Prince Albert, en Saskatchewan.
1961
Avril
12 avril
En complétant une orbite autour de la Terre durant un vol de 108 minutes à bord de l'engin spatial Vostok 1, le cosmonaute soviétique Iouri Gagarine, un pilote de 27 ans, marque l'histoire et devient le premier humain à visiter l'espace.
Mai
5 mai
L'astronaute Alan B. Shepard devient le premier Américain à accéder à l'espace après un vol sous-orbital de 15 minutes à bord de sa capsule Freedom 7. L'antenne de communication de la capsule appelée STEM (mât escamotable), est fabriquée au Canada par Havilland Aircraft, à Downsview, en Ontario.
1962
Février
20 février
L'astronaute John H. Glenn accomplit le premier vol orbital américain. Sa capsule Friendship 7, équipée d'une antenne canadienne STEM, fait trois fois le tour de la Terre en cinq heures.
Septembre
29 septembre
Le Canada devient la troisième nation, après les super puissances soviétiques et américaines, à concevoir et à fabriquer son propre satellite. Alouette 1 est lancé depuis la base aérienne Vandenberg, en Californie, à bord d'une fusée Thor-Agena B, sur une orbite inclinée à 80 degrés à une altitude de 1 000 kilomètres.
(Date locale officielle du lancement : 28 septembre à 22 h 30, HAE.) L'ionosonde en contre-haut, dont la durée de vie prévue est d'un an, transmet pendant plus de dix ans des données utiles sur l'ionosphère, c'est-à-dire la couche ionisée de la haute atmosphère qui agit sur les transmissions radio longue distance. Alouette II est lancé le 29 novembre 1965.
Décembre
13 décembre
Lancement de Relay-1, un satellite de télécommunication construit par RCA Limitée. À bord, se trouve un transpondeur mis au point par le groupe responsable des hyperfréquences à l'usine RCA de Montréal. Il s'agit du premier équipement canadien à bord d'un satellite de télécommunication.
1963
Mai
23 mai
Protocole d'entente entre le Centre de recherches pour la défense nationale et la NASA concernant le programme de satellites internationaux d'étude de l'ionosphère ISIS qui assure la continuité d'Alouette.
Juin
16 juin
Lancement de Vostok 6 transportant Valentina Tereshkova. Cette cosmonaute soviétique de 26 ans devient la première femme à séjourner dans l'espace lors d'un vol spatial de trois jours au cours duquel elle effectue 48 fois le tour de la Terre.
Décembre
21 décembre
Première photo météorologique transmise au Canada par le satellite américain TIROS 8.
1964
22 août
Création à Washington de l'International Satellite Telecommunication Organization (Intelsat), dont le Canada est un membre fondateur.
1965 - 1970
1965
Mars
18 mars
Durant la mission Voskhod 2, le cosmonaute soviétique Alexei Leonov exécute une sortie dans l'espace d'une durée de 24 minutes, devenant ainsi le premier humain à réaliser une activité extravéhiculaire.
Avril
6 avril
Lancement du premier satellite commercial de télécommunication Early Bird (Intelsat 1) utilisé par la Canadian Overseas Telecommunications Corporation (qui deviendra Téléglobe Canada en 1975) pour ses communications transatlantiques.
Novembre
29 novembre
Une fusée Thor-Agena B lance le satellite canadien Alouette II à partir de la base aérienne Vandenberg afin de poursuivre la recherche sur l'ionosphère depuis l'espace. Ce premier satellite scientifique de la série ISIS est conçu et construit par le Canada mais est lancé par la NASA. Il compile des données sur l'ionosphère pendant presque dix ans.
1967
Février
John Herbert Chapman, alors directeur du programme scientifique Alouette, présente un rapport au gouvernement fédéral dans lequel il recommande la création d'une agence spatiale nationale.
1968
Janvier
1er janvier
Création officielle de Spar Aérospatiale Ltée à la suite de la fusion de la Division des produits spéciaux et de la Division de la recherche avancée de Havilland Aircraft.
Mars
28 mars
John H. Chapman dépose au gouvernement son livre blanc sur les télécommunications par satellite intitulé : « Un système national de télécommunications par satellite pour le Canada ».
1969
Janvier
30 janvier
Lancement d'ISIS I. Plus perfectionné qu'Alouette, cet engin spatial est conçu pour permettre une étude approfondie de la couche supérieure de l'ionosphère et pour produire la première photographie des phénomènes auroraux (aurores boréales) depuis l'espace.
Juillet
20 juillet
En ce dimanche historique, à 22 h 56 précises, heure avancée de l'Est, l'astronaute américain Neil A. Armstrong, commandant de la mission Apollo 11, écrit une page d'histoire en devenant le premier homme à poser le pied sur la Lune. Quinze minutes plus tard, Buzz Aldrin descend l'échelle du module lunaire pour rejoindre son commandant. Le module Eagle s'était posé plus de six heures auparavant (16 h 17) dans la mer de la Tranquillité à l'aide de son train d'atterrissage fabriqué par Héroux Aérospatiale, de Longueuil au Québec. Lancée le 16 juillet, Apollo 11 amerrira dans le Pacifique le 24 juillet.
Septembre
1er septembre
Le gouvernement fédéral annonce la création de Télésat Canada, qui deviendra propriétaire et exploitant des satellites canadiens de télécommunication. Le gouvernement crée également le ministère des Communications, qui prend immédiatement la direction du Centre de recherches sur les communications (ancien CRTD) et le Comité interministériel sur l'espace.
1970 - 1975
1970
30 septembre
Télésat Canada signe une entente avec Hughes Aircraft, de Californie, visant la construction d'Anik A1, le premier satellite canadien de télécommunication.
1971
Mars
31 mars
Lancement du satellite scientifique ISIS II à bord d'une fusée Thor-Delta, afin de poursuivre les études sur l'ionosphère exécutées par les engins spatiaux précédents, soit les deux Alouette et ISIS I. En 1984, le Canada ayant comblé tous ses besoins en matière de recherche dans ce domaine, l'exploitation des deux satellites ISIS est transférée au Japon, pour des recherches supplémentaires.
Avril
1er avril
Création du Centre canadien de télédétection (CCT).
20 avril
Protocole d'entente entre le ministère des Communications du Canada et la NASA pour démarrer un programme de satellite de télécommunication expérimental, le satellite technologique de communication (STC), baptisé Hermes lors de son lancement en 1976.
Novembre
2 novembre
M. Gerhard Herzberg reçoit un prix Nobel pour ses travaux en spectroscopie moléculaire. Aujourd'hui, l'Institut Herzberg d'astrophysique du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) situé à Victoria, en Colombie-Britannique, porte le nom de cet éminent scientifique canadien.
1972
Juillet
26 juillet
Réception au Canada de la première image de télédétection de Landsat-1 à la station de Prince Albert.
Septembre
29 septembre
Le gouvernement fédéral crée le Laboratoire David Florida (LDF), un centre d'intégration et d'essais en environnement qui vise initialement à appuyer le programme Hermes/STC. Le LDF est baptisé ainsi en l'honneur de C. David Florida, directeur du programme ISIS jusqu'en 1971.
30 septembre
Alouette I cesse ses activités neuf ans après la date prévue pour sa mise hors service.
Novembre
9 novembre
Lancement du satellite de télécommunication Anik A-1. Le Canada devient le premier pays à posséder un satellite national de télécommunication en orbite géostationnaire.
1973
20 avril
Lancement d'Anik A-2, le deuxième satellite de télécommunication canadien. Anik A-2 est lancé dans le but de permettre aux Canadiens vivant dans le Nord d'accéder aux réseaux radiophoniques, à la télévision et à de meilleurs services téléphoniques.
1974
La NASA accorde au Canada le mandat de concevoir, de mettre au point et de construire un télémanipulateur qui fera partie de l'équipement de la navette spatiale. Le Canadarm, résultat du projet, est un bras robotique de 15 mètres de long pour lequel le Canada a investi 100 millions de dollars. En guise de contribution au programme de la navette spatiale, le gouvernement fédéral offre le premier télémanipulateur gratuitement à la NASA, qui achète ensuite quatre autres Canadarm du maître d'œuvre Spar Aérospatiale, de Brampton en Ontario.
1975 - 1980
1975
Mai
7 mai
Anik A-3 est lancé à bord d'une fusée Delta. Télésat Canada établit une autre première mondiale en plaçant Anik A-3 et Anik A-2 dans une même position orbitale afin de permettre l'utilisation simultanée des canaux disponibles sur chaque satellite, comme s'ils étaient à bord du même engin spatial.
Août
1er août
Près de dix ans après son lancement, Alouette II est mis hors service.
1976
17 janvier
Lancement du satellite technologique de communication (STC), un satellite expérimental le plus puissant de son époque baptisé Hermes par la ministre des Sciences, Jeanne Sauvé. Hermes est le premier satellite de télécommunication à fonctionner dans la bande de fréquences 14/12 GHz. En quatre ans d'exploitation conjointe avec les États-Unis, Hermes explore de nouvelles applications satellitaires et ouvre la voie à la mise au point des futurs satellites de diffusion directe.
1977
Mars-juin
L'Université Memorial et l'Université Western effectuent des expériences en télémédecine par le biais du satellite Hermes.
Août
20 août
La sonde interplanétaire Voyager 2 quitte la Terre. Le Canada a contribué à la mise au point de la sonde : les instruments de télémesure de Voyager 2 sont fixés à l'extrémité d'une perche de conception canadienne. Le 5 septembre, une fusée Titan-Centaur lance Voyager 1, qui survolera Jupiter le 5 mars 1979 et Saturne le 13 novembre 1980. Lors de son exploration du système solaire, Voyager 2 atteindra Jupiter le 9 juillet 1979, Saturne le 26 août 1981, Uranus le 24 janvier 1986 et Neptune le 24 août 1989.
1978
Janvier
24 janvier
Cosmos 954, un gros satellite militaire de reconnaissance soviétique propulsé par un réacteur nucléaire, rentre dans l'atmosphère et s'écrase dans les Territoires du Nord-Ouest. L'opération Morning Light est mise en branle afin de récupérer les débris radioactifs.
Juin
26 juin
La NASA lance le satellite d'océanographie Seasat, le premier satellite civil équipé d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR). Le Canada instaure le programme Sursat (satellite de surveillance) pour utiliser les données d'imagerie de Seasat. En s'appuyant sur l'expérience acquise grâce à Sursat, on amorce la planification de RADARSAT.
Décembre
15 décembre
Anik B, le quatrième satellite de télécommunication canadien, est lancé à bord d'une fusée Delta. Anik B est le premier satellite de télécommunication au monde à exploiter deux bandes de fréquences. Ce satellite commercial fonctionnant dans la bande de fréquences de 4/6 GHz remplace non seulement les satellites de la série Anik A, mais il poursuit les expériences prometteuses de Hermes en utilisant six canaux dans la plage supérieure des 14/12 GHz.
1979
Janvier
1er janvier
Le premier accord de coopération entre le Canada et l'Agence spatiale européenne (ESA) entre en vigueur pour une durée de cinq ans. Le Canada agit à titre d'État membre coopérant de cet organisme européen.
Juillet
16 juillet
Création à Londres de Inmarsat, un organisme international de communication par satellite terre-mer et de télécommunications mobiles aériennes, terrestres et maritimes. Le Canada est un membre fondateur d'Inmarsat.
Novembre
24 novembre
Mise hors service du satellite de télécommunication expérimental Hermes/CTS.
1980 - 1985
1980
Le Canada signe une entente avec l'Agence spatiale européenne (ESA) dans le but de participer à la mise au point et à l'exploitation d'Olympus, le plus gros satellite hybride de télécommunication jamais lancé par des pays occidentaux. Avec sa part de 11 % dans ce programme, le Canada est appelé à fournir les panneaux solaires, les amplificateurs et les composantes hyperfréquences et à appuyer les activités d'assemblage, d'intégration et d'essais de cet engin spatial d'un milliard de dollars grâce au Laboratoire David Florida.
En juillet, durant leur réunion annuelle, les pays du G7, incluant le Canada, s'entendent pour créer le Comité sur les satellites d'observation de la Terre (CEOS).
1981
Octobre
23 octobre
Le Globe and Mail, quotidien de Toronto, utilise Anik A-3 pour transmettre ses nouvelles électroniquement de Toronto à Montréal, et plus tard, à Calgary et Vancouver.
Novembre
13 novembre
Lancement du bras canadien (Canadarm) à bord de la navette Columbia (STS-2).
1982
Août
26 août
Anik D-1 est lancé à bord d'une fusée Delta. La série D, plus puissante, remplacera les séries A et B et formera l'épine dorsale du système national de télécommunication par satellite du Canada jusqu'au début des années 1990.
Septembre
9 septembre
Premier sauvetage opérationnel réussi grâce au système COSPAS-SARSAT de recherche et de sauvetage assisté par satellite mis au point par les États-Unis, l'URSS, la France et le Canada.
29 septembre
Étant donné le rendement exceptionnel du Canadarm, la NASA offre officiellement au Canada d'envoyer un premier Canadien dans l'espace, marquant ainsi le début du Programme des astronautes canadiens.
Novembre
12 novembre
Déploiement d'Anik C-3 depuis la soute de la navette Columbia durant la première mission commerciale de la navette spatiale (mission STS-5). Anik C-3 dessert l'équivalent de 32 canaux de télévision couleur et de 21 504 circuits vocaux. Ce premier satellite de télédiffusion directe plus puissant que les satellites des séries Anik précédentes permet l'utilisation de plus petites antennes paraboliques de réception (seulement 1,2 mètre de diamètre) et la transmission vers des zones urbaines sans interférences radio.
1983
Juin
22 juin
Première utilisation du Canadarm qui déploie le SPAS-01 depuis la soute de la navette Challenger, le quatrième jour de la mission STS-7.
23 juin
À l'aide d'un module de manutention de charge utile, Anik C-2 est déployé depuis la soute de Challenger le cinquième jour de la mission STS-7. Le lancement de C-2 a suivi celui de C-3, car les satellites sont numérotés selon leur ordre de construction et non leur ordre de lancement. Sally Ride devient la première Américaine à séjourner dans l'espace.
Décembre
5 décembre
Sélection des six premiers astronautes canadiens : Roberta Bondar, Marc Garneau, Steve MacLean, Ken Money, Robert Thirsk et Bjarni Tryggvason.
1984
Avril
6 au 13 avril
Durant la mission STS-41C, à bord de la navette Challenger, les astronautes James Van Hoften et George Nelson effectuent une première en réparant en orbite le satellite Solar Maximum. Le Canadarm est utilisé pour la septième fois dans le cadre d'une mission de la navette spatiale pour assister les astronautes en sortie extravéhiculaire et pour déployer la batterie d'exposition prolongée (LDEF). Il s'agit d'une plateforme aux dimensions d'un autobus scolaire contenant 57 expériences sur les matériaux, parmi lesquelles on trouve trois plaques d'exposition canadiennes.
Octobre
5 au 13 octobre
L'astronaute Marc Garneau devient le premier Canadien à accéder à l'espace en participant à la mission STS-41G à bord de la navette Challenger. En tant que spécialiste de charge utile, il supervise la série d'expériences canadiennes CANEX-1. Lors de la mission, le Canadarm est manipulé pour la neuvième fois.
Novembre
9 novembre
Déploiement d'Anik D-2 le deuxième jour de la mission STS-51A, vol inaugural de la navette Discovery. Avec son jumeau D-1 lancé en 1982, Anik D-2 est un des plus gros satellites de télécommunication de l'époque, et utilise une plateforme de satellite Hughes Aircraft 376. Pendant cette mission, deux satellites de télécommunication hors d'état de marche, Palapa B2 et Westar VI, sont les premiers engins spatiaux à être récupérés et rapportés sur Terre par une navette spatiale.
Décembre
Le gouvernement du Canada approuve officiellement la phase de définition du programme de satellite de télédétection RADARSAT.
1985 - 1990
1985
Février
8 février
Une fusée Ariane 3 lancée au centre spatial guyanais de Kourou, propulse en orbite Brasilsat F1, le premier satellite de télécommunication du Brésil. Dans le cadre de cette première initiative conjointe Canada-Brésil, qui procure aux Brésiliens les avantages des télécommunications par satellite, c'est la première fois qu'une entreprise canadienne, Spar Aérospatiale, est choisie comme maître d'œuvre pour la construction de satellites et de matériel terrestre complémentaire destinés à un marché étranger.
Mars
17 mars
Au cours d'un sommet qui a lieu au Québec, le premier ministre du Canada, Brian Mulroney, accepte l'invitation du président américain Ronald Reagan à participer au projet de la station spatiale.
19 mars
Les ministres Tom Siddon (Science et Technologie), Marcel Masse (Communications) et Robert Layton (Mines) révèlent les détails du Plan spatial canadien assorti d'une enveloppe de 195 millions de dollars pour l'exercice 1985-1986. Le Plan spatial confirme la participation du Canada au projet américain de station spatiale ainsi qu'à des projets de mise au point d'un satellite de télécommunications du service mobile (MSAT).
Avril
12 avril
Le premier jour de la mission STS-51D, Anik C-1 est déployé dans l'espace depuis la soute de Discovery.
16 avril
Le Canada et les États-Unis signent un protocole d'entente visant le projet de la station spatiale.
Novembre-décembre
26 novembre - 3 décembre
Durant le vol inaugural de la navette Atlantis (mission STS-61B), on effectue une expérience canadienne sur la fabrication de miroirs dans l'espace. L'expérience a été conçue par Jean-François Deschênes et Daniel Rey, deux élèves de l'école secondaire Charlebois, à Ottawa. Au cours de la même mission, les astronautes Jerry Ross et Sherwood Spring exécutent une sortie extravéhiculaire pour réaliser la première expérience d'assemblage des éléments de la station spatiale.
1986
Janvier
28 janvier
Soixante-treize secondes après son décollage, la navette Challenger explose en une immense boule de feu, tuant les sept membres de l'équipage de la mission STS-51L, parmi lesquels se trouve l'enseignante Christa McAuliffe. Au cours de cette mission, le Canadarm devait déployer et récupérer une plateforme autonome Spartan 203.
Février
22 février
Lancement du vaisseau spatial suédois Viking avec à son bord un instrument canadien : l'imageur d'aurores dans l'ultraviolet.
Mars
18 mars
Le Canada signe un accord international afin de devenir un partenaire à part entière du programme de la Station spatiale internationale.
Mai
7 mai
Le Canada et le Japon signent à Tokyo une entente de coopération en sciences et technologies.
En 1986, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) crée une division spatiale pour administrer le Bureau des astronautes canadiens (maintenant le Bureau des astronautes de l'Agence spatiale canadienne) et le nouveau Programme canadien de la station spatiale.
1987
Mars
19 mars
L'expérience canadienne d'essai d'éléments détecteurs en milieu gravitationnel (GEODE) est lancée sur une fusée-sonde Maser à la rampe de lancement européenne Esrange à Kiruna, en Suède. L'expérience canadienne tente de produire des cristaux de tellurure de cadmium/mercure en microgravité.
Juin
19 juin
L'Institut de science terrestre et spatiale (ISTS) est inauguré à l'Université York comme partie intégrante des Centres d'excellence de l'Ontario. L'ISTS est renommé Centre de recherche sur les technologies spatiales et environnementales (CRESTech) le 24 septembre 1997.
1988
Avril
21 avril
Le Canada s'engage à investir 1,185 milliard de dollars avant l'année 2000 pour la construction du système d'entretien mobile, sa contribution officielle à la Station spatiale internationale. Spar Aérospatiale est désigné comme maître d'oeuvre du projet.
Septembre
29 septembre
Après une interruption de près de trois ans, la navette Discovery décolle dans le ciel de la Floride pour la mission STS-26R. Au cours de cette mission de cinq jours visant à déployer un satellite TDRS, une expérience canadienne sur les fluides, conçue par Don Brooks de l'Université de la Colombie-Britannique, est activée et surveillée par l'astronaute George D. Nelson.
Le même jour à Washington, D.C., le Canada, l'ESA, le Japon et les États-Unis signent des accords multilatéraux et bilatéraux marquant officiellement le début du programme de la Station spatiale internationale Freedom.
1989
Janvier
30 janvier
Black Brant 10, une fusée-sonde à trois étages construite par Bristol Aérospatiale, est lancée à Andoya, en Norvège. Elle transporte l'expérience canadienne OEDIPUS-A (Observation de la distribution des champs électriques dans le plasma ionosphérique : une stratégie unique) durant un vol suborbital de 15 minutes.
Février
22 février
Lancement du satellite scientifique japonais EXOS-D (renommé Akebono après avoir atteint son orbite) à la rampe de l'Institut de science spatiale et d'astronautique (ISAS) à Kagoshima. EXOS-D est équipé d'un instrument canadien nommé spectromètre de masse à ions suprathermiques (SMS). Le SMS est le premier instrument d'origine étrangère à voler à bord d'un engin spatial japonais.
Mars
1er mars
Fondation de l'Agence spatiale canadienne; Larkin Kerwin en devient le premier président.
Mai
31 mai
Renouvellement pour dix années supplémentaires de l'accord de coopération entre le Canada et l'ESA. Avec son statut de membre coopérant, le Canada est le seul pays non européen à participer aux réunions de l'ESA.
Juillet
12 juillet
Lancement du satellite de télécommunication expérimental Olympus de l'ESA auquel le Canada a contribué. Évoluant sur une orbite géostationnaire de 19 degrés de longitude ouest, Olympus constitue un banc d'essai pour des technologies avancées de télécommunication par satellite avec quatre charges utiles distinctes : une charge utile de transmission directe à haute vitesse sur deux canaux; une charge utile pour les services spécialisés sur quatre canaux; une charge utile pour les expériences de télécommunications avancées; et un système de signaux pour les expériences de propagation. Le service est interrompu le 11 août 1993 lorsque le satellite perd son altitude de pointage géocentrique et entre en rotation.
Septembre
13 septembre
Le ministre d'Industrie, Sciences et Technologie Canada signe un protocole d'entente avec ses homologues de neuf provinces au sujet du programme RADARSAT. Le Québec, l'Ontario, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique s'entendent pour investir 52,9 millions de dollars dans le programme. Le gouvernement fédéral annonce alors que son investissement dans RADARSAT atteint 330 millions de dollars.
Novembre
20 novembre
À Moscou, le premier ministre Brian Mulroney signe un accord commercial, scientifique et technologique sur la recherche spatiale entre le Canada et l'URSS.
1990 - 1995
1990
Janvier
12 janvier
Le quatrième jour de la mission STS-32 de 12 jours à bord de la navette Columbia, les astronautes récupèrent la batterie d'exposition prolongée (LDEF), une plateforme aux dimensions d'un autobus scolaire qui était en orbite depuis près de six ans. Trois plaques de la batterie contenaient des expériences sur les matériaux, qui avaient été conçues par le professeur Rod Tennyson, de l'Institut des sciences aérospatiales de l'Université de Toronto (UTIAS).
19 janvier
L'astronaute canadienne Roberta Bondar est choisie pour participer à la mission STS-42/IML-1 en tant que spécialiste de charge utile. Il s'agit d'une mission Spacelab à bord de la navette Discovery, dont le lancement est prévu pour le 22 janvier 1992 (voir cette date).
26 janvier
Un premier marché de 146 millions de dollars est accordé à Spar Aérospatiale pour la phase un du programme RADARSAT. Le 11 juin 1991, un autre marché de 230 millions de dollars est accordé pour la phase deux.
Mars
Le Canada investit 15 millions de dollars dans le Télescope d'exploration spectroscopique dans l'ultraviolet lointain (FUSE) des États-Unis. Le Canada fournit les sous-systèmes optiques et contribuera à l'exploitation des données transmises par le satellite.
Avril
25 avril
Le deuxième jour de la mission STS-31, d'une durée de six jours, le télescope spatial Hubble, premier grand observatoire de la NASA, est déployé dans l'espace depuis la soute de Discovery à l'aide du Canadarm. Cinq universités canadiennes se voient accorder du temps d'observation avec le télescope spatial.
Le même jour, la fusée suborbitale canadienne Black Brant 5 décolle de White Sands, au Nouveau-Mexique, pour lancer la charge utile d'astronomie COBRA. Cette expérience canadienne, qui consiste en un détecteur de particules servant à mesurer les radiations fossiles résultant de l'explosion du Big Bang originel, confirme les découvertes du satellite d'astronomie américain COBE.
Octobre
6 octobre
Pour la première fois, un instrument scientifique canadien est lancé au-delà de l'orbite de la Terre. Le télescope High Flux, conçu par l'Institut Herzberg du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), est l'un des multiples instruments transportés par Ulysses, la sonde spatiale de l'ESA déployée depuis la soute de Discovery le premier jour de la mission STS-41. Ulysses, qui a pour mission d'observer les deux pôles du Soleil, est le premier objet de fabrication humaine à voyager dans l'espace à l'extérieur de l'écliptique solaire. La sonde européenne survole le pôle sud du Soleil à une distance de 300 millions de kilomètres le 13 septembre 1994 et atteint sa latitude maximale de 80,2 degrés au nord de l'équateur du Soleil le lundi 31 juillet 1995. La sonde solaire réalise sa première orbite autour du Soleil en passant par les pôles le 17 avril 1998.
30 octobre
Signature du protocole d'entente décrivant les détails de la coopération spatiale entre le Canada et la Russie.
Décembre
14 décembre
Le projet de loi C-16 prévoyant la création de l'Agence spatiale canadienne est adopté par le gouvernement du Canada.
19 décembre
Telesat Mobile, d'Ottawa, et Mobile Satellite Corporation, de Washington, attribuent un contrat à une équipe industrielle formée par Spar Aérospatiale et par Hughes Aircraft de El Segundo, en Californie, pour construire deux satellites de télécommunications du service mobile (MSAT).
1991
Mars
7 mars
Le gouvernement fédéral attribue un marché de 195 millions de dollars à Spar Aérospatiale pour la conception détaillée du système d'entretien mobile (MSS) de la Station spatiale internatiolnale.
Avril
4 avril
Le satellite de télécommunication Anik E2 est lancé à bord d'une fusée Ariane 4. L'antenne en bande C, qui a posé des problèmes techniques, sera finalement déployée en juillet, et le satellite géostationnaire sera mis en service au mois de septembre.
5-11 avril
Durant la mission STS-37, l'observatoire GRO (un observatoire à rayons gamma) est déployé depuis la soute d'Atlantis à l'aide du Canadarm, utilisé pour la 23e fois lors d'une mission de navette spatiale. L'observatoire GRO, second grand observatoire de la NASA, est la charge utile la plus lourde jamais déployée par la navette spatiale. Dans le compartiment intermédiaire d'Atlantis, les astronautes surveillent la série d'expériences sur la croissance de cristaux de protéines du BIMDA (un équipement de dispersion des matériaux de Bioserve Instrumentation Technology Associates), auxquelles participait Jurgen Sygusch, de l'Université de Sherbrooke, au Québec.
Juillet
16 juillet
Lancement d'ERS-1, le premier satellite européen d'observation de la Terre. Le Canada a participé à sa mise au point et reçoit ses données transmises en liaison descendante aux stations réceptrices du Centre canadien de télédétection (CCT) de Prince Albert en Saskatchewan et de Gatineau au Québec.
Septembre
12 septembre
La navette spatiale Discovery décolle pour la mission STS-48 et le déploiement sur une orbite inclinée à 57 degrés du Satellite de recherche sur la haute atmosphère (UARS). Il s'agit du premier engin spatial de la NASA dans le cadre de son programme Mission To Planet Earth. Le satellite scientifique transporte 10 instruments, dont l'interféromètre d'imagerie des vents WINDII, un instrument canadien qui a pour chercheur principal le professeur Gordon Shepherd, de l'Université York à Toronto.
26 septembre
Le satellite de communications canadien Anik E-1 est lancé de Kourou en Guyane française à bord d'une fusée Ariane 44P.
Octobre
7-11 octobre
Parrainé par l'Agence spatiale canadienne, le 42e Congrès annuel de la Fédération internationale d'astronautique (FIA) a lieu à Montréal.
1992
Année internationale de l'espace
Janvier
17 janvier
L'Agence spatiale canadienne lance une campagne de recrutement pour mobiliser une seconde équipe d'astronautes.
22-30 janvier
Roberta Bondar est la première femme canadienne et la deuxième astronaute de l'Agence spatiale canadienne à séjourner dans l'espace lors de la mission STS-42 à bord de Discovery.
Mars
19 mars
Décollage, à la rampe de lancement de White Sands, au Nouveau-Mexique, de la fusée-sonde canadienne Black Brant 9 qui transporte la charge utile CSAR-1 (fusée d'expérimentation en microgravité de l'Agence spatiale canadienne).
24 mars
Achèvement des activités de privatisation de Télésat Canada avec la vente des dernières parts du gouvernement fédéral à Alouette Telecommunications Inc.
25 mars
Les cosmonautes Aleksandr Volkov et Sergueï Krikalev et l'astronaute allemand Klaus-Dietrich Flade reviennent sur Terre à bord de Soyouz TM13. Krikalev a passé plus de 10 mois à bord de la station spatiale Mir durant les événements historiques du démantèlement de l'URSS et de la naissance de la Russie en tant que pays. L'équipage rapporte également un ensemble de 24 expériences canadiennes en microgravité qui avaient été embarquées à bord de Mir le 25 janvier.
Mai
4 mai
M. Roland Doré, ancien directeur de l'École Polytechnique de Montréal, devient le deuxième président de l'Agence spatiale canadienne.
7-16 mai
Durant le vol inaugural de la navette Endeavour, les astronautes de la mission STS-49 effectuent la réparation du satellite de télécommunication en difficulté Intelsat-VI. Le Canadarm, qui en est à sa 26e mission, est utilisé à plusieurs reprises pour appuyer les activités extravéhiculaires. Pour la première fois, trois astronautes font une sortie simultanée dans l'espace d'une durée record de 8 heures et 29 minutes.
Juin
8 juin
L'Agence spatiale canadienne sélectionne les quatre candidats qui formeront le deuxième groupe d'astronautes canadiens parmi un bassin de 5 330 candidats. Il s'agit de : Chris A. Hadfield, capitaine des Forces aériennes, Julie Payette, ingénieure spécialiste de l'interface homme-machine, Robert Stewart, géophysicien, et Daffyd (David) Williams, médecin urgentologue. Une semaine plus tard, Robert Stewart démissionne pour des motifs personnels et est remplacé par Michael John Mackay, capitaine des Forces aériennes.
Juillet
3 juillet
Les astronautes Marc Garneau et Chris Hadfield, une nouvelle recrue, sont choisis par l'Agence spatiale canadienne pour être les premiers spécialistes de mission canadiens. Un mois plus tard, les deux hommes commencent leur entraînement à Houston, en même temps que les astronautes de l'ESA, Jean-François Clervoy et Maurizio Cheli, et l'astronaute japonais, Koichi Wakata.
31 juillet-8 août
Pour la première fois, un spécialiste de mission non américain prend place à bord de la navette spatiale durant la mission STS-46. Claude Nicollier, un astronaute suisse de l'ESA, est responsable du déploiement de la plateforme EURECA depuis la soute de la navette Atlantis à l'aide du Canadarm, qui en est à sa 27e mission.
Septembre
12-20 septembre
Durant la mission STS-47/Spacelab J, à laquelle participe Mae Jemison, première Afro-Américaine dans l'espace, et Mamoru Mohri, premier astronaute professionnel japonais à bord de la navette spatiale, l'expérience canadienne Bread in Space est activée. Cette expérience compare le comportement de la levure du pain en l'absence de pesanteur à celui de la levure dans des conditions de pesanteur normales. Il s'agit d'une expérience canadienne GAS (Get Away Special) réalisée dans un contenant se trouvant dans la soute et nécessitant une intervention minime des astronautes.
Octobre
6 octobre
Une fusée chinoise Longue Marche CZ-2C lance Freja, un satellite scientifique suédois transportant deux instruments canadiens : un imageur d'aurores dans l'ultraviolet (UVAI) et un analyseur de plasma froid (CPA).
22 octobre-1er novembre
Troisième astronaute canadien à séjourner dans l'espace, le spécialiste de charge utile Steve MacLean s'occupe de l'ensemble des expériences canadiennes CANEX-2, et en particulier du système de vision spatiale (SVS) faisant appel au Canadarm, qui en est à sa 29e mission. C'est au cours de cette mission STS-52 que le satellite LAGEOS géodésique est déployé depuis la soute de la navette Columbia.
1993
Février
1er février
Les cosmonautes Anatoly Soloviev et Sergueï Avdeev reviennent sur Terre après un séjour de 189 jours sur Mir durant lequel Avdeev a activé une expérience canadienne mesurant la radioactivité de l'environnement de la station spatiale russe.
Mars
10 mars
Le président américain Bill Clinton demande une restructuration générale du programme de la Station spatiale internationale Freedom. Le 17 juin, l'administration Clinton remplace le nom de Freedom par Alpha.
Juin
Fin juin
Déménagement des premiers employés au nouveau siège social de l'Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, au Québec. Le bâtiment, qui évoque une station spatiale, abrite les installations d'entraînement des astronautes, le Centre de contrôle de mission RADARSAT, le Centre d'exploitation du système d'entretien mobile (MSS) et des laboratoires destinés aux sciences de la vie, à la robotique, aux systèmes spatiaux et aux technologies d'optique et d'informatique. En 1996, le siège social de l'Agence spatiale canadienne est officiellement nommé le Centre spatial John H. Chapman, en l'honneur du scientifique qui est considéré comme le père du Programme spatial canadien.
Septembre
2 septembre
Les États-Unis et la Russie signent des accords spatiaux bilatéraux visant à inclure la Russie dans le programme de la Station spatiale internationale. Lors d'une réunion à Paris le 16 octobre, les quatre partenaires initiaux acceptent dans leurs rangs la Russie, qui deviendra un partenaire officiel le 6 décembre, à Washington.
Octobre
18 octobre-1er novembre
Durant la mission STS-58/SLS-2, dédiée aux sciences de la vie et menée dans le module du Spacelab installé dans la soute de la navette Columbia, les astronautes exécutent trois expériences canadiennes sur le système vestibulaire conçues par le M. Douglas Watt, directeur du module de recherche en médecine aéronautique de l'Université McGill.
Décembre
2-13 décembre
Durant la mission STS-61, les astronautes d'Endeavour exécutent la première mission de réparation et d'entretien du télescope spatial Hubble. Claude Nicollier manipule le Canadarm pour saisir et déployer le télescope spatial et pour appuyer un nombre record de cinq sorties dans l'espace durant une seule et même mission.
1994
Juin
3 juin
Les grandes lignes du second Plan spatial à long terme sont dévoilées. Pour les prochains dix ans, le Programme spatial canadien bénéficiera d'une enveloppe totale de 2,7 milliards de dollars, et 500 millions de dollars seront alloués à la contribution canadienne à la Station spatiale internationale. Le nouveau plan spatial prévoit l'amélioration des installations de soutien du programme RADARSAT, un programme de recherche en télécommunications de pointe, le développement des technologies spatiales en partenariat avec l'industrie et d'autres agences spatiales, un meilleur financement des sciences spatiales au Canada, en particulier pour la recherche sur l'atmosphère et en microgravité, et plus de missions spatiales à bord de la navette pour les astronautes canadiens.
Juillet
8-23 juillet
Au cours de cette deuxième mission du Laboratoire international de microgravité (STS-65 à bord de la navette Columbia), l'équipage exécute une série d'expériences canadiennes sur les changements physiologiques que subit la colonne vertébrale en microgravité. Lors de cette mission, l'astronaute canadien Marc Garneau devient le premier non-Américain à assumer le rôle de Capcom (responsable des communications entre l'équipage de la navette et le personnel au sol) au Centre de contrôle de mission de Houston.
15 juillet
Roland Doré démissionne de son poste de président de l'Agence spatiale canadienne et devient président de l'Université internationale de l'espace (ISU) située à Strasbourg, en France.
Septembre
2 septembre
Chris Hadfield, major des Forces aériennes, termine son entraînement de spécialiste de mission et est assigné à la mission STS-74, la deuxième mission d'amarrage Atlantis-Mir, dont le lancement est prévu pour le 11 novembre 1995.
Octobre
26 octobre
William MacDonald (Mac) Evans est nommé président de l'Agence spatiale canadienne. Le troisième président entre en fonction le 21 novembre pour un mandat de cinq ans.
Décembre
8 décembre
La fusée CSAR-2 (Canadian Space Agency Rocket-2) est lancée à White Sands, au Nouveau-Mexique, pour un vol suborbital d'une durée de 14 minutes. La mission de CSAR-2 comprend cinq expériences de traitement de matériaux en microgravité.
1995 - 2000
1995
Janvier
13 janvier
Dave Williams est choisi pour devenir le troisième spécialiste de mission canadien. Il commence son entraînement à Houston le 6 mars.
Février
8 février
La NASA annonce qu'elle paiera 190 millions de dollars américains à l'Agence spatiale russe pour la construction du module FGB, le premier élément de la Station spatiale internationale renommé Zarya (aube) après son lancement le 20 novembre 1998.
Avril
19 avril
Robert Thirsk est désigné spécialiste de charge utile pour son premier vol spatial dans le cadre de la mission STS-78 dont le lancement est prévu pour le 20 juin 1996. Cette mission Spacelab en sciences de la vie et en microgravité sera la plus longue mission jamais exécutée par un astronaute canadien.
Juin
13 juin
L'astronaute canadien Marc Garneau est désigné spécialiste de mission pour son deuxième vol spatial lors de la mission STS-77. Le lancement de cette mission de 10 jours à bord de la navette Endeavour est prévu pour le 19 mai 1996.
Novembre
4 novembre
Lancement de RADARSAT, le premier satellite canadien d'observation de la Terre.
6 novembre
La fusée-sonde à quatre étages Black Brant XII décolle de la rampe de lancement de Poker Flat, en Alaska, afin de réaliser l'expérience Oedipus-C d'une durée de 16 minutes. À une altitude de 869 kilomètres, la charge utile, constituée de deux masses liées l'une à l'autre par un filin conducteur, est projetée dans l'espace de manière à ce que les deux masses se distancent d'un kilomètre l'une de l'autre.
12-20 novembre
Chris A. Hadfield, le quatrième astronaute canadien à se rendre dans l'espace, est non seulement le premier spécialiste de mission canadien, mais aussi le premier Canadien à monter à bord de la station spatiale Mir lorsqu'il se joint aux quatre membres d'équipage de la mission STS-74, la deuxième mission d'amarrage Atlantis-Mir. Hadfield est aux commandes du Canadarm pour construire le module d'amarrage russe de cinq tonnes sur le système d'amarrage de l'orbiteur.
Décembre
5 décembre
À Beijing, l'Agence spatiale canadienne signe une entente avec l'agence spatiale chinoise pour une éventuelle coopération dans le domaine des sciences et des technologies spatiales.
1996
Mars
22-31 mars
Troisième mission d'amarrage Atlantis-Mir. Les astronautes de la mission STS-76 transfèrent des provisions et du matériel d'expérimentation dans le complexe orbital russe, incluant l'expérience canadienne sur la diffusion des métaux liquides de l'Université Queen's (QUELD-2).
26 mars
Un court-circuit dans le bloc d'alimentation survient entre le générateur solaire et la charge utile de communication du satellite Anik-E1 de Télésat Canada, ce qui réduit considérablement les capacités de communication du satellite.
Avril
20 avril
Une fusée Ariane 42P décolle de Kourou afin de lancer en orbite un satellite de télécommunications du service mobile (MSAT) pour le compte de TMI Communications de Gloucester en Ontario.
26 avril
La station spatiale russe Mir est achevée à la suite de l'amarrage de Priroda, le dernier des six modules de la station. Ce module de 20 tonnes, lancé trois jours auparavant par une fusée Proton, transporte divers équipements scientifiques, incluant le support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM) du Canada, un équipement unique qui sera activé pour la première fois le 14 mai par l'astronaute résidente américaine Shannon Lucid.
Mai
19-29 mai
À bord de la navette Endeavour, Marc Garneau devient le premier Canadien à retourner dans l'espace une deuxième fois (voir 13 juin 1995) en participant, comme spécialiste de mission, à la mission STS-77 (Spacehab-4/Spartan 207/Expérimentation d'une antenne gonflable/TEAMS). Garneau est aux commandes du Canadarm (unité 301, 45e mission) pour récupérer la plateforme Spartan 207. Il contrôle également le four commercial à zone flottante (CFZF), une installation de croissance des cristaux en sciences des matériaux mise au point par l'Agence spatiale canadienne (ASC) en collaboration avec l'Agence spatiale allemande (DARA) et la NASA. Il s'agit du premier vol de l'installation aquatique de recherche, un autre projet de l'ASC. Deux autres expériences canadiennes sont de la mission. Dans la série des expériences GAS (Get Away Special), on retrouve ACTORS (semi-conducteurs organiques minces), conçue au Canada Atlantique, et NANOGAS (semi-conducteurs cristallins nanoporeux). Ces expériences peuvent être placées dans un contenant installé dans la soute et ne nécessitent qu'une intervention minime des astronautes.
Juin
20 juin - 7 juillet
Robert Thirsk devient le cinquième Canadien dans l'espace en participant à la mission STS-78/Sciences de la vie et microgravité à titre de spécialiste de charge utile. Il s'agit en fait d'une mission du Spacelab, un laboratoire situé dans la soute de Columbia. Cette mission de 17 jours est la plus longue mission à laquelle un astronaute Canadien ait jamais participé.
27 juin
Les astronautes canadiens Steve MacLean et Julie Payette sont choisis pour un entraînement de spécialiste de mission. Ils déménagent à Houston pour se joindre à la classe de 1996 des astronautes de la NASA et commencent leur entraînement le 12 août.
Juillet
10 juillet
À Ottawa, le ministre d'Industrie Canada, John Manley, et le directeur général de l'ESA, Jean-Marie Luton, signent deux accords sur la participation canadienne au Programme général de technologie de soutien (GSTP) et au Programme de recherche de pointe sur les systèmes de télécommunications (ARTES), deux programmes de l'ESA.
Août
12 août
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne, avid Williams, termine son entraînement de spécialiste de mission et est désigné membre de l'équipage de la mission STS-90/Neurolab d'une durée de 16 jours. Cette mission est vouée à l'étude du système neurologique en conditions de microgravité. Le lancement est prévu pour le 16 avril 1998 (voir 17 avril 1998).
29 août
L'engin spatial Interball-2 est lancé du cosmodrome russe de Plesetsk. Il transporte 11 instruments scientifiques, dont l'imageur d'aurores dans l'ultraviolet (UVAI), un système de caméra canadien destiné à l'observation des orages magnétiques à très haute altitude.
Octobre
2 octobre
Le siège social de l'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert, au Québec, est nommé officiellement le Centre spatial John H. Chapman, en l'honneur de John Herbert Chapman, le père du Programme spatial canadien.
10 octobre
À Beijing, en Chine, Mac Evans, président de l'Agence spatiale canadienne, signe une entente de coopération sino-canadienne en sciences spatiales avec Wang Tongye, sous-ministre de la Commission scientifique, technologique et industrielle de la défense nationale (COSTIND).
15 octobre
À Bangalore, en Inde, le président de l'Agence spatiale canadienne, Mac Evans, signe une entente de coopération indo-canadienne en sciences spatiales avec le professeur indien Kasturi Rangan, président de l'Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO).
Novembre
4 novembre
L'astronaute canadien Bjarni Tryggvason est désigné spécialiste de charge utile dans le cadre de la mission STS-85/CRISTA-SPAS, dont le lancement est prévu pour le 7 août 1997 (voir cette date). À bord de la navette Discovery, Tryggvason fera l'essai d'une nouvelle version du support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM), dont il est un des concepteurs.
Le même jour, l'Agence spatiale canadienne dévoile son nouveau logo.
1997
Janvier
À ses installations de Brampton en Ontario, Spar Aérospatiale termine l'intégration du télémanipulateur de la station spatiale (SSRMS). Le lancement du bras robotisé de 17 mètres de long vers la Station spatiale internationale est prévu pour l'année 2000.
11 janvier
Une énorme tempête solaire serait la cause de la perte du satellite de télécommunication Telstar 401. Le sursaut de rayonnement solaire a été enregistré sur Terre par les 13 observatoires du réseau CANOPUS (Réseau auroral canadien pour l'observation du plasma dans la haute atmosphère et l'espace), un des éléments importants du Programme de physique solaire-terrestre de l'Agence spatiale canadienne.
12-22 janvier
Durant la mission STS-81, la cinquième mission d'amarrage Atlantis-Mir, l'astronaute américain Jerry Linenger succède à John Blaha en tant que résident de la station spatiale russe. Au cours de son séjour de quatre mois, Linenger exécute une expérience canadienne pour observer les mécanismes du sommeil des astronautes dans l'espace. Cette expérience soutenue par l'Agence spatiale canadienne (ASC) a été conçue par le Dr Harvey Moldofsky, directeur du Centre for Sleep and Chronobiology du Toronto Hospital. Linenger surveille également plus de 100 échantillons d'une autre expérience commanditée par l'ASC, le four QUELD-2 (expérience de l'Université Queen's sur la diffusion des métaux liquides), installé sur le support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM).
Février
12 février
Lancement du satellite de radioastronomie HALCA à la rampe de lancement de Kagoshima, au Japon. Les signaux transmis par le satellite japonais sont fusionnés à ceux transmis par les radiotélescopes du réseau mondial d'interférométrie à très longue base (VLBI). Les astronomes utilisent un système informatique appelé " corrélateur ", conçu au Canada par le Centre de recherche en technologie terrestre et spatiale de l'Université York et l'Observatoire de radioastronomie de l'Institut Herzberg à Penticton, en Colombie-Britannique.
28 février
Télésat Canada annonce son intention de confier à Lockheed Martin la construction de NIMIQ, le premier satellite canadien de radiodiffusion directe, qui doit être lancé le 21 mai 1999.
Avril
8 avril
Pendant une visite à la Maison-Blanche, à Washington, le premier ministre Jean Chrétien annonce que son gouvernement investira 207 millions de dollars dans le manipulateur agile spécialisé (SPDM), un élément clé du système d'entretien mobile (MSS) canadien destiné à la Station spatiale internationale.
Mai
5 mai
Lancement des cinq premiers satellites du système IRIDIUM, une constellation de 66 satellites du service mobile mondial de télécommunication. COM DEV, de Cambridge en Ontario, a conçu et fabriqué un ensemble de 10 antennes pour chacun des satellites : quatre antennes pour les communications espace-sol, quatre antennes de communications intersatellites et deux antennes pour la télémesure et les commandes.
24 mai
La navette Atlantis revient sur Terre après la mission STS-84 (sixième mission d'amarrage avec Mir), avec à son bord l'astronaute Jerry Linenger qui rapporte avec lui 102 échantillons traités dans le four canadien QUELD-2 (expérience de l'Université Queen's sur la diffusion des métaux liquides).
Juin
9 juin
L'astronaute canadien Chris Hadfield est sélectionné pour participer à la mission STS-100/6A, la sixième mission d'assemblage de la Station spatiale internationale, dont le lancement est prévu pour l'année 2000. Hadfield deviendra le premier Canadien à faire une sortie dans l'espace alors qu'il installera, avec l'aide de son coéquipier Bob Curbeam, le télémanipulateur de la station spatiale Canadarm2 sur le module laboratoire américain Destiny.
Juillet
4 juillet
Après avoir parcouru 497 millions de kilomètres dans l'espace, Mars Pathfinder se pose sur la planète rouge exactement à l'endroit prévu, dans la plaine Ares Vallis. Deux jours plus tard, le véhicule Sojourner, fixé à l'une des parties de la sonde martienne, commence sa descente sur une rampe fabriquée par Astro Aerospace, une filiale californienne de Spar Aérospatiale. La conception de la rampe s'inspire de la première technologie canadienne dans l'espace, le mât escamotable (STEM).
Août
7-19 août
Bjarni Tryggvason devient le sixième astronaute canadien à séjourner dans l'espace lorsqu'il se joint à ses coéquipiers de la mission STS-85 pour déployer la palette CRISTA-SPAS. En tant que spécialiste de charge utile, Tryggvason est chargé de l'essai en orbite de la nouvelle génération du support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM), un instrument canadien unique dont il est un des concepteurs. Un MIM de la première génération est exploité à bord de la station spatiale Mir.
Septembre
14 septembre
RADARSAT-1, le premier satellite canadien d'observation de la Terre exploité par l'Agence spatiale canadienne, capte la toute première image-satellite à haute résolution du pôle Sud. C'est en faisant pivoter le satellite radar canadien de 180 degrés sur l'axe de lacet que cet instantané unique est réalisé. Cette manoeuvre exécutée dans le cadre de la Mission de cartographie de l'Antarctique a permis au radar de saisir les images à gauche de la trace au sol du satellite plutôt qu'à la droite de celle-ci et en pointant son faisceau vers le haut pour observer le pôle Sud.
16 septembre
Pour souligner le dixième anniversaire du Protocole de Montréal, l'Agence spatiale canadienne dévoile son détecteur optique, qui sera transporté par le satellite scientifique suédois Odin, dont le lancement est prévu pour 1999. Le spectrographe optique avec système imageur dans l'infrarouge baptisé OSIRIS est un instrument scientifique innovateur de 6 millions de dollars pesant 12 kilogrammes. Il a été conçu et fabriqué par Routes inc. de Kanata, à l'ouest d'Ottawa, et comprend deux instruments de mesure environnementale, soit un spectrographe imageur de précision et un imageur à trois télescopes dans le proche infrarouge.
25 septembre
La navette Atlantis s'envole pour la mission STS-86, la septième mission d'amarrage avec Mir. Parmi les différents équipements qui sont transférés dans la station spatiale russe, se trouve l'expérience CAPE, la plus importante expérience canadienne sur la croissance des cristaux de protéines effectuée dans l'espace. Quelque 800 échantillons de protéines provenant de 15 universités et de 12 écoles secondaires sont manipulés durant quatre mois par l'astronaute américain David Wolf. Les échantillons de CAPE sont ramenés au Centre spatial John H. Chapman, à (Longueuil) Saint-Hubert au Québec, le 2 février 1998.
1998
Février
27 février
L'Agence spatiale canadienne (ASC) choisit MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA) de Richmond, en Colombie-Britannique, pour construire RADARSAT-2, une version allégée, plus économique et plus puissante que son prédécesseur, RADARSAT-1. Le deuxième satellite canadien d'observation de la Terre offrira une résolution de trois mètres.
Avril
17 avril-3 mai
Le spécialiste de mission Dave Williams devient le septième astronaute canadien dans l'espace (voir 12 août 1996) lorsqu'il se joint aux six autres membres de l'équipage de la mission STS-90/Neurolab, la dernière mission à se dérouler dans le Spacelab situé dans la soute de la navette Columbia. Pendant la mission de près de 16 jours, le Dave Williams, premier médecin de bord non américain affecté à une mission de la navette, exécutera 26 expériences portant sur les effets de la microgravité sur le système nerveux. Parmi celles-ci, on compte deux expériences canadiennes : l'expérience de coordination visuomotrice durant les vols spatiaux, qui nécessite l'utilisation de l'Installation de coordination visuomotrice (VCF) mise au point par Barry Fowler de l'Université York, et l'expérience sur le rôle des repères visuels en réalité virtuelle (VISO), mise au point conjointement par Charles Oman, professeur du MIT, et Ian Howard du CRESTech de l'Université York. Le 10 février 2000, Dave Williams reçoit un prix pour sa contribution à la mission STS-90/Neurolab.
Juin
5 juin
Le quatrième jour de la mission STS-91, la neuvième et dernière mission d'amarrage à Mir à bord de la navette Discovery, la version améliorée du Canadarm (unité 201, 50e mission à bord d'une navette spatiale) est déployée à des fins d'essais. Le célèbre bras robotique est dorénavant doté d'amplificateurs à servopuissance conçus et fabriqués par Spar Aérospatiale, à Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec (connue aujourd'hui sous le nom de EMS Technology Canada).
Juin
L'astronaute canadien Dave Williams est nommé directeur des sciences spatiales et de la vie à la NASA par George Abbey, directeur du Centre spatial Johnson à Houston. Dave Williams, qui demeure un astronaute actif, est le premier non-Américain à occuper ce poste.
Juillet
3 juillet
À 13 h 12 HAE ce vendredi (samedi 4 juillet, 3 h 12 au Japon), la première sonde martienne japonaise, Planet B, est lancée du Centre spatial de Kagoshima. La sonde, rebaptisée Nozomi aussitôt qu'elle a atteint son orbite, transporte un petit instrument canadien de 3,25 kilogrammes, l'analyseur de plasma thermique (TPA), destiné à mesurer la température et la densité du plasma martien ainsi que la vitesse d'entraînement des particules chargées de l'atmosphère ténue de Mars dans le but de comprendre les mécanismes énergétiques de la magnétosphère de cette planète. Andrew Yau, professeur à l'Institut de recherche spatiale de l'Université de Calgary, en Alberta, est le chercheur principal de cette expérience. Un problème de performance du système de propulsion de Nozomi, survenu le 20 décembre, reporte à décembre 2003 ou à janvier 2004 le rendez-vous de la sonde et de Mars qui devait avoir lieu le 11 octobre 1999.
Août
4 août
En présence de an Goldin, président de la NASA, l'Agence spatiale canadienne annonce la participation des astronautes Julie Payette et Marc Garneau à deux missions d'assemblage de la Station spatiale internationale. Julie Payette, qui sera la huitième astronaute du Canada dans l'espace, est assignée à la mission STS-96/2A.1, une mission de logistique et d'approvisionnement, tandis que Marc Garneau, qui en sera à sa troisième mission spatiale, est assigné à la mission STS-97/4A durant laquelle il déploiera le premier ensemble de panneaux solaires géants.
24 août
Pour la première fois depuis 15 ans, le Canada lance un ballon géant destiné à l'étude de la couche d'ozone. Baptisé MANTRA, le ballon d'évaluation des tendances des mouvements de l'azote dans l'atmosphère moyenne, dont la taille est celle d'un immeuble de 20 étages, transporte six instruments destinés à observer les changements qui se sont opérés dans l'atmosphère depuis les 15 ou 20 dernières années. Un autre ballon canadien, l'instrument de mesure de l'anisotropie par ballon (BAM), est lancé quelques jours plus tard au National Scientific Balloon Facility de la NASA, à Palestine, au Texas.
26 août
SED Systems Inc. de Saskatoon, en Saskatchewan, obtient un contrat de 23 millions de dollars de l'Agence spatiale européenne (ESA) pour fournir une antenne de télémesure, de poursuite et de télécommande pour la mission Rosetta, qui sera la première à exploiter cette antenne à l'écoute de l'espace lointain. Rosetta, dont le lancement est prévu pour 2003 à bord d'une fusée Ariane 5, arrivera à son rendez-vous avec la comète Wirtanen neuf ans plus tard. Cette antenne sera installée à la station au sol de l'ESA pour l'espace lointain située à Perth, en Australie.
Octobre
29 octobre-7 novembre
Le légendaire astronaute américain John H. Glenn s'envole dans l'espace 36 ans après son vol spatial historique à bord de Friendship 7. Le sénateur de l'Ohio âgé de 77 ans participe à la mission STS-95 à bord de la navette Discovery. Durant la mission, le plus vieil astronaute à séjourner dans l'espace est chargé de surveiller deux des trois expériences canadiennes : OSTEO, une expérience sur la croissance de cellules osseuses en microgravité, et SepTech, une expérience en physique des fluides visant à séparer les cellules saines des cellules cancéreuses. La troisième expérience touche la croissance de cristaux de protéines.
Novembre
20 novembre
Une fusée Proton décolle de Baïkonour, au Kazakhstan, pour lancer dans l'espace le premier élément de la Station spatiale internationale : Zarya (connu auparavant sous le nom de FGB, son acronyme russe). Le module de 17 tonnes porte cinq cibles noires spéciales de 16,5 centimètres de diamètre mises au point dans le cadre du projet du système canadien de vision spatiale (CSVS). Le Canada installera plus de 600 de ces cibles sur la station spatiale.
Décembre
4 décembre
Lancement de la navette Endeavour avec son équipage de six astronautes pour la mission STS-88/2A, la première mission d'assemblage de la Station spatiale internationale. En utilisant le nouveau Canadarm, qui effectue sa première mission opérationnelle, l'astronaute Nancy Currie installe le noeud Unity sur le système d'amarrage de l'orbiteur et, deux jours plus tard, saisit le module Zarya pour assembler les deux premiers éléments de la station. Tout au long de ces opérations, le système de vision spatiale de l'orbiteur (OSVS), un dérivé du système canadien de vision spatiale (CSVS), s'avère un élément essentiel puisque Unity empêche d'observer la progression du module russe.
21 décembre
MacDonald, Dettwiler and Associates accorde un contrat de 90 millions de dollars à Spar Aérospatiale de Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, pour la conception et la mise au point du satellite radar à synthèse d'ouverture RADARSAT-2.
30 décembre
Spar Aérospatiale annonce une entente visant la vente de son groupe Systèmes de satellites de la Division des systèmes spatiaux de Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, à Electromagnetic Sciences Inc. (EMS), de Norcross, en Géorgie.
1999
Février
4 février
Le ministre de l'Industrie, John Manley, annonce la sélection de l'expérience sur la chimie atmosphérique (ACE) comme charge utile de SCISAT, le premier satellite scientifique de conception entièrement canadienne depuis 30 ans.
Mars
12 mars
Le Canadarm2, un bras robotique de 17,6 mètres de long et une composante clé du système d'entretien mobile (MSS) de la Station spatiale internationale, est officiellement cédé à son propriétaire, l'Agence spatiale canadienne, par son constructeur Spar Aérospatiale Ltée de Brampton, en Ontario (maintenant Macdonald Dettwiler Space and Advanced Robotics Ltd.). Le Canadarm2 de 1,4 milliard de dollars est livré en Floride deux mois plus tard (voir 16 mai 1999), au Centre d'intégration de la station spatiale du Centre spatial Kennedy afin de commencer les tests d'intégration avec les autres éléments de la station spatiale en vue de son lancement prévu pour 2001 lors de la mission STS-100/6A.
19 mars
La vente de la Division de robotique spatiale de Spar Aérospatiale de Brampton, en Ontario, à Macdonald, Dettwiler and Associates Ltd. de Richmond, en Colombie-Britannique, au prix de 63 millions de dollars, marque la fin des activités de Spar dans l'industrie spatiale. MDA renomme cette division Macdonald Dettwiler Space and Advanced Robotics Ltd.
Avril
16 avril
Après 22 missions à bord de la navette, le Spacelab (la contribution européenne au programme de la navette spatiale) est officiellement remis à l'Agence spatiale européenne lors d'une cérémonie à l'aéroport de Brême en Allemagne. C'est dans cette ville que le laboratoire spatial a été construit vingt ans plus tôt. Le module spatial est installé dans une salle d'exposition spéciale à l'aéroport de Brême. Il devient alors la pierre angulaire de la Space Academy Bremen, une nouvelle initiative éducative qui sensibilise les étudiants et le public en général aux réalisations européennes dans l'histoire des vols spatiaux habités. Le Spacelab remis à l'Europe (on compte deux laboratoires de vol) a effectué sa dernière mission en avril 1998, lors de la mission STS-90/Neurolab, à laquelle le spécialiste de mission canadien Dave Williams a participé.
Mai
16 mai
Le nouveau bras robotisé Canadarm2 est livré comme prévu au Centre d'intégration de la station spatiale du Centre spatial Kennedy de la NASA en Floride à 7 h 30 (voir 12 mars).
21 mai
Le lanceur gros porteur russe Proton-K décolle de la rampe de lancement de Baïkonour au Kazakhstan pour transporter jusqu'à une orbite géostationnaire le nouveau satellite NIMIQ de radiodiffusion directe à haute puissance de Télésat Canada. Construit par Lockheed Martin Space and Communications, le satellite NIMIQ fournit des services de radiodiffusion directe, accessibles aux utilisateurs par le truchement d'une antenne parabolique de 46 centimètres (voir aussi 28 février 1997).
27 mai-6 juin
La spécialiste de mission Julie Payette devient la huitième astronaute de l'Agence spatiale canadienne à séjourner dans l'espace et la première parmi les astronautes canadiens à pénétrer dans la Station spatiale internationale lors de la mission STS-96/2A.1, la première mission de logistique de la Station spatiale internationale. Julie Payette devient la troisième astronaute canadienne à manipuler le bras robotisé Canadarm, qui en est à sa 53e mission, lorsqu'elle procède à l'inspection des cibles du système canadien de vision spatiale. Une fois les activités à bord de la station achevées, elle éjecte le satellite éducatif STARSHINE hors de la soute.
Juin
8 juin
John Manley, ministre de l'Industrie et responsable de l'Agence spatiale canadienne, présente à la Chambre des communes une loi qui officialise la participation du Canada au projet de la Station spatiale internationale (ISS). La Loi de mise en oeuvre de l'Accord sur la Station spatiale internationale civile est bénéfique pour le Canada, car elle prévoit sa participation à long terme au projet dans le cadre du Programme spatial canadien.
24 juin
Lancée à 11 h 44 HAE, une fusée Delta II Med-Lite de Boeing place sur une orbite circulaire inclinée à 25 degrés, à 768 kilomètres d'altitude, le télescope d'exploration spectroscopique dans l'ultraviolet lointain (FUSE), un satellite d'astronomie de 6 mètres de haut et de 1 360 kilogrammes. L'Agence spatiale canadienne a fourni deux détecteur d'erreur de précision (FES) servant au pointage fin du télescope de 215 millions de dollars américains.
Août
9 août
SPACEHAB, Inc., une entreprise spatiale de Washington D.C. qui exploite le module commercial SpaceHab à l'intérieur de la soute de la navette spatiale, achète à l'Agence spatiale canadienne (ASC) les droits d'utilisation d'un compartiment d'expérimentation à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Cette entente marque l'ouverture de l'ISS aux utilisateurs commerciaux, faisant de SPACEHAB la seule entreprise ayant un accès commercial direct aux installations de recherche de la station et permettant également à l'ASC de devenir la première agence spatiale à commercialiser une portion de l'espace qui lui est alloué à bord de la station.
Septembre
18 septembre
Mac Evans, président de l'Agence spatiale canadienne, et Isao Uchida, président de l'agence spatiale japonaise NASDA, signent une entente d'échange de personnel prévoyant, entre autres, l'entraînement d'astronautes japonais en vue de l'exploitation du système d'entretien mobile (MSS) du Canada.
Décembre
18 décembre
Le lancement très attendu de l'engin spatial de télédétection de 4 765,4 kilogrammes nommé Terra (anciennement EOS-AM) et d'une valeur de 1,3 milliard de dollars américains a lieu à bord d'une fusée Lockheed Martin Atlas 2AS. Il s'agit du premier de 25 engins spatiaux de différentes tailles lancés au cours de 2003 dans le cadre du programme Earth Observing System (EOS) de la NASA. Terra transporte cinq instruments, dont trois de la NASA, un du Japon et le détecteur canadien de mesure de la pollution dans la troposphère (MOPITT). EMS Technology Canada Ltd., de Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, a également conçu et mis au point le système d'antenne orientable permettant à Terra de communiquer avec le Réseau de satellites de poursuite et de transmission de données (TDRSS).
19-27 décembre
STS-103 : troisième mission d'entretien du télescope spatial Hubble à bord de la navette Discovery. Durant cette mission de neuf jours, le télescope Hubble de 12,5 tonnes est mis à niveau grâce à une augmentation de sa capacité informatique et de stockage d'information, de nouvelles composantes d'accumulateurs, un système de guidage amélioré et de nouveaux gyroscopes. Manipulé par Jean-François Clervoy, un astronaute de l'Agence spatiale européenne, le Canadarm est utilisé pour la 54e fois lors d'une mission de navette spatiale.
23 décembre
MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA (en anglais), l'entreprise responsable de la mise au point, de la commercialisation et de l'exploitation du satellite de télédétection RADARSAT-2, accorde un contrat de 74 millions de dollars à l'entreprise italienne Alenia Spazio pour construire la plateforme de déploiement de l'antenne du satellite successeur de RADARSAT-1. Alenia met au point cette plateforme en s'inspirant de celle de son propre satellite Prima.
2000
Janvier
12 janvier
John Hutchings, de l'Institut d'astrophysique Hertzberg du Conseil national de recherches du Canada, présente un rapport au congrès annuel de l'American Astronomical Society à Atlanta. Il discute des premières découvertes canadiennes faites grâce au télescope d'exploration spectroscopique dans l'ultraviolet (FUSE). Ce satellite d'astronomie a permis de découvrir que l'explosion de milliers d'étoiles a laissé un halo en forme de ballon de football composé de gaz brûlant et s'étendant jusqu'à 5 000 à 10 000 années-lumière au-dessus et en dessous de la Voie lactée.
19-25 janvier
Après une série de tests techniques d'exposition, les trois caméras EPIC de la mission XMM, le satellite d'astronomie de l'Agence spatiale européenne lancé le 10 décembre 1999, ont pris leurs premières photos de trois différentes régions extragalactiques de l'Univers : une partie du Grand nuage de Magellan, le groupe compact de galaxies Hickson 16 et l'étoile HR 1099. Le Grand nuage de Magellan, également connu sous le nom de Nebula Major, a un diamètre d'environ 20 000 années-lumière. Le groupe compact de galaxies 16 contient environ une centaine de groupes compacts de galaxies répertoriées par l'astronome canadien Paul Hickson dans les années 1980. HR 1099 est une étoile de magnitude 6 située à environ 100 années-lumière du Soleil.
Février
7 février
John Manley, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne, annonce la création du prix d'excellence John H. Chapman en reconnaissance des réalisations exceptionnelles dans le secteur des sciences et technologies spatiales.
10 février
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Dave Williams, qui est également à la tête de la Direction des sciences spatiales et de la vie au Centre spatial Johnson de la NASA, reçoit le prestigieux prix Melbourne W. Boynton, remis par l'American Astronomical Society, pour l'année 1999. Williams est choisi pour sa contribution extraordinaire au succès de STS-90/Neurolab, une mission de 16 jours qui a débuté le 17 avril 1998 à bord de la navette Columbia.
26 février
Pour souligner plus de 160 années de recherche scientifique canadienne visant à élucider les mystères des aurores boréales, une fusée-sonde canadienne de quatre étages et de 20 mètres de long nommée Black Brant-12 décolle de la rampe de lancement de la NASA à Poker Flat, près de Fairbanks en Alaska. Elle propulse la mission GEODESIC (géodynamique et détection électro-optique des courants d'électrons et d'ions suprathermiques) à 1 000 kilomètres d'altitude au coeur d'une aurore boréale avant de retomber dans la mer de Beaufort. La totalité du vol dure 17 minutes. L'instrument canadien est utilisé pour examiner les petites poches d'énergie présentes dans la haute atmosphère de la Terre, où se produisent les aurores boréales. Ces poches peuvent atteindre une température de plus d'un million de degrés Celsius, mais leur origine reste toutefois inconnue. La fusée-sonde transporte également des instruments, financés par le Goddard Space Flight Center de la NASA, servant à mesurer les champs électromagnétiques et les particules chargées d'énergie. La fusée-sonde et sa charge utile GEODESIC ont toutes deux été construites par Bristol Aerospace de Winnipeg. La mission de quatre millions de dollars est financée par le Programme des sciences spatiales de l'Agence spatiale canadienne et dirigée par David Knudsen, un professeur en physique et en astronomie à l'Université de Calgary.
Mai
14-17 mai
Objectif espace 2000 : la Direction générale des sciences spatiales de l'Agence spatiale canadienne présente la 8e Conférence canadienne des sciences de la microgravité à Vancouver, en Colombie-Britannique.
Octobre
20 octrobre
L'Agence spatiale canadienne se joint à l'Agence spatiale européenne et au CNES pour fonder la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures ». Le partage de données satellitaires facilite désormais les opérations de secours et de sauvetage lors de grands désastres.
Novembre
30 novembre
Marc Garneau, premier Canadien à être allé dans l'espace, participe à sa troisième mission (STS-97).
2001 - 2002
2001
Février
20 février
Lancement d'OSIRIS à bord du troisième satellite scientifique suédois, Odin.
Mars
8 mars
Lancement de la mission STS-102 (ISS-5A.1) avec à son bord H-Reflex, la première expérience canadienne en sciences spatiales destinées à la Station spatiale internationale. Cette expérience sur les sciences de la vie dans l'espace porte sur l'étude de l'excitabilité de la moelle épinière.
Avril
19 avril
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Chris Hadfield participe à la mission STS-100, à bord de la navette Endeavour, qui donne lieu à la livraison du Canadarm2 à la Station spatiale internationale et à la première sortie extravéhiculaire d'un astronaute canadien.
Mai
25-26 mai
L'Agence spatiale canadienne est l'hôte du 3e Atelier canadien sur l'exploration de l'espace.
Juin
5-7 juin
Forum ISS 2001 : une conférence internationale portant sur l'utilisation commerciale de la Station spatiale internationale et sur les occasions de recherche à son bord.
18-22 juin
L'Agence spatiale canadienne est l'hôte du 6e Symposium international sur l'intelligence artificielle, la robotique et l'automatisation spatiale.
Septembre
28 septembre
Le 28 septembre 2001, Brian Tobin, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), annonce la nomination de M. Marc Garneau à titre de président de l'ASC. Cette nomination entre en vigueur le 22 novembre 2001.
Décembre
5 décembre
La navette spatiale Endeavour, lancée le 5 décembre, transporte deux expériences scientifiques canadiennes à destination de la Station spatiale internationale. L'expérience des dosimètres EVARM permet de mesurer l'intensité du rayonnement auquel sont exposés les astronautes pendant les sorties extravéhiculaires. L'expérience Hoffman-Reflex ou H-Reflex étudie les effets de la microgravité sur les réflexes humains.
2002
Janvier
17 janvier
Dans la foulée des efforts déployés pour aider les équipes de sauvetage dépêchées en cas de grande catastrophe, les agences spatiales membres de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures » lancent un site Web novateur lors d'un atelier d'évaluation de la Charte à Paris : Charte internationale Espace et catastrophes majeures.
Mars
1er mars
ENVISAT, le plus récent et le plus perfectionné des satellites d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne (ESA), est lancé avec succès. L'Agence spatiale canadienne, un membre coopérant de l'ESA, et ses partenaires canadiens du secteur privé jouent un rôle clé dans la réussite de ce projet.
6 mars
L'Agence spatiale canadienne, RADARSAT International (RSI) et le ministère de l'Industrie, du Commerce et du Développement rural de la province de Terre-Neuve-et-Labrador concluent un accord visant à fournir à cette province des données et des produits de RADARSAT-1 aux taux gouvernementaux avantageux négociés avec RSI, l'entreprise canadienne chargée de commercialiser, de traiter et de distribuer les données de RADARSAT-1 partout dans le monde.
7 mars
Le Northern Centre for Advanced Technology Inc. (NORCAT) fait la démonstration d'une technique canadienne de forage qui pourrait permettre de recueillir des échantillons de Mars au cours de missions ultérieures. NORCAT mène, pour le compte de l'Agence spatiale canadienne, une étude de faisabilité sur le rôle que pourrait jouer le Canada dans l'exploration de la planète rouge grâce à son expertise dans le domaine minier.
Juin
5 juin
La base mobile (MBS), la toute nouvelle contribution du Canada à la Station spatiale internationale, est lancée à bord de la navette Endeavour.
9 juin
Les astronautes Franklin Chang-Diaz et Philippe Perrin effectue leur première sortie dans l'espace en vue de réaliser les premières étapes de l'installation de la base mobile, le deuxième élément de la contribution canadienne à la Station spatiale internationale.
10 juin
La nouvelle base mobile accueillant le Canadarm2 est entièrement opérationnelle après avoir été mise en place par les astronautes Franklin Chang-Diaz et Philippe Perrin lors de leur deuxième sortie extravéhiculaire (EVA).
14 juin
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Steve MacLean reçoit l'insigne ailé d'opérateur robotique de l'ASC après une deuxième séance de formation d'une semaine au Simulateur de fonctionnement du système d'entretien mobile (MOTS) de Saint-Hubert.
Juillet
2 juillet
SCISAT-1, le premier satellite canadien de sciences spatiales mis au point depuis plus de trente ans, est présenté lors d'une cérémonie tenue aux installations de Bristol, filiale de Magellan Aerospace, à Winnipeg.
Août
1er août
L'Agence spatiale canadienne, Dynacon Enterprises Limited, l'Université de Toronto et l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) présentent le premier microsatellite canadien transportant à son bord le premier télescope spatial du Canada baptisé MOST (pour microvariabilité et oscillations stellaires), dont le lancement est prévu pour avril 2003.
Septembre
19 septembre
Allan Rock, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), annonce l'attribution d'un contrat de 400 000 dollars à MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) de Richmond, en Colombie-Britannique. Grâce à ce contrat, l'ASC obtiendra un appui pour définir la contribution du Canada aux missions européennes vers Mars ainsi qu'à la mission du laboratoire de recherche scientifique sur Mars dirigée par la NASA.
2003 - 2004
2003
Janvier
16 janvier
La navette Columbia (mission STS-107) est lancée du Centre spatial Kennedy en Floride. Deux projets de recherche canadiens comprenant diverses expériences sont à bord. Ces expériences (OSTEO-2) pourraient avoir des applications dans le secteur de la santé et améliorer notre compréhension du phénomène de déperdition osseuse qui se produit pendant les vols spatiaux. Deux équipes scientifiques représentent le milieu universitaire canadien, et une troisième est le fruit d'une collaboration entre l'Agence spatiale canadienne et deux partenaires industriels.
23 janvier
Allan Rock, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne, annonce que le manipulateur agile spécialisé est officiellement nommé Dextre. Ce robot canadien à la fine pointe de la technologie est le troisième et dernier élément du système d'entretien mobile, la contribution du Canada à la Station spatiale internationale.
Mai
22 mai
L'Agence spatiale canadienne annonce que le spectrographe optique avec système imageur dans l'infrarouge (OSIRIS), installé à bord du satellite suédois Odin, continuera à fournir des données détaillées sur l'appauvrissement de la couche d'ozone pendant une autre année. En effet, le satellite et les instruments, dont un radiomètre de pointe qui mesure le rayonnement hyperfréquence, fonctionnent toujours à merveille après avoir complété leur mission initiale de deux ans.
Juin
6 juin
L'Agence spatiale canadienne et l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite (IALA) donnent l'occasion à des chercheurs canadiens de participer à une étude sur les changements physiologiques qui se produisent pendant l'alitement prolongé. Ces changements, comme les pertes osseuses et de masse musculaire, s'apparentent à ceux qui sont observés chez les astronautes durant les vols spatiaux, chez des patients atteints de certaines maladies et chez les personnes vieillissantes.
30 juin
Lancement réussi du télescope spatial canadien MOST (pour microvariabilité et oscillations stellaires) à partir du cosmodrome de Plesetsk dans le nord de la Russie.
Juillet
21 juillet
Le télescope canado-américain d'exploration spectroscopique dans l'ultraviolet lointain (FUSE) reçoit un second souffle de vie grâce à l'installation fructueuse d'un nouveau logiciel dans trois des ordinateurs de bord qui commandent le pointage de précision de l'appareil.
Août
4 août
Après son lancement réussi et sa parfaite satellisation le mois précédent, le premier télescope spatial canadien MOST (pour microvariabilité et oscillations stellaires) ouvre l'oeil sur le cosmos pour la première fois, ce que les astronomes appellent « première lueur ».
12 août
L'Agence spatiale canadienne confirme la réussite du lancement de son satellite SCISAT la veille au soir depuis les installations de lancement de la NASA près de Lompoc, en Californie. Pendant sa mission de deux ans, SCISAT permettra à une équipe de scientifiques canadiens et internationaux de parfaire leurs connaissances du phénomène d'appauvrissement de la couche d'ozone et des changements qui surviennent au-dessus du territoire canadien et de l'Arctique.
Septembre
26 septembre
Un dévoilement historique de timbres permet de réunir pour une première fois les huit astronautes canadiens. Les huit astronautes de l'Agence spatiale canadienne ayant participé à des missions spatiales dévoilent des timbres émis en leur honneur. Il s'agit de Marc Garneau, Roberta Bondar, Steve MacLean, Chris Hadfield, Robert Thirsk, Bjarni Tryggvason, Dave Williams et Julie Payette.
Octobre
5 octobre
Lancement de l'Initiative nationale de satellite du gouvernement du Canada d'une valeur de 155 millions de dollars. Ce projet conjoint entre Infrastructure Canada, Industrie Canada et l'ASC fournira des services d'accès haute vitesse à large bande à Internet par satellite aux collectivités situées dans le Grand Nord et le Moyen Nord, ainsi que dans les régions isolées ou éloignées du Canada.
8 octobre
L'industrie spatiale canadienne pourra bénéficier directement d'un accord conclu entre l'Agence spatiale canadienne et l'Agence spatiale européenne (ESA) visant à assurer la participation du Canada à la phase de développement et de validation du programme européen de navigation par satellite Galileo.
31 octobre
Quatre décennies d'excellence dans le domaine des sciences spatiales
En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au Programme spatial canadien, M. Gordon G. Shepherd reçoit le prestigieux Prix d'excellence John H. Chapman remis par Marc Garneau, président de l'Agence spatiale canadienne.
Novembre
3 novembre
L'Agence spatiale canadienne (ASC) et l'Institut de robotique et d'intelligence de systèmes (IRIS) annoncent la création d'un nouveau programme qui financera les chercheurs universitaires canadiens oeuvrant dans le domaine spatial et les encouragera à créer des alliances avec l'industrie.
4 novembre
RADARSAT-1 célèbre huit années fructueuses dans l'espace
L'Agence spatiale canadienne célèbre les huit années fructueuses dans l'espace de son satellite RADARSAT-1, qui a dépassé toutes les attentes puisque sa mission devait initialement durer cinq ans.
10 novembre
Des semences, des fusées, la Station spatiale internationale et la planète rouge font germer la science dans l'esprit des jeunes
Annonce à l'effet qu'un demi-million de semences de tomates Heinz s'envoleront vers la Station spatiale internationale à bord d'une fusée russe au début de 2004 dans le cadre du projet Tomatosphère destiné aux élèves canadiens.
20 novembre
L'ASC annonce l'octroi d'un contrat de 1,2 million de dollars à MDA pour des travaux liés à la mission martienne de 2007
L'Agence spatiale canadienne accorde un contrat de 1,2 million de dollars à MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) pour la réalisation d'un instrument scientifique dans le cadre de la phase A de la mission Phoenix de la NASA, qui sera lancée vers Mars en 2007.
2004
Janvier
31 janvier
Des semences, des fusées, la Station spatiale internationale et la planète rouge font germer la science dans l'esprit des jeunes
Environ 500 000 semences de tomates Heinz, lancées dans l'espace à bord d'un véhicule russe Progress, amorcent un séjour de six mois dans l'environnement de microgravité de la Station spatiale internationale.
Février
6 février
Un satellite hybride canadien marque une nouvelle ère en matière de communications et de sciences spatiales
L'Agence spatiale canadienne annonce la mission CASSIOPE menant à la construction d'une plateforme satellitaire novatrice pouvant s'adapter à une gamme de missions liées aux sciences, à la technologie, à l'observation de la Terre, à l'exploration géologique et à la livraison d'informations à grande capacité. MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA), de Richmond en Colombie-Britannique, dirige une équipe industrielle canadienne en vue du développement des infrastructures terrestres et spatiales et se chargera de l'exploitation du satellite.
23 février
OSIRIS fournit des mesures de l'ozone d'une qualité exceptionnelle
L'Agence spatiale canadienne souligne le troisième anniversaire du lancement et de l'activation d'OSIRIS, un instrument canadien de capture de données sur l'appauvrissement de l'ozone placé à bord du satellite suédois Odin. Cette mission scientifique, à laquelle participent aussi la Suède, la Finlande et la France, en est à sa troisième année. L'instrument et le satellite continuent de fonctionner à merveille.
Mars
10 mars
Bristol Aerospace dirigera la conception d'une plateforme novatrice pour petits satellites
Bristol Aerospace Ltd, une division de la société Magellan Aerospace de Winnipeg, au Manitoba, est retenue par l'Agence spatiale canadienne pour réaliser la conception d'une plateforme satellitaire multimission pour petits satellites. Le marché, évalué à deux millions de dollars, couvre les étapes de conception préliminaire de la petite plateforme satellitaire. La première démonstration de plateforme aura lieu dans le cadre de la mission CASSIOPE annoncée précédemment et dont le lancement est prévu pour 2007.
11 mars
Le satellite canadien SCISAT en pleine exploitation
L'Agence spatiale canadienne (ASC) confirme la mise en service intégrale de son nouveau satellite SCISAT lancé en août 2003 depuis la base aérienne Vandenberg, en Californie, et le début de l'expérience sur la chimie atmosphérique (ACE), qui doit s'échelonner sur deux ans.
29 mars
De nouvelles applications de RADARSAT-2 pour évaluer les problèmes environnementaux et le changement climatique
L'Agence spatiale canadienne attribue 18 nouveaux marchés à des entreprises canadiennes pour le développement d'applications en vue du lancement du satellite RADARSAT-2. Ces applications spécialisées répondront à des besoins existants ou émergents relatifs à l'environnement à l'échelle de la planète. Treize entreprises mèneront à terme ces projets financés par le Programme de développement d'applications en observation de la Terre.
Juillet
17 juillet
Lancement réussi du satellite Anik F2 de Télésat Canada
Anik F2, le satellite ultramoderne de télécommunications de Télésat Canada offrant des services multimédia haute vitesse dans la bande Ka, est lancé avec succès à 20 h 44 HAE depuis les installations de lancement de la société Arianespace à Kourou, en Guyane française, à bord d'une fusée Ariane 5. Grâce à la bande Ka, des services satellitaires bidirectionnels peu coûteux seront offerts dans les régions les plus éloignées du Canada. Ces régions pourront profiter de services de télémédecine, de téléapprentissage, de télétravail et de commerce électronique, en plus des services d'accès à Internet sans fil à large bande.
23 juillet
La nouvelle configuration de la Station spatiale internationale endossée par les partenaires
Les hauts dirigeants des agences spatiales des États-Unis, de la Russie, du Japon, de l'Europe et du Canada se réunissent au Centre technique de l'ESA (ESTEC) à Noordwijk, aux Pays-Bas, pour discuter de leur collaboration dans le cadre du Programme de la Station spatiale internationale (ISS). Lors de cette rencontre, les partenaires du projet de l'ISS endossent à l'unanimité la configuration technique de la station spatiale et font le point sur les plans et sur les activités réalisées en orbite. La Station spatiale internationale, dans sa nouvelle configuration, devrait être entièrement assemblée d'ici la fin de la décennie et comprendra des éléments de chacun des partenaires. Cette nouvelle configuration permettra notamment d'accroître l'utilisation qui sera faite de la station et d'accueillir des équipages de plus de trois membres.
Septembre
1er septembre
Des scientifiques de l'Agence spatiale canadienne, d'Environnement Canada ainsi que des universités de Toronto, de Waterloo et York lancent le ballon de recherche MANTRA en vue de réaliser une étude poussée de la couche d'ozone au-dessus du Canada. Cet immense ballon, dont la hauteur correspond à celle d'un édifice de 20 étages, transporte près d'une demi-tonne d'appareils scientifiques à 40 kilomètres d'altitude dans le ciel de la Saskatchewan.
16 septembre
Le Canada mettra au point un élément clé de l'imposant télescope spatial James Webb (JWST) qui sera lancé en août 2011 par la NASA. L'Agence spatiale canadienne a attribué un marché de 5 millions de dollars au groupe Space & Technology d'EMS Technologies d'Ottawa pour la conception du capteur de pointage fin en partenariat avec la société COM DEV de Cambridge, en Ontario.
Octobre
4 octobre
L'Agence spatiale canadienne (ASC) annonce que Robert Thirsk, astronaute canadien et médecin, remplacera Dave Williams à titre de commandant de la mission NEEMO 7 à la suite de l'évaluation médicale officielle de l'état de santé de Dave Williams.
5 octobre
Canada-ESA
Lors d'une conférence spatiale mondiale, Marc Garneau, président de l'Agence spatiale canadienne, et Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), soulignent les 25 années de collaboration entre le Canada et l'Europe.
6 octobre
Célébration du 20e anniversaire du vol historique de l'astronaute Marc Garneau, le premier Canadien à partir pour l'espace, dans le cadre du Congrès astronautique international à Vancouver.
7 octobre
Anik F2 - Inauguration de services commerciaux de pointe
Le satellite commercial de télécommunications Anik F2 de Télésat devient entièrement opérationnel après avoir subi les derniers essais en orbite.
Novembre
4 novembre
Grâce à l'équipe d'ingénieurs de l'Agence spatiale canadienne, le satellite RADARSAT-1 complète sa neuvième année d'exploitation alors qu'il ne devait initialement être en service que pendant cinq ans.
Décembre
10 décembre
L'astronaute Robert Thirsk, de l'Agence spatiale canadienne, est désigné spécialiste de mission de relève dans le contexte de la mission Soyouz lancée vers la Station spatiale internationale en avril 2005.
2005 - 2006
2005
Janvier
13 janvier
Tsunami en Asie du Sud
La communauté spatiale canadienne se joint aux autres nations engagées dans les activités spatiales pour fournir des images-satellite produites avant et après le tsunami qui a dévasté l'Asie du Sud le 26 décembre en vue de contribuer aux opérations de secours et d'aide humanitaire.
26 janvier
Les dirigeants des agences spatiales des États-Unis, de la Russie, du Japon, de l'Europe et du Canada se rencontrent à Montréal, au Canada, pour faire le point sur leur collaboration dans le cadre de la Station spatiale internationale (ISS) et pour discuter des plans de la NASA concernant la reprise des vols de la navette spatiale.
Avril
15 avril
L'astronaute canadien Bob Thirsk : ingénieur de vol de relève (Soyouz)
L'astronaute canadien Robert Thirsk agit comme ingénieur de vol de relève dans le cadre d'une mission russe Soyouz à destination de la Station spatiale internationale.
Mai
19 mai
Prix d'excellence John H. Chapman
Deux des plus grands pionniers de l'industrie spatiale canadienne, Larry Clarke et John D. MacNaughton, reçoivent le Prix d'excellence John H. Chapman soulignant la contribution de membres de la communauté spatiale à l'avancement du Programme spatial canadien et l'œuvre de toute une vie dédiée aux sciences et technologies spatiales.
Juin
13 juin
BLAST
Le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Mexique mènent une expérience inusitée à l'aide du télescope submillimétrique à grande ouverture emporté par ballon (OSIRIS), un télescope de 2 000 kilogrammes suspendu à un énorme ballon à hélium se déplaçant à 38 000 mètres d'altitude afin d'observer des étoiles et des galaxies lointaines.
Septembre
26 septembre
Télescope spatial James Webb (JWST)
EMS d'Ottawa concevra un élément important du prochain télescope spatial géant de la NASA. L'Agence spatiale canadienne (ASC) a récemment attribué un contrat de 26,2 millions de dollars au Groupe Espace et technologie d'EMS à Ottawa. Ce contrat vise la conception détaillée d'un capteur de pointage fin et d'un filtre réglable destinés au télescope spatial de prochaine génération de la NASA.
Le capteur de pointage fin que fournira le Canada est un élément essentiel à la réussite de la mission. Il suivra avec une extraordinaire précision la position d'étoiles de très faible intensité et assurera le pointage fin de l'énorme télescope spatial James Webb (JWST). Tous les instruments scientifiques qui y seront embarqués pourront ainsi générer des images de très haute qualité.
2006
Avril
3 au 20 avril
NEEMO 9
Le Dr Dave Williams, astronaute de l'Agence spatiale canadienne commande la mission sous-marine NEEMO 9 au large de Key Largo, en Floride. Le Dr Williams et son équipage réalisent des expériences en utilisant les dernières technologies et techniques de chirurgie à distance sous la supervision du Dr Mehran Anvari, directeur du Centre for Minimal Access Surgery (CMAS) à Hamilton, en Ontario. L'objectif de la mission NEEMO 9 est de démontrer et d'évaluer de nouvelles technologies et procédures médicales à distance.
Septembre
9 septembre
L'astronaute canadien Steve MacLean s'envole vers la Station spatiale internationale à bord de la navette Atlantis et se joint à l'équipage de la mission STS-115 pour reprendre la construction de la station spatiale qui avait été mise en veilleuse après l'immobilisation de la flotte de navettes de la NASA en 2003. Durant leur séjour, les astronautes livrent et installent de nouveaux segments de la poutrelle de la station ainsi que des panneaux solaires supplémentaires qui permettront de doubler la puissance énergétique maximale du complexe orbital.
La mission STS-115 constitue pour Steve MacLean l'occasion d'effectuer son deuxième vol spatial et sa première visite à bord de la Station spatiale internationale. Au cours de la mission, l'astronaute canadien commande le bras robotique Canadarm de la navette et sa perche d'extension pour inspecter la coque et le bouclier thermique de l'engin spatial afin de déceler tout dommage qui aurait pu être causé au moment du décollage. Il effectue sa toute première sortie extravéhiculaire et devient le premier Canadien à manœuvrer le Canadarm2 et la base mobile depuis l'espace alors qu'un collègue astronaute lui remet les nouveaux panneaux solaires à l'aide du Canadarm.
2007 - 2008
2007
Janvier
23 janvier
Les dirigeants des agences spatiales partenaires du projet de la Station spatiale internationale (ISS), c'est-à-dire des agences spatiales canadienne, européenne, japonaise, russe et américaine, se sont réunis au siège social de l'Agence spatiale européenne (ESA) à Paris, en France, le 23 janvier 2007 afin de se pencher sur la coopération dans le cadre du programme de l'ISS. Lors des discussions, les dirigeants des agences spatiales ont souligné les grandes réalisations des partenaires en ce qui a trait à la mise en œuvre du programme d'assemblage et de configuration de l'ISS qui a été adopté lors de la dernière réunion des dirigeants, en mars 2006. Les dirigeants des agences spatiales ont aussi examiné l'état d'avancement des activités d'assemblage, d'exploitation et de développement de l'ISS menées par les partenaires. Plus particulièrement, ils se sont penchés sur les activités liées aux capacités de transport, dont le véhicule de transfert automatisé de l'Agence spatiale européenne, le véhicule de transfert H-2 du Japon, les véhicules russes Soyouz et Progress, la navette spatiale américaine, le système de transport spatial commercial (COTS) et le Véhicule d'exploration habité. Ils se sont en outre penchés sur le maintien, dans un avenir rapproché, d'un équipage de six membres à bord de l'ISS et l'achèvement de l'assemblage de la station orbitale.
Février
18 février
Avec le lancement réussi de cinq satellites de la NASA depuis Cap Canaveral hier soir, un projet de recherche sur les aurores boréales est entré dans une phase déterminante. Tous les quatre jours, les satellites se regroupent en constellation au-dessus du Nord du Canada pour enregistrer des données scientifiques sur les aurores boréales alors qu'un réseau de 20 observatoires au sol étudie les mêmes phénomènes. L'Agence spatiale canadienne (ASC) participe à THEMIS en appuyant les activités des stations terrestres situées en territoire canadien. THEMIS est une mission de la NASA dirigée par une équipe de chercheurs de l'Université de la Californie à Berkeley. Des scientifiques des É.-U., du Canada et de divers pays d'Europe y participent. La mission vise à trouver pourquoi les aurores boréales passent subitement de douces vagues lumineuses à des éclairs colorés très changeants.
Avril
12 avril
M. Laurier (Larry) Boisvert est nommé président de l'Agence spatiale canadienne au terme d'une longue carrière au sein de Télésat qu'il avait quitté en 2006 afin de prendre sa retraite. Au cours de sa carrière, M. Boisvert aura travaillé pendant 34 années au sein de l'industrie satellitaire.
12 avril
L'honorable Maxime Bernier, alors ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), annonçait que l'ASC avait livré à la NASA la contribution canadienne à la mission martienne Phoenix. Il s'agissait d'une station météorologique appelée MET intégrée à l'atterrisseur Phoenix dont le lancement a eu lieu le 3 août 2007. Ces instruments météorologiques ont été conçus par des scientifiques et des industriels canadiens grâce à un financement de 37 millions de dollars accordé par l'ASC.
24 avril
Lors du développement d'une mission vers Mars, les planificateurs de mission doivent tenir compte de nombreux facteurs tels les nouvelles technologies spatiales, les besoins et les objectifs scientifiques, la distance, les retards de communication et l'atmosphère ténue. Des entreprises et des chercheurs canadiens se sont associés au mouvement international visant à trouver des façons de faire face à ces contraintes et autres nouveaux défis. L'Agence spatiale canadienne a annoncé aujourd'hui les cinq équipes sélectionnées qui recevront du financement pour développer des concepts de mission vers Mars. Chacune des équipes a droit à une somme maximale de 250 000 $ pour développer un concept de mission scientifique à destination de Mars ou de ses lunes.
Juin
4 juin
Gary Goodyear, député fédéral de Cambridge au nom de l'honorable Maxime Bernier, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), annonçait l'attribution à COM DEV d'un contrat de 39 millions de dollars pour la construction du détecteur de guidage de précision (FGS) et de la caméra à filtre accordable (TFI) destinés au télescope spatial James Webb (JWST) de la NASA. Le FGS est un instrument critique qui localisera les étoiles avec une grande précision et gardera le télescope aligné correctement lorsqu'il fonctionnera. La TFI quant à elle permettra au JWST de capter des images infrarouges uniques.
Août
4 août
Le module d'atterrissage Phoenix de la NASA est lancé avec succès de la base des Forces aériennes de Cap Canaveral, en Floride. La station météorologique de conception canadienne qui se trouve à bord de l'atterrisseur est conçue pour observer la météo et le climat qui règnent sur Mars.
8 août
L'astronaute Dave Williams, de l'Agence spatiale canadienne (ASC), s'envole avec succès à destination de la Station spatiale internationale à bord de la navette spatiale Endeavour à partir du Centre spatial Kennedy. Les membres d'équipage de la mission STS-118 livrent et installent le segment S5 de la poutrelle de l'ISS. Pendant la mission, Dave Williams effectue trois sorties extravéhiculaires.
Décembre
14 décembre
Lancement de RADARSAT-2 à bord d'une fusée Soyouz à partir du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. De conception canadienne, le satellite radar commercial de prochaine génération introduit d'importantes innovations technologiques qui amélioreront les capacités de surveillance maritime et environnementale, de suivi des glaces, de gestion des catastrophes, de gestion des ressources et de cartographie au Canada, et partout dans le monde.
2008
Février
11 février
Les astronautes canadiens Julie Payette et Robert Thirsk choisis en vue de missions dans l'espace en 2009
Julie Payette s'envolera à bord de la navette spatiale Endeavour lors de la mission STS-127, dont le décollage est prévu pour mai 2009. Durant cette mission, l'équipage livrera les derniers éléments du laboratoire Kibo de l'Agence japonaise d'exploration spatiale (JAXA) à la Station spatiale internationale, soit le module d'expérimentation dans le vide spatial et sa plateforme externe. Six astronautes participeront à la mission. Julie Payette remplira alors la fonction de spécialiste de mission. En mai 2009, Robert Thirsk se joindra quant à lui à l'équipage de la mission Expedition 19 et deviendra ainsi le premier Canadien à effectuer un séjour prolongé de quatre à six mois à la Station spatiale internationale. Il fera également partie de l'équipage de transition puisque la station sera dès lors habitée par un équipage composé de six membres au lieu de trois.
Mars
11 mars
Lancement de DEXTRE
Dextre, la plus récente contribution du Canada aux systèmes robotiques de la Station spatiale internationale, est lancé à bord de la navette Endeavour depuis le Centre spatial Kennedy
La mission historique STS-123 permet ainsi de compléter le système d'entretien mobile, qui comprend également le Canadarm2 et la base mobile.
Le robot spécialisé doté de deux bras est appelé à jouer un rôle déterminant lors des activités d'entretien à l'extérieur de la station spatiale. Dextre peut enlever et remplacer des composantes qui demandent une manipulation de précision, ce qui permettra aux astronautes de restreindre leurs sorties dans l'espace et de consacrer plus de temps à la réalisation d'expériences scientifiques dans le laboratoire orbital.
À l'instar du Canadarm2 et de la base mobile, Dextre peut être commandé par l'équipage depuis le poste de travail à bord de la station ou par des contrôleurs de vol de faction aux centres de contrôle de mission de la NASA à Houston, au Texas, ou de l'Agence spatiale canadienne à Longueuil. Les astronautes, cosmonautes et contrôleurs doivent suivre une formation aux installations de l'Agence spatiale canadienne à Longueuil pour apprendre à exploiter les différents éléments du système d'entretien mobile.
31 mars
Annonce d'une campagne de recrutement de nouveaux astronautes par l'Agence spatiale canadienne
L'Agence spatiale canadienne annonce le lancement d'une campagne nationale de recrutement d'astronautes dès la fin de mai 2008 en vue de compléter l'actuelle équipe d'astronautes canadiens.
31 mars
Création du Comité consultatif sur l'Agence spatiale canadienne
Le ministre de l'Industrie annonce la création du Comité consultatif sur l'Agence spatiale canadienne ainsi que la nomination des membres appelés à y siéger. Il sera présidé par Cecil Hawkins et composé de John M. Banigan, Indira Samarasekera et Dafydd (Dave) Williams.
Le Comité consultatif travaillera avec le président de l'ASC, afin de donner au ministre de l'Industrie des conseils stratégiques concernant les activités spatiales ainsi que les priorités et l'orientation générale de l'Agence. Il se penchera sur les dépenses de l'Agence et les possibilités d'investissement futur. Il examinera également ses programmes à la lumière des priorités existantes et émergentes du gouvernement en matière de sciences et de technologie. Enfin, il évaluera les enjeux et formulera des recommandations concernant les nouveaux créneaux éventuels où l'expertise, les sciences et les technologies canadiennes peuvent continuer à maximiser les retombées sociales et économiques pour la population canadienne.
Mai
22 mai
L'Agence spatiale canadienne lance officiellement sa campagne de recrutement de nouveaux astronautes
Le processus de recrutement s'amorce le 22 mai 2008.
Ces astronautes seront appelés à assembler et à entretenir la station spatiale et à réaliser des travaux de recherche scientifique et industrielle qui contribueront à améliorer la qualité de vie sur Terre.
D'ici mai 2009, deux candidats issus de cette campagne seront retenus et entreprendront une formation d'astronaute afin de représenter le Canada dans le cadre de futures missions d'exploration spatiale, dont des missions de longue durée à bord de la Station spatiale internationale.
25 mai
La feuille d'érable atterrit sur Mars : la science et la technologie canadiennes sur la planète rouge grâce à Phoenix
Le module d'atterrissage Phoenix de la NASA, qui transporte une station météorologique canadienne conçue pour enregistrer les conditions météorologiques et climatiques sur Mars, se pose avec succès sur le sol de la planète rouge à 19 h 53 HAE. La mission Phoenix marque ainsi l'arrivée de la technologie canadienne sur une autre planète. Phoenix parcourt 680 millions de kilomètres avant d'atterrir dans la région arctique de Mars, où il entame une mission scientifique de 90 jours. Phoenix utilise son bras robotique de 2,35 mètres pour creuser le sol à la recherche d'indices concernant l'histoire de l'eau sur Mars et les possibilités que le sol puisse abriter la vie. La station météorologique canadienne contribue à modéliser avec précision le climat martien et à prévoir les processus météorologiques futurs. L'information recueillie pourrait également aider les chercheurs à mieux comprendre, par comparaison, la dynamique des régions polaires terrestres.
Juin
26 juin
La campagne nationale de recrutement d'astronautes se termine le 26 juin 2008
D'ici mai 2009, deux candidats issus de cette campagne seront retenus et entreprendront une formation d'astronaute afin de représenter le Canada dans le cadre de futures missions d'exploration spatiale, dont des missions de longue durée à bord de la Station spatiale internationale.
Ces astronautes seront appelés à assembler et à entretenir la station spatiale et à réaliser des travaux de recherche scientifique et industrielle qui contribueront à améliorer la qualité de vie sur Terre.
26 juin
Développement de NEOSSat : le premier satellite au monde dédié à la détection des astéroïdes et des débris spatiaux
Le tout dernier microsatellite canadien, qui fera le tour de la Terre en 100 minutes, scrutera l'espace au voisinage du Soleil pour localiser des astéroïdes bien avant qu'ils ne passent à proximité de notre planète.
Le satellite de surveillance des objets proches de la Terre, NEOSSat a deux missions : découvrir des astéroïdes et des comètes qui gravitent autour du Soleil et croisent l'orbite de la Terre; et repérer et suivre des satellites et des débris orbitant à haute altitude autour de la Terre afin de contribuer à mieux faire comprendre le trafic spatial de plus en plus encombré.
L'Agence spatiale canadienne travaille de concert avec Recherche et développement pour la défense Canada à la réalisation de ce satellite de haute performance. Celui-ci est doté d'un petit télescope de 15 cm capable de détecter des satellites et des débris en orbite terrestre ainsi que des astéroïdes très peu lumineux sur la toile de fond obscure que constitue l'espace.
Juillet
17 juillet
Déclaration commune des Chefs d'Agence
La Station spatiale internationale, banc d'essai des futurs projets d'exploration
Les Chefs des Agences spatiales canadienne, européenne, japonaise, russe et américaine se sont réunis au Siège de l'Agence spatiale européenne (ESA) à Paris le 17 juillet 2008 pour faire le point sur la coopération relative à la Station spatiale internationale (ISS).
Les Chefs d'Agence ont examiné les activités en cours au titre du partenariat en ce qui concerne le développement, la configuration et l'exploitation de l'ISS. Ils ont étudié des plans d'exécution destinés à tirer le meilleur parti du passage à un équipage de six astronautes en 2009 et ont discuté des moyens propres à assurer la disponibilité pour tous les partenaires des capacités essentielles de transport d'équipage et de fret sur l'ensemble de la durée de vie du programme. A cet égard, les partenaires ont reconnu la nécessité de disposer en 2009 et 2010 des modules russes additionnels qui permettront d'optimiser l'exploitation et l'utilisation de l'ISS avec six astronautes à bord.
Les partenaires ont noté que la poursuite de l'exploitation de la Station au-delà de 2015 ne posait pas de difficultés techniques majeures. Conscients des avantages programmatiques substantiels d'une prolongation de l'exploitation et de l'utilisation de l'ISS au-delà de l'horizon actuellement prévu, les Chefs d'Agence se sont engagés à examiner avec leurs gouvernements respectifs dans quelle mesure cet objectif pourrait rallier leur soutien.
Août
12 août
SCISAT : Un oeil attentif sur la couche d'ozone
Toujours fonctionnel bien au-delà de sa durée de vie prévue de deux ans, le satellite canadien SCISAT célèbre son cinquième anniversaire au service de la science et du Canada. Les données recueillies par SCISAT au cours des cinq dernières années montrent clairement que les concentrations de chlorurofluorurocarbones présents dans l'atmosphère (CFC) - les principaux produits destructeurs d'ozone -- diminuent de façon importante et que la menace d'un appauvrissement généralisé de la couche d'ozone s'atténue.
Septembre
2 septembre
L'astronaute Steve MacLean nommé à la présidence de l'Agence spatiale canadienne :
L'honorable Jim Prentice, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC) annonce la nomination de M. Steve MacLean à la présidence de l'ASC.
5 septembre
Les secrets de la météo spatiale dévoilés
L'Agence spatiale canadienne attribue des contrats en science des relations Soleil-Terre : L'Agence spatiale canadienne (ASC) annonce l'attribution de contrats d'une valeur de 6,5 millions de dollars à l'appui de la recherche universitaire axée sur l'accroissement de la compréhension de la météo spatiale, c'est-à-dire les répercussions de l'activité du Soleil sur l'environnement terrestre. Dans le cadre du Programme canadien de surveillance géospatiale (PCSG) en cours, dix nouveaux projets de recherche permettront de recueillir et de traiter des données pour que les scientifiques puissent analyser les mystères cachés derrière les interactions complexes qui ont lieu entre les particules hautement énergisées provenant du Soleil (connues sous le nom « vent solaire ») et la couche protectrice de la Terre, la magnétosphère.
Novembre
10 novembre
Le module d'atterrissage martien Phoenix conclut sa mission
La NASA et l'université de l'Arizona ont annoncé aujourd'hui qu'ils mettaient fin à la mission couronnée de succès du module d'atterrissage martien Phoenix. L'engin spatial a dépassé toutes les attentes en réalisant des percées scientifiques majeures bien au-delà de sa durée de vie prévue de 90 jours dans l'environnement hostile de la planète rouge. De l'eau gelée a notamment été découverte dans le sol de Mars alors que les instruments canadiens ont décelé de la neige tombant des nuages martiens.
14 novembre
L'Agence spatiale canadienne annonce l'attribution d'un contrat à MDA pour la conception de la Constellation RADARSAT
L'Agence spatiale canadienne (ASC) a annoncé aujourd'hui qu'un contrat d'une valeur de 40 millions de dollars et d'une durée de 16 mois a été accordé à MacDonald Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) pour amorcer la conception de la mission de la Constellation RADARSAT (MCR).
La Constellation RADARSAT est le fruit de l'évolution du Programme RADARSAT. Elle permettra ainsi aux scientifiques gouvernementaux et aux clients commerciaux de continuer à utiliser les données produites par l'instrument radar de pointe canadien fonctionnant en bande C.
Dans le cadre de la mission, la configuration de trois satellites offrira aux utilisateurs canadiens et internationaux une couverture quotidienne complète du territoire canadien et des océans de même qu'une couverture importante de zones internationales.
2009 - 2010
2009
Janvier
29 janvier
La compétition se resserre dans la campagne nationale de recrutement d'astronautes
La troisième campagne nationale de recrutement d'astronautes canadiens va bon train. Lorsque la campagne a été lancée en mai dernier, 5 351 personnes ont soumis leur candidature en ligne. Il s'agit là d'un nombre record. Après les premières phases d'évaluation, y compris les entrevues préliminaires et les examens médicaux de base, 40 candidats astronautes ont été retenus pour passer à l'étape suivante. La semaine dernière, l'Agence spatiale canadienne (ASC) a fait subir aux candidats des épreuves de robotique et des tests de condition physique, incluant des tests de natation. Les évaluations se sont déroulées dans la région de Montréal. C'était la première fois que les candidats étaient réunis depuis le début de la campagne.
Février
25 février
AuroraMAX : Des aurores boréales en direct sur le Web
L'Agence spatiale canadienne, la ville de Yellowknife, l'Université de Calgary et la société Astronomy North ont annoncé aujourd'hui le lancement d'AuroraMAX, un projet de sensibilisation et d'observation en ligne qui permettra la diffusion sur le Web d'aurores boréales en direct de la ville de Yellowknife. Cette initiative conjointe vise à améliorer notre compréhension des aurores aux échelles tant locale que nationale.
Mars
16 mars
Présentation des 16 candidats astronautes finalistes
Le président de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Steve MacLean a présenté les 16 derniers candidats en lice dans le cadre de la Campagne nationale de recrutement d'astronautes menée par l'ASC. L'annonce a également permis d'en apprendre plus sur le processus de sélection des deux prochains astronautes canadiens. Les finalistes ont été choisis parmi les 5 351 personnes qui ont soumis leur candidature en ligne dans le cadre de la Campagne nationale de recrutement d'astronautes, laquelle a été lancée en mai 2008.
Mai
13 mai
Deux nouveaux astronautes canadiens
Environ 25 ans après l'envoi d'un premier Canadien dans l'espace, et seulement quelques semaines avant que deux astronautes canadiens chevronnés s'envolent à destination de la Station spatiale internationale, le ministre de l'Industrie, l'honorable Tony Clement, et le président de l'Agence spatiale canadienne (ASC), Steve MacLean, ont dévoilé le nom des deux nouveaux astronautes du Canada. Jeremy Hansen et David Saint-Jacques sont les premiers Canadiens à se joindre au Corps d'astronautes du Canada depuis la campagne de recrutement de 1992.
14 mai
Le Canada joue un rôle clé dans deux nouvelles missions consacrées aux origines du Cosmos
À 9 h 12, heure de l'Est, l'observatoire spatial Herschel et le télescope spatial Planck de l'Agence spatiale européenne ont été lancés simultanément avec succès à bord de la même fusée Ariane 5 depuis la base de Kourou, en Guyane française. Grâce à un financement de l'Agence spatiale canadienne (ASC), quatre équipes scientifiques canadiennes ont collaboré à la mise au point des deux satellites, considérés comme étant deux des plus ambitieux projets destinés à mieux nous faire comprendre la naissance des étoiles et l'origine de l'Univers. Même si les satellites Herschel et Planck correspondent à deux missions bien distinctes, ils contribuent tous deux à enrichir leur secteur de recherche respectif dans le domaine de l'astronomie et de la cosmologie dans l'infrarouge lointain.
27 mai
Lancement réussi : l'astronaute canadien Bob Thirsk s'envole pour six mois à bord de la Station spatiale internationale
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Robert (Bob) Thirsk a décollé avec succès à bord d'une capsule Soyouz TMA-15 aujourd'hui à 6 h 34 HAE de Baïkonour, au Kazakhstan, marquant ainsi le début de la première mission canadienne de longue durée dans l'espace. Bob Thirsk demeurera à bord de la Station spatiale internationale (ISS) pendant six mois. Il battra ainsi le record du Canada (et le sien) de 17 jours dans l'espace. Ingénieur en mécanique et médecin de formation, Bob Thirsk agira à titre de médecin de bord, de spécialiste en robotique et de spécialiste de Kibo, l'installation expérimentale japonaise.
Juin
13 juin
L'astronaute Julie Payette s'envole de nouveau dans l'espace
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Julie Payette entreprendra sous peu son deuxième voyage dans l'espace dans le cadre de la mission STS-127 à destination de la Station spatiale internationale. La navette spatiale Endeavour, à bord de laquelle elle prendra place avec son équipage, devrait décoller du Centre spatial Kennedy, en Floride, le 13 juin prochain.
Juillet
2 juillet
Des scientifiques canadiens mettent à jour des indices sur le cycle de l'eau sur Mars
D'après les résultats préliminaires de la mission du module d'atterrissage martien Phoenix, la neige et les nuages de glace et d'eau jouent un rôle crucial dans l'échange d'eau entre l'atmosphère et la surface de Mars, ce qui porte à croire que la planète rouge et la Terre se ressemblent plus qu'on ne le croyait jusqu'à présent.
8 juillet
De nouveaux sommets pour un astronaute canadien
Robert Thirsk, astronaute de l'Agence spatiale canadienne et diplômé de l'Université de Calgary, est devenu le premier Canadien à recevoir un doctorat honorifique en droit par le biais d'une vidéoconférence depuis la Station spatiale internationale.
15 juillet
Lancement réussi : l'astronaute canadienne Julie Payette est en route pour la Station spatiale internationale
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Julie Payette est finalement en route pour la Station spatiale internationale (ISS) à bord de la navette spatiale Endeavour.
17 juillet
Deux astronautes canadiens se rencontrent dans l'espace : un jalon marquant dans l'histoire spatiale canadienne
Quelques heures après que la navette spatiale Endeavour se soit amarrée à la Station spatiale internationale, le sas entre les deux vaisseaux a été ouvert. Les premiers astronautes résidents permanents de l'ISS ont alors souhaité la bienvenue à l'équipage de la mission STS-127. L'astronaute canadien Robert Thirsk qui, le 27 mai dernier, s'est envolé vers la station à bord d'une fusée russe Soyouz, a accueilli sa consœur, l'astronaute canadienne Julie Payette, à sa demeure orbitale.
19 juillet
Conversation historique entre le ministre des Sciences et de la technologie, Gary Goodyear, et deux astronautes canadiens à bord de la Station spatiale
L'honorable Gary Goodyear, ministre d'État (Sciences et technologie), au nom de l'honorable Tony Clement, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), a parlé aux astronautes canadiens Julie Payette et Robert Thirsk au cours d'une conversation télévisée en direct avec la Station spatiale internationale (ISS), en orbite à 400 km au-dessus de la Terre.
31 juillet
L'astronaute canadienne Julie Payette revient sur Terre
Mission d'assemblage et atterrissage réussis
La mission STS-127 a pris fin après un atterrissage parfait au Centre spatial Kennedy, en Floride, à 10 h 48 HAE. Lors de cette ambitieuse et complexe mission d'assemblage de 16 jours, les astronautes ont complété l'installation de la plateforme extérieure du laboratoire japonais Kibo et ont procédé au remplacement d'équipement essentiel à la Station spatiale internationale (ISS). Tous les objectifs de vol ont été atteints incluant l'exécution de cinq sorties extravéhiculaires totalisant 30 heures et 30 minutes à l'extérieur. L'astronaute de l'ASC Julie Payette a manipulé trois bras robotiques lors de cette mission : la Canadarm2 de la Station, le Canadarm de la navette, ainsi que le bras robotique japonais.
Septembre
9 septembre
Renforcer la collaboration canado-américaine dans l'espace
Steve MacLean, président de l'Agence spatiale canadienne, et Charles Bolden, administrateur de la NASA, en présence de Guy Saint-Jacques, chef de mission adjoint à l'ambassade du Canada à Washington, ont signé une entente-cadre générale sur la coopération dans l'espace, réaffirmant par le fait même près de 50 ans de collaboration entre ces deux pays dans l'utilisation et l'exploitation pacifiques de l'espace pour en faire profiter leur citoyens et l'humanité toute entière.
17 septembre
Attrapé cosmique canadien
Le Canadarm2 de l'Agence spatiale canadienne (ASC) a saisi avec succès un engin spatial autonome japonais évoluant en vol libre. Il s'agissait du tout premier attrapé cosmique pour le bras robotique canadien de la Station spatiale internationale (ISS). À la suite de cette délicate manœuvre de saisie, l'astronaute canadien de l'ASC Robert Thirsk a pris les commandes du bras robotique et il a amarré le véhicule de ravitaillement à l'ISS pour compléter la manœuvre de rendez-vous entre les deux engins spatiaux.
Octobre
5 octobre
25 ans de présence humaine dans l'espace pour le Canada
Le 5 octobre 2009 marquait le 25e anniversaire de la présence humaine canadienne dans l'espace. Il y a un quart de siècle, la navette spatiale américaine Challenger s'élançait dans le ciel très tôt le matin du Centre spatial Kennedy en Floride avec à son bord l'astronaute canadien Marc Garneau. Depuis ce vol historique, le Canada a à son actif une liste impressionnante de 14 missions dont une de longue durée à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Les astronautes canadiens ont pris part à de nombreuses expériences scientifiques et participé à l'assemblage de la station spatiale. Trois Canadiens ont effectué des sorties extravéhiculaires et Bob Thirsk brisera le record canadien de la mission la plus longue, puisqu'il séjournera dans l'espace pendant six mois. De plus, en 2009, le Canada a ajouté deux nouvelles recrues à son équipe d'astronautes.
Novembre
2 novembre
Lancement réussi de technologies canadiennes à bord des satellites SMOS et Proba-2 de l'Agence spatiale européenne
Les deux satellites perfectionnés SMOS et Proba 2 ont été lancés en orbite avec succès à bord d'un lanceur russe Rockot. Le véhicule de lancement transportait deux engins spatiaux, dont le satellite principal SMOS (Soil Moisture Ocean Salinity) mis au point dans le cadre du programme Living Planet de l'Agence spatiale européenne. SMOS est voué à l'observation des sols au-dessus des masses terrestres et à la mesure de la salinité des océans de notre planète. L'objectif secondaire de SMOS consistera à cartographier les régions couvertes de neige et de glace et ainsi contribuer à l'étude de la cryosphère. L'autre engin spatial, le microsatellite Proba-2 (PRoject OnBoard Autonomy) fait partie du programme In-orbit Technology Demonstration de l'ESA. En tant que membre coopérant de l'Agence spatiale européenne (ESA), le Canada participe activement aux missions de SMOS et de Proba-2. En contribuant financièrement aux programmes de technologies spatiales et d'observation de la Terre, l'Agence spatiale canadienne (ASC) a permis à diverses entreprises canadiennes de faire la démonstration de technologies de pointe à bord de ces satellites. Dans l'ensemble, l'ASC a investi environ 7,5 millions de dollars dans ces missions. De plus, par le biais de son programme Initiatives gouvernementales en observation de la Terre, l'ASC appuie l'exploitation scientifique des données de SMOS.
12 novembre
Le ministre Clement annonce un investissement public dans des technologies innovatrices
Le 12 novembre 2009, l'honorable Tony Clement, le ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), annonçait un investissement de plus de 8 millions de dollars pour 26 marchés en recherche-développement. Cet investissement garantissait le développement au moment opportun des technologies prioritaires qui sont nécessaires à la mise en œuvre de futures missions particulières présentant un intérêt pour le Canada. Les 26 marchés ont été attribués à des entreprises canadiennes par le biais du Programme de développement des technologies spatiales (PDTS) de l'ASC.
16 novembre
La première étude du Canada portant sur la croissance des arbres dans l'espace
Le 16 novembre 2009, l'expérience APEX-Cambium s'envolait à bord de la navette spatiale Atlantis, à 14 h 28 HNE. Le samedi 21 novembre, l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne, Robert (Bob) Thirsk, entreprenait la nouvelle expérience avancée sur les plantes en orbite APEX-Cambium financée par l'ASC et dirigée par le chercheur canadien Rodney Savidge de l'Université du Nouveau-Brunswick. L'expérience APEX-Cambium vise à déterminer si le bois de réaction, (type bois mou et fibreux qui, sur Terre, pousse sur les parois supérieures d'arbres inclinés à l'horizontale) se développera en conditions de quasi-impesanteur. D'après les résultats obtenus, on pourra dire si la pesanteur est un facteur déterminant de ce processus biologique. Ces informations pourraient s'avérer très utiles aux industries des pâtes et papiers et de la construction, et aider les chercheurs à mieux comprendre comment les arbres produisent du bois.
Décembre
1er décembre
Retour sur Terre de l'astronaute canadien Robert Thirsk : une autre page de l'histoire du Canada dans le domaine de l'exploration spatiale vient de s'écrire
Le 1er décembre 2009 – L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Robert Thirsk atterrissait sur les plaines du Kazakhstan à bord d'une capsule Soyouz le matin du 1er décembre 2009, au terme d'une mission exceptionnelle de 188 jours dans l'espace au cours de laquelle il a habité et travaillé pendant 186 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Alors qu'il faisait partie de l'équipe de six personnes œuvrant à bord de l'ISS, Thirsk a réalisé toute une gamme de projets scientifiques, technologiques, éducatifs et d'entretien importants pour les communautés scientifiques canadiennes et internationales.Il faisait également partie du rassemblement historique de 13 personnes dans l'espace et a accueilli à bord de la station, en juillet dernier, sa collègue canadienne Julie Payette. Si l'on tient compte de son voyage à bord de la navette dans le cadre de la mission STS-178 en 1996, Thirsk a passé au total 206 jours dans l'espace, soit plus que la somme des jours passés dans l'espace par tous les astronautes canadiens réunis, à ce jour.
2010
Janvier
19 janvier
L'astronaute canadien Robert Thirsk revient au pays
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Robert Thirsk revenait au Canada pour la première fois depuis la fin d'une mission de six mois couronnée de succès à bord de la Station spatiale internationale. Steve MacLean, le président de l'ASC, de concert avec les collègues de Robert Thirsk et les étudiants d'une école secondaire de Beaconsfield accueillaient chaleureusement l'astronaute lors d'un événement organisé au siège social de l'ASC à Longueuil (Québec).
Robert Thirsk a réalisé de nombreuses « premières » au cours de cette mission. Il est notamment devenu le premier Canadien à voler à bord d'une capsule Soyouz russe, lancée le 27 mai et revenue sur Terre le 1er décembre 2009 dans les steppes du Kazakhstan. Il est également le premier Canadien à être demeuré aussi longtemps dans l'espace et il détient toujours le record canadien pour le plus long vol spatial : il a parcouru plus de 125 millions de kilomètres pendant les six mois qu'il a passés dans l'espace (188 jours). Il a fait le tour de la Terre plus de 2 900 fois, passé plus de 230 heures à faire de l'exercice et consacré environ 236 heures à des expériences scientifiques. Pour plus d'information au sujet de la mission, visitez le site de l'Expedition 20/21.
Mars
11 mars
Station spatiale internationale - Dirigeants des agences spatiales
Les dirigeants des agences spatiales partenaires de la Station spatiale internationale (ISS)
(les agences spatiales canadienne, européenne, japonaise, russe et américaine) se sont réunis à Tokyo au Japon, le 11 mars 2010, pour passer en revue leur collaboration dans le contexte du Programme de l'ISS. L'ISS étant quasi achevée et désormais capable d'accueillir en permanence un équipage de six astronautes, les dirigeants des agences spatiales ont fait état des remarquables possibilités qu'offrait la station en matière de recherche et de découverte en orbite, sans oublier l'exploitation et la gestion du plus imposant complexe spatial international au monde.
Les dirigeants des agences spatiales ont réaffirmé l'importance de la pleine exploitation du potentiel de la station sur les plans scientifique, technique et éducatif. Ils ont souligné qu'il n'existait aucune contrainte technique à la poursuite des opérations de l'ISS au-delà de l'actuel horizon de planification allant de 2015 à 2020, au moins. Les partenaires ont déclaré qu'ils travaillaient à ce que les éléments orbitaux soient certifiés jusqu'en 2028. Collectivement, ils se sont montrés fort intéressés à continuer d'utiliser la station tant et aussi longtemps qu'elle procurera des avantages manifestes. Ils ont reconnu que si le budget américain de l'exercice financier de 2011 tenait compte de la demande de crédits budgétaires présentée par l'Administration américaine, les États-Unis pourraient appuyer la poursuite de l'utilisation et de l'exploitation de l'ISS, au moins jusqu'en 2020. Les partenaires ont manifesté un vif intérêt commun à faire les démarches nécessaires auprès de leur gouvernement respectif afin d'obtenir, plus tard cette année, un consensus quand à la poursuite des opérations de l'ISS jusqu'à la prochaine décennie.
Avril
8 avril
Lancement réussi du satellite d'observation de la Terre Cryosat-2
Le 8 avril 2010, une fusée russe Dnepr décollait avec succès à 9 h 57 (HAE) depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, avec à son bord le satellite CryoSat-2.
Le satellite CryoSat-2 de l'Agence spatiale européenne (ESA) a été mis en orbite à 700 km au-dessus de la Terre afin de mesurer les changements et l'épaisseur des glaces dans l'Arctique.
Grâce au financement partiel fourni par l'Agence spatiale canadienne (ASC), des scientifiques et des chercheurs canadiens participent à cette mission en procédant à l'analyse et à la validation des données fournies par le satellite.
CryoSat-2, le satellite le plus perfectionné jamais créé pour étudier les champs de glace de la Terre, doit prendre 20 000 mesures à la seconde durant trois ans. La mission a pour objet de recueillir des données sur le taux de variation de l'épaisseur des glaces avec une précision d'un centimètre.
Mai
4 mai
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Chris Hadfield participe à la mission sous-marine de la NASA NEEMO 14
L'astronaute de l'ASC Chris Hadfield agissait en tant que commandant de l'équipage de NEEMO 14, une mission sous-marine de la NASA du 10 au 23 mai 2010, au large de Key Largo, en Floride. Cette mission visait à tester des concepts d'exploration dans un environnement sous-marin. La mission se déroulait sur le plancher océanique afin de simuler des missions d'exploration de la surface d'astéroïdes, de lunes et de la planète Mars. À bord du laboratoire Aquarius, l'équipage a également réalisé des expériences en sciences de la vie axées sur le comportement humain, la performance et la physiologie dans des milieux isolés et présentant des conditions extrêmes.
12 mai
Hommage à un brillant Canadien : David A. Golden
En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au Programme spatial canadien, M. David A. Golden s'est vu décerner le prestigieux Prix d'excellence John H. Chapman dans le cadre d'une cérémonie qui a eu lieu au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada, où étaient réunis plusieurs représentants de l'industrie, du gouvernement et du milieu universitaire.
Juin
29 juin
L'Agence spatiale canadienne investit dans des études de concepts de mission future potentielle vers Vénus, un astéroïde ou la Lune
Le 29 juin 2010, l'Agence spatiale canadienne attribuait deux contrats à la société canadienne MDA et un contrat à l'Université de Calgary pour le développement de trois études de concepts distinctes visant la participation du Canada au programme New Frontiers de la NASA -- la prochaine mission spatiale à destination d'un autre corps céleste de notre système solaire.
Dans le cadre de ces contrats (évalués à 500 000 $ chacun), la société MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) et l'Université de Calgary travailleront avec des équipes scientifiques internationales au développement de concepts préliminaires pour les trois missions proposées, dont l'une sera retenue par la NASA en vue d'un lancement au cours de la période de 2016-2018.
SAGE : MDA développera un concept de bras robotique destiné à une sonde qui prendra des échantillons de roches et de l'atmosphère de Vénus. Si la mission SAGE est retenue par la NASA, elle fera appel à la participation de chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique.
MoonRise : MDA élaborera un concept de bras robotique de 2,4 mètres destiné à l'atterrisseur qui sondera le plus vaste bassin d'impact sur la Lune et ramènera des échantillons sur Terre à des fins d'analyse Le projet est mené par un chercheur principal américain de l'Université de Washington à St. Louis. L'équipe scientifique canadienne est dirigée par Gordon Osinski de l'Université de Western Ontario.
OSIRIS-REx : La mission OSIRIS-REx a pour objectif de ramener sur Terre des échantillons prélevés sur un astéroïde primitif et d'aider ainsi les scientifiques à mieux comprendre la formation de notre système solaire ainsi que les origines de molécules complexes nécessaires à la vie. L'Université de Calgary travaillera avec MDA sur un concept de lidar scientifique destiné à l'engin spatial (le concept est basé en partie sur le laser canadien utilisé dans le cadre de la mission Phoenix Mars Lander). Le chercheur principal de l'Université de l'Arizona à Tucson mène le projet. L'équipe scientifique canadienne est dirigée par Alan Hildebrand de l'Université de Calgary, avec l'appui de l'Université York ainsi que des Universités de Winnipeg, de Toronto et de la Colombie-Britannique.
Août
2 août
L'Agence spatiale canadienne annonce sa contribution à une mission vers Mars en 2016
Un instrument canado-américain cherchera des signes de vie
L'Agence spatiale canadienne (ASC) annonçait le 2 août 2010 qu'elle codirigera les travaux portant sur un nouvel instrument scientifique qui sondera l'atmosphère de Mars à la recherche de sources biologiques de méthane et, par conséquent, de signes de vie. Le spectromètre MATMOS de détection par occultation de molécules à l'état de trace dans l'atmosphère martienne est mis en œuvre en partenariat entre le California Institute of Technology (Caltech), l'ASC et le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA.
L'instrument MATMOS, sélectionné par la NASA et l'Agence spatiale européenne, équipera la sonde ExoMars Trace Gas Orbiter dont le lancement est prévu en 2016.
Grâce à MATMOS, les scientifiques tenteront de résoudre le mystère de la présence de méthane sur Mars en confirmant les modèles de répartition saisonnière et en formulant de nouvelles interprétations quant à l'origine de ce gaz sur la planète rouge.
25 août
Le Premier ministre annonce un appui pour une nouvelle génération de satellites
Le Premier ministre Stephen Harper a annoncé à Resolute Bay (Nunavut), le 25 août 2010, un appui pour la prochaine phase de la mission Constellation RADARSAT, qui concerne un réseau de trois satellites de télédétection perfectionnés.
La Constellation RADARSAT marque la nouvelle phase d'activités canadiennes visant à utiliser l'espace à l'avantage du Canada. Du haut du ciel, les satellites de la Constellation RADARSAT procureront à la Défense nationale une couverture quotidienne de la masse terrestre canadienne et aussi des approches maritimes d'un océan à l'autre, particulièrement en Arctique, et fourniront un précieux appui à nos militaires en service actif partout au Canada et à l'étranger.
Septembre
2 septembre
Le gouvernement Harper annonce le premier commandant canadien de la Station spatiale internationale
L'Agence spatiale canadienne (ASC) a annoncé le 2 septembre 2010 que l'astronaute Chris Hadfield effectuera un troisième séjour dans l'espace et deviendra le premier commandant canadien de la Station spatiale internationale (ISS).
Chris Hadfield s'envolera à bord d'un engin spatial russe Soyouz à l'automne 2012 et assumera le commandement de la station durant la deuxième moitié de sa mission de six mois. Il s'agira de la deuxième mission de longue durée qu'entreprendra un astronaute canadien.
Au cours des quatre premiers mois de son affection à bord, Chris Hadfield réalisera, en tant qu'ingénieur de vol, diverses expériences scientifiques, tâches de robotique et démonstrations technologiques. Ayant déjà effectué des sorties extravéhiculaires, il pourrait être appelé à travailler à l'extérieur de la station. En mars 2013, lors du remplacement de trois des six membres d'équipage, Chris Hadfield assumera les fonctions de commandant de la mission Expedition 35.
À titre de commandant de l'ISS, il sera responsable de la sécurité de l'équipage, des opérations courantes ainsi que de l'entretien et des équipements de la station, et il veillera à ce que les expériences scientifiques soient menées au nom de chercheurs canadiens et étrangers. Il pourrait également être chargé de faire fonctionner le Canadarm2 pour l'assemblage et l'entretien de l'ISS de même que pour la préhension et l'amarrage d'engins spatiaux à la station.
Le retour sur Terre de l'astronaute Hadfield est prévu pour mai 2013 à bord d'un engin Soyouz qui atterrira au Kazakhstan.
20 septembre
Lancement du projet AuroraMAX, une initiative visant à surveiller l'intensité et la fréquence des aurores boréales. L'observatoire en ligne donne accès en direct à des images d'aurores boréales.
22 septembre
L'Agence spatiale canadienne attribue un contrat pour le développement de technologies d'exploration de Mars
Le 22 septembre 2010 l'Agence spatiale canadienne accordait un contrat d'une valeur de 6 millions $ CAN à la société MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) visant le développement du prototype terrestre d'un rover scientifique et d'exploration de Mars. Cet investissement s'inscrivait dans le cadre du Plan d'action économique établi en 2009 par le gouvernement du Canada dans le but d'accélérer la mise au point de technologies destinées à l'exploration spatiale.
Octobre
25 octobre
L'Agence spatiale canadienne attribue un contrat portant sur les technologies d'exploration
L'Agence spatiale canadienne accordait un contrat de 3 millions de dollars (CAN) à la société Engineering Services Inc. (ESI) de Toronto (Ontario) visant le développement d'un prototype terrestre de bras robotique, de stations de commande et d'outils d'exploration qui pourraient être intégrés à un éventuel rover lunaire ou martien. Le contrat prévoyait une option pour un deuxième bras d'une valeur de 500 000 $. Cet investissement s'inscrivait dans le Plan d'action économique 2009 du gouvernement du Canada et avait pour objectif d'accélérer le processus de recherche-développement associé aux nouvelles technologies d'exploration spatiale.
Des prototypes de bras robotique de ce genre sont utilisés pour faire la démonstration complète du fonctionnement des rovers et de leurs charges utiles lors d'essais réalistes sur Terre qui reproduisent les conditions propres aux missions spatiales. Les technologies mises en œuvre dans le cadre du projet pourraient également trouver diverses applications sur Terre en faisant progresser l'autonomie des robots et la façon dont ils « perçoivent » le milieu non structuré qui les entoure.
Novembre
4 novembre
Le satellite canadien RADARSAT-1 au service du Canada et du monde depuis 15 ans
Le Programme d'observation de la Terre du Canada a fait un pas de géant le 4 novembre 1995, le jour où RADARSAT-1 a été lancé et placé en orbite à quelque 800 kilomètres au-dessus de la Terre. Cet événement a marqué le début du programme RADARSAT, une initiative qui fournit depuis maintenant 15 ans des services exceptionnels au Canada et au reste du monde.
RADARSAT-1 convient parfaitement à ces tâches puisqu'il est doté d'une vaste gamme de faisceaux et qu'il met en œuvre la technologie du radar hyperfréquence à synthèse d'ouverture. Il permet également des intervalles fréquents de réobservation, et ses produits de haute qualité sont livrés rapidement et efficacement.
RADARSAT-1 cartographie le monde en saisissant des images jour et nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Le satellite fournit des images qui servent à la détection des glaces, à la cartographie, à l'agriculture, à l'océanographie, à l'hydrologie et à la foresterie. Ses données appuient également les efforts visant à assurer la sûreté, la souveraineté et la sécurité, particulièrement dans l'Arctique, ainsi que les initiatives de surveillance des approches côtières canadiennes. RADARSAT-1 est un bien spatial essentiel pour appuyer les interventions en cas d'urgence, les opérations de secours et l'aide humanitaire au Canada et partout dans le monde, dans le cadre de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures ».
24 novembre
L'ASC conclut un nouveau partenariat
L'Agence spatiale canadienne (ASC) a été admise en tant que membre à part entière du Comité de coordination inter-agences sur les débris spatiaux (IADC). Ce comité est une instance gouvernementale et internationale qui a pour but de coordonner, à l'échelle mondiale, les activités liées aux enjeux que constituent les débris spatiaux d'origine humaine et naturelle.
Les principaux objectifs de l'IADC visent l'échange d'informations sur la recherche en matière de débris spatiaux entre les agences spatiales membres, la promotion des occasions de coopération dans le domaine de la recherche sur les débris spatiaux, l'examen des progrès accomplis dans le cadre d'activités permanentes de coopération et les options d'atténuation.
25 novembre
L'Agence spatiale canadienne attribue des contrats visant des prototypes terrestres de rovers pour l'exploration lunaire
L'Agence spatiale canadienne (ASC) attribue deux contrats d'une valeur de 11,5 millions de dollars chacun à MDA de Brampton et à Neptec Design Group d'Ottawa. Chacune de ces entreprises mettra au point deux prototypes terrestres entièrement fonctionnels d'un rover lunaire qui pourrait un jour faire partie d'une mission d'exploration spatiale. Cet investissement s'inscrit dans le cadre du Plan d'action économique établi en 2009 par le gouvernement du Canada et a pour but d'accélérer le développement de prototypes terrestres et de technologies connexes. Le Canada sera ainsi prêt à jouer un rôle de partenaire crédible lors de futures occasions internationales d'exploration.
MDA et Neptec concevront, construiront et mettront à l'essai des prototypes d'un rover léger d'exploration lunaire capable d'explorer le potentiel des ressources et de réaliser des expériences scientifiques. Les prototypes auront à peu près la taille d'un véhicule tout-terrain et pèseront moins de 1 000 kg. Ils seront conçus pour transporter divers outils et équipements. Ces véhicules semi-autonomes seront commandés à distance et pourront prendre certaines décisions sans intervention humaine, comme se déplacer en autonomie entre deux points d'intérêt.
Les prototypes de rover lunaire, par exemple, servent à faire la démonstration de l'ensemble des opérations et des charges utiles lors d'essais réalisés sur un terrain reproduisant les conditions propres aux missions spatiales et à réduire les risques associés aux projets de grande envergure. Ce projet fera du Canada un partenaire potentiel de choix pour les futures missions internationales d'exploration spatiale et maintiendra le savoir-faire canadien en matière de robotique et de technologies spatiales de pointe.
Décembre
15 décembre
L'Europe et le Canada : partenaires dans l'espace Un modèle de coopération internationale
Le président de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Steve MacLean et le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA) Jean-Jacques Dordain ont signé, le 15 décembre 2010, en présence de l'Ambassadeur du Canada en France, Marc Lortie et de représentants de l'ESA et de ses États membres, le nouvel Accord de coopération entre le Canada et l'ESA. L'événement marque le renouvellement jusqu'en 2020 d'un partenariat exceptionnel de 30 ans ayant pour but de favoriser la coopération dans le domaine des sciences et technologies spatiales.
Ce partenariat officiel avec l'ESA revêt une importance stratégique pour la prestation du Programme spatial canadien. Cette coopération permet au Canada de fournir à son industrie aérospatiale et à ses scientifiques des occasions de développer leur savoir-faire et de faire la démonstration de leurs capacités aux partenaires européens actuels et potentiels. La coopération favorise l'établissement d'ententes entre les entrepreneurs canadiens et européens, ce qui renforce la compétitivité et permet l'ouverture de nouveaux marchés pour l'industrie canadienne. Les universités et le gouvernement du Canada comptent sur les données, les travaux scientifiques et les technologies de l'ESA dans le cadre de leurs propres recherches et pour combler certains besoins opérationnels. Des sommes sont investies notamment dans les domaines suivants : observation de la Terre, télécommunications par satellites, navigation et exploration spatiale – tous des domaines dans lesquels l'industrie canadienne possède une expertise reconnue et compétitive.
23 décembre
Dextre obtient son diplôme!
Le 23 décembre 2010, Dextre, le robot bricoleur de l'Agence spatiale canadienne à bord de la Station spatiale internationale (ISS), réussissait son examen final et, du coup, sa certification officielle de mise en service.
Installé à l'extrémité du Canadarm2, Dextre a exécuté une série de manœuvres pour retirer un contenant de rangement de 442 kg, désigné plateforme de transport de cargo (un contenant générique pour le rangement du cargo et des charges utiles de l'ISS) et le déplacer vers un autre point de travail situé à proximité. Ce déplacement était nécessaire pour dégager la section de la station destinée à revevoir le spectromètre magnétique Alpha devant être livré lors de la mission STS-134 (le dernier vol de la navette) en 2011.
2011 - 2012
2011
Janvier
11 janvier
Des astronomes canadiens dévoilent les résultats d'un nouveau relevé de l'Univers
Le 11 janvier 2011, des astronomes canadiens membres d'une équipe internationale, faisaient connaître les premiers résultats produits par le télescope spatial Planck. Vingt-cinq articles scientifiques ont été rédigés au cours des deux premières années d'exploitation de l'observatoire spatial européen.
Lancé en 2009, le télescope spatial Planck a presque terminé le troisième des quatre relevés de l'intégralité du ciel qu'il doit effectuer. Son objectif consiste à étudier les plus anciennes sources de lumière de l'Univers, lesquelles révéleront encore plus de détails sur la formation et l'évolution de l'Univers. Cependant, le rayonnement vestige du Big Bang est déformé par des objets à l'avant-plan, notamment des galaxies, des étoiles, des gaz et de la poussière. L'équipe du télescope Planck a produit un guide de quelque 10 000 de ces objets qui feront l'objet d'études futures, comme plusieurs nouvelles structures astronomiques.
Le télescope spatial Planck continuera de sonder l'Univers et on devrait connaître les prochains résultats en janvier 2013.
La mission du télescope spatial Planck, dirigée par l'Agence spatiale européenne, compte également sur des contributions de l'Agence spatiale canadienne (ASC). L'ASC finance deux équipes canadiennes de chercheurs qui collaborent aux travaux scientifiques de Planck et qui ont participé au développement de ses deux instruments scientifiques, soit l'Instrument à basses fréquences (LFI) et l'Instrument à hautes fréquences (HFI). Le professeur Douglas Scott, de l'Université de la Colombie-Britannique, dirige l'équipe du LFI, tandis que l'équipe du HFI est dirigée par le professeur J. Richard Bond de l'Université de Toronto. À propos du télescope spatial Planck.
17 janvier
Nouveau timbre du Canadarm
Le Canadarm figure sur un timbre de 2011 de Postes Canada, lequel représente la première poignée de main canadienne dans l'espace.
Mars
16 mars
Important financement de la recherche en nanomédecine pour améliorer le diagnostic et le traitement
À la suite d'une annonce effectuée le 16 mars 2011 par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et l'Agence spatiale canadienne (ASC), sept nouveaux projets de recherche en médecine régénératrice et en nanomédecine bénéficieront d'un financement de 16 millions de dollars. Les études, cofinancées par l'IRSC et l'ASC, ont été annoncées à l'Université de Toronto par le Dr Colin Carrie, député fédéral d'Oshawa, la Dre Jane Aubin, directrice scientifique de l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite des Instituts de recherche en santé du Canada, M. Gilles Leclerc, directeur général de l'Exploration spatiale à l'Agence spatiale canadienne, et le professeur Peter Lewis, vice-président associé (Recherche) à l'Université de Toronto.
La recherche en médecine régénératrice et en nanomédecine vise à prévenir la maladie et à améliorer la santé humaine. La nanomédecine offre des technologies médicales qui détectent l'activité ou fonctionnent à l'échelle moléculaire pour diagnostiquer et traiter la maladie, tandis que la médecine régénératrice stimule le renouvellement des tissus et des organes du corps ou rétablit des fonctions par des moyens naturels et empruntés au génie biomédical. Diverses innovations dans ces domaines ont aidé à lutter contre les maladies vasculaires, le cancer, le diabète, la sclérose en plaques et d'autres maladies chroniques. En encourageant cette recherche, les IRSC et l'ASC propulseront le Canada à l'avant scène de la recherche médicale moderne.
Avril
12 avril
50 ans de vols spatiaux habités – Une célébration mondiale
Le 12 avril 2011, l'Agence spatiale canadienne se joignait aux puissances spatiales du monde entier pour célébrer un important jalon de l'histoire du vol spatial habité, soit le 50e anniversaire du vol du cosmonaute russe Youri Gagarine.
19 avril
Le Canadarm2 fête ses 10 ans : l'Agence spatiale canadienne souligne une décennie de succès
Le 19 avril 2001, le Canadarm2 s'envolait à destination de la Station spatiale internationale (ISS) à bord de la navette spatiale Endeavour. Plus imposant et plus robuste que son prédécesseur, le Canadarm de la navette, le Canadarm2 cumule à cette date dix années de services irréprochables à titre de « grue de construction » évoluée ayant assemblé la station spatiale module par module dans l'espace.
Le Canadarm2 a déchargé des centaines de tonnes de matériel et d'approvisionnements transportés jusqu'à l'ISS par la navette spatiale. Il a également appuyé le travail d'astronautes dans le cadre d'une centaine de sorties extravéhiculaires. La dernière mission spatiale d'Endeavour, qui avait lieu plus tard le même mois, marquait la 28e mission du Canadarm2. De plus, le bras robotique de la station spatiale a effectué deux « attrapés cosmiques », lesquels ont consisté à saisir et à amarrer un véhicule japonais de ravitaillement inhabité (HTV-1 et HTV-2) avant de le relâcher dans l'espace.
Construit pour le compte de l'Agence spatiale canadienne (ASC) par la compagnie ontarienne MDA, le Canadarm2 a été installé sur l'ISS par l'astronaute Chris Hadfield lors de la toute première sortie extravéhiculaire d'un astronaute canadien. L'astronaute de la NASA Scott Parazynski lui a prêté main-forte à cette occasion. En 2006, Steve MacLean, ancien astronaute et actuel président de l'Agence spatiale canadienne, est devenu le premier Canadien de l'histoire à manœuvrer le Canadarm2 en orbite. Les astronautes de l'ASC Julie Payette et Bob Thirsk sont les seuls autres Canadiens à avoir commandé le Canadarm2 depuis l'espace. De nombreux contrôleurs de vol commandent régulièrement le Canadarm2 depuis le Centre spatial Johnson de la NASA, à Houston, au Texas, et le siège social de l'Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, au Québec.
En plus de veiller à l'entretien courant de la station, le bras robotique sera appelé à faire davantage de saisies cosmiques. Lorsque la navette spatiale américaine sera retirée du service actif, des engins spatiaux commerciaux réutilisables, comme les véhicules Dragon de la société SpaceX, et Cygnus, d'Orbital Sciences, seront utilisés pour ravitailler l'ISS. Le Canadarm2 captera chacun de ces véhicules au vol, tout comme il l'a déjà fait pour les vaisseaux de transport japonais HTV. Vers la fin de 2011 et au début de 2012, le Canadarm2 saisira six engins spatiaux commerciaux dans un laps de temps de sept mois seulement. L'engin spatial Dragon sera le premier, son arrivée à proximité de l'ISS étant prévue en octobre 2011.
Mai
12 mai
Des astronautes canadiens inaugurent la prodigieuse exposition « Vivre dans l'espace »
Le 12 mai 2011, le président de l'Agence spatiale canadienne (ASC), Steve MacLean, a procédé à l'inauguration de l'exposition « Vivre dans l'espace » au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada en compagnie des astronautes Chris Hadfield, Robert Thirsk, Bjarni Tryggvason, Dave Williams, Julie Payette, Jeremy Hansen et David Saint-Jacques.
L'exposition « Vivre dans l'espace » invite les visiteurs à découvrir de façon originale comment les astronautes travaillent, se détendent et effectuent diverses tâches élémentaires, comme se nourrir, dormir et s'occuper de leur hygiène personnelle en conditions d'impesanteur. L'exposition allie divers effets spéciaux multimédias aux objets personnels utilisés par les astronautes en mission pour offrir un environnement d'apprentissage immersif où les visiteurs peuvent prendre connaissance des défis de la vie quotidienne dans l'espace et des innovations scientifiques et technologiques associées au vol spatial habité. On peut notamment y voir le sac de couchage de Robert Thirsk, la guitare spatiale de Chris Hadfield et la combinaison de vol de Julie Payette.
« Vivre dans l'espace » fait partie de la campagne nationale de sensibilisation et d'éducation de l'ASC qui vise à rejoindre les Canadiens dans leur propre communauté afin d'inciter les jeunes à entreprendre des études qui les mèneront à une carrière dans le domaine des sciences, du génie et de la technologie. L'exposition est installée au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada, à Ottawa, tandis qu'une version itinérante de « Vivre dans l'espace » est présentée dans les centres des sciences et les musées partout au pays.
13 mai
Un prix spatial canadien pour Henry Buijs
En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au Programme spatial canadien, Henry Buijs s'est vu attribuer le prestigieux Prix d'excellence John H. Chapman le 13 mai 2011 dans le cadre d'une cérémonie à laquelle ont assisté des représentants de l'industrie, du gouvernement, du monde universitaire ainsi que des astronautes à la retraite et en service actif.
À propos du Prix d'excellence John H. Chapman
Créé en 2000 et remis par l'Agence spatiale canadienne à des membres distingués de la communauté spatiale, ce prix souligne la contribution exceptionnelle à l'avancement du Programme spatial canadien et l'œuvre de toute une vie dans le secteur des sciences et des technologies spatiales. Le récipiendaire du Prix d'excellence John H. Chapman est choisi par un comité dirigé par le président de l'ASC. Avec ce prix, l'Agence spatiale canadienne souhaite rendre hommage à John H. Chapman pour sa vision et pour le dévouement hors pair dont il a fait preuve tout au long de sa carrière en ce qui a trait à l'innovation, à la créativité et à l'excellence. M. Buijs fait désormais partie du groupe sélect de récipiendaires qui compte David A. Golden, Peter C. Hughes, Allan I. Carswell, John D. MacNaughton, Larry Clarke, Gordon G. Shepherd, Colin A. Franklin, Val O'Donovan et John S. MacDonald.
Juin
10 juin
Capteur microbolométrique canadien : un regard nouveau sur les océans, les incendies et les volcans
Le Programme canadien d'observation de la Terre atteignait un nouveau sommet avec le lancement du 4e Satélite de Aplicaciones cientificas (SAC-D) argentin à bord d'une fusée Delta II le 10 juin 2011.
L'instrument à infrarouge NIRST (pour New InfraRed Sensor Technology), mis au point conjointement par le Canada et l'Argentine, évoluera en orbite basse avec sept autres instruments au cours d'une mission de cinq ans entreprise en partenariat international.
L'instrument NIRST saisira les températures à la surface de l'océan et d'événements à température élevée, comme les feux de forêt et les activités volcaniques.
Les capteurs à microbolomètres, qui sont au cœur de l'instrument NIRST, ont été étudiés et conçus dans le cadre de travaux de recherche-développement menés à l'Agence spatiale canadienne (ASC) et ils ont été micro-usinés et spatioqualifiés par la société INO installée à Québec.
Juillet
8 juillet
Fin du programme de la navette spatiale : dernier vol d'Atlantis
Contribution du Canada
Le dernier vol de la navette spatiale Atlantis a eu lieu le 8 juillet 2011, à 11 h 26 HAE. Il s'agissait de la dernière mission du Programme de la navette spatiale.
Atlantis emportait à son bord l'équipement requis pour le test de ravitaillement robotique, un nouveau projet mené conjointement par l'Agence spatiale canadienne et la NASA. La Mission de ravitaillement robotique (RRM pour Robotic Refueling Mission) est une expérience menée à l'extérieur de la Station spatiale internationale (ISS) par le robot de l'espace, Dextre, afin d'éprouver et de tester les outils, technologies et techniques utilisées sur Terre pour ravitailler un satellite de façon robotique dans l'espace – même les satellites n'ayant pas été conçus pour l'être. Le test a eu lieu environ six mois après la mission STS-135.
Contenu canadien à bord d'Atlantis :
Technologie
La technologie du TriDAR a subi des essais supplémentaires à bord de la navette spatiale. Le système de rendez-vous et d'amarrage automatisés par triangulation et LIDAR fournit des données essentielles au guidage d'un véhicule spatial durant les manœuvres de rendez-vous et d'amarrage. Contrairement aux technologies actuelles, le TriDAR s'est affranchi de l'utilisation de marques repères, comme les réflecteurs qui sont habituellement placés sur l'engin cible. Le système TriDAR fait appel à un capteur 3D à laser et à un imageur thermique. La technologie du TriDAR est mise au point par le groupe Neptec Design (en anglais) avec l'aide de fonds octroyés par l'ASC et la NASA.
Science
La dernière expérience scientifique canadienne de la navette spatiale, Hypersole, visait à déterminer dans quelle mesure la sensibilité de la peau varie entre la période qui précède une mission dans l'espace et la période qui la succède, et à établir si ces changements sont liés au contrôle de l'équilibre.
On s'attend à ce que les données qui seront produites dans le cadre d'Hypersole fassent progresser les études en cours sur le processus du vieillissement et sur l'atténuation des signaux relayés par les capteurs cutanés, laquelle peut provoquer des pertes d'équilibre et accroître les risques de chute, particulièrement chez les personnes âgées. Ces données déboucheront sur l'acquisition de connaissances qui seront utiles aux astronautes lors de leurs activités dans l'espace et à leur retour au sol.
Éducation
STS-135 emportait également des semences de tomates dans le cadre du projet Tomatosphère. Les semences, scellées dans des sacs de plastique, seront laissées à bord de la Station spatiale internationale pour une période allant jusqu'à 36 mois pour qu'elles soient exposées à l'environnement orbital. Les semences de tomates seront ensuite ramenées sur Terre pour être distribuées aux classes participantes qui les planteront pour observer leur taux de germination.
Ce projet a rejoint 83 285 classes, ou environ 2 040 000 élèves canadiens, depuis la première distribution de semences, en 2001.
Le saviez-vous?
Ce vol marquait la 90e mission du Canadarm depuis qu'il s'est envolé à bord de la navette spatiale Columbia, sur STS-2, en 1981.
La navette spatiale a voyagé à quatorze reprises avec à son bord des astronautes canadiens.
Chris Hadfield et Steve Maclean sont les seuls astronautes de l'Agence spatiale canadienne à avoir voyagé à bord de la navette Atlantis.
Août
18 août
Les données de RADARSAT-2 contribuent à une nouvelle compréhension du territoire antarctique
Des images acquises à l'aide du satellite canadien RADARSAT-2 ont mené à des découvertes historiques annoncées le 18 août 2011 par des chercheurs de l'Université de la Californie (UCI).
On a pu cartographier pour la toute première fois certains glaciers de l'Antarctique en accédant à des images recueillies par des satellites canadiens, européens et japonais. Des solutions technologiques de la NASA ont permis aux chercheurs de découvrir des caractéristiques uniques du terrain qui indiquent la direction et la vitesse des mouvements des glaces en Antarctique. Ces renseignements seront très précieux pour comprendre la fonte des glaces et la montée du niveau de la mer causées par les changements climatiques.
La couverture continentale complète de l'Antarctique a été rendue possible par les capacités uniques de RADARSAT-2 à saisir des images vers la gauche, et à recueillir des données et des renseignements au-dessus de la partie centrale du continent. Cette capacité a permis la saisie de données sur toute la masse continentale, du pôle Sud jusqu'aux côtes, et de produire des images qui sont au cœur même de la découverte faite par les chercheurs de l'UCI.
Ce projet a été coordonné par le Groupe de travail spatial de l'Année polaire internationale (API), et il a seulement pu être réalisé grâce à l'effort collectif du Groupe de coordination SAR. Les contributeurs internationaux sont l'ASC, la NASA, l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale japonaise.
Septembre
8 septembre
Certification de deux nouveaux astronautes canadiens
L'Agence spatiale canadienne (ASC) annonce le 8 septembre 2011 que ses deux nouveaux astronautes, Jeremy Hansen et David Saint-Jacques, ont complété avec succès leur entraînement de deux ans au Centre spatial Johnson de la NASA à Houston.
15 septembre
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques participe à une mission sous-marine de la NASA
L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques est affecté à sa première mission. Il participe à NEEMO 15 et son travail consiste à tester des concepts d'exploration dans un milieu sous-marin au large des côtes de la Floride. La mission débute le 17 octobre 2011.
NEEMO 15 est la première mission sous-marine à simuler une visite sur un astéroïde. Des opérations délicates liées à l'exploration d'un astéroïde où la gravité est faible seront menées, notamment afin de déterminer comment s'ancrer à la surface de l'astéroïde et s'y déplacer et de trouver la meilleure façon de recueillir des données. L'exploration a été coordonnée au moyen de submersibles « DeepWorker » et diverses techniques ont été évaluées. Les submersibles « DeepWorker », des sous-marins à une place qui sont utilisés pour simuler le véhicule d'exploration spatiale, ont été fabriqués et développés par Nuytco en Colombie-Britannique, au Canada.
Les marches dans l'espace simulées et l'utilisation de submersibles comme si les astronautes étaient sur un astéroide NEEMO 15 réunit une équipe multidisciplinaire qui passera 13 jours à bord d'Aquarius, habitat sous-marin de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
David Saint-Jacques est le quatrième astronaute canadien à être membre de l'équipage d'une mission NEEMO. Dave Williams a participé à NEEMO 1 (2001) et à NEEMO 9 (2006), Robert Thirsk a pris part à NEEMO 7 (2004) et Chris Hadfield a été commandant de NEEMO 14 (2010).
Les missions NEEMO ont pour objet de mettre à l'essai du matériel et des techniques qui peuvent être utilisés pour l'exploration spatiale. Les membres de l'équipage vivent à bord d'Aquarius et en sortent pour faire des simulations de marche dans l'espace au cours desquelles ils peuvent faire fonctionner un bras robotique déployable ainsi que faire de la recherche et des exercices pertinents pour les objectifs de la mission. Aquarius se trouve à 19 mètres sous la surface de l'eau et à 5,6 kilomètres au large de Key Largo dans les Keys de la Floride.
Octobre
27 octobre
L'Agence spatiale canadienne investit dans les idées d'exploration
L'Agence spatiale canadienne (ASC) attribue six contrats à quatre organisations afin de mener des études de concepts dans des domaines liés aux programmes futurs d'exploration spatiale. Ces études font partie de la stratégie de l'ASC d'investir dans les nouvelles idées qui pourraient déboucher sur de prochaines percées technologiques révolutionnaires au Canada, par exemple un télescope spatial à haute résolution dirigé par le Canada, des robots qui retirent des débris spatiaux et font la mise au point des satellites défectueux, un instrument de mesure de la composition de l'atmosphère des planètes et un appareil qui mesure avec précision l'exposition aux rayonnements.
Dans le cadre de ces contrats (valeur de 250 000 $ chacun), les fournisseurs devront faire la préparation préliminaire de six concepts de missions :
Télescope spatial canadien : COM DEV (Ottawa) et ses partenaires dans l'industrie seront épaulés par une importante équipe d'astronomes pour la conception d'un télescope spatial canadien.
Projet de ciel dégagé : Dirigé par MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA), un consortium canadien d'organisations industrielles et universitaires concevra un véhicule robotisé qui retirera les débris spatiaux et dégagera des trajectoires convoitées pour que de nouveaux satellites puissent emprunter ces orbites.
Mission d'élimination des débris orbitaux : Dans le cadre de ce contrat, COM DEV et ses partenaires canadiens élaboreront un concept de mission pour du matériel robotique, des systèmes de visualisation, ainsi que des technologies et des techniques de guidage, de navigation et de contrôle à la fine pointe de la technologie pour tenter de résoudre le problème croissant des débris spatiaux qui présentent un risque pour les satellites.
Expérience canadienne d'entretien automatisé de matériel en orbite : MDA préparera une étude de concept afin de placer une charge utile expérimentale dans la Station spatiale internationale (ISS) aux fins de démonstration des technologies et des techniques indispensables à la saisie d'un satellite. Grâce au développement de cette capacité, il pourrait être possible un jour de réparer et de ravitailler les flottes actuelles de satellites, de retirer les débris spatiaux dans les trajectoires très fréquentées, de suivre et de saisir les capsules de retour d'échantillons et d'élaborer de nouvelles méthodes pour assembler les satellites.
Spectromètre infrarouge à transformée de Fourier compact pour l'exploration spatiale : ABB Canada à Québec construira aux fins de démonstration un instrument scientifique léger, éco-énergétique et économique pour sonder la composition chimique de l'atmosphère terrestre.
Télescope Sweeping Energetic Particle Telescope (SWEPT) : Élaborée par l'Université de l'Alberta en collaboration avec des partenaires des milieux industriel et universitaire, cette étude proposera de la technologie permettant de modéliser les doses de rayonnement et de mesurer avec une plus grande précision l'exposition aux rayonnements à bord de la Station spatiale internationale (ISS). On préparera ainsi des missions futures vers la Lune ou Mars.
Novembre
8 novembre
Le Canadarm a 30 ans : l'Agence spatiale canadienne rend hommage à trois décennies d'innovation dans l'industrie
Le Canadarm, symbole national canadien d'innovation technologique, a fait ses débuts dans l'espace à bord d'une navette spatiale américaine le 13 novembre 1981. Conçu pour déployer et récupérer des charges utiles dans l'espace, le bras robotique est rapidement devenu un élément critique du programme de la navette spatiale. Il a fonctionné parfaitement lors de 90 missions de la navette, passant un total de 944 jours dans l'espace et parcourant l'équivalent de 624 millions de kilomètres.
Parmi les exploits les plus célèbres du Canadarm, rappelons la saisie du télescope spatial Hubble pour le réparer, le raccordement des deux premiers modules de la Station spatiale internationale (ISS) et l'inspection du bouclier thermique de la navette pour assurer son retour sur Terre en toute sécurité. La conception et la construction du Canadarm ont marqué le début de l'étroite collaboration du Canada avec la NASA dans le domaine du vol spatial habité, ce qui a mené à la création du corps des astronautes canadiens.
Le Canadarm a été retiré du service actif après le dernier vol de la navette spatiale en juillet 2011, mais son héritage se poursuit grâce à la suite de robots canadiens qui se trouvent à bord de l'ISS et aux innovations en prototypage robotique réalisées dans le cadre du programme du Canadarm de prochaine génération. Le Canadarm a aussi incité plusieurs générations de scientifiques et d'ingénieurs à créer de nouvelles technologies pour l'industrie, la médecine et d'autres applications, comme le neuroArm (un robot ultraprécis pour la neurochirurgie) et le KidsArm pour la chirurgie pédiatrique.
26 novembre
La Feuille d'érable retourne sur Mars : Un instrument scientifique canadien s'envole à bord de la sonde Mars Science Laboratory de la NASA
L'Agence spatiale canadienne (ASC) est une fois de plus en route vers Mars, cette fois, à bord de la sonde Mars Science Laboratory (MSL) de la NASA. Le lancement a eu lieu le 26 novembre 2011 à 10 h 02 heure de l'Est depuis la base aérienne de Cap Canaveral (Floride). L'arrivée de la sonde sur Mars est prévue le 6 août 2012 (en anglais). La mission comprend un instrument scientifique canadien, le spectromètre à particules alpha et rayons X (APXS), qui étudiera la composition chimique des roches et du sol de Mars pour aider à déterminer si la Planète rouge a déjà été, ou constitue toujours, un environnement capable de soutenir une vie microbienne.
De la taille d'une petite voiture, le rover MSL – baptisé Curiosity – est un laboratoire géologique mobile doté de la trousse d'instruments la plus étendue et la plus perfectionnée jamais lancée vers Mars. Curiosity analysera des échantillons sur place afin de déterminer si Mars a déjà été habitable et de caractériser le climat et la géologie de Mars, tout en préparant la voie en vue de l'exploration humaine. L'APXS est l'un des dix instruments scientifiques installés sur Curiosity. Il permettra de déterminer la composition chimique des roches et du sol de Mars afin d'en établir l'histoire géologique, d'identifier les changements qui auraient pu être causés par l'eau et de faire le tri des échantillons pour les instruments de laboratoire embarqués. Il sera utilisé régulièrement tout au long de la mission qui doit durer au moins une année martienne complète (687 jours terrestres).
L'APXS, une version améliorée des instruments installés sur les sondes Pathfinder, Spirit et Opportunity, a été créé spécialement pour la sonde MSL sous la direction scientifique du Professeur Ralf Gellert de l'Université de Guelph, chercheur principal pour l'APXS. M. Gellert dirige également l'équipe scientifique de l'APXS, qui est constituée de membres de l'Université de Guelph, de l'Université du Nouveau-Brunswick, de l'Université Western Ontario, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA (une division de Caltech), de l'Université de la Californie à San Diego, de l'Université Cornell et du Rensselaer Polytechnic Institute.
L'Agence spatiale canadienne investit 17,8 millions de dollars dans la conception, la construction, et l'exploitation principale de l'APXS et dans la prestation d'un appui scientifique connexe. L'ASC a géré le développement et la construction de l'instrument avec MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA), l'entrepreneur principal de l'APXS. L'Université de Guelph a assuré l'orientation scientifique pour la conception et le soutien technique pendant le développement de l'instrument, elle a fait l'étalonnage de l'APXS et elle dirigera les opérations scientifiques de l'instrument. Les composants de l'APXS ont été testés à Brampton, à Montréal, à Vancouver, à Ottawa, à Toronto et à Guelph.
2012
Février
2 février
La chasse aux aurores boréales du Canada depuis le sol et l'espace est ouverte
Pendant six semaines, les astronautes de l'ISS Don Pettit et Dan Burbank ont photographié les aurores boréales pour AuroraMAX, une initiative de participation publique dédiée à la promotion de la science et de la splendeur des aurores boréales. AuroraMAX est le fruit d'une collaboration entre l'Université de Calgary, la Ville de Yellowknife, Astronomy North et l'Agence spatiale canadienne. L'initiative comporte un observatoire en ligne qui diffuse en direct des images des aurores boréales saisies à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest.
Lorsque les prévisions annonçaient des aurores actives, des alertes d'AuroraMAX ont été diffusées pour inviter le public à voir les aurores en direct, pendant que les astronautes à bord de l'ISS ont saisi des images de l'aurore au-dessus du Canada. Après chaque séance d'observation, les astronautes ont transmis leurs images au sol et, dans les 48 heures, le public pouvait comparer les images saisies à Yellowknife et les photos prises depuis l'ISS dans l'espace.
Étant donné que la Station spatiale internationale survole la Terre à environ 370 km d'altitude – et que les rideaux de lumière s'étendent d'environ 100 à bien plus de 400 km d'altitude – le projet pilote a permis de faire profiter le public du point de vue des astronautes pour admirer les aurores.
29 février 2012
Le gouvernement Harper renouvelle son engagement à l'endroit de la Station spatiale internationale
L'honorable Christian Paradis, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne, annonçait le 29 février 2012 l'intention du Canada de renouveler son engagement à l'endroit de la Station spatiale internationale (ISS). De concert avec Steve MacLean, président de l'Agence spatiale canadienne, le ministre Paradis a également dévoilé deux projets spatiaux uniques soit le « Microflow » et le « Lab on a CD » visant à accélérer le diagnostic de maladies, tant dans l'espace que sur la Terre.
Le « Lab on a CD », un projet dirigé par Dr Michel G. Bergeron du Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval, est le prototype d'une unité de test diagnostique médical ultrarapide, extrêmement sensible et entièrement automatisée. La technologie est proche d'une avancée majeure : le diagnostic en temps réel de maladies infectieuses au lieu de soin du patient. Le « Lab on a CD » peut réaliser des analyses génétiques élaborées d'échantillons en quelques minutes seulement. Grâce à un financement de 150 000 $ de l'Agence spatiale canadienne, le Dr Bergeron et son équipe de l'Université Laval ont fait l'essai de leur technologie avec succès dans des conditions de microgravité lors de vols paraboliques. Par le biais de la participation de l'Agence spatiale canadienne à titre de membre coopérant de l'Agence spatiale européenne, et dans le cadre du Programme européen de recherche et d'applications en sciences physiques et sciences de la vie de l'Agence spatiale européenne, le projet a bénéficié d'un appui de 1,1 million de dollars et se dirige actuellement vers l'élaboration d'un système conceptuel destiné à l'exécution d'analyses biologiques à bord de l'ISS.
Microflow est une plateforme de démonstration technologique développée par l'Institut national d'optique (INO). Après un investissement initial de 300 000 $ pour la phase d'essais, l'Agence spatiale canadienne a attribué en 2011 un contrat à l'INO d'une valeur de 2,3 millions de dollars en vue de la conception, de l'élaboration et de la mise à l'essai d'un cytomètre de flux portable de première génération qui sera utilisé à bord de l'ISS. Les cytomètres de flux sont utilisés pour exécuter toute une gamme d'analyses biologiques et d'applications cliniques visant à diagnostiquer des troubles de santé. Microflow a pour objet de tester l'approche novatrice de l'INO en matière de fibre optique, laquelle permet l'obtention d'une technologie de cytométrie miniaturisée, portable et robuste idéale pour des analyses biologiques dans l'espace et sur Terre. La plateforme de test Microflow sera lancée vers la Station spatiale internationale en décembre 2012 dans le cadre du vol de l'astronaute Chris Hadfield de l'Agence spatiale canadienne.
Mars
1er mars
Réunion des dirigeants des agences spatiales partenaires de la Station spatiale internationale
Les dirigeants des agences spatiales partenaires de la Station spatiale internationale (ISS) du Canada, d'Europe, du Japon, de la Russie et des États-Unis se sont rassemblés le 1er mars 2012 dans la Ville de Québec, au Canada, pour examiner les avantages scientifiques, technologiques et sociaux issus de leur collaboration et pour discuter de projets visant à multiplier ces avantages grâce à la poursuite de l'exploration spatiale habitée.
Au regard de l'histoire du développement de l'ISS et de la transition récente vers une phase de recherche et d'applications productives, trois grands domaines de réussite ont fait l'objet de discussions : les réalisations techniques étant passées à l'histoire, le partenariat international sans précédent et les progrès qu'autorise la science. Les dirigeants ont fait remarquer que l'exploration spatiale par l'être humain continue de générer de précieux avantages pour la société et qu'elle renforce les partenariats entre les nations.
7 mars
Mission de ravitaillement robotique : Faire le plein dans l'espace
Le 7 mars 2012, Dextre, le robot le plus agile de l'Agence spatiale canadienne (ASC) s'attaque à un défi de taille. En effet, l'ASC collabore avec la NASA à un nouveau projet appelé la Mission de ravitaillement robotique (RRM). Cette démonstration utilise Dextre, le robot bricoleur canadien de la Station spatiale internationale pour vérifier comment les satellites pourraient être ravitaillés dans l'espace – même s'ils n'ont pas été conçus pour l'être.
12 mars
Dextre au meilleur de sa forme : Record de précision pour le robot de l'Agence spatiale canadienne
Dextre, le robot bricoleur de l'Agence spatiale canadienne à bord de la Station spatiale internationale (ISS), a accompli le travail le plus complexe jamais entrepris par un robot dans l'espace. Après trois jours (du 7 au 9 mars 2012), Dextre a pu mener à bien fin les phases initiales de la mission de ravitaillement robotique (RRM) avec une précision encore inégalée. Cette mission, qui est le fruit d'une collaboration entre la NASA et l'Agence spatiale canadienne, avait pour but de démontrer qu'il est possible de recourir à un robot pour ravitailler et entretenir des satellites en orbite, surtout ceux qui ne sont pas destinés à être réparés. C'est la première fois que l'on a utilisé Dextre pour une démonstration de recherche-développement technologique à bord de la station.
Mai
25 mai
Le Canadarm2 réussit un attrapé cosmique en saisissant la capsule Dragon qu'il fixe à la Station spatiale internationale. Dragon est le premier engin spatial commercial à s'amarrer à la station.
Juin
15 juin
Le Centre National d'Études Spatiales en France (CNES) identifie un site canadien de lancer de ballons stratosphériques. Des chercheurs et ingénieurs canadiens bénéficieront d'une nouvelle plateforme d'expérimentation.
Juillet
30 juillet
Livraison de la contribution canadienne au télescope spatial James Webb (NASA). Le Canada fournit le détecteur de guidage de précision, qui permettra au télescope de « viser juste », ainsi que l'imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente, pour trouver les objets les plus anciens et les plus éloignés de l'Univers.
Août
6 août
Mars Science Laboratory (NASA) se pose sur la planète rouge. Baptisé Curiosity, le rover de la mission a à son bord le spectro-mètre d'analyse à particules alpha et à rayons X, un instrument canadien qui étudiera la composition chimique des roches et du sol de Mars.
Décembre
Décembre
L'astronaute Chris Hadfield amorce un troisième séjour dans l'espace. Il assumera le commandement de la Station spatiale internationale durant la deuxième moitié de sa mission de six mois.
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